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Zig-zags à la lecture-Twitter.

Lorsque vous décidez de vous promener dans Twitter, lorsque vous faites des incises pour aller lire les billets de vos collègues-bloggeurs ou ceux qu’ils vous signalent, c’est comme une farandole, comme les tours de manèges de chevaux de bois, ça tourne, ça tourne et ça finit par vous retourner.

Un big bordel que ces 140 caractères, nouvelle sorte d’écriture mais aussi de lecture. Arrêt du regard sur les repères : des signalisations bleutées qui prennent la moitié du Tweet, fouillis de lettres inégales. Un début de rire ou de sourire aux bons mots des Accros du Gazouillis.

On se déplace d’un sujet à l’autre à grande vitesse et puis, mains au clavier, on y va, on fonce, on répond et on y entre. Voyez en quinze hallucinations  comment on y danse.

1. Acrimed : l’article d’Henri Maler sur BHL.

Si BiBi avait le temps, il sortirait lui aussi les crocs pour dire combien ce Bernard-Henri Lévy, ce Rapace, tient les réseaux parisiens (donc nationaux), combien est puissante cette instance de consécration et de censure inimaginable. Mais entre les dîners de l’Atlantique, les collations chics du Siècle, BiBi est au bord de l’indigestion. Il laissera à Acrimed le soin de détailler le menu du Café de Flore, là où l’on fêtait les 20 ans de la «Règle du Jeu», revue de littérature et de copinage.

2. BiBi ne sait plus comment il atterrit alors chez Roger Chartier, un historien qui sait remettre en perspective historique les mouvements nouveaux autour de la lecture. De son côté, François Bon, rappelant la phrase de Walter Benjamin («Tout indique maintenant que le livre sous sa forme traditionnelle approche de sa fin» ) met BiBi à rude épreuve. BiBi se dit aussi qu’il lui faudra aussi re-parcourir les ouvrages de ses historiens préférés Arlette Farge et Alain Corbin ( «L’homme dans le Paysage» une perle chez Textuel). Ne pas oublier.

3. Tiens… à retenir la phrase de Gilles Deleuze offerte par Vogelsong : «On nous apprend que les entreprises ont une âme. Ce qui est bien la nouvelle la plus terrifiante du monde ».

4. Pensée pour l’ami proche, Bernard K., traducteur de Thomas… Bernhard avec cette mise à l’épreuve pêchée sur Oeuvres Ouvertes. Elle est de Laurent Margantin qui s’escrime autour du titre d’un court récit de Kafka. Comment traduire : «Das Gassenfenster» ? Essayez un peu voir ! Sacré bordel que le travail intellectuel (qui est un vrai travail) !

5. Une envolée marine pour OhOcéane qui a fait une chute malencontreuse : «Lautréamont écrivait : «Je te salue, Vieil Océan ! ». BiBi le plagie: «Je te salue, toute jeune Océane !». Une vidéo pour Jean-Luc Godard, c’est son 80 ième anniversaire FilmsFix Fix. Un salut à Thierry Crouzet pour son article très juste sur Wikio…(ça y est : BiBi a fini son livre «Le Peuple des Traducteurs»)

6. Une colère contre Alain Bauer, franc-maçon, lèche bottes de Chouchou et réponse-BiBi en échos lointains.

7. Un Big souvenir à la lecture d’une ex-secrétaire de rédaction sur Europe 1 dans les années 70. Dépôt d’un com chez Ruminances.

8. Et hop un nouveau tweet-BiBi très pulsionnel :  «Maintenant qu’Olivennes est le laquais de Lagardère, qui en face de lui dans les duels de @FranceInfo ? Sébastien Fontenelle ?»

9. Deux secondes de fierté pour les billets-BiBi retenus sur les deux journaux en ligne de Politiclub.be et de Romain Pigenel.

10. Trouver un moment – sois rigoureux BiBi, ne te disperse pas lui dit Jeremie Cricket – pour suivre le gazouillis de Val Do «Casssandre, désormais, c’est aussi disponible en numérique pour les numéros épuisés !»

11. Devant le revers à quatre mains des tennismen français (la télé-BiBi est allumée), un tweet-BiBi dominical : «En tennis, la France dévisse 🙂»

12. Une méchanceté qui fait du bien sur Chouchou et sa Princesse Botox : «Il parait qu’on a aperçu une Dinde et un Dindon d’Inde près du Taj Mahal, venus tout droit de la basse cour élyséenne». Et une autre sur Grégoire Verdeaux, laquais de la Com de cette même Princesse. Monsieur Verdeaux a ouvert un blog : «Comparez l’autobio de Grégoire Verdeaux, conseil com de Carla avec la bio écrite sur lui par BiBi !
Et une troisième perfidie pour Drut et Killy qui «découvrent» la Mascarade Annecy2018. «Ils auraient mieux fait de lire les articles-BiBi là dessus». Par ex http://bit.ly/78PO1Z

13. Un constat qui fait boomerang : « Depuis que j’ai écrit «Les Seins de l’Arlésienne» les sites de sex-toys écolo, de menottes roses me tombent dessus ! »

14. Un polaroïd dominical : indication à @19Sixty3 «Cher David, il y a là de belles photos d’une photographe de 23 ans».

15. Un cadeau pour Mtislav chez qui BiBi a posé un com sur ce 25 novembre 2005 qui vit le décès de Georgie Best. L’Irlande était en deuil. Cinq années déjà que BiBi fit ce voyage dans les brumes de Belfast, la grisaille de Sligo, le brouillard de Dublin et les souffrances muettes de LondonDerry. Ce jour-là, sur les ondes, dans les journaux et sur les écrans de télés, chacun rendait hommage au footballeur de Manchester United, racaille sortie des faubourgs qui brûla sa vie dans les dribbles inédits et l’alcool à 90 degrés. BiBi promit à Mtislav la photo d’une Une. Ce jour-là, dans le froid de Belfast, les journaux n’affichaient que lui et les couronnes de fleurs s’élevaient sur la Place centrale à des hauteurs célestes.

Anne Fulda du Figaro et son article du Siècle.

Anne Fulda, Miss Figaro.

La journaleuse du Figaro poste habituellement sa rubrique en toute dernière page de son « Canard-laquais« . Tout dernièrement, elle s’était moquée du footballeur Nicolas Anelka qui lui avait causé un gros «mal de tête». La raison de cette migraine ? Le joueur de Chelsea avait déclaré qu’il avait toujours refusé de chanter la Marseillaise sur les terrains (Figaro du 2 décembre). Une semaine plus tard, Anne, ex de Nicolas… Sarkozy, était passée en première page du Grand Quotidien pour une Histoire d’un Jour.

Elle y relatait cette fois-ci – avec une ironie qui n’appartient qu’aux Puissants – son émoi et sa réprobation devant les militants protestataires venus accueillir par des huées et autres mouvements d’humeur le gratin politico-médiatique au Dîner du mercredi du «Siècle».

Chauds les marrons ! Chauds !

Cette chère Anne détaillait magnifiquement la scène : Jack Lang et Christine Ockrent avaient fait rapidement demi-tour. Eric et Florence Woerth avaient «séché la séance». Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des Marchés financiers, avait lancé un méprisant «La Révolution est en marche».Las, elle attribua alors à Denis Kessler, président du Groupe Scor et Monsieur Loyal de ce Cirque des Puissants, cette réplique : «Si tu m’empêches de rentrer, tu reçois un coup de boule, connard».

La Maman de Denis est offusquée.

Pauvre Anne ! Elle s’était en effet trompée de personne et fit aussitôt son mea culpa du siècle. Recevant un coup de fil de maman Kessler indignée, grondée par les membres du Conseil d’administration du fiston Denis, Anne s’est fendu illico d’un rectificatif. C’est que, dans ces espaces select, on ne parle pas ainsi. A «Connard», BiBi ne sait même pas si le fiston Denis (58 ans quand-même), solidairement défendu par sa maman, mettrait un N ou deux.

Ne nous étonnons pas de la rapidité de la correction d’Anne car chez ces Gens-là, «connard» ne se dit pas. Chez ces gens-là, on «garde un calme olympien» (Anne Fulda), on vit sereinement sur les hauteurs, on tutoie les Dieux de l’Olympe et on s’attriste – sans ciller – des réactions de la Plèbe (lorsqu’elle ne vient évidemment pas frapper trop « violemment » à votre porte).

Vieille aristocratie et Héros des Temps modernes.

En réalité, ce soir-là, la phrase avait bien été prononcée mais par «un patron de presse qui a gardé l’anonymat». Tout est rentré dans l’Ordre : le Capitaine d’Industrie, lui, n’a pas eu peur d’aller au charbon et de «donner un coup de boule». C’est que le bonhomme est un rentre-dedans, un baroudeur qui ne recule devant personne : c’est notre Héros des Temps modernes. Anne ne nous livrera donc pas son nom et sauvegardera son anonymat («pour ne pas choquer les enfants» et… les adultes). C’est que chez ces gens-là – une fois encore – on ne fait pas que compter et boursicoter, on veut garder une parfaite maîtrise de la Langue. Car maîtriser la langue, en imposer avec, l’imposer, ne pas dire de gros mots, ne pas verser dans le Vulgaire, c’est garder le Pouvoir.

Le bon vieux temps avec Nicolas.

Du coup, BiBi sait tout de cette soirée mémorable (1) sauf une chose : Anne Fulda est-elle entrée ce soir-là au siège de l’Automobile-Club de France où ont lieu les Diners de cette Aristocratie médiatico-politique ? On le saura peut-être dans un des prochains billets de la Journaleuse. En attendant, BiBi rajoute à l’attention de l’ignorant lecteur qu’en des temps antérieurs, l’ex-d’Anne, le cher Nicolas, affilié depuis toujours à la Secte du Siècle, lui donnait le bras en paradant à cette Soirée très select, chaque dernier mercredi du mois.

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(1) BiBi – fiérot sur le coup du Siècle – aime à rappeler qu’il fut un des premiers à dénoncer cette collusion honteuse entre personnel médiatique et autorités politiques. En deux articles SVP datés de… juillet 2008. Bonne (re)lecture !

Les seins de l’Arlésienne.

Le bourdon de Cuicui

BiBi s’étonnait que son buzz ait eu lieu sur le décolleté de Valérie Hortefeux, maugréant sur l’ingratitude de ses lecteurs-internautes qui se précipitaient beaucoup plus sur la femme du Ministre et moins, beaucoup moins sur ses articles plus directement politiques.

«Tu sais BiBi, lâchait Cuicui, c’est lors de ces pics d’audience qu’on s’aperçoit qu’on est bien peu de chose…Tous les billets où j’ai cartonné sont des billets qui ne m’enchantaient pas. Tous les textes dont j’étais un peu fier n’ont jamais été particulièrement lus… C’est la rançon des blogs, je crois… Parfois, cette observation me fout le bourdon…».

Ben oui, le Net n’obéit ni à nos désirs d’enfant-Roi ni à nos travaux sérieux d’envergure. Du sens de la Vie (sur le Net, ailleurs), personne n’en décide complètement et c’est heureux. Pour BiBi, être «bien peu de chose» est un chemin très excitant, revendiqué même car il s’agit une fois encore de faire ce qu’on a à faire sans trop s’occuper de la tyrannie du Lecteur et de ses choix. BiBi fait 50% du chemin. Aux lecteurs de faire le reste. C’est alors que la Vie dans ses inattendus, dans ses surprises, décide et décidera, distille et distillera sa magie.

Paradoxe.

Suite à l’article de Thierry Crouzet concernant l’utilité du Hit-Parade Wikio, BiBi est allé voir de quel bois il se chauffait dans cette forêt aléatoire, dans ces futaies dans lesquelles beaucoup d’Internautes se perdent avec délices. Il y a relevé son classement mensuel en Multithématique : 78 ième. Il y aurait une perte sèche de 15 places par rapport au mois précédent. Au général, le recul est de 7 places ( 498 à 505). Curieux lorsque BiBi met en parallèle son audience grandissant de +162% par rapport au même mois précédent. Des 10.628 visiteurs du seul mois de septembre, BiBi en a compté plus de 28.000 pour ce seul mois de novembre, passant de 350 visiteurs par jour à… 916. Merci, merci à vous tous.

Désespoir momentané.

Se penchant sur Libération, BiBi constata en se regardant plus bas que son nombril que seuls les billets de Pierre Marcelle le faisaient bander : «La Gauche officielle, taiseuse, regarde les peuples défiler contre les Marchés qui les saignent. De son trottoir ou de son pré carré, elle les regarde passer à Londres, à Dublin, à Lisbonne et à Madrid comme elle regardait passer à Paris les manifestations contre la Réforme des retraites».Allez, allez ! Chauffe, chauffe Marcelle !

Petit Baro(i)n.

Voilà comment le petit Baroin répond aux questions : il botte en touche – avec l’approbation du journaleux – sans se préoccuper du ridicule.

Le Figaro : «Dominique de Villepin pourrait-il gêner la réélection de Nicolas Sarkozy» ?

François Baroin : «A l’évidence, Dominique de Villepin n’a pas fait le choix, comme Alain Juppé ou moi, de s’engager très tôt aux côtés de Nicolas Sarkozy».

Un peu comme si vous demandiez l’âge de BiBi et qu’il vous répondait : «J’ai 21 maisons».

Les seins de l’Arlésienne.

Il est probable qu’en titrant son article ainsi, BiBi fera son second Buzz de l’Année, attirant à lui les voyeurs, les excités, les curieux du Q, les amateurs de jolies formes, les érotomanes, les maniaques du soutien-gorge, les Prêtres de Provence et bien sûr, tous ses fidèles 🙂 . Pas de chance pour vous tous : les seins de l’Arlésienne, personne (BiBi y compris) ne les a vus ou admirés. (Le modèle du cliché n’est pas du tout… arlésien mais remarquez tout de même que BiBi met les pointes sur les I ).

Mais, consolons-nous : ne dit-on pas avec justesse que le Plaisir est dans l’attente ?

Le « gros boudin noir  » du RPR et de l’UMP.

1. Un jour, alors qu’on interrogeait Jacques Chirac sur les recettes injustifiées des comptes de l’une de ses campagnes, voilà ce que l’ex-Président a répondu :

«Savez-vous que les militants du RPR ont une imagination débordante et que, à la fin de chaque meeting, ils font circuler une sorte de gros boudin noir dans lequel chacun verse son obole et cela fait des sommes extraordinaires». Magnifique, non ? BiBi rajoute cette question : «Et pour ton compte japonais, ChiChi, les militants vendaient des sushis à l’oseille ?»

2. Le juge Trévidic vient de faire connaissance de la Société luxembourgeoise Heine, société écran qui aurait fait transiter les commissions (76 millions d’euros) entre 1994 et 2004. La création avait été validée par Nicolas Sarkozy et Nicolas Bazire. Ce dernier, directeur général du Groupe Arnault, travaille avec Bernadette Chirac. BiBi est persuadé qu’au menu de la cantine LVMH, il leur est quasi-quotidiennement servi  un succulent gros boudin noir.

3. A propos de LVMH, BiBi a écouté très sérieusement Hubert Védrine sur France-Inter (invité sur la Matinale de Patrice Cohen). Notre Hubert est ce socialiste qui fut prêt à accepter l’offre de Nicolas (Sarkozy) d’être Ministre d’ouverture. Sur les Ondes de Val et de Hees, le bonhomme s’est offusqué de la transparence dans le Politique, la ravalant au niveau d’effets d’États totalitaires. C’est vrai que question Silences pudiques, notre Homme de l’Ombre est bien placé. BiBi respectera donc son désir d’opacité : il ne rappellera pas qu’il était un des invités du mariage de Delphine Arnault et d’Alessandro Gancia au Château d’Yquem, qu’il n’a rien à voir avec les manœuvres de Monsieur Arnault sur Gucci, Hermès, Dior, Kenzo etc. Pour un peu, le bon Védrine nous persuaderait qu’il n’est qu’un cuisinier de cantine et qu’il est passé maître dans l’art de cuisiner le gros boudin noir, sa spécialité.

4. Frédéric Lefebvre a été nommé Secrétaire d’Etat au Commerce, à l’Artisanat, aux PME, au Tourisme, aux Services, aux Professions libérales et à la Consommation. Notre professionnel du lobbying qui travailla jadis pour Dominique Desseigne lorsqu’il était chez Domaines Publics pourra aider les traiteurs, charcutiers et bouchers. C’est évidemment là qu’on trouve les meilleurs et les plus gros boudins noirs. De quoi, cher Frédéric, alimenter les caisses de l’UMP pour 2012.

L’insupportable Roland Dumas, socialiste.

Il y a, comme ça, des têtes qui ne reviennent pas à BiBi. Pourtant, BiBi met un point d’honneur à éviter de s’en tenir à une animosité épidermique, à voir sur la seule silhouette la confirmation des méfaits et erreurs de la personne ciblée. Mais faut dire que ce Roland Dumas aux grands airs, à la maitrise de langue parfaite, ce Roland Dumas en habit d’avocat (alors qu’avant appel et relaxe, il fut condamné à 30 mois d’emprisonnement dans l’affaire Elf) a quelque chose d’insupportable.

En cherchant dans la biographie de cet ex-ministre mitterrandien, BiBi s’est aperçu des innombrables zig-zags du bonhomme. Par exemple, BiBi découvre les liens entre le Front national et Roland Dumas . Celui-ci a été vu par le Monde «tout près» de Jany Le Pen au spectacle de Dieudonné le 18 décembre 2006 au Zénith de Paris, puis a été remarqué par l’Express en compagnie du président du FN à un cocktail dînatoire offert le 14 octobre 2008 à la résidence de l’ambassadeur d’Iran à Paris.

Un coup à l’extrême-droite, un coup à «gauche» : parfait parcours d’indignité et de veulerie de ces hommes de «gauche» qui soignent leur trajet politique en maquillages et en trompe-l’œil. Avec Mitterrand évidemment comme modèle.

En mars 95, Roland Dumas succède à Robert Badinter à la tête du Conseil constitutionnel. En octobre de la même année, les rapporteurs proposent le rejet des comptes de Balladur mais notre Roland – au nom certainement de la Démocratie – déplace le problème sur Chirac et renvoie les rapporteurs à leurs chères études. Ceux-ci reviennent mais en «oubliant» «la provenance incertaine de 10,25 millions de francs du cher Edouard» (Le Monde du 26 novembre). Tout ce petit monde unanime entérine les comptes de Chirac et de Balladur qui – après judicieux calculs – se situent dès lors au plafond autorisé.

Mais il y a le vote. A gauche, on trouve : Noëlle Lenoir, Georges Abadie, Jacques Robert, Maurice Faure. Ils rechigneront en votant contre. A droite, Etienne Dailly, René Monory, Jean Cabannes, Marcel Rudloff bêleront avec les troupeaux chiraquiens et balladuriens.

Reste Roland Dumas, le grand avocat, l’ex-Ministre mitterrandien, encarté au Parti Socialiste, cité dans le plus gros scandale de la Vième République (l’Affaire Elf) pour départager tout ce beau Monde. Bien entendu, notre lascar va se coucher : sa voix décisive fera basculer la majorité en faveur de l’adoption des comptes. Aujourd’hui, toujours aussi arrogant et insupportable, il ne se dédit même pas, il persiste et signe.

Morale de l’Histoire : des Roland Dumas, dans les années à venir, il y en aura bien d’autres.

Sous Strauss-Kahn.

Comme sous Aubry.

Mais BiBi a bien aimé rappeler qu’à droite comme à «gauche», les poubelles de la République sont toujours joliment garnies.