Category Archives: Pensées très politiques

« CONTRE L’ETAT PRESENT S’INSURGER »

C’est par la lecture d’un de ses fragments qu’Héraclite, philosophe grec de la fin du VIème siècle avant JC, m’a redonné du courage. En cette période de détresse, de manipulations tous azimuts, d’aggravation de la misère, de mensonges sur la conduite sanitaire, il est impératif de tenter de devenir un humble gardien des vivants et des morts. Pour ça, essayons déjà de voir clair sur l’état présent.

MELENCHON

Ce tweet de Jean-Luc Mélenchon m’a laissé sur ma faim.
On pourrait penser effectivement que Macron se réjouisse que la Justice ait mis Sarkozy sur la touche. Mais peut-on se satisfaire de cette analyse et du trop simple constat d’une mise à l’écart définitive d’un «sérieux rival» ? C’est vrai qu’en cas de candidature, Sarkozy aurait siphonné une partie des voix de Macron (et peut-être l’aurait empêché d’être au second tour). Mais la question essentielle aurait été de savoir si Sarkozy aurait pu être candidat 2022 ?

SARKOZY ET LE LR.

« Mon Chouchou ! Mon pauvre Chouchou ! »

Examinons l’état du Présent : Sarkozy peut, depuis longtemps, mettre définitivement une croix sur un rôle public. L’accumulation de ses casseroles antérieures l’empêchait déjà de simplement imaginer un retour. Cette condamnation lui donne juste le coup de grâce. Les Républicains n’auraient pu le choisir comme candidat et le présenter comme «rival», si «sérieux» aurait-il été, de Macron. Et l’unanimité (de parade) tout autour de l’ex-Président pour prendre sa défense (à l’instar de son président Christian Jacob) ne trompe pas grand-monde. Avec l’énorme et insupportable handicap d’avoir des Républicains passés à En Marche (Darmanin, Le Maire, Philippe), le parti a déjà fait une croix sur cette élection et – coup de kärcher – sur Sarkozy. En le nommant pour 2022, le parti LR aurait pris un sacré risque et ce, pour de longues années. Seul but dorénavant pour ces Républicains : préparer, réfléchir à un candidat pour la future présidentielle 2027 et miser sur un grand nombre de députés.

Quant au républicain Sarkozy, il aura toute latitude pour utiliser ses réseaux afin d’aider Macron (comme il l’a fait en 2017) et de conseiller son double et ami Darmanin. Homme de l’ombre, homme d’influence souterraine, voilà qui satisfera sa vanité de pov’con, voilà la seule place qu’il peut désormais occuper.

ET NOS GRANDS CAPITAINES D’INDUSTRIE ?

Derrière la scène de compassion pour la victime Sarkozy se joue bien autre chose. Pouvons-nous imaginer que les grands capitaines d’industrie (de luxe, d’armement etc), promoteurs de Macron 2017, se soient rangés derrière Sarkozy et qu’ils aient abandonné le banquier amiénois pour 2022? Non. Eux aussi savent depuis longtemps que leur ex-idole ne compte plus. Leur stratégie reste la même : diviser la gauche, isoler Mélenchon par la calomnie et la désinformation quotidienne et promouvoir une pseudo-rivalité Macron-Marine Le Pen (sachant que MLP n’a aucune chance dans un second tour). Pour cela, ils rejoignent la stratégie des agences élyséennes. Voyons un peu ça.

FINI LE « NI DROITE NI GAUCHE » DE 2017.


Les moyens Medias colossaux de 2017 ont permis de fabriquer un dirigeant New Age, beau, sympathique, à qui il fallait faire confiance. Aujourd’hui, Macron est devenu impopulaire et le MEDEF s’en inquiète.

Alors, ne soyons pas surpris, ils vont sortir la grosse artillerie. L’énormité de la Propagande pro-Macron 2017 ne sera qu’une aimable plaisanterie comparée à celle qui s’annonce. De Bouygues TF1 au Service public, des chaînes de la honte au Monde de Niel, tout sera fait pour un Episode 2 : Macron vs Le Pen.
Aussi voyons-nous s’installer une nouvelle stratégie macroniste. Cette fois-ci c’est : « ET Droite ET Gauche ». Le projet de Macron (du néo-libéralisme de l’Institut Montaigne et des économistes de Bruno Le Maire) c’est de continuer coute que coûte leur politique de «réformes» liberticides avec répression dans les rues, utilisation manipulatrice de la protection sanitaire etc. Programme économique de Droite donc, avec repression manu militari, d’un Darmanin (trouvant Marine Le Pen trop molle). Mais cela ne suffit pas à forcer un nombre suffisant de supporters de MLP à adhérer à En Marche. Alors, on fait joujou avec l’autre côté : le côté Gauche.

LREM TENDANCE GAUCHISTE.

J’avais signalé dès septembre dernier l’esbrouffe macroniste très réfléchie de se coloriser en « parti de gauche ». C’est une condition essentielle pour gagner en 2022. Voyez les tentatives de fin 2020 : Macron tente de créér une aile gauche avec l’appui de ses Medias-moutons. Mais ça ne marche pas car les pseudo-dissidents ne sont pas connus, n’ont aucun poids de notoriété auprès du public.

Alors que faire ? Hé bien, il leur faut envoyer les grosses pointures comme des ministres. Et c’st ainsi qu’Elisabeth Borne, ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion clame tranquillement (ne riez pas, ce n’est pas une plaisanterie) qu’elle «est de gauche». Attendons-nous donc à une déferlante pro-LREM, à un pilonnage hors-normes sur les écrans et micros généreusement ouverts pour tenter de nous persuader que ces fossoyeurs de la République sont de dignes héritiers de Jaurès et du programme du Comité National de la Résistance (programme à la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui s’intitulait «Les Jours heureux»).

Du Luxembourg à « En Thérapie ».

La violence : c’est par elle que le néo-libéralisme peut tenir et prolonger son règne. Une violence qui passe par le physique (fatigue, usure, dépressions, rage épuisante, suicides, morts dans la rue etc). Une violence démultipliée par la pression exercée sur les corps en entreprise, dans le No Future des Pôles-Emplois, dans les mains tendues et les files d’étudiant(e)s aux Restos du Coeur.

Cette violence des deux dernières semaines, je l’ai trouvée dans la fraude fiscale au Luxembourg, sur les chaînes C8 et CNews, au Club select du Siècle et, pour terminer, je l’ai vue se déposer sur le divan de Philippe Dayan, le psy des 35 épisodes de la série d’Arte, « En Thérapie ».

L comme Luxembourg.

Souvenons-nous de la phrase-mensonge de Nicolas Sarkozy en octobre 2009 à la veille du G20 de Pittsburgh  «Les paradis fiscaux, c’est ter-mi-né» alors qu’aujourd’hui éclate le scandale de l’OpenLux. Sur les 50 familles françaises, 37 d’entre elles ont usé de la fraude fiscale, planquant des milliards dans les coffre-forts du Duché. De LVMH (Bernard Arnault) à BNP Paribas, de Kering (Pinault) à Total, tous ont des filiales dans les paradis fiscaux. Et l’un des plus importants – avec Chypre et Malte – c’est le Luxembourg. A un abonné qui se demandait si les membres ces grandes familles n’avaient pas honte, j’ai répondu – via Monique Pinçon-Charlot  L’Argent sans foi ni loi » Editions Textuel).

« Au sein de ces grandes familles, on apprend que le système capitaliste est le seul qui soit naturel et imaginable. Les autres systèmes de pensée n’étant qu’idéologies. Du coup, pratiquer l’optimisation fiscale voire la fraude fiscale avec le recours aux paradis fscaux, tout cela leur paraît aller de soi face à un Etat qui est à leurs yeux trop gourmand. Elles intériorisent tout un discours autojustificateur contre l’Etat et l’impôt, contre les fonctionnaires, pour que leurs biens restent dans la famille. Pour prendre la mesure de ce sentiment de non-culpabilité, il faut comprendre que les membres de ces grandes familles sont à longueur de journée ds l’élégance et la sociabilité mondaine de l’entre-soi».

Résumé : ces grandes familles ne vivent pas dans notre monde mais elles sont maitresses du nôtre.

P comme Pesquet & Praud

Après le passage de Mélenchon chez Hanouna, Pascal Praud a redoublé de haine envers le représentant de la France Insoumise. Probable que la fille de l’animateur (qui avait voté pour Mélenchon en 2017) l’ait à nouveau titillé en lui disant qu’elle n’irait pas toucher à son poste ce soir-là et qu’elle resterait sur C8.

Ailleurs, sur CNEWS, autre TV de la Honte, il suffit de deux minutes pour savoir de quoi il en retourne. Une habitante de Trappes, française musulmane, dit que dans sa ville « ce n’est pas du tout ce qu’on dit ». L’animateur Julien Pesquet, petite frappe bolloréenne, reprend l’antenne et s’en amuse en hochant la tête d’un air entendu. Son mépris ahurissant ira juqu’à chantonner en direction de cette femme alpaguée via un micro-trottoir : « C’est ça, c’est ça tout va très bien Madame la Marquise ».

Le respect Bolloré, quoi.

S comme Siècle.

La cohésion de la classe dominante est toujours déjà-là. Cette classe possède les médias (elle a placé des directeurs de télés et radios publiques, serviteurs zélés de la Macronie), elle a ses Instituts de sondages couplés avec la Presse, elle a ses réseaux avec ses think-tanks et ses Clubs multi-cartes. Aujourd’hui, c’est le Siècle qui est sur la sellette avec son président Olivier Duhamel mais cette surexposition s’accompagne d’un silence total sur toutes les autres instances de solidarité de classe, instances plus solides que jamais.

Au contraire des classes dominées pour lesquelles il faut sans arrêt se battre durement pour s’unir, la classe des riches est instantanément mobilisée via ces groupes et ses réseaux. Citons-les : Le Jockey-Club, le Cercle Interallié, le Cercle de l’Industrie, The Travellers, le Cercle MBC (beaucoup sont affilés au Siècle), le Club des Trente, les Gracques (où se côtoient les patrons du MEDEF et des Denis Olivennes patron de Liberation), le Club Démocratie. Rajoutons que toutes ses accointances leur sont facilitées car leurs réunions, leurs dîners se déroulent exclusivement à Paris.

T comme Thérapie.

J’ai suivi les 35 épisodes de En Thérapie mais je n’ai pas très bien compris la raison pour laquelle Ariane, Camille et le couple étaient venus en séance. Pour Ariane, est-ce le seul trauma (et rien d’autre) suite à l’attentat du Bataclan qui l’a poussée à consulter ? Camille, elle, vient voir le psy car elle a juste besoin d’un certificat demandé par les Assurances. Quant au couple, je suis surpris qu’en psy lacanien, Philippe Dayan accepte une… psychothérapie de couple.

Comme dans la série « Soprano », les réalisateurs d’En Thérapie ont installé une caméra au cœur des séances. Du coup, le surmoi du télespectateur vient doubler la place du patient et/ou celle de l’analyste. On tourne à trois. L’espace privé – condition incontournable du maintien et de la poursuite de toute cure – est devenu… public. Et le côté public fait qu’il y a des explications, des petits cours de psy pour télespectateurs moins avertis sur les fondements de la théorie freudienne. On peut en sourire.

On peut aussi relever que les moments de cure dans la série sont toujours vus à travers des paroles extraordinaires, petits coups de théâtre permanents qui éliminent tout «ennui». Est-ce ainsi dans la vraie vie d’une séance ? Et on peut noter que la contrainte de la fiction pousse à écrire une fin obligatoire – du coup, par ricochet – une fin de… l’analyse (finie la drogue ? Si facilement ?).

Les jeux de Frédéric Pierrot, de Reda Kateb et de la prometteuse Céleste Brunquell sont formidables. En situation, ils traduisent bien les effets de cette belle parole de Françoise Dolto qui est dans la droite ligne des enseignements de Freud et illustre bien le dispositif de la cure qu’il mit génialement en pratique : « Ecouter l’autre, c’est le faire exister ».

En contrepoint bienvenu, on applaudira la mise en scène champ/contrechamp qui ne laisse pas de place aux mouvements de caméra surexcités habituels (ceux de l’info), nous laissant avec un certain plaisir dans le temps, rare télévisuellement, de l’écoute et du laisser-parler.

MES IDEES FIXES : inventaire.

Un des reproches qu’on me fait, c’est que je parle souvent des mêmes choses, que je ressasse, que je maugrée et grogne toujours contre les mêmes personnes, contre les mêmes Officines, contre les mêmes adversaires. Par contre, ceux qui me le reprochent ne s’étonnent pas de la différence d’échelle énorme entre la propagande pilonnée chaque seconde par les instances qui nous gouvernent (presse moutonnière, chaines de la honte, rédactions à genoux etc) et ma très très petite influence de blogueur et de twitto qui va en sens contraire.

Idée fixe donc : Checknewsfr.

Le respect de Liberation à ses lecteurs.

Oui, je n’arrête pas de tarabuster les instances qui ont pour but de traquer les fakenews. Faut dire que j’ai très mauvais esprit, restant persuadé que leurs choix de fakenews des gueux sont là pour cacher les fake des riches et des puissants. Mais contrairement au «dégoût» que j’incarne à leurs yeux, perso, je les estime beaucoup… surtout quand ils me donnent les chiffres des montants en dollars que l’entreprise privée FaceBook leur alloue chaque année (245000 dollars en 2018 et 236.000 dollars pour 2019 quand-même pour le prix de leur « indépendance » !)

Le problème avec ces loulous, c’est que, chaque année je m’épuise à les leur demander. Donc j’insiste, je pilonne, je répète la même demande, je me répète à me répéter. Cette fois-ci encore, ma demande d’infos porte sur le montant reçu en 2020 à propos duquel ils me réservent… une «sacrée surprise»! Ce qu’ils n’ont pas compris (ne veulent pas comprendre) c’est qu’il ne s’agit pas d’un problème personnel entre eux et moi mais d’une question politique. Question d’importance sur ce qu’ils retiennent comme «fake» (et donc digne d’être traité et analysé par eux) et ce qu’ils estiment être des infos insignifiantes. Travail de censure toujours agréé par Facebook quels que soient les intentions, la «qualité» de leurs travaux et la sueur qu’ils y mettent.

Idée fixe sur les Décodeurs.

Chez les Decodeurs, eux aussi traqueurs de «fake» (dépendants du Monde de Xavier Niel), on est plus radical encore. On a beau insister, pilonner, répéter, lancer tweet sur tweet pour qu’ils donnent le montant de leur soumission (et non de partenariat) à FaceBook, ils se taisent. C’est pratique, non ?

Mais ce dont ils ne se doutent pas, c’est que cette omerta prolongée est de plus en plus parlante.

Idée fixe sur l’AFP.

J’insiste, je pilonne, je répète, je lance tweet sur tweet contre le tri des infos de l’AFP qui se veut, elle aussi, une instance objective, neutre (avec rayonnement jusqu’au delà de nos frontières).

Avec eux, j’insiste, je pilonne, je répète, je lance tweet sur tweet dans le but de renseigner mes lecteurs et mes lectrices sur Frédéric Fries, celui qui commande l’Officine (ici article d’Acrimed) et sur la photographie mise sur le compte Twitter 2017 de leur Chef du Service Politique : un Macron triomphant. Pas besoin d’en dire plus mais il faut le dire encore.

Idée fixe princeps : le JDD.

Pour s’excuser, Gattegno fait son fiérot
avec ce « grâce à nous » !!

Pas de lecteur du JDD (Journal Du Dégoût) plus assidu que BiBi. Mes premiers billets sur ce torchon datent déjà de 2008 ! J’insiste, je pilonne, je répète, je lance tweet sur tweet en contre-propagandiste acharné. Car il me faut l’avouer, la journaille Lagardère et leur chef d’équipe Hervé Gattegno continuent de me débecter régulièrement. Ils ont fait fort en 2020 et, plus encore, avec leur Une de dimanche dernier suivie des piètres excuses du Chef. (Extrait ci-dessus).

Juste pour insister, pour pilonner encore, je repose ce medley des Unes 2020 qui situera le niveau de mes nausées.

D’autres insistances, d’autres répétitions coutumières portent sur l’inclusion hebdomadaire chez eux de l’incontournable sondage. Une présence répétitive insupportable qui a pour but de nous faire croire que les résultats de leurs sondages seraient les vrais reflets du Réel.

Jean Quatremer.

Monsieur Jean est un invité inamovible de France Info, de la rédaction d’Arte et il s’occupe de notre Europe libérale bien au chaud à Libération. Une figure contre laquelle jamais un(e) de ces intellos de gauche radicale ne lui est opposé. Donc que faire d’autre si ce n’est d’insister, de pilonner, de répéter, de poser et reposer son fameux tweet pro-Macron dans lequel tout est dit et… doit être redit.

Edouard Philippe.

J’insiste, je pilonne, je répète, je lance, je pose, je repose tweet sur tweet cet encart à propos d’Edouard Philippe, de sa femme Edith Chabre, de leurs liens avec Sciences-Po Paris et avec Le Havre. J’insiste, je pilonne, je répète, je lance, je pose, je repose tweet sur tweet : silence assourdissant sur toutes les lignes médiatiques. C’est qu’il ne faut pas déranger Monsieur, Madame et la belle institution qui accueille les amis de Monsieur Olivier Duhamel.

Giudicelli, le Maire de Vichy et La Montagne-Vichy.

Mr C. Giudicelli est juré dans le Jury littéraire finacé par la Ville de Vichy. Giudicelli est un pote de virée pédophile de Gabriel Matzneff. Je n’ai rien inventé. Tous leurs badinages obscènes sont écrits en toutes lettres dans les ouvrages du pédocriminel (1983 !). Ils sont connus depuis de nombreuses années des maires de Vichy (Claude Malhuret et Frédéric Aguilera financeurs du Prix) et des membres du Jury. Devant cette omerta incroyable, que faire pour obtenir la démission du pédophile si ce n’est d’insister, de pilonner, de répéter sans relâche, de continuer de lancer tweet sur tweet.

Le Siècle.

Ils sont 700 membres. Voilà qui fait du monde, beaucoup de beau monde. Les révélations de Camille Kouchner visaient son beau-père, Olivier Duhamel, qui se trouve être un conseiller régulier de l’Elysée, un ami des dirigeants de Sciences Po et l’(ex) Président du Siècle. Mon insistance sur Le Siècle est simple : quand par exemple, Pujadas, membre du Siècle, interroge Jérôme Jaffré, membre du Siècle, sur LCI (La Chaîne Immonde), pourquoi ne nous disent-ils pas s’ils étaient au courant (ou non) des actes de leur ami président ? Et me voilà, une fois encore, à insister, à rappeler, à lancer tweet sur tweet pour demander quelle était la teneur des conversations à la table du Siècle entre Laurent Joffrin, membre du Siècle, Denis Olivennes, membre du Siècle et Olivier Duhamel du Siècle.

*

On peut espérer que, l’an prochain, tout cela me prenne un peu moins la tête et un peu moins de temps. Et qu’au bout du compte, après mai 2022, je puisse avoir un peu plus d’idées volantes et… un peu moins d’idées fixes.

COLERES et SCANDALES TOUS AZIMUTS.

On ne compte plus les scandales dans la Macronie. Des mensonges de Marlène Schiappa aux contre-vérités d’un Darmanin, on ne sait où donner de la tête. Les Agences politique élyséennes comptent certainement sur nos vertiges et notre sidération pour… nous en offrir d’autres.

Ainsi – via cette méthode d’accumulations de scandales et de mensonges – cette odieuse Macronie tente de faire taire nos cris de colère. Hé bien, non, c’est manqué.

MICHELIN.

Ce matin, on apprend que Michelin va licencier 2300 personnes. C’est ce même Michelin qui entretient toujours la légende du trust au service de tous. Une légende qui s’est construite avant et après-guerre, périodes pendant lesquelles Pierre Michelin finançait les Cagoulards via l’activiste d’extrême-droite François Méténier (ami jusqu’à sa mort d’un autre François : Mitterrand). Rappelons que 33% de la production française de caoutchouc de Michelin était livrée alors au Reich depuis les plantations d’Indochine qui appartenaient toutes à cette noble famille. Ce caoutchouc était intégralement livré pour l’effort de guerre allemand au prix de répressions syndicales et politiques, au prix de la semaine à soixante heures et de diminutions drastiques de salaires.

Aujourd’hui, pour son usine de La Roche-sur-Yon, Florent Menegaux, président de Michelin nommé en mai 2019, a béneficié de 65 millions d’euros du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ces dernières années (dont 4,3 millions pour l’usine de la Roche-sur-Yon).

Bien entendu, la Machine de la Novlangue s’est illico mise en marche. Florent Menegaux répond dare-dare à une invitation du Figaro et se justifie en ces termes : « Il s’agit à la fois d’un plan de simplification de nos activités administratives et tertiaires et d’un plan d’amélioration de la productivité industrielle de nos sites historiques en France ». On retiendra les mots de «simplification» et d’«amélioration de la productivité». Le grand Boss évitera bien sûr de prononcer le chiffre de 2300 salariés mis au chomage et ne dira rien sur la violence terrible qui s’ensuit avec les conséquences sur les familles. Des mots absents du dictionnaire des libéraux.

Florent Menegaux n’est pas tout seul dans cette Opération Manipulation. Il lui faut des appuis nationaux. Il est un grand ami de Macron rencontré au Salon de l’Auto en octobre 2018. Des appuis nationaux mais aussi régionaux via le journal de révérence : La Montagne.

Voyez la façon de présenter ces licenciements de la part du quotidien pro-macroniste. Là où d’autres auraient mis des guillemets à la phrase où il est question de «simplification» et de «productivité», La Montagne elle, n’en a cure. Elle reprend les mêmes mots mais en levant tranquilou les guillemets. Traduisons donc la prise de parti du canard régional au final : «Pourquoi mettrais-je des guillemets ? Je suis du même avis que Menegaux, étant fièrement son relais patronal privilégié ». 

LAGARDERE ET SES TORCHONS.

Pendant que Michelin licenciait sans vergogne, un autre patron se frottait les mains. Arnaud Lagardère, dont les affaires tournent mal, vient de toucher le « jackpot » grace à son ami Emmanuel.

JDD, Paris-Match : les torchons Lagardère.

Le groupe s’est vu octroyer un prêt garanti par l’Etat de 465 millions d’euros. Les prêts garantis par l’Etat (PGE) permettent de faciliter l’octroi d’un emprunt à une entreprise ayant des difficultés de trésorerie. ( Ô le pauvre Arnaud !). Le pire est là : en cas de non-remboursement, l’État s’est engagé à prendre à sa charge la majeure partie du reste du crédit à rembourser, en l’occurence… 80 %. Voilà où passera notre argent.

LES LOIS LIBERTICIDES APPROUVEES PAR LE CONSEIL D’ETAT.

Une nouvelle qui n’a guère fait le buzz dans les rédactions de nos radios publiques (1) et de nos chaines (de la Honte ou non) c’est celle de l’annonce de l’approbation par le Conseil d’Etat de la loi scélérate qui autorise désormais le fichage. Faisons l’inventaire : fichage politique, relevé de nos commentaires sur les réseaux sociaux (2), collecte de nos identifiants, de nos convictions religieuses, de notre appartenance syndicale, de nos n°s de téléphone, de nos «signes physiques particuliers et objectifs» et – tant qu’on y est – de nos bulletins de santé (renvoyant à la poubelle le secret médical).

Rajoutons que le juge des référés, qui a considéré comme légal le fait que la police et la gendarmerie puissent ficher des personnes, s’appelle Mathieu Herondart. Et ô surprise, il était conseiller de la Garde des Sceaux Nicole Belloubet. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Agnès BUZYN file en SUISSE.

Autre scandale : le départ d’Agnès Buzyn pour un poste au siège de l’OMS à Genève où elle bénéficiera d’une immunité diplomatique (?) et de 15.000 euros mensuels. Pas belle la vie ? De quoi lui redonner le sourire après ses pleurnicheries de février. Certains se demandent comment elle peut continuer à vivre aussi lâchement. Alors précisons que, chez ces gens-là, on ne raisonne pas du tout à partir de nos critères moraux. Peu probable en effet qu’Agnès Buzyn se sente «lâche». Son déni, son aveuglement sont tellement incrustés en elle qu’elle vit sa nouvelle affectation à Genève non comme une fuite mais comme une reconnaissance de ses qualités professionnelles et comme une promotion méritée.

Pascal BRUCKNER et Catherine CLEMENT.

Au nombre des déclarations scandaleuses qui donnent à vomir :

  1. celle de Pascal Bruckner, habitué des croisières gratuites sur la Méditerranée, pensant certainement que la Covid ne tue pas assez vite ni en assez grand nombre, a lâché : «Il faut fixer l’âge de la retraite à 70 ans».
  2. celle de Catherine Clément – via le tweet ci-dessus où elle parle de « délation » au sujet des révélations de Camille Kouchner. Catherine Clément fut anciennement proche des Communistes, une collaboratrice de cette belle revue que fut La Nouvelle Critique, une intellectuelle jadis estimée. Personnellement, je suis toujours un peu sidéré d’assister à ces chutes abyssales vers de telles déchéances.

OLIVIER DUHAMEL.

Je ne m’attarderai pas sur la pédocriminalité d’Olivier Duhamel qui tient boutique à Europe1, sur La Chaine immonde (LCI), à Science-Po, à France Culture, etc. Je relèverai que dans cette affaire, les Medias moutons ne se sont guère étalé sur sa Présidence au « Siècle », officine où se rencontrent régulièrement personnel politique, médiatique, économique de haute tenue.

« Une centaine… ».
On attend donc l’inventaire d’Ariane Chemin.

On peut comprendre ce silence sur nos antennes de radio et nos écrans puisque la quasi-totalité de nos grands médiacrates (et autres) en sont membres. (3)

***

(1) Au 5 janvier, au 13-14h de Bruno Duvic de France Inter, on titre sur la Covid (15 mn), sur Véran et les vaccins, sur Joe Biden Mais pour cette rédaction, ce fichage n’est pas une info.

(2) On imagine d’ici la joie de tous ces médiacrates – de Jean-Michel Aphatie à Patrick Cohen, de Lea Salame à Thomas Legrand et Pujadas – tous en haine des interstices de contre-pouvoirs résiduels sur le Net.

(3) Outre Sarkozy, on a pu y repérer un autre membre de cette confrérie : le nom de notre actuel Président. Gageons que cette autre Dame (Brigitte M) ne manque pas, elle aussi, de présenter sa carte de fidélité avant les Dîners du dernier mercredi du mois au siège du Cercle Inter-Allié.

Pierre Laval d’hier et d’aujourd’hui.

Le cinéaste Laurent Heynemann et son équipe de tournage font actuellement un téléfilm sur Laval, le collaborateur. Le réalisateur a pris ses quartiers à Vichy. Son téléfilm sera diffusé sur France 2 en 2021. On y parlera du procès et de la vie du premier des Collaborateurs.

A l ‘heure où tant d’historiens taisent les liens de Pierre Laval avec la très haute finance nationale (Banque Worms, BNCI) et internationale (américaine, oui oui), espérons qu’une partie du téléfilm parlera de la fortune colossale amassée par celui qu’on appelait « Le Mandarin Noir ».

Car Pierre Laval a fait très tôt des affaires. En avril 1931, il achète le château de Châteldon (Puy-de-Dôme, 20kms de Vichy) et la source La Montagne-La Sergentale qui donnera l’eau en bouteille de Châteldon. Malin, il placera ces bouteilles d’eau gazeuse sur chacune des tables de la Compagnie des Wagons-lits. Une eau qui reste encore très bien côtée aujourd’hui dans les garden-parties et les restos cinq étoiles.

Laval gardera toujours une image de bouseux, de «paysan», d’inculte dans les hautes sphères du Pouvoir. Elu maire d’Aubervilliers en 1923 grace à la colonie de «bougnats» vivant en ceinture parisienne et avec l’appui de la SFIO, il est déjà un anticommuniste forcené.

Son ascension le pousse à parfaire sa tenue. Monsieur prend son temps pour faire sa toilette quotidienne, il passe très souvent chez la manucure, il se fournit chez les meilleurs tailleurs, change très souvent sa cravate blanche mais, hélas, rien n’y fait. Sa tête d’Auvergnat lui fait ressembler à un «Gitan» surnom qu’on lui donne avec celui de «Jamaïk». « Jamais, dira t-il, ils n’ont admis mon visage » Mais ce n’est que peu d’importance pour tous les synarques qui l’aduleront, pour tous ceux qui sont adoubés par la Banque Worms. Ces derniers (Pucheu, Lehideux, Barnaud, Benoist-Méchin, Marion, Bouthillier, Jacques Gérard, De Labarthète, Pierre Nicolle – salarié du Comité des Forges et du MEDEF d’alors) lui dérouleront le tapis rouge, le faisant revenir au pouvoir en avril 1942.

A Paris, avec sa fille Josée (toujours très chic, amie des nazis, en admiration éternelle devant son papounet), il fréquentera les hauts lieux de la gastronomie parisienne (Lucas Carton, Drouant – où dînent les membres de l’Académie Goncourt, la Tour d’Argent). Roublard, il commence à amasser une fortune colossale. Il envoie ses maîtresses en Argentine avec des lingots d’or. Avec ses francs français et suisses, elles y achètent des pesos, pesos qu’elles (il) transfèreront aux USA pour les convertir en dollars. Une fortune déjà conséquente planquée dans les grandes banques américaines (JP Morgan). Espérons que le téléfilm n’occultera pas ce côté financier absolument décisif dans la compréhension du personnage.

René DE CHAMBRUN

C’est que Laval (comme Pétain) a des rapports très étroits avec l’Amérique (ce qu’on n’enseigne guère dans les écoles et les Universités). Ses liens se consolideront avec le mariage de Josée sa fille unique. Celle-ci va épouser le 20 août 1935 le Comte René de Chambrun, franco-américain, descendant de La Fayette, avocat – comme Laval – qui a de très gros clients en France et en Amérique.

Arrêtons-nous sur cette famille richissime De Chambrun. On n’est pas là dans une famille de prolos du Bronx. Originaire de Cincinnatti, la mère de René a un frère, membre du Parti Républicain, Président de la Chambre des Représentants qui épousera la fille de… Théodor Roosevelt !

Josée LAVAL et son papa adoré.

René de Chambrun connaît Pétain depuis son enfance. Il aura toujours toutes portes ouvertes à Vichy pour le rencontrer. Il sera ainsi le lien permanent entre Pétain–Laval et le…Département d’Etat US. Ceci explique pourquoi Roosevelt aimait beaucoup Vichy et pourquoi, après 1941, les hauts fonctionnaires vichystes, sentant le vent tourner, allèrent en masse à Alger demander asile chez le bienveillant Murphy «personal representative» de Roosevelt. Vichysto-américains et non «vichysto-résistants» comme veut le faire croire l’historiographie dominante française.

De 1929 à 1934, René De Chambrun vit aux Etats-Unis. En 1931, il fait visiter les USA au Maréchal Pétain. La même année, il reçoit Laval et sa fille (c’est la première rencontre avec René) qui voient le Président Hoover et croisent aussi Raymond et Jacqueline Pâtenotre qui l’introduiront chez JP Morgan pour planquer sa fortune déjà conséquente.

Comme tout homme de Pouvoir, Pierre Laval connaît l’importance des organes de promotion, de manipulation et de Propagande. Pour hâter son ascension, il se tourne vers la Presse, se fait l’ami de Jean Prouvost (futur Paris-Match, Figaro and Co), achète Lyon-Républicain pour 3 millions qu’il revend 12. Il développe Le Moniteur (220 salariés, premier journal d’Auvergne affermé à l’Agence Havas de Paris), achète aussi l’imprimerie Montlouis (les premiers tickets d’alimentation sortiront de là), investit dans l’Hebdo « Vu et Lu ».

Jean PROUVOST
(Paris-Match, Le Figaro, Télé7 jours, RTL)

Côté Radios, il investit dans Radio-Luxembourg (dès les années 30) puis dans Radio-Lyon (par décret, il en fait une des 13 radios privées avec construction d’un pylône de 107 mètres à Dardilly).

Côté Police, Pierre Laval qui promeut son ami Bousquet a tissé des liens avec Pierre Julien qui a des réseaux puissants dans la Police et chez les Politiques.

Côté Banque, on l’a vu avec René de Chambrun et ses millions recyclés aux USA. Mais en France, il est un des plus importants dépositaires chez BNCI, quatrième établissement bancaire en 1943, banque que les Américains qui enquêtent sur le blanchiment d’argent de vichystes appellent « la Banque de Laval ». Elle est présidée par son ami en affaires Albert Buisson qui, en 1935, devient Président de Rhône-Poulenc et des Chemins de fer du Nord.

Une fois tout ce pognon amassé, Laval essayera de le planquer en Suisse. Pour ce, il envoie en 1943, son numéro deux, Jean Jardin (grand-père d’Alexandre Jardin) en premier Conseiller de l’Ambassade de France à Berne. Jean Jardin y retrouve Moulin de Labarthète en attaché et Amédée Siaume, autre ami de Laval, président de la Société Générale pour l’industrie electrique (qui transporta le siège de la Radio Sud-Ouest à… Genève).

Signalons encore trois choses au sujet de Laval :

CHÂTELDON (Allier)

1. La Fondation de la fille de Laval a vendu les parts du Château de Châteldon à la famille Taittinger, dont la femme est mariée à Jean Pierre Jouyet, homme de l’ombre de Sarko-Hollande-Macron.

2. Henri Rousso (dans son Livre Les Collaborateurs) fait avec Laval comme un autre historien a fait avec Darlan : ces deux Collaborateurs des hautes sphères ne seraient pas antisémites. Sur Darlan, on fait censure sur le fait qu’il fut le n°1 de Vichy et qu’il parapha ainsi de sa main le second  Statut des Juifs. Et sur Laval, on omet de signaler qu’il fut en pôle-position pour décréter et conduire la rafle du Vel d’Hiv.

Les qualificatifs d’Henri Rousso :
Laval ? Pas nazi, pas fasciste, pas antisémite
!

3. La constante de Pierre Laval fut un anti-communisme forcené. Avec Pucheu et Bousquet, il fit une chasse effrénée aux Rouges. Avant-guerre, il prôna le pacifisme mais ce fut pour ne pas militariser la France et ainsi ménager les nazis qui allaient envahir si facilement la France. Notons encore que Louis Barthou, ministre des affaires étrangères en 1934 s’opposait aux thèses de Laval. Ce ministre travailla à construire une Alliance tripartite avec les Anglais et les Soviétiques pour lutter contre le péril nazi. Résultat ? Il fut assassiné. Et c’est Laval – ô surprise – qui prit la suite… mais bien évidemment, pour ne pas mener les mêmes démarches.

Espérons donc que Laurent Heynemann informera les Français de toutes les saloperies de Laval, suppôt des synarques, incessant comploteur contre la République, homme aux affaires ignorées mais à la fortune colossale en France et aux USA (Qui en hérité ? Mystère) et que le réalisateur dira un mot de Josée et René de Chambrun, tous deux nullement inquiétés après la guerre.

*

Aujourd’hui on voit les analogies entre Laval, ses sbires avec nos dirigeants macronistes. Les Darmanin et Lallement ressemblent aux amis lavallois Pucheu et Bousquet. Un Macron vient des banquiers. Le staff macroniste dirige la Presse, les Radios. Tous avec cette haine qui perdure contre les Rouges mélenchonnistes, contre les Communistes même réduits à peu et contre une Ultra gauche qui s’infiltrerait partout.