Macronie : le virus du Mensonge.

Mon billet du jour
en hommage à Jean-Pierre Bacri.

On connaît le pouvoir des mots. Mots pilonnés, mots caressants, mots de révolte. On connaît aussi les mots qui s’en vont tanguer, de la proue de la vérité à la poupe du mensonge (où – hélas – ils finissent le plus souvent par échouer).

On reconnaît aussi qu’avec des mots mensongers, on peut aller très loin, « mais sans espoir de revenir en arrière ». Imaginons qu’il ne s’agisse pas que d’un seul mensonge mais d’une somme de mensonges répétés à l’infini. Le souvenir de cette phrase du nazi Joseph Goebbels pointe alors, disant assez justement qu’un « mensonge répété mille fois se transforme en vérité ».

Mais allons encore au-delà du simple constat : c’est qu’un mensonge répété à l’infini va s’inscrire dans nos corps, dans nos perceptions, dans notre vision du monde. Il va se glisser dans chacun de nos actes jusqu’à devenir des parts de nous-mêmes. Pire même : jusqu’à devenir nous-mêmes, jusqu’à parler et agir en notre nom. Et malheur à qui viendra alors nous contredire : c’est simple, celui-là sera Complotiste ou Comploteur, Terroriste, Populiste, Menteur toujours. Avec les insultes qui suivront.

*

Les mensonges (macronistes). Ils nous submergent. Ils sortent de leurs boites médiatiques à vitesse supersonique. Ils envahissent notre géographie intime, s’imposent, s’installent plus rapidement qu’un éclair, plus rapidement que notre respiration, plus rapidement, bien entendu, que notre volonté de compréhension.

Le Mensonge pose un autre problème et pas des moindres. Comment le distinguer de la Vérité car, s’avançant masqué, il porte les attributs de… la Vérité. De même, comment distinguer un prophète d’un faux prophète ? Comment repérer les instances de consécration qui font la promotion des vrais prophètes (on dit aujourd’hui : Experts, Spécialistes du Décryptage, Journalistes de Préfecture) et qui ne cessent de crier haro sur les faux ?

Hé bien, notre société néo-libérale a trouvé un bien ingénieux moyen : elle a créé des officines qui écartent le Fake et disent le Vrai. Avec une omission de taille, avec un interdit absolu : ne pas questionner sur «qui sont-elles»,«qui les financent», «qui les encensent», «qui les utilisent»,«pourquoi leur donne t-on blanc-seing» ? Ne vous fatiguez pas : à ces questions déterminantes, premières, légitimes, il ne vous sera jamais donné de réponses… sauf à vous battre pour les avoir.

*

Depuis 2018, en simple citoyen, je demande régulièrement à Checknewsfr (anciennement Libedesintox) le pourquoi de leur soumission à l’entreprise privée FaceBook. Il m’en a fallu de la patience et des tweets d’interpellations (deux années !) pour ne pas me satisfaire de leurs justifications dérisoires («Nous sommes occupés» «Nous sommes en vacances» «On nage dans le coronavirus. Désolé» etc) et pour avoir enfin ces deux vraies (semblant de ?) réponses :

En 2018, FaceBook leur a versé 245.000 dollars.

En 2019, FaceBook leur a versé 236.000 dollars.

Et me voilà, janvier 2021, reparti dans une course de fond pour leur demander les chiffres de l’année 2020. Signalons que les autres officines (Les Decodeurs du Monde, journal de «référence», eux, se taisent purement et simplement. Et je ne parle pas de l’AFP qui a certainement le plus gros contrat avec FaceBook). Ainsi trie t-on les infos et les censures qui vont toujours avec.

*

Prenez l’opposant Navalny, vrai ennemi déclaré de Poutine. Nul ne rappellera les vraies déclarations de cet homme, encensé par notre Presse moutonnière, où il se dit tout heureux des positions de Marine Le Pen sur le nationalisme et très content des succès de son parti.

*

Monsieur Jean Veil est interviewé par Laurent Valdiguié de Marianne et avance le principe de défense qui justifierait son silence sur Olivier Duhamel. « J’étais tenu au secret professionnel » lâche t-il. Fort bien, mais un « journaliste » ne fait-il qu’enregistrer et s’en tenir là ? Un simple travail supplémentaire de l’Expert en Vérité aurait été de ne pas en rester à cette parole «vraie» (pas de doute, c’est bien Jean Veil et personne d’autre qui l’a prononcée) et d’aller se renseigner sur ce qu’était précisément le secret professionnel. Mr Laurent Valdiguié aurait pu alors repérer les articles du Code Pénal qui en parlent et dire tranquillement que le baratin de défense de Jean Veil était ignoble.

Conséquence de cette omission sur la vérité du secret professionnel, la machine médiatique s’est mise sans attendre en branle, ne rapportant que la justification de Jean Veil. Le Mensonge, seul, reste. Et puis, hop, hop, on passe à autre chose.

*

Vérité : Madame Brigitte Macron s’interesse de près à l’inceste et veut en faire son cheval de bataille propagandiste.

Là encore, il y a une omission de taille qui tempère la vérité : si madame parle d’inceste, c’est qu’elle ne parle pas de (évite) la question de la pédocriminalité. Arrangeant… surtout quand on a eu vent de ce roman national où une certaine héroïne avait 39 ans le jour où elle fit connaissance de ce garçon de 14 ans sur une scène de théâtre scolaire. Vérité goebbelsienne jamais contestée dans les journaux de la Bande à Niel et de l’Association de Malfaiteurs Arnaud-Bouygues-Drahi-Bolloré.

*

Masques ou baillons ?

Enfin que dire du pilonnage Vaccin, de la parole sanitaire-totalitaire qui occupe écrans et micros, de tous les propos de ces ministres devenus soudainement humanistes au grand cœur, pérorant pour notre bien à longueur de journée et, ô surprise, dépourvus de toute étiquette politique ? En ce moment d’écriture de fin de billet, je n’ai – pour protestation – que mon majeur bien tendu à leur opposer.

Finkielkraut, LCI et tutti quanti.

1. Dans les raisons de LCI (La Chaine Immonde) de virer Finkielkraut, il y a bien entendu la prise en compte par la Chaine de Bouygues de tout ce qui a changé depuis 2009, de toute l’évolution et de toutes les avancées dans l’opinion, du fait des voix qui se sont élevées contre les abus sexuels, les viols, la pédocriminalité.

Mais restons du côté de LCI. 

Il y a peu, la chaine de Bouygues avait engagé en grande pompe un journaliste suisse de (mauvaise) réputation qui s’est révélé être un harceleur, un journaliste recruté pour un créneau horaire extrêmement important de la Chaîne. En peu de temps, nous avons donc eu Darius Rochebin et… peu après, les diatribes obscènes de l’habitué des Medias, du « sulfureux » Finkielkraut qui a toutes les portes ouvertes dans les Medias (toujours à France Culture) pour y hurler sa haine de la « bienpensance », son horreur des Gilets Jaunes et de la Mediacratie de « gauche » qui l’insulte etc.

Viré de la Chaîne, le bonhomme ! On peut comprendre cette mise à l’écart de la Chaine (pour Darius Rochebin) et ce renvoi de Finkielkraut : ce sont deux tâches qui salissent la Chaîne, une chaîne qui doit absolument rester dans la logique concurrentielle puisqu’elle a des adversaires de taille en face d’elle (BFMTV, Cnews, FranceInfoTV). Il est donc vital pour elle qu’on ne la considère pas comme une Chaîne sale, qu’on ne la définisse pas comme une Chaîne faisant l’apologie des abus sexuels, de l’inceste etc. Du coup, après les casseroles de ces deux zozos, voilà une Direction-Redaction obligée d’agir vite, très vite.

Mauvaise langue, je pousserai même beaucoup plus loin. Souvenons-nous de ce que disait le fils Buisson interrogé par Yann Barthes dans l’émission du Quotidien en novembre 2019 : il assurait – bien placé qu’il était – que TF1, chaine Bouygues (comme LCI, ne l’oublions pas) s’était mise complètement au service du candidat Sarkozy pour ses campagnes électorales. Aussi, 1. comment ne pas mettre ceci en lien avec la volonté de LCI d’apparaitre comme une Chaine propre, ouverte, sérieuse et 2. comment ne pas mettre tout ceci avec cet autre Président qui – lui aussi – a besoin expressément d’une Chaîne qui ne soit pas cataloguée et perçue comme refuge de pédophiles par de futurs électeurs ?

Du coup, à tout prix, il faut se donner l’aspect d’une chaine respectable. C’est qu’en perspective de l’année 2022, cet autre Président doit pouvoir compter complètement sur elle pour sa Propagande. Aussi applaudir, promouvoir des partisans des abus sexuels et de l’inceste, mmmmhmh, on voit d’ici la non-crédibilité de cette Chaine qui persisterait à imposer ce genre de personnes !

2. C’est vrai – et à juste titre :  il faut parler des saloperies dégoisées par Finkielkraut qui va passer dorénavant son temps à écumer les TV et radios pour crier à l’injustice etc. Mais sortons de son cas individuel et regardons la pétition 2009 signée par le monde médiatique et artistique en soutien à Polanski. Que de noms ! Que de personnes qu’on aime et qu’on adore ! Cela en est effarant ! Lisez la liste, vous serez consternés ! Quoi ? Lui ? Quoi ? Elle ?  Incroyable cet aveuglement !

Toutes ces personnes ont-elles participé à ces changements qui ont eu lieu depuis cette date ? Non. Ont-elles fait amende honorable ? Non. Pas un mot. Pas un seul regret d’avoir soutenu Polanski. C’est bien plus pratique de se taire, de se terrer et de laisser le seul Finkielkraut à la vindicte « populaire ». Il est en effet préférable de s’apesantir sur ce philosophe et sur ses odieuses diatribles que sur, par exemple, celles, tout aussi odieuses, de Milan Kundera, oui l’estimé auteur, le combattant, le résistant. Car que disait-il en… 2010, dans ses arguments pour défendre Polanski ?

3. Je reprends ici un extrait de mon billet de blog de… mai 2010, écrit après lecture d’une intervention de l’écrivain dans Le Monde du 7 mai 2010 (Titre: « La prison de Roman Polanski » !)

« Et Polanski ? Ô le Pauvre Polanski ! «L’accusation occupe entièrement sa tête (…), le prive de vie». Milan Kundera a manifestement la mémoire courte : «The Ghost Writer», dernier film de Polanski, est sorti sans encombres le 3 mars sur les écrans. «Entièrement sa tête» ? Dommage que le cinéaste n’ait pas eu une petite place pour la victime et pour d’éventuelles « excuses ». Mais peut-être que je n’ai pas parcouru toutes les déclarations du cinéaste ?

Le point de vue et la défense de Kundera en deviennent tarabiscotés. Pour excuser et gommer un abus sexuel sur mineure de 13 ans, voilà la conviction du Romancier : «C’est l’art européen, sa littérature, son théâtre qui nous ont appris à déchirer le rideau des règles juridiques, religieuses, idéologiques, et à voir l’existence humaine dans toute sa réalité concrète». Je pourrais à la rigueur applaudir à l’assertion mais je me demande quel rapport peut-il y avoir avec le procès qui attend le cinéaste ? L’Art (l’Europe) au-dessus des lois ? L’Art, la Culture européenne comme arguments décisifs de sa Défense ? Euh…Je ne pige pas.

Autre refrain déjà entendu ailleurs : «Roman est persécuté pour un acte qui a eu lieu il y a trente-trois ans». Devrait-on le laisser en paix pour cela et ne passer en procès que les actes d’abuseurs datant de 33 jours, de 33 minutes ou de 33 secondes ? »

Voilà où en était toute cette grande partie de l’intelligentsia française en ces temps-là. Heureusement, le combat s’est poursuivi et il faut saluer ici toutes celles (et ceux) qui ont fait et font bouger les lignes.

COLERES et SCANDALES TOUS AZIMUTS.

On ne compte plus les scandales dans la Macronie. Des mensonges de Marlène Schiappa aux contre-vérités d’un Darmanin, on ne sait où donner de la tête. Les Agences politique élyséennes comptent certainement sur nos vertiges et notre sidération pour… nous en offrir d’autres.

Ainsi – via cette méthode d’accumulations de scandales et de mensonges – cette odieuse Macronie tente de faire taire nos cris de colère. Hé bien, non, c’est manqué.

MICHELIN.

Ce matin, on apprend que Michelin va licencier 2300 personnes. C’est ce même Michelin qui entretient toujours la légende du trust au service de tous. Une légende qui s’est construite avant et après-guerre, périodes pendant lesquelles Pierre Michelin finançait les Cagoulards via l’activiste d’extrême-droite François Méténier (ami jusqu’à sa mort d’un autre François : Mitterrand). Rappelons que 33% de la production française de caoutchouc de Michelin était livrée alors au Reich depuis les plantations d’Indochine qui appartenaient toutes à cette noble famille. Ce caoutchouc était intégralement livré pour l’effort de guerre allemand au prix de répressions syndicales et politiques, au prix de la semaine à soixante heures et de diminutions drastiques de salaires.

Aujourd’hui, pour son usine de La Roche-sur-Yon, Florent Menegaux, président de Michelin nommé en mai 2019, a béneficié de 65 millions d’euros du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ces dernières années (dont 4,3 millions pour l’usine de la Roche-sur-Yon).

Bien entendu, la Machine de la Novlangue s’est illico mise en marche. Florent Menegaux répond dare-dare à une invitation du Figaro et se justifie en ces termes : « Il s’agit à la fois d’un plan de simplification de nos activités administratives et tertiaires et d’un plan d’amélioration de la productivité industrielle de nos sites historiques en France ». On retiendra les mots de «simplification» et d’«amélioration de la productivité». Le grand Boss évitera bien sûr de prononcer le chiffre de 2300 salariés mis au chomage et ne dira rien sur la violence terrible qui s’ensuit avec les conséquences sur les familles. Des mots absents du dictionnaire des libéraux.

Florent Menegaux n’est pas tout seul dans cette Opération Manipulation. Il lui faut des appuis nationaux. Il est un grand ami de Macron rencontré au Salon de l’Auto en octobre 2018. Des appuis nationaux mais aussi régionaux via le journal de révérence : La Montagne.

Voyez la façon de présenter ces licenciements de la part du quotidien pro-macroniste. Là où d’autres auraient mis des guillemets à la phrase où il est question de «simplification» et de «productivité», La Montagne elle, n’en a cure. Elle reprend les mêmes mots mais en levant tranquilou les guillemets. Traduisons donc la prise de parti du canard régional au final : «Pourquoi mettrais-je des guillemets ? Je suis du même avis que Menegaux, étant fièrement son relais patronal privilégié ». 

LAGARDERE ET SES TORCHONS.

Pendant que Michelin licenciait sans vergogne, un autre patron se frottait les mains. Arnaud Lagardère, dont les affaires tournent mal, vient de toucher le « jackpot » grace à son ami Emmanuel.

JDD, Paris-Match : les torchons Lagardère.

Le groupe s’est vu octroyer un prêt garanti par l’Etat de 465 millions d’euros. Les prêts garantis par l’Etat (PGE) permettent de faciliter l’octroi d’un emprunt à une entreprise ayant des difficultés de trésorerie. ( Ô le pauvre Arnaud !). Le pire est là : en cas de non-remboursement, l’État s’est engagé à prendre à sa charge la majeure partie du reste du crédit à rembourser, en l’occurence… 80 %. Voilà où passera notre argent.

LES LOIS LIBERTICIDES APPROUVEES PAR LE CONSEIL D’ETAT.

Une nouvelle qui n’a guère fait le buzz dans les rédactions de nos radios publiques (1) et de nos chaines (de la Honte ou non) c’est celle de l’annonce de l’approbation par le Conseil d’Etat de la loi scélérate qui autorise désormais le fichage. Faisons l’inventaire : fichage politique, relevé de nos commentaires sur les réseaux sociaux (2), collecte de nos identifiants, de nos convictions religieuses, de notre appartenance syndicale, de nos n°s de téléphone, de nos «signes physiques particuliers et objectifs» et – tant qu’on y est – de nos bulletins de santé (renvoyant à la poubelle le secret médical).

Rajoutons que le juge des référés, qui a considéré comme légal le fait que la police et la gendarmerie puissent ficher des personnes, s’appelle Mathieu Herondart. Et ô surprise, il était conseiller de la Garde des Sceaux Nicole Belloubet. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Agnès BUZYN file en SUISSE.

Autre scandale : le départ d’Agnès Buzyn pour un poste au siège de l’OMS à Genève où elle bénéficiera d’une immunité diplomatique (?) et de 15.000 euros mensuels. Pas belle la vie ? De quoi lui redonner le sourire après ses pleurnicheries de février. Certains se demandent comment elle peut continuer à vivre aussi lâchement. Alors précisons que, chez ces gens-là, on ne raisonne pas du tout à partir de nos critères moraux. Peu probable en effet qu’Agnès Buzyn se sente «lâche». Son déni, son aveuglement sont tellement incrustés en elle qu’elle vit sa nouvelle affectation à Genève non comme une fuite mais comme une reconnaissance de ses qualités professionnelles et comme une promotion méritée.

Pascal BRUCKNER et Catherine CLEMENT.

Au nombre des déclarations scandaleuses qui donnent à vomir :

  1. celle de Pascal Bruckner, habitué des croisières gratuites sur la Méditerranée, pensant certainement que la Covid ne tue pas assez vite ni en assez grand nombre, a lâché : «Il faut fixer l’âge de la retraite à 70 ans».
  2. celle de Catherine Clément – via le tweet ci-dessus où elle parle de « délation » au sujet des révélations de Camille Kouchner. Catherine Clément fut anciennement proche des Communistes, une collaboratrice de cette belle revue que fut La Nouvelle Critique, une intellectuelle jadis estimée. Personnellement, je suis toujours un peu sidéré d’assister à ces chutes abyssales vers de telles déchéances.

OLIVIER DUHAMEL.

Je ne m’attarderai pas sur la pédocriminalité d’Olivier Duhamel qui tient boutique à Europe1, sur La Chaine immonde (LCI), à Science-Po, à France Culture, etc. Je relèverai que dans cette affaire, les Medias moutons ne se sont guère étalé sur sa Présidence au « Siècle », officine où se rencontrent régulièrement personnel politique, médiatique, économique de haute tenue.

« Une centaine… ».
On attend donc l’inventaire d’Ariane Chemin.

On peut comprendre ce silence sur nos antennes de radio et nos écrans puisque la quasi-totalité de nos grands médiacrates (et autres) en sont membres. (3)

***

(1) Au 5 janvier, au 13-14h de Bruno Duvic de France Inter, on titre sur la Covid (15 mn), sur Véran et les vaccins, sur Joe Biden Mais pour cette rédaction, ce fichage n’est pas une info.

(2) On imagine d’ici la joie de tous ces médiacrates – de Jean-Michel Aphatie à Patrick Cohen, de Lea Salame à Thomas Legrand et Pujadas – tous en haine des interstices de contre-pouvoirs résiduels sur le Net.

(3) Outre Sarkozy, on a pu y repérer un autre membre de cette confrérie : le nom de notre actuel Président. Gageons que cette autre Dame (Brigitte M) ne manque pas, elle aussi, de présenter sa carte de fidélité avant les Dîners du dernier mercredi du mois au siège du Cercle Inter-Allié.

Elysée, 16 décembre au soir : le Dîner de cons.

Une fois de plus, le Pouvoir macroniste se ridiculise. On pourrait ne pas finir d’en rire avec Macron diagnostiqué à la Covid 19. Mais le rire se fige très vite : c’est que ce sont les Français qui sont malades. Malades de sa politique. Malades de sa Réforme des retraites remise à nouveau sur le tapis. Malades de son refus d’augmenter le SMIC. Malades, blessés à mort par ses violences policieres démultipliéees, par les arrestations en masse de simples Citoyens innocents. On pourrait rire devant le ruban des obscénités de la Macronie et de sa punition divine d’être cloué au lit une semaine mais l’écho de tous ces agissements ne me porte ni au rire, ni même au sarcasme mais à la rage et à la lutte, poings serrés, poings tendus.

Tous les jours, tous les moyens médiatiques sont au service de la Propagande. Des logos sur les écrans (celui de France 2 : «Restez Prudents») aux annonces des conseils Gouv.fr dans les  radios privées et publiques, rien ne nous est épargné. Tout discours critique est irrémédiablement relégué au dernier rang quand… il peut s’y tenir et quand il n’est pas purement et simplement censuré.

A propos des vaccins – sur lesquels on peut s’interroger légitimement puisqu’on ne sait pas quels en seront les effets secondaires à long terme – voilà qu’une députée UDI (Valérie Six) lance l’idée d’un Passeport Vert. Une idée qui cache la plus horrible des fictions. Tu voudras entrer dans un magasin, te faire soigner les dents, t’inscrire à l’Auto-école ou en salle de musculation, tu voudras faire une promenade en forêt avec tes gosses, assister à un match, dormir à l’hôtel, qu’il te faudra présenter ton «passeport vert». Façon anti-démocratique portée à un degré jamais vu. Ainsi faut-il s’attendre – si nous ne sommes pas vigilants – à voir le Pouvoir manœuvrer ainsi pour contourner la trop explosive contrainte de rendre obligatoire toute vaccination.

Donc, ce matin, les Français ont appris que leur Président est touché par la Covid19… et que cette nouvelle se double de cette ahurissante annonce :  la veille, le Gourou LREM a dîné en compagnie de dix de ses groupies (tous des hommes… Les femmes en cuisine ?). Imagine t-on l’avant-dîner ? Ben oui, perso, je l’ai même «rêvé» ici en vignette caricaturale.

Les 9 Courtisans et le Maître
(avant le Dîner de Cons)

S’il y en a qui restent sur le Chiffre de Dix à table, chiffre dont on sait que Castex le réduisait solemnellement à Six, j’ai essayé personnellement de m’arrêter plutôt sur le nombre… des repris de Justice, tous invités à la table d’hier soir. J’y vois le Bayrou Gate, Thierry Solère et ses mises en examen, Richard Ferrand et son Affaire des Mutuelles de Bretagne, Alexis Kohler et ses soupçons de prise illégale d’intérêts, Jean Castex et son enquête préliminaire interrompue. Sans parler du passé douteux de Castaner et des tractations souterraines de Séjourné. Une belle brochette au menu élyséen, non ? Et trop à compter : mes dix doigts ne suffiraient pas.

Table pas prévue
au Budget élyséen.

Tous ces j’menfoutistes de la table élyséenne n’ont cessé de nous donner des conseils, de vouloir mettre au piquet les mauvais élèves, indociles que nous serions. Que vont-ils venir nous dire dans les micros de leurs radios et sur leurs Chaines de la Honte pour justifier le malheureux malheur de leur Maître ? Comment pourrait-on leur donner blanc-seing lorsque nous les avons entendus dire ceci, avec leur morgue de Dominants, avec leur épouvantable suffisance.

« Le meilleur moyen de soulager l’hopital, c’est de ne pas tomber malade » (Jean Castex)

« Le masque en ville, ça ne sert à rien » (Edouard Philippe)

« Il ne suffit pas d’avoir peur, d’être en colère, il faut aussi faire attention. Car si vous madame Bécard, si vous, monsieur Baddou ou moi-même, nous sommes malades demain c’est parce qu’à un moment donné, nous n’aurons pas fait aussi attention que nécessaire » (Richard Ferrand).

En attendant d’entendre les Valets médiatiques de la Macronie lâcher leurs psaumes, on peut toujours rire de la Tyrannie de ces Bouffons. Voilà un relévé sur Twitter qui dit l’essentiel avec humour rageur : «Bon, de toute façon, ça va être très simple de retracer les cas contacts puisque tous les gens du gouvernement et des entourages ont TOUS installé TousAntiCovid, non ?»

Ou sourire à mon tweet : « Macron et sa Covid19 : 4 causes. 1. C’est la faute à Mélenchon. 2. C’est la faute à l’ultra-gauche 3. C’est la faute aux réseaux sociaux. 4. C’est la faute à Didier Raoult »

Et encore se gausser de ceux de ce pôv’ Renaud Pila de LCI (La Chaîne Immonde) qui tente de nous convaincre – en prenant ses désirs élyséens pour la réalité – que «la crainte du vaccin chez les Français va fondre comme neige au soleil dès l’enclenchement des vaccinations et du bouche à oreille». Un Renaud Pila qui tente de nous rassurer avec un de ces milliers de sondages à la con des Officines macronistes à la con : «Sondage Elabe ce matin, 38% des Français prêts à se faire vacciner, en hausse de 4 points». Et qui, plus inquiétant, se range du côté de Twitter et de ses menaces : «Twitter va exiger le retrait des publications mensongères sur les vaccins contre le Covid à partir de la semaine prochaine». Inquiétant Twitter. Inquiétant Renaud Pila qui, ne mettant pas de guillemets à mensongère, entérine la mesure de censure du réseau social. Vous avez dit Chien de Garde ?

A propos du Prix Renaudot et de ses jurés « rebelles ».

Voilà qu’on découvre que même dans les Jurys des Prix littéraires (ici le Renaudot décerné à Marie-Hélène Lafon ce 30 novembre), il y a des « Rebelles ». Rebelles  de droite (comme le juré François-Olivier Giesbert). Ces « Rebelles » ne sont  pas nés d’hier mais d’avant-hier. Rappelons que le franc-tireur Michel Clouscard avait été le premier, fin XXème siècle, à avoir repéré ces « libéraux-libertaires » qui avaient réussi à faire de leur -pseudo- rebellion la norme de tout postulant (en milieu) littéraire reconnu. (En exemples : Yann Moix, Houellebecq, Richard Millet etc.)

Jetons un œil sur les qualificatifs dont ces Potiches du Renaudot s’affublent. Dans les articles du Monde Magazine, Clementine Goldszal rapporte les auto-analyses des membres de ce jury.  Pour jouer ces cartes de hors-la-loi et d’insoumis (qui ne dérange personne et qui conforte la vision très frenchy d’une littérature au-dessus de tout), la juré Dominique Bona en souligne le côté « insoumis, rebelle, intranquille ». Les mots de Jérôme Garcin, juré démissionnaire, ne sont pas très différents jugeant ce jury « un peu voyou ». Citons encore la version de David Foenkinos, lauréat 2014 qualifiant la présence de cette Office de consécration de « sulfureuse, un peu rock et anti-institutionnelle ».

Cette idéologie et ses supports sont au contraire très institutionnels (n’en déplaise à Foenkinos). Citons L’Obs qui a recensé les jurés 2020 (aux dernières nouvelles) : Frédéric Beigbeder, Patrick Besson, Dominique Bona, Georges-Olivier Châteaureynaud, Louis Gardel, Franz-Olivier Giesbert, Christian Giudicelli, J.M.G. Le Clézio et Jean-Noël Pancrazi.

Notons qu’il n’y a qu’une femme dans ce jury. Que – Ô surprise – le Prix Renaudot 2020 a été décerné à… une femme (« Histoire d’un fils » de Marie-Hélène Lafon). Et que – Ô surprise bis – les jurés (90% masculins) ont envoyé au charbon une… femme (Dominique Bona) pour défendre le livre primé. Notons encore – pas du tout en passant – la présence du Prix Nobel, JM Le Clézio, invité récent de Boomerang d’Augustin Trapenard (qui n’a pas osé poser la question de sa présence).

Je n’ai trouvé que Mediapart (via Fabrice Arfi/ Marine Turchi) et Arrêts sur Images  (Via Daniel Schneidermann) pour avoir cité et rappelé le nom de Mr Giudicelli comme juré de ce jury du Prix Renaudot. (Motus et bouche cousue ailleurs). Ce présumé pédocriminel conte dans ses livres ses « aventures » auprès des enfants qu’il a abusés à Manille, à Tunis, à Ouarzazate en compagnie de Matzneff. Cela ne peut être ignoré des membres du Jury. Dominique Bona – qui, évidemment, ne l’ignore pas – verse une larme sur Vanessa Springora mais déplore l’opprobe jetée sur ce très beau Prix et – tenez-vous bien – elle rajoute : « Et je regrette AUSSI le MAL que cela a entraîné pour un écrivain [Matzneff] qui s’est retrouvé au ban de la société, et VICTIME D’UNE CHASSE A L’HOMME ». Voilà comment une jurée plaint ce pauvre Matzneff et s’afflige de son « mal », le faisant passer en « victime d’une chasse à l’homme », lui, le chasseur d’enfants à abuser. Obscénité, obscénité, j’écris ton nom.

La présence de Christian Giudicelli dans ce jury est loin d’être une « anomalie » comme l’écrit Daniel Schneidermann. C’est plutôt une règle d’offrir quelques places (inamovibles jusque-là) à ces « sulfureux » personnages.  Non seulement le pédocriminel Giudicelli est un indéboulonnable juré, respecté, estimé par ses pairs du Renaudot mais il officie aussi dans le Prix Valery-Larbaud (prix 2020 décerné le 7 mars dernier) par la ville de Vichy.

Primé en 1982 ( pour « Une affaire de Famille » au Seuil) par ce dernier jury, Giudicelli est depuis ce temps un des jurés les plus importants. 

Salarié de Gallimard, directeur de collection, il a permis aux livres de sa maison d’édition d’être primés à 80%. Lors de la dernière remise du Prix Larbaud, Giudicelli a annulé son voyage à Vichy s’étonnant que les bruits sur ses antécédents aient pu être entendus jusqu’aux bords de l’Allier ! Notre bon Giudicelli a peut-être cru que Vichy en était resté au 10 juillet 40 et que la ville n’était peuplé en 2020 que de … vichystes. Peut-être même était-il désolé de ne pas pouvoir retrouver ses amis, fantômes bienveillants que sont Chardonne, Morand, Maurras, Giraudoux and Co(llabos) ?

Depuis ce 7 mars, malgré les protestations de Vichyssois(es) à propos de la présence de Mr Giudicelli comme juré, malgré le fait que Mr Guidicelli ait été entendu comme s-u-s-p-e-c-t dans l’affaire Matzneff, rien, absolument rien n’a bougé

La mairie de Vichy et son maire se taisent alors que cette même mairie de Vichy s’est associée au Prix dès sa création (1967) et qu’elle fait chaque année don de 6000 euros au livre primé. Interpellé, Frédéric Aguilera, le maire (LR+LREM), s’est défaussé en rejetant la décision d’une (possible) suspension (provisoire pour lui et non « exclusion ») sur les avis des Jurés avec lequel, pourtant, il paradait lors de sa campagne municipale 2017. Lire mon billet ici.

Plus délirant et horrible encore : lors du conseil municipal du 21 septembre dernier, le maire a fait avaliser à la quasi-unanimité sa décision de présenter Vichy au label de… l’UNICEF, celui de  « Ville amie des… enfants » oubliant tranquillement ceux qui, à Manille, Tunis, Ouarzazate ont subi les « assauts » conjugués de Giudicelli et Matzneff lors de leurs voyages pédophiliques.

Ajoutons aussi que ni le quotidien local (La Montagne de Vichy) ni le régional (La Montagne) n’ont fait un seul article, n’ont écrit une seule ligne sur le parcours de ce pédocriminel depuis le 7 mars dernier et qu’il ne soufflent toujours pas mot des protestations grandissantes contre la présence de ce Giudicelli au Jury du Prix Larbaud (prix qui sera remis dans trois mois). 

Faudra-t-il attendre que les envoyés du New York Times viennent à Vichy enquêter sur cette présence de Giudicelli ? Faudra-t-il attendre qu’ils viennent enquêter pour dire enfin la vérité aux habitants de Vichy (et de France), dire toute la vérité à ceux et celles qui défendent la littérature ET le droit des enfants, à ceux et celles qui dénoncent les violences et les abus sur les mineur(e)s ? Peut-être qu’alors, on aura ainsi pu dévoiler les raisons (dessous inavouables ?) de l’incroyable omerta qui règne à Vichy sur ce toujours juré du beau Prix Valery-Larbaud.