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Silences et Violences médiatiques.

Silence assourdissant des Medias sur Françoise NICOLAS, lanceuse d’alerte.

Depuis plus d’un mois, les réseaux sociaux font état du parcours de Françoise Nicolas, ex-fonctionnaire au Ministère des Affaires étrangères à l’Ambassade de France au Bénin. En 2009, elle y fait état de malversations financières, de dépenses fictives, d’utilisations de fonds publics. On la menace, on la fait passer pour folle, on la renvoie en France et plus grave, on tente de la tuer sur son lieu et pendant son temps de travail. Malgré les appels au secours à sa hiérarchie, c’est le silence total. Sa hiérarchie ? Nathalie Loiseau, celle-là même qui conduit la liste LREM aux Européennes. Nathalie Loiseau était alors la DRH et était membre du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail).

Article paru dans Presse-Océan

Silence côté Pouvoir et silence complice de ces Medias qui ne pipent mot.On relèvera, via ce bref inventaire toujours muet, les grands donneurs de leçons de Mediapart (le journaliste Michaël Hajdenberg, journaliste, co-responsable du pôle « enquêtes » à Mediapart, au courant dès 2015), les Plenel, Arfi, Turchi pourtant dûment sollicités, ceux de Libe (il faut la pression des réseaux sociaux pour que CheckNews ponde un article qui renvoie – malgré les preuves – les protagonistes de cette Affaire gravissime dos à dos). Cet article mis en ligne ce 9 avril transforme cette affaire en fait divers, ce serait une affaire qui ressurgirait pile poil avant les Européeennes – hum hum pas de doute, c’est déjà suspect, c’est déjà orienté, n’est-ce pas ? Jacques Pezet fait passer la lanceuse d’alerte comme « en souffrances » et la présente comme « fragile ». Il fait passer en douce ce « petit » mensonge qui tente de sauver le Soldat Loiseau : l’agression sur Françoise Nicolas a bien été qualifiée pénalement et officiellement de tentative de meurtre mais le Drahi Boy parle d' »accusations » de la lanceuse d’alerte, parle de ses « reproches » et rajoute qu’il s’agit de croyance (« à l’en croire« ).

Ne parlons ni du Canard Enchainé qui refusa d’écrire un mot sur le Bayrougate ni des radios publiques. Imagine t-on Nicolas Demorand (qui nomma Anne Lauvergeon d’Areva au Comité de Surveillance des journalistes de Liberation), Léa Salamé, Nathalie Saint-Cricq, Thomas Legrand, Bruno Duvic ou Guillaume Erner parler de choses aussi ridicules que des malversations, d’argent public et d’une lanceuse d’alerte inconnue ? Imagine t-on qu’ils en fassent de gros titres ? C’est que – tous – ont peur qu’éclate un scandale Fillon-bis. Aussi sacrifient-ils tranquilou la Vérité pour ne pas voir les Français (catalogués par eux comme fainéants, assistés, gilets jaunes antisémites et violents etc) voter pour ceux qu’ils nomment les «extrêmes» aux élections du 26 mai?

Les silences traversent tout le paysage politique et médiatique. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on rappelera Edouard Balladur ou François Léotard à la barre pour l’Affaire Karachi, qu’on reparlera de l’argent de Macron récolté à Londres en 2016, des affaires de Ferrand en Bretagne, des Thierry Solère et d’Urvoas. Plus récemment, silences et black-out total sur les questions qui suivent :

Qui finance la campagne de Raphaël Glucksmann ?

Qui reviendra sur le pseudo-incendie de la maison de Richard Ferrand qui occupa les antennes et radios pendant des jours et des jours ?

Qui va nous en dire plus sur l’Affaire de Libreville et de Liberation ? Qui nous donnera plus d’explications sur cette honte et sur les responsabilités de son Directeur de Redaction Laurent Joffrin ?

Qui nous parlera encore du coffre-fort de Benalla ?

Jusqu’à quand devrons-nous attendre pour que les @decodeurs du Monde, qui se posent en Défenseurs auto-proclamés de la Vérité, qui chassent – paraît-il – les fakenews, nous donnent le montant des subsides versés par FaceBook, garantie soi-disant de leur Indépendance, Neutralité, Objectivité ? Plus ou moins que les 245.000 dollars donnés par Mark Zuckerberg à Libération ?

Qui rappelera qu’à Noël 2016, JF Copé, Brice Hortefeux, André Guelfi sirotaient un pastis à l’Hotel Dorint d’Agadir et parlaient déjà du Crédit Lyonnais ?

Qui éventrera enfin le BayrouGate ?

Qui pour reparler du don de Jean Quatremer, journaliste à Liberation, à En Marche, et de ses crachats sur les Gilets Jaunes ?

Qui rappelera à Gérard Collomb, alors Ministre de l’Intérieur, qu’il voulait « trier » les Migrants sans que cela offusque le moindre éditocrate ?

Qui parlera des dessous des tractations ahurissantes au MediaTV, d’où Aude Lancelin vient de démissionner ? Quid des personnes qui ont organisé ce putsch et détruisent ce site que les BiBis ont jusqu’ici – comme avec Là-Bas-Si-j’y-suis et Arrêts sur Images – soutenu ?

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On a coutume de dire que la Censure a disparu, que les Ministres de l’Information n’existent plus comme aux temps gaullistes, que les Medias sont des contre-pouvoirs qui peuvent tout dire. Oh, ils peuvent dire, oui, mais encore faut-il voir de quelle façon ! Ils font fi de la hierarchie des Infos, les nivèlent (la grossesse de Nabilla c’est l’équivalent du coffre-fort disparu de Benalla), enfouissent les plus graves scandales sous un torrent de banalités avant de les oublier. Ou encore, aujourd’hui, avec l’article de Jacques Pezet sur l’Affaire de Françoise Nicolas publié dans CheckNews (et non en page politique de Liberation), on présente tant de distorsions qu’on nous fait croire à une présentation distanciée et sans parti-pris. Tout passerait comme une lettre à la Poste si ce n’est que veillent, toujours vigilants, toujours prêts, la Grande Secte des Bibis.:-)

Françoise Nicolas, lanceuse d’alerte.

Ils/elles ne sont pas forcément révolutionnaires, dissidents ou anti-système. Ils/elles ont tout simplement du courage. Ils/elles font correctement leur boulot jusqu’à tomber un jour sur des malversations et découvrir des trafics illégaux. Des opérations obscènes. C’est là, sous leurs yeux. Il y a les preuves. Elles sont là, indiscutables.

Mais cela ne suffit pas.

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