« What a Wonderful World ! »

 

 

BiBi ne sait pas pourquoi il fit un raccourci entre l’interview de Carla Bruni-Sarkozy sur SkyNews (Les Nouvelles du Ciel !) et l’image de Françoise Lebrun, actrice du film majeur de Jean Eustache «La Maman et la Putain». Ce film de 1972 cloua BiBi dans un fauteuil du Cinéma «L’Entrepôt» à Paris. Entre la futilité au Pouvoir («Je vis un Conte de fées » dit Carla Sarkozy) et la densité, l’intensité du magnifique monologue de Françoise Lebrun, il y a évidemment tout un gouffre, tout un Monde : Mensonge puéril d’un côté ; Colère, Passion, Tumulte et brûlure de l’autre.

De cet entrechoc, BiBi en a tiré son 600 ième article. Il a voulu rendre hommage au cinéma immémorial de Jean Eustache et voulu rappeller ici la forte conclusion d’Alain Philippon dans son livre consacré au cinéaste de Narbonne : « Comment rester un cinéaste de son temps, comment rester cinéaste quand ce temps commence à vous dégoûter ? Telle est la question qui ne cessera de hanter Jean Eustache » . 

 

[A Françoise Lebrun] 

« C’est une image de vous que j’ai aimée, une image porteuse de fictions innombrables. Non, ça ne m’avait jamais fait ça, une image de cinéma, une image sans emphase soutenant votre phrasé. Il y a eu là, collusion entre le Monde et vous pour m’apprendre de ce Monde, collision entre vous et moi, accident majeur jamais regretté. Je suis à vous, reconnaissant, je vous l’avoue, à vous, rien qu’à vous. Même si le temps a passé, dites-moi que ce bon temps peut revenir, dites-moi si vous avez vécu d’autres choses, si votre temps a été bien employé, dites-moi si je fais erreur sur votre personne. Dites-moi que vous avez été autrement filmée et que vous n’êtes, au jour d’aujourd’hui, ni figée, ni fixée, ni sur vos tensions d’avant-hier, ni sur vos intentions d’hier, ni sur ce film d’avant-hier. Dites-moi que vous allez toujours allègrement de l’avant, qu’il y a eu d’autres films, d’autres pièces, d’autres créneaux, d’autres châteaux que je connais pas, qu’il y a eu, pour la femme libre que vous êtes, d’autres libertés prises, d’autres prises de vues libres, dites-moi que vous êtes toujours prise, éprise de prises de vues. Alors, alors, me reviendra le temps d’une seconde jeunesse ».

Les Flèches de BiBi (8/15 mars).

Rumeur de Salon.

La rumeur aurait débuté puis enflé au Salon (de l’Agri-cul-ture) mais la Presse française, digne et exemplaire, se tait. Cela n’empêche guère Paris-Match d’exhiber Cécilia à New-York, Carla de s’étaler sur son bonheur d’héroïne de « Conte de Fée » et Luc Châtel, gros client d’Intermarché, de brandir le respect de la vie privée.

La Tribune de Genève conclut plus simplement : « Comment un Chef d’Etat peut-il brandir le respect de la vie privée alors qu’il l’étale à longueur de couverture de magazines » ? Allez, que les paysans retournent aux Champs, que Carla retourne au Chant et vous, Français, ne vous inquiétez pas : le Pays, ses Vaches et ses Veaux, seront bien gardés.

Le Modèle français.

Barbara Rosenkranz fait parler d’elle. Le 25 avril prochain, elle aura le champ libre pour affronter le Chef de l’Etat autrichien, Heinz Fischer, social-démocrate. Candidate de l’extrême-Droite (FPO), Madame est très proche des milieux néo-nazis.

Ce sont évidemment les négligences quotidiennes dans l’approche du rapport au nazisme, l’acceptation en continu d’un style populiste avec antisémitisme et xénophobie qui ont fait que Madame envisage de tutoyer les 20% d’opinions favorables. Les Français n’ont évidemment guère de leçons à donner car, bien avant d’entendre Brice et Gérard parler des Auvergnats et du « Corps français traditionnel », notre belle France 2002 avait offert au Monde ahuri un surprenant second tour.

Pierre Bergé.

Il fait de la pub pour le vin mais ne déplore même pas que notre Président fasse preuve d’abstinence. « Je trouve ça très bien. On n’a pas envie d’un Président de la République qui ressemblerait à un pochard ». Sarkozy a désormais deux supporters : un Pernaut et un Bergé tout blanc. Pas besoin d’attendre le troisième verre pour crier : « Attention les dégâts ».

 Alain Joyandet.

Lors de sa campagne électorale en Franche-Comté, Alain Joyandet se vante d’avoir « serré plus de 15000 mains ». Il ne dit pas combien d’électeurs – en retour –  lui placeraient bien un coup de pied là où vous savez. De l’avis de BiBi, un seul – bien balancé – suffirait.

Jean-Pierre Coffe trinque avec les Lobbyistes.

Missionnés par Valérie Pécresse pour enquêter sur la restauration en Restau-U, Jean-Pierre Coffe, gros mangeur à tous les râteliers, et Jean-Robert Pitte trouvent « dommage que l’offre de boissons alcoolisées ait presque disparu des Restos-U ». Bon, c’est vrai, c’est discutable et ça peut se discuter autour d’un verre. Là où il y a un… hic, c’est lorsqu’on apprend que notre Coffe est chaperonné par l’Association Vin et Société, puissant lobby viticole sur lequel il ne tarit pas d’éloges. Du coup, une paille et un seau d’eau, voilà tout ce que mérite notre fine et grande gueule.

Bruno Solo.

BiBi l’aime bien. Ce sera sa flèche de cœur hebdomadaire. Dans le Monde du jour, Bruno Solo lâche : « Le fils de prolo que j’étais a côtoyé au lycée des fils d’avocats, de grands patrons. Je ne me sentais pas en marge par rapport à ces gosses de riches. Je n’ai pas eu de complexe social ». T’es pas Solo, cher Bruno : voilà une flèche-bibi bien envoyée.

Digne indignation.

BiBi lit ce qu’il a sous la main. Il se saisit de ce qui trace et tresse son quotidien. Trois faisceaux ce jour : 1. l’abonnement à Télérama a été abandonné mais BiBi continue d’y jeter un œil. 2. Au boulot : il y a l’avant-dernier numéro du Lien Social qui traîne sur la table. 3. Chez le buraliste, sur une pulsion d’achat, BiBi se dit «Oui, deux euros pour le numéro de mars de Décroissance, pourquoi pas ? »

Subrepticement, via ce Triangle incongru, trois «idées» improbables et vivifiantes vont s’entrechoquer. Des croisements se font sans qu’on sache vraiment pourquoi. Au fond, ces trois lectures, ces trois faisceaux vont converger, ils convergent vers le bonheur de comprendre le Monde dans sa dimension insensée, dans sa terrifiante intranquillité.

1. A Télérama, quelques mots de Denis Polydadès font bonheur et honneur au Sens :

Question : « être acteur, c’est être un autre ? » DP : « C’est se fantasmer autre. C’est pourquoi je déteste me voir à l’image, notamment à la Télévision : elle me montre l’individu que je suis, à l’âge que j’ai. Alors que sur scène, je me prête volontiers à un autre corps, une autre voix, un autre visage » ou encore « Il faut n’avoir aucun caractère pour pouvoir les jouer tous… Michel Bouquet nous disait d’être terne, qu’il fallait consentir à être quelqu’un de pas très intéressant, n’ayant un avis sur rien, pour être tout entier dans le personnage ».

2. Dans l’hebdo Lien Social, il a cet article-interview d’Anne et Marine Rambach, co-auteurs du livre « Les Nouveaux Intellectuels précaires » chez Stock. Elles parlent des difficultés pour des travailleurs sociaux d’accompagner cette précarité spécifique : «Le travailleur social comprend parfaitement pourquoi il accompagne un ouvrier de l’industrie automobile (…) Difficile en revanche de comprendre un éditeur précaire, par exemple, avec un statut à moitié illégal, payé en droits d’auteurs, bac plus 5, bien habillé, qui habite en centre-ville et qui pourtant vous explique qu’il ne peut plus nourrir ses enfants parce qu’il touche 400 euros par mois » ou encore « Une partie de ces Intellectuels précaires, à force de dégradation progressive, décroche. Elle entre alors dans une profonde détresse. Nous avons rencontré un chercheur, géographe de surcroît, demandé pour des colloques à l’étranger. Il habitait dans un tout petit appartement, dans un état de dégradation extrême avec à peine de quoi s’acheter du café. Il était au RMI, faisait des petits boulots à l’occasion, comme du nettoyage ».

3. Revue « Décroissance » (mars 2010). La réponse d’Alain Accardo, souveraine, sans complaisance, fière et pulsionnelle, à un lecteur qui lui demandait de tenir le « ton neutre et impassible qui sied à tout discours soucieux d’objectivité » :

« Eh bien cher et savant ami, au risque d’aggraver mon cas à vos yeux, je vous répondrai que ce qui me paraît manquer le plus aujourd’hui, en matière de discours social, c’est justement l’indignation ».

Trois liens hasardeux mais au final, une seule Idée-maitresse : l’indignation, la digne Indignation.

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BiBi a continué de lire. Il invite à aller voir l’article de Thierry Crouzet (« Le Blog : forme majeure« ), l’article féroce et juste sur Apathie de NouvelHermès et les rapports de force et de farce dans le couple Chouchou et Chochotte chez… Plume de Presse.

Le Murmure des Expulsés.

L’histoire était jusqu’à aujourd’hui inconnue de BiBi. Elle lui est venue de ce petit village de Billère (64140) dans la banlieue de Pau. Son Maire socialiste, Jean-Yves Lalanne, avait donné son aval pour la réalisation d’une fresque murale sur un pan de mur d’une salle des fêtes communale. La fresque était une œuvre citoyenne dédiée aux sans-papiers et à leurs enfants expulsés.

L’inauguration a eu lieu le 5 septembre 2009. Ce jour-là, Isabelle Larrouy, porte parole de Réseau Education Sans Frontière (RESF 64), la députée-maire socialiste de Pau (Martine Lignières-Cassou), et le maire de Billère, Jean-Yves Lalanne y ont présenté le contexte et les raisons de cette commande.

Le préfet UMP très zélé des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Rey, est venu s’y opposer prétextant que le premier magistrat de Billères serait sorti de son devoir de neutralité vis-à-vis de la Politique gouvernementale. Il a donc saisi le tribunal administratif de Pau qui – hélas – lui a donné raison. A l’audience du 4 janvier dernier, le rapporteur public s’est en effet prononcé en faveur de l’effacement du Mur et a donc décidé « l’annulation » de la décision du maire.    

Plus de mur certes… mais restent ces murmures d’expulsés et leurs soutiens.

Murmures qui reconstruiront le Mur.

Hervé Gaymard et sa Littérature à deux balles.

Souvenons-nous : depuis son appartement parisien de 600 m2 au loyer (1440 euros mensuels seulement) payé par les contribuables, Hervé Gaymard nous donnait des conseils pour qu’on se serre la ceinture ( BiBi ne compte pas les 150000 euros de travaux entrepris). En 2009, Chouchou a invité ce Chiraquien dans ses appartements à de nombreuses reprises. Pour récompenser ce nouveau larbin, Chouchou lui a offert la direction de l’Office National des Forêts.

Mais BiBi se demande de quoi ils ont pu parler. De Littérature, peut-être ?

On pourrait croire qu’Hervé a aidé notre Président à devenir Lecteur puisque ce dernier – depuis son arrivée au Pouvoir – essaye (en vain) d’ouvrir un livre et essaye (en vain) de le finir (N’est-ce pas, Carla ?). On pourrait le penser aussi puisque Le Monde (du samedi 6 mars) offre une page entière à Hervé Gaymard avec ce titre : «Contraint de démissionner de son poste de Ministre de l’Economie en 2005 (…), Hervé Gaymard se dit sauvé par son amour des livres » et clame que « la littérature est un extraordinaire viatique ».

La Littérature comme consolation à ses souffrances passées, comme nourriture sacrée qui comble sa faim et sa misère d’antan ! Quel bel article ! Merci Le Monde.

Toute cette interview complaisante ne sera que prétexte pour qu’Hervé puisse justifier ses inqualifiables errements passés. Avec cette contre-vérité manifeste : « J’ai découvert quelques heures avant tous les Français, le prix de la location (…). J’ai immédiatement demandé ma démission ». Or, rétablissons les faits : ce Monsieur n’a JAMAIS demandé sa démission : il y a été contraint. En effet, l’affaire de l’Appartement, révélée par le Canard Enchaîné, avait pris une telle ampleur qu’elle faisait tâche dans le gouvernement Chirac (Hervé est toujours un très grand ami de la famille Chirac).

Tout le Monde s’en souvient sauf… le Monde (Josyane Savigneau qui l’interroge n’intervient absolument pas pour le contredire là-dessus). Plus même, pendant dix jours, ce cher Hervé avait tenté de justifier piteusement son loyer et son séjour permanent dans cet appartement… Dix jours qu’il a évidemment oubliés et au cours desquels il avait défendu l’indéfendable. Monsieur avait même affirmé  avoir ignoré le prix d’un appartement de 600 m2 proche des Champs-Elysées. Ce cher Hervé – rappelons-le – avait en charge alors la gestion des finances publiques françaises comme Ministre de l’Economie !

Monsieur le Député UMP nous parle un peu « Littérature ». Il analyse Malraux : « Malraux, c’était la littérature liée à l’action ». Bravo. Dix lignes auparavant, Hervé s’était auto-analysé : « Pour moi, la littérature est une passion et une vie secrète et la politique répond à ma soif d’agir ». Conclusion d’évidence : notre Hervé est une réincarnation vivante d’André Malraux. Pas gêné pour deux sous, notre Hervé, non ?

Aucun doute pour BiBi : cette pleine page du Monde lui a finalement été offerte pour remettre en selle un «Intellectuel » de Droite bon chic bon genre, de ceux qui manquent à la Bande à Nicolas et à la panoplie UMP.

Hervé n’hésite guère à faire dans la vaillance, dans l’affrontement à la souffrance ( il avoue du bout des lèvres qu’il n’a pas fait de « faute personnelle » mais que dans cette affaire, il y a eu « un défaut de vigilance »), il nous joue la sérénade pitoyable de la « traversée du Désert » (comme un authentique héros de tragédie grecque), il veut nous convaincre qu’il est prêt (non à écrire un livre… encore que…) à revenir en scène (« J’ai payé à tous les sens du terme » dit-il dans un mauvais français). Il cite De Gaulle et Sœur Emmanuelle, il flirte avec un professeur du Collège de France, il adore l’Afrique (pas celle de Bolloré) mais il ne dit pas mot – ouf! – de sa femme Clara, Capitaine libérale d’Industrie, directrice de cabinet de Juppé, Présidente de General Electric qui, elle, n’aime pas du tout, du tout, du tout, évoquer « l’Affaire Gaymard ».

Pas de chance pour Hervé et Clara Gaymard : BiBi, au contraire, aime beaucoup « l’Affaire Gaymard ». Et il n’est pas loin de déclarer que, hors ce Scandale éhonté, tout le reste n’est que littérature.

Tout le Monde sur le pont ! Le Bateau UMP tangue.

Olivier Jay (du JDD) et le Taxidermiste.

 

JOURNALEUX : BiBi a une prédilection pour les Journaleux du Journal Du Dimanche. Il les suit à la trace et il aime beaucoup disséquer leur plan de carrière. C’est que, cul assis entre deux chaises, ces Journaleux vont et viennent entre chaises vides et chaises tournantes. Ainsi, pendant deux années, Olivier Jay resta dans l’ombre de Christian de Villeneuve aujourd’hui remercié par de bien belles louanges assassines (Dans les Sphères des Puissants, le panégyrique est bien souvent synonyme de couronne mortuaire). Aujourd’hui, voilà notre Jay au sommet de l’Olivier.

JOLIE PLUME COLORÉE : BiBi, relisant un des derniers articles de ce nouveau Dirlo, avait relevé : « Les vraies cibles de notre Président [Sarkozy], ce sont les patrons, les banquiers et certains dirigeants ». Ou encore, (il y a tout juste un an) : «Les États fournissant aux banques les liquidités nécessaires pour financer les entreprises, une certaine reprise de l’économie devrait intervenir assez rapidement». Jolie plume de Jay, non ?

FABLE FABULEUSE : BiBi, impressionné par ses fables colorées, en avait même plagié une : «Maitre Jay, perché sur son olivier, tenait dans son bec, un mirage/ Mais Maître BiBi, par l’odeur alléché/ lui tint à peu près ce langage /Et bonjour, Monsieur Jay du JDD/Que vous êtes joli /Que vous me semblez beau !»

ENVOL POUR 2012 : Seul aux commandes, fier oiseau sur sa branche, Jay est donc devenu Directeur de la Rédaction du JDD par la bonne grâce de Didier Quillot, président très sarkozyste du Directoire Lagardère Active. Un proche, aux pieds de l’Olivier, résume : «Très travailleur, Jay est l’homme aux mille et un réseaux. A la fois habile et subtil, il réalise un rêve qu’il visait depuis près de deux ans ».

OISEAU ZELE : Après être sorti du nid IEP, Jay a pépié dix ans durant dans Les Échos, journal dont le proprio est aujourd’hui Bernard Arnault. Il dirigera ensuite les Rédactions numériques de Bayard (2000-2005) puis survolera les toits de l’Usine Nouvelle (2006). Au JDD, il saluera bien bas Michel Pébereau (qui tient régulièrement chronique de Science-fiction dans le JDD), déploiera ses ailes dans l’animation ininterrompue des Ateliers MEDEF. Là, gazouillant, il tutoie le Ciel du Libéralisme et les Rapaces du CAC 40, montant souvent Lagarde autour de Christine. Pas de doute, c’est bien là que «l’Homme aux mille et un réseaux » a pris son envol et continuera d’y tremper sa plume.

GAZOUILLIS INTERDIT : Cher Olivier, ne faites pas l’erreur de demander un gazouillis au compte Twitter de BiBi comme le fit votre Monsieur Claude (Askolovitch). Le Jay doit se méfier car chaque dimanche, BiBi dépouille votre journal, BiBi dissèque vos articles, BiBi tanne vos Journaleux et BiBi démoule vos mensonges. C’est que… BiBi – renseignez-vous - est sûrement un valeureux taxidermiste.

Les Flèches de BiBi (1/7mars).

PAUVRE MARTIN OU LES LARMES DE BOUYGUES.

Lors de la présentation des résultats de ses entreprises (TF1 en tête), Martin Bouygues a beaucoup pleurniché sur les harcèlements subis par ses Compagnies : « Quels sont les métiers en France qui en 22 ans ont eu à subir 24 lois et 16 décrets ? » Il a ensuite poursuivi par cette magnifique supplique : «Qu’avons-nous fait au Bon Dieu pour mériter un tel traitement ? » Une phrase en béton, non ?

LE MUR DES LAMENTATIONS.

1. Ironie : au-dessus de la phrase de Martin Bouygues rapportée par Libération, on lit un petit article à propos de la Pub sur le Mur des Lamentations. On y apprend qu’une Start-Up y a projeté en caractères rouges géants le logo de Coca-Cola. Dans l’article, on ne dit pas si la phrase de Patrick Le Lay («Notre boulot, c’est de vendre à Coca-Cola du temps de cerveau humain disponible ») a été, elle aussi, projetée ?  Mais peut-être a-t-elle été seulement psalmodiée ?

2. BiBi aurait bien voulu faire partie des Murmures de ce Mur pour agrandir son audience. Mais, pas question de s’y lamenter ou d’y alimenter son blog. C’est que «BiBi» est déjà pris en Israël : c’est le surnom de Benjamin Netanyahu.

B.H.L ET SON BLOC-NOTES DU « POINT ».

« L’année qui s’achève a vu disparaître un grand penseur français qui s’appelait Claude Lévi-Strauss ». C’est complètement faux, cher Bernard-Henri, Claude Levi-Strauss n’a jamais existé. C’est ton Monsieur Botul qui l’a confirmé à BiBi.

JEAN-LOUIS BIANCO.

Jean-Louis Bianco, supporter de Ségolène Royal (si, si, ça existe encore) était l’invité de Radio Classique : «Si le projet est partagé, l’alliance Modem-Gauche (!) est tout à fait souhaitable». Du Rose pâle au «Bianco».

VINCENT PEILLON.

Il s’est jugé très maladroit «d’avoir demandé la démission d’Arlette Chabot ». Au tour d’Arlette d’essuyer ses gros Chabots sur le Paillasson-Peillon.

LUC FERRY.

Il déplore la sacralisation de l’Enfant dans le Figaro du 4 mars : « Ce n’est pas le « trop d’autorité » qui fait problème mais sa fulgurante déliquescence dans les familles ». Pourtant, au cours de l’année scolaire 2009, Luc Ferry avait emmené ses filles en croisière sur le Princess Danae (aux frais de la princesse, voir article-BiBi). Elles n’étaient pas du tout en vacances mais Papa Ferry, très cool, avait cédé devant leur insistance pour qu’elles ratent leurs cours et puissent écouter Papa-Cool lors de ses Conférences sur… « L’Enfant-Roi ».

ANDRE GLUCKSMANN.

André Glucksmann, ex-toutou maoïste, est très en colère contre la Realpolitik de son Maitre Sarko vis-à-vis de la Russie de Medvedev et Poutine. Hé oui, philosopher à la (roulette) russe est devenu un vrai casse-tête (chinois).

CHOCHOTTE.

Elle peaufine son prochain voyage à New-York le 30 et 31 mars prochain avec Chouchou (son Maitre-Chanteur). Elle sera à la Duke Ellington School of Performing Arts. Quoi ? s’étonne BiBi, elle aura le temps d’y prendre des cours de chant ?

JEAN-LUC GODARD.

Voilà comment opèrent les Nouveaux Censeurs. L’inénarrable toutou du Figaro Anthony Palou célèbre Jean-Luc Godard qui va fêter ses 80 ans. Le metteur en scène est tour à tour qualifié de « garçon espiègle », de « rebelle », de « mythe », de « vilain petit canard ». Des films ? Pas un mot.

LA PHRASE-BIBI.

Certains attendent le Grand Soir. BiBi redoute plutôt les matins blêmes.