Au banc de la Société.

Banc de la Société

Dans mes pulsions des dernières semaines, j’ai essayé de faire le tri afin de vous présenter mes lectures dans un certain ordre. Mais l’Ordre, tout Ordre, est fait pour être contourné. Au final, à la relecture, c’est un fatras (dirait Prévert), c’est un joyeux bordel (dirait Bourdieu dans un vieux n° spécial des Inrocks). Donc, c’est ainsi, c’est en vrac avec du Lordon, de la Grèce et du Podemos, du Karl Kraus le Viennois et du Thomas Bernard l’Autrichien itou. Puis, pour finir, un retour à Bourdieu vu en son temps (1996) à la… télévision (Arrêt sur Images).

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Mon Odyssée grecque.

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Toujours étonnant de lire bon nombre de commentaires (ceux de Mediapart, ceux de blogueurs, ceux de simples citoyens). Étonnant à la vitesse avec laquelle chacun se prononce, pose ses oukases, fustige l’autre, est d’accord avec l’un, hurle au traître, veut couper les têtes ou descendre dans la rue etc. Non qu’il faille rester neutre, surplomber les avis en flottant au-dessus de la mêlée. La passion commande que l’on prenne position. Et c’est tant mieux.

Sauf que.

Sauf que.

Elle me disait… (20)

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Si je devais faire tout un livre de notre histoire, j’inscrirais ce qui suit dans une seconde partie. Finis les souvenirs que je consignais laborieusement dans mes carnets. Bien éloignés ces temps passés partagés entre la mer, les hautes herbes, les cabanons loués où nous dormions, les repas de nos familles, les parties de volley.

Nous entamerions un second chapitre.

Car Elle est revenue, revenue par le biais des écrans et des emails. Nous voilà de nouveau en plein présent avec un blanc, un silence de quinze années derrière nous. Rien n’est écrit et les rassurantes notes que j’ai prises et reprises dans mes carnets, ces aphorismes retranscrits à grand-peine sont désormais chapitre clos. Tout, tout devient absolument nouveau. Qui est-Elle aujourd’hui ? Je ne sais. Que fait-Elle ? Une première réponse emailisée est là, sur mon écran : Elle court, Elle court, Elle monte aux dunes.

Lectures du moment : entre douleur et espérance.

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UN LIVRE : CONTRE LA BARBARIE de Klaus MANN (1925-1948).

UN ARTICLE A NE PAS MANQUER. (Frédéric LORDON).

UNE REVUE EN MARGE A SOUTENIR : «FAKIR».

«Elle me disait…» (19).

ELLE ME DISAIT dessin

«J’écris. A contrecœur. Mais j’écris». A la suite de ce premier élan électronique, elle me promit un second mail. Il est arrivé. Déroutant, si déroutant, son contenu.

Elle me répète qu’elle écrit toujours. Et toujours à contrecœur. Elle a rassemblé tout un florilège de petites phrases, répétant qu’Elle est heureuse – «mais ce mot, je l’ai déjà oublié» – heureuse que j’en sois le destinataire. Cela ne suffit pourtant pas à expliquer ma sidération. Elle a pris le soin de m’avertir : «Lis ce «fatras» sans arrière-pensées, fonce tête baissée dans ces lignes, laisse-toi bercer par chacune d’elle. Ou abandonne-les derechef s’il le faut. Je fais confiance à ton accueil de lecteur». Mais le point de départ de mon ébahissement ne réside toujours pas là.