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Paris, Fontaine des Automates.

Fontaine 3

PARIS. La Fontaine des Automates (ou Fontaine Stravinski) fête ses trente ans. Passage obligé pour se rendre Place de l’Hotel de Ville tout proche où se déroulèrent les Concerts FNAC (19-21 juillet). Et toujours cette secrète et insistante correspondance entre l’acte de lire (de relire) et de déambuler. C’est qu’entre photographies des Automates du Bassin et réminiscences écrites, il y aurait comme l’avènement d’un étrange calme, quelque chose comme un miraculeux apaisement.

Paris Trash.

Poubelle 6

Évacuons ! Par ici les déchets !

Même pour nettoyer, pour rendre propres les Propriétés, on met les formes. Joliesses et couleurs pour dire le cul du Monde où finissent les inestimables marchandises qu’on nous fourgue et que nous «choisissons». Plastique lisse et vert-de-gris, bouchons dentelés, boites écrasées, gâteaux émiettés : tout cela offert aux Corps à la peine furetant dans les poubelles ensoleillées.

Et les accompagnant, l’ombre de ces quelques aphorismes pour un instant de répit.

Le Spectateur de Cinéma : un Animal étrange (2).

Sabzian 4 et 5

Images extraites du film Close Up d’Abbas Kiarostami.

Première partie du billet ici.

Dans un vieux et riche numéro de Communications (N°23 de 1975), on avait deux belles interventions à propos de ce Spectateur de cinéma, animal étrange, dont la place était difficile (mais non impossible) à cerner. L’article de Roland Barthes s’arrêtait sur sa sortie personnelle du Cinéma après projection d’un film. Christian Metz, lui, développait les rapports de contiguïté entre le Rêveur et le Spectateur de Cinéma. Il y analysait les rapports entre le premier (qui ne sait pas qu’il rêve) et le second (qui sait qu’il est au Cinéma). Des extraits extra.

Le Spectateur de Cinéma : un Animal étrange (1).

Close Up

Chacun a son film-fétiche, celui qu’on garde en tête. On garde la fiction, pas forcément toutes les images, on garde la brûlure, l’hébétement à la sortie du Cinéma, le bruit de la ville, klaxons, pots d’échappement qui vous réveillent. On garde le souvenir de nos pulsations qui reviennent et on garde l’étrangeté qui nous habite encore. Aimer un film, c’est savoir au fond de nous-même, qu’il y eut un Avant et un Après. Ce fut ainsi pour moi après la projection de Close Up d’Abbas Kiarostami.

Album-Photo 4 : Philosopher en nuances et en nuages.

 ECHECS 2

*

Il y a de lointaines années, je m’étais désaltéré au biberon althussérien. J’étais tombé sur « Positions », un recueil d’articles du philosophe. Un livre dans lequel j’appris qu’il pouvait exister un lien fort, fécond, à construire entre les deux grand-pères que furent Freud et Marx. Reprenant le bouquin, j’ai retenu un autre passage :

«La philosophie, jusque dans ses longs travaux théoriques les plus abstraits, les plus difficiles, se bat en même temps sur des mots : contre les mots-mensonges, contre les mots-équivoques ; pour les mots justes. Elle se bat sur des «nuances».