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12 montages-photos d’«humour» politique.

Rire Twitter

Le Rire ! On trouverait à rire dans mon blog ? Je n’en suis pas si sûr. Ou alors il s’agit d’un rire crispé, d’un rire au-delà du rire rigolard. Bref, comme dirait Lautréamont, d’un « rire qui ne rit pas« . Oui, je suis toujours un peu étonné que le lecteur ou la lectrice trouvent à rire à mes compositions photographiques. 

Étonné car le rire-bibi a presque toujours partie avec la Mort (ici le rire pharaonique sur le choix du dessin), avec le Politique (je vois mal les journaleux du JDD ou du Figaro-Magazine se tenir les côtes en regardant mes planches) et avec… le Mortifère dans le Politique.

J’ai rassemblé ici quelques photo-montages déjà mis en ligne sur Twitter (pour certains d’entre eux).

Douze petits travaux dont le plus important est certainement le dernier.

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Aimer, boire, chanter… et étudier.

Etudier boire

Inserts dans ma vie quotidienne. Deux arrêts : l’un – arrêt sur Images – avec une séance de cinéma (BiBi-spectateur du dernier film d’Alain Resnais « Aimer, Boire et Chanter ») et un autre – auditif – avec un constat signifiant et terrible de Marcel Gaucher en interview sur France Info.

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Des détails qui tuent. (A propos de « L’Amour est un Crime parfait » des Frères Larrieu).

 Larrieu

«Explorer l’anodin» écrivait l’écrivain (suisse) Robert Walser. Beau programme qui rejoint celui d’un Docteur viennois qui débusquait derrière les plus petits détails des affaires de la plus haute importance. Je ne pensais pas du tout à cela lorsque débuta le film «L’Amour est un crime parfait» des frères Larrieu. Avant de payer ma place, j’avais juste lu le portrait des deux frères dans un article de Libération. Le journaliste-interviewer rapportait qu’Arnaud et Jean-Marie Larrieu n’avaient eu «aucun souvenir de rivalité, ni même de conflit», insistant même : «leur mémoire est commune et leurs propos ne se contredisent pas. Ils font tout pareil». Tout pareil. L’un égale l’autre. L’un se fond en l’autre et vice-versa. Deux frères, une seule parole. Des films en commun, comme «un», «sans souvenir de rivalité».

Et moi qui croyais naïvement que le pire dans la vie était de rencontrer son double parfait.

Après-midi ensoleillé à Auvers-sur-Oise.

VG Sous la pluie

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Vous avez continué de vivre cahin-caha et plutôt pépère tant d’années après la découverte des toiles de Van Gogh au Musée d’Amsterdam. Vous avez rangé toutes ces espèces de bouts de toile sciés, limés, râpés, martelés et rabotés dans un coin de votre mémoire. Mais les voilà qui resurgissent avec une force inentamée. Vous avez l’impression subite de croiser ses pinceaux et ses toiles. Vous vous souvenez alors des efforts d’énergie assez considérables du peintre, de sa mélancolie, de sa ténacité  de son épuisement. Ce bouleversement ne peut revenir qu’en certaines occasions. Celle – par exemple – d’un passage à Auvers-sur-Oise, après-midi ensoleillé.

Les lunettes noires de Jean-Pierre Léaud.

Les lunettes de Jean-Pierre Léaud

Ce lundi sur Arte, on passait le grand film de Jean Eustache («La Maman et la Putain»). Je l’avais déjà enregistré en VHS  lors d’un dernier et lointain passage à la télévision. Ce qu’il y a de fort dans la re-vision d’un film qu’on a aimé c’est le trouble vers lequel il nous renvoie, trouble différent aux différents âges auxquels on le voit. Trouble d’adolescent en 1972 à l’Olympic-Entrepôt, troubles d’adultes plus tard. Et hier soir encore.

C’est évidement le privilège des films singuliers que d’être pluriel, que de se démultiplier, que de nous remuer ainsi et autant de fois. Pluralité et bouleversements inattendus de nos regards qui confirment la phrase rimbaldienne : «Je est un autre».