Articles tagués ‘François Pinault’

Les Flèches de BiBi.

Lundi 25 janvier 2010

PPDA  A TOUJOURS LE TICKET.

Dans le Figaro, Patrick Poivre d’Arvor nous exhorte à donner pour Haïti : «Il faut donner. De l’argent. A qui vous voulez. Ils ont tellement besoin de nous». Avec Pierre Botton (ex-chiraquien en mission agréée par Alliot-Marie), PPDA pourrait mettre la main à la poche pour donner aux Haïtiens désœuvrés des billets d’avion gratuits Port-au-Prince-Paris. Il connaît la route et la marche à suivre.

JACK LANG.

Jack Lang comptait devenir le premier Ministre franco-allemand de l’Histoire. Pour ça, il s’était donné à fond. Qu’on en juge : notre Jack s’était inscrit au Goethe Institute pour parfaire son allemand et avait travaillé tout l’été. Hélas, cela ne se fera pas mais pour BiBi, c’est toujours drôle d’imaginer un Lang apprendre une langue.

LE FIGARO SE DEVOILE.

Le journal à prendre Dassault n’en peut plus de la burqa. Pas un jour sans qu’il ne nous en parle. Jeudi 14 janvier en page 3 («Sarkozy prêt à une loi après les Régionales»). François Baroin toujours page 3 du Vendredi 15 qui intervient etc, etc. Bas les Masques !

JEAN-CLAUDE JUNCKER.

Notre Luxembourgeois d’élite juge « contre-productif » un système d’échanges d’information automatique sur l’épargne des non-résidents. Il plaide évidemment pour son pays, le Luxembourg, royaume de la Transparence fiscale et bancaire comme chacun sait. En gros, il nous dit : «Foutez-nous la paix et laissez nous à nos (grosses) affaires».

ALBERT ALGOUD.

Déjà anobli par le JDD (il y a tenu récemment une chronique d’une page), voilà l’ex de la «grande» époque de Nulle Part Ailleurs qui se vante de travailler avec Laurent Gerra (bon… passons), le voilà qui déclare aussi sans complexe : «Je suis un intello déguisé en clown». Bien prétentieux que tu es, Albert… car tu n’es ni un Intello ni (surtout) un clown. Juste un bébert.

BERNARD, FRANCOIS et BERNADETTE.

Le 25 janvier, et François Pinault (nos deux têtes de l’Art réconciliées) sont invités par Bernadette Chirac, la Femme aux Pièces Jaunes, pour un dîner de bienfaisance. Cela se passera en toute simplicité à la Maison de Solenn, institution qui accueille des adolescents «en situation de souffrance» (Le Figaro). BiBi entend d’ici leurs cris de détresse : « M’dame, M’ssieurs, une p’tite pièce  jaune siouplait ! ».

BERNARD THIBAULT.

Toujours étonnant pour BiBi, ces vocables laissés sans contestation aucune aux lèvres des Puissants. On parle de «partenaires» sociaux (et non d’adversaires) sans que personne ne bronche. Nicolas Sarkozy venait de présenter ses vœux aux Syndicats et voilà ce que rapporte le Figaro : «Revenant sur cette année difficile, le Chef de l’Etat a reconnu n’avoir « jamais connu dans l’histoire un dialogue social aussi fringant et intense». Ce qui est incompréhensible pour BiBi, c’est de laisser dire de telles énormités en n’ayant que l’ironie comme pauvre réponse : «On a appris que le pouvoir d’achat a progressé, c’était donc intéressant de venir» lâche Bernard Thibault, nouvellement inscrit dans le Who’s Who. «De telles énormités» écrit BiBi… à moins que… que… que… pour Bernard Thibault, ce n’en soit pas. 

L’Art chez les Versaillais.

Jeudi 22 octobre 2009

MUSEE AILLAGON

BiBi a découvert les drôles de pages du Figaro. Relooké récemment, le Journal à prendre dassault offre des articles calibrés en « publi-rédactionnels ». Aussi, lorsque BiBi les lit, il se dit que ce n’est pas très sérieux, qu’on se paye sa tête en déguisant cette propagande en info. Mais il s’est quand même arrêté sur l’interview de Jean Jacques Aillagon, Président du Château de Versailles, ex-Ministre de la Culture et ex-grand ami des Intermittents du Spectacle.

Jean Jacques Aillagon n’est pas un bonhomme insignifiant. Le 6 juin 2007, l’a nommé président de l’Établissement public du musée et du domaine national de Versailles. Dans les vastes réseaux, dans les domaines des dépendances, JJA est un point important et stratégique qui influe sur l’Art et l’économie artistique. 

Il nous conte donc sa vision de l’Art fondée sur ce seul axe : encourageons le Mécénat, cette forme subtile de dépendance économique, de mise au pas idéologique (sous couvert de largesse artistique) et d’intimidation symbolique. Pour exemple : gloire à qui a préservé un grand tapis de la Manufacture de la Savonnerie de la Chapelle Louis XV pour la Maison versaillaise d’Aillagon. Mais c’est évidemment dans le créneau de l’Art Contemporain – cette forme d’Art-Passoire où tous les trous sont permis - que JJA place ses visées.

Dans un premier temps, JJA reconnaît avec aigreur la réalité historique : les Institutions publiques marquent la scène culturelle française. Deuxio : «On ne peut réduire la réalité de la vie de l’Art à ce dispositif institutionnel». Puis vient le dressage du Regard : «Les institutions privées, les Collectionneurs privés… c’est à travers leur regard que se produit le renouvellement du goût et la découverte de nouveaux talents». Icône magistrale : François Pinault, son pouvoir démesuré de consécration via ses expositions moscovites et son «bordel» vénitien.

Et le pire dans tout ça, c’est la vision surannée d’un Art pur, dégagé de toute matérialité, bien loin des combats contre le Monde tel qu’il est, bien loin de la formule de Courbet « L’art, c’est un combat ». Comme son Mécène adulé, JJA lâche que « l’Art est une protestation contre les Néants qui la menacent ». De ces Néants qui font bien dans le tableau, on n’en saura pas plus. Mais pour BiBi, l’un des néants qui menace l’art se nomme Jean-Jacques Aillagon qui lâche une dernière formule : «L’Art mérite mieux que le calcul». Bourdieu, en son temps, avait haché menu ses polichinelles de la Culture en analysant superbement ce déni, ce «désintéressement très intéressé».

BiBi avait déjà écrit sur les Têtes de l’Art :

Les amis de vacances de Mr et Mme Sarkozy.

Dimanche 12 juillet 2009

Le Bluffeur, le Marchand de sommeil.

SARKO TOUT VERT.
est devenu vert de rage lorsqu’une journaliste (anglaise) lui demanda s’il avait pris la mesure de l’empreinte économique de ce sommet franco-britannique à Evian, avec ces gigantesques transports aériens sur trois jours, ces renforts de polices en ville, les déplacements des troupes terrestres alors qu’il aurait été plus simple d’organiser ce sommet à Paris. Bégaiements et grognements de avant qu’il ne lâche : «L’avion dans lequel je suis venu émet moins de CO2 que les autres». Pour un peu, il promettait de revenir à Evian en deltaplane ou en parapente.

CARLA.
Carla Bruni-Sarkozy a emmené son époux vendredi matin sur les lieux de son enfance, très précisément dans sa maison où elle a grandi, le Castello di Castagneto, maison de maîtres récemment vendue au Cheik Waleed al-Sand. On y croise, selon le Figaro, les fantômes d’Igor Stravinski, Maria Callas et Luchino Visconti, tous invités de la famille Bruni-Tedeschi. Carla aura sûrement précisé à que ces trois-là n’étaient pas des valets de chambre du Château.

LE COPAIN DE CARLA.
Denis Olivennes, rédacteur du Nouvel Observateur, ancien ouvrier spécialisé chez François Pinault, copain-cochon de notre Présidente, s’est défendu de toute complaisance pour son interview de : «Si vous aviez vu la tête de ses conseillers quand on a posé certaines questions… ! »
Jusque-là, BiBi pensait que les questions avaient été vues et corrigées. Là-dessus, tout le monde est d’accord mais il a fallu aussi que les Conseillers assistent notre cher Nicolas ! 

LE VIEIL AMI.
La loi sur la réforme portuaire est destinée à accroître l’attractivité des ports français. On veut bien le croire. Mais il y a un homme de la bande à qui est bien placé, ayant déjà un pied dans chaque port (africain). C’est l’ami Vincent Bolloré. De Monravia à Libreville, Bolloré a étendu son influence en monopolisant tout le trafic des  côtes africaines. Afrique, son Continent à fric.

JEUNES AMIS.
La Caravane de l’UMP sillonnera la France entière du 12 juillet au 4 septembre. Que les jeunes UMP ouvrent grand leurs oreilles : là où la Caravane passe, BiBi aboie.

COPE.
Copé mène la valse et Valls se montre coopératif. Cela préfigure le Combat de 2017 : Copé contre Valls. La Vie, cauchemar éternel.

FREDERIC MITTERAND.
Frédéric en a fini avec sa «Mauvaise Vie». A lui, la vie dorée et adorée. Dans son sillage, fait pareil. Intolérance, emportement, bling-bling, Fouquet’s, Yacht, Rolex : de sa «mauvaise vie», dit-il, c’est fini. Le début de… la fin ?

YVES JEGO (1).
A Marseille, s’est étonné que le Secrétaire Général de l’Elysée, Claude Guéant, assiste à tous les Conseils des Ministres. Pratique inconnue sous les autres mandats présidentiels. Il faut rappeler qu’à chaque Conseil, Claude Guéant est présent aux côtés de Sa Majesté sans aucune justification. «Un ministre a osé s’en étonner et en faire la remarque…Sarkozy lui a dit alors «Dehors !». Et le Ministre est sorti ». BiBi n’a pas su qui a pris la porte. Laporte ?

YVES JEGO (2).
Aux Antilles, lors de la confrontation avec la délégation des grévistes, reçoit un mot. Il raconte : «Au moment où je venais de commencer la réunion avec les syndicats, on m’a fait passer un petit papier : « On ne parle pas ! Aucune concession ! Pas un centime ! L’Armée et la Police rétabliront l’Ordre !».

Pinault dernier cru.

Mardi 30 juin 2009

Pinault dernier crû

Le Figaro, comme il se doit, passe la brosse à reluire à François Pinault dans le numéro du 23 juin. Le Palais des Arts de Dinard présente jusqu’au 13 septembre une soixantaine d’œuvres contemporaines de la Collection de notre cher milliardaire (qui en compte… 2500 !). «Provocateur», «Insoumis», «être aimant la surprise et les Œuvres qui dérangent les idées reçues»: le modeste François Pinault continue de construire son image (dés)intéressée de Grand Mécène, amoureux des Arts Contemporains.
nous fait la visite du Palais en groupie «amusée», «interloquée», «horrifiée», «prise de vertige», «envahie par la peur», «violemment questionnée».
Pinault dernier cru ou l’Ivresse des Qualificatifs.

Photo parue dans www.pointdevue.fr

A lire aussi :

Pinault – Arnault, têtes de l’Art.

Mercredi 10 juin 2009

Bernard et Vincent

Il y a quelques temps, les grands Musées français avaient besoin de l’honorabilité et de la respectabilité culturelles pour agir auprès des Sponsors. Aujourd’hui, on assiste à des phénomènes inquiétants. (Lire la suite…)

2009 : une grande année pour le Pinault.

Samedi 25 avril 2009

Une grande année pour le Pinault.

 Ces derniers mois, BiBi a suivi la Famille Pinault. Que d’émotions !

(Lire la suite…)

La TV se met au service (public) des Grandes Fortunes.

Vendredi 27 février 2009

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Le Pinault cool sur France 5.
La Cinquième n’est pas en reste pour célébrer les Grands de ce Monde. L’émission Empreintes du vendredi 20 février nous a offert sur un plateau le très modeste et le très réservé François Pinault. Bien entendu, avec le retour d’âge, on cède plus facilement à la gloire d’être filmé, de se raconter, de s’offrir (toujours très modestement). Ce qui frappe avec ce Monsieur François Pinault, c’est qu’il fait son fond de commerce avec des dénégations à la chaine (dénégations suspectes et très suspectées par BiBi). (Lire la suite…)

Quand la « Maja nue » regarde Bernard Arnault…

Lundi 2 février 2009

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Cheveux courts et grisonnants, drapé dans un costume noir, bras le long du corps, , le Patron de LVMH est là, photographié parmi les visiteurs comme un quelconque quidam. Pourtant, trois choses le mettent en valeur. 1. Les visiteurs sont floutés alors que Bernard ne l.est pas. 2. Les autres regardent la Maja nue mais lui, ne l’a pas regardé (ou bien, seconde hypothèse : il en a terminé avec elle). 3. La légende du JDD rapporte son identité : il est aussi Patron de LVMH et Mécène de l’Exposition-Picasso. Rajoutons le titre de l’article : «L’Economie en crise, la Culture en Fête ».
Le Patron de LVMH est donc notre égal. Il se confond avec la foule mais il ressort quand-même du lot, restant le seul qui soit parfaitement identifiable.
                             
Notre Bernard ne regarde rien en particulier mais peut-être est-il là seulement pour contempler son œuvre, pour se féliciter d’avoir organisé cette Exposition qu’il offre au Public comme il offrira bientôt, fin 2011, au Jardin d’Acclimatation, sa propre collection d’Art ? Peut-être pense t-il aussi à cette vente aux Enchères qu’il organisera à New-York pour financer l’expo d’un de ses designers Steven Sprouse ? Des enchères qui seront destinées à aider les enfants défavorisés de New-York.
Il est à distance du tableau sans se douter que c’est la Maja Nue, placide et goguenarde, qui le regarde et le met à nu. La Maja Nue sait tout des choses de la Vie. Elle connaît tous les secrets cachés de ses Visiteurs, elle qui ne cache rien. Elle sait que derrière le sourire tranquille du Patron se cache un amour vain pour l’art et les Artistes, elle sait que ce Grand Escogriffe, mélange de Pierre Richard et de Bernard Menez, veut se parer et s’emparer de tout ce qui compte de Beauté en ce Monde.
Elle se souvient qu’à l’achat, le yacht de ce Grand Boss s’appelait «One Eagle ». Trop prédateur ! Bernard le débaptisera pour «Amadeus» (plus élégant, non ?) et l’enregistrera aux îles Caïman (Prix de la restauration : 30 millions de dollars).
La Maja Nue a un regard amusé : elle a tout compris de ce qui se défile. Elle a eu le temps de lui rappeler sa présence à la Nuit de la Victoire au Fouquet’s et son absence… en rade de Toulon en septembre 2008. Là, où son ami, , brocarda les Paradis fiscaux, îles Caïmans en tête. Elle a lu dans les yeux de le montant de sa fortune (la septième du Monde – 21,5 milliards d’euros en 2005, un salaire de 4 millions d’euros).
La Maja nue regarde qui s’éloigne : elle sait combien les Puissants peuvent avoir de haine et d’hostilité à toutes les idées nouvelles, combien ils ignorent tous ceux qui, comme son Peintre, affichaient des sympathies pour les idées de la Révolution. Elle devine aussi pourquoi le Grand Bernard est préoccupé : tout à l’heure, il va rejoindre son ennemi juré, François Pinault et ils vont parler «Trêve et Cessez-le-Feu» autour d’une bonne table. Ils y seront avec Albert (Frère) et Alain (Minc). Ils y parleront Luxe et Culture car, pour tous deux, la Culture est à la fois un Luxe et une Marchandise.
La Maja Nue sait tout cela : elle sait qu’un jour, elle devra poser sur les murs de l’un ou de l’autre (Au Palazzo Grassi de Venise pour Francesco, à la Fondation Vuitton pour Bernardo). Elle est en paix. Eux, ils sont en guerre et ils se déchirent pour tout : la Gloire, la Notoriété, la Volonté de Puissance. Ils se battent pour Pucci, Fendi, TAG Heuer, Chaumet, Yquem, Zénith, Moët and Chandon, Dom Pérignon et Veuve Cliquot etc (C’est à Bernardo), ils vont se réconcilier avant de se battre encore pour Boucheron, Balenciaga, Bottega Veneta, Sergio Rossi, le Printemps, la Redoute etc (C’est à Francesco).
La Maja nue, elle, n.a rien d’autre à offrir que sa nudité. Elle sait que son insolente Beauté ne peut s’acheter car la Beauté est sans prix.

Les amis de BiBi ont dévoré aussi :