Archives: mai 2008

Lectures croisées.

Jacq

BiBi fait son canevas : lectures croisées de deux livres sur Picasso. Le premier d’un fidèle ami de Pablo Picasso, Claude Roy (« L’Amour de la Peinture »), l’autre d’une proche, sa petite-fille, Marina qui parle de son « Grand-père » (Denoël). L’un porte le peintre aux nues, l’autre présente un peintre ne vivant que pour son art, sacrifiant presque toute une famille (de nombreuses fois composée et décomposée). Picasso, un mètre soixante, à qui on demandait ce qui lui aura manqué dans cette vie, dira : « Cinq centimètres ». BiBi fait l’hypothèse non vérifiée que ces centimètres manquants à la Toise décidèrent du destin Pablo Picasso à la Toile. Toute une vie pour dépasser Papa, Don José Ruiz Blasco, lui aussi peintre et professeur de dessin à l’école de Malaga. Taille : un mètre soixante-quatre. Le Papa sera plus grand – à jamais – de quatre centimètres mais le fiston fera tout pour être au-dessus et le dépasser. Tout : c’est-à-dire des tableaux à perte de vue, des céramiques, des dessins épurés, des esquisses, des portraits, des cahiers entiers. Une œuvre gigantesque pour être le Géant qui terrasse Papa-Dragon.

Brocante à Montevideo.

Montevideoooo

BiBi ne connaissait pas Patrick Deville. Il est tombé par hasard sur ce petit livre, à peine cinquante pages aux Editions initiales (« Une photo à Montevideo »). BiBi se souvenait précisément que trois de ses potes avaient écumé les rues de la Capitale du plus petit Etat d’Amérique du Sud. Jules Laforgue sur lequel BiBi avait planché à l’épreuve orale du bac, Jules Supervielle et son inoubliable « Oublieuse Mémoire » (1) et Isidore Ducasse dont il aimait la manière de saluer l’Océan. Alors BiBi s’est dit : « Pourquoi pas ? » C’est surtout le titre qui l’attirait car BiBi aime la photo et il aime Montevideo. De ce pays coincé entre l’Argentine et le Brésil, il n’en connaît que l’équipe de foot, la Céleste, qui, en 1952, battit le Brésil au Maracana pour un désastre national. Mais pour lui, le titre – « Une Photo à Montevideo » – était plein de sobriété et sentait par en-dessous l’Etrange, l’Exil et le Déplacement.

Pêcher à voix basse. Ecrire à marée haute.

 

« Les marins pêcheurs du Croisic et de La Turballe sont restés à quai ce week-end pour exprimer leur colère face à la hausse des prix du pétrole. « La situation est urgente, on ne peut plus rester sans rien à faire, explique Xavier Timbo, vice-président du comité des pêches de la Turballe. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas senti une telle mobilisation. Gros bateaux, petits bateaux, tous sont touchés et solidaires. » Au Guilvinec, les marins-pêcheurs, souvent accompagnés de femmes et enfants, ont accroché des banderoles sur les bateaux où l’on pouvait lire «Gazole cher, travailler plus pour gagner moins» ou bien encore «May Day May Day, nous coulons». «Nous passerons à une phase active de revendication si demain nous n’avons rien», a prévenu l’un des dirigeants.

BiBi accompagne et soutient le Marin en pleine tempête. Voilà ce qu’il ramène dans ses filets…

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Plein le dos ?  http://www.back-to-intro.com

Sitôt regardées, les photographies de P. sont immédiatement reconnaissables. Les unes font lien avec les autres et dans le même temps, chacune a sa singularité. C’est la marque d’un style. Pas d’un style publicitaire. D’un style qui ouvre sur la vie d’aujourd’hui, sur la vie actuelle et non sur l’actualité.