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Petites piqûres de rappel à Jacques Sapir.

 

Y a des jours où l’on n’a pas envie de répondre. Pas envie de jeter des anathèmes, d’affronter la mauvaise foi ou les habitudes (de pensée) si profondément ancrées chez certains qu’un tremblement de terre ne suffirait pas à les déplacer. Surtout un lundi matin. Combien je préfèrerais vous parler de la magnifique exposition au Musée Mandet de Riom sur les œuvres croisées d’Ernest-Pignon-Ernest (déjà vues il y a plus de 10 ans à Evian) et d’André Velter. Ou de vous dire le plaisir d’emprunter le Chemin des Muletiers pour grimper au sommet du Puy-de-Dôme, même par période de grand-vent.

Hélas…

« Les Aventures de Mr Alexandre B. » (Projet de film)

Lettre à mes Producteurs. Ebauche d’un scénario.

Deux avertissements :

1. «Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite».

2. Contrairement à Monsieur Macron, qu’on ne vienne pas me chercher… sur une ressemblance avec Alexandre Benalla.

«Les Aventures de Mr Alexandre B.» tel en sera le titre. Plutôt accrocheur, non ? Un mélange de fiction et de Réel. J’utiliserai des films d’archives TV (mais je sais que ce sera difficile. Trop chers probablement). 

Je vous présente ici quelques bribes de mon scénario. J’ai envoyé aussi toutes mes notes à mes collaborateurs. Mon héros, Alexandre B. sera au centre de mon film. Mais il me faudrait encore trouver d’autres Sponsors. LVMH. Guerlain, c’est bien mais ce n’est peut-être pas assez. Peut-être devrai-je chercher dans les Entreprises de Vigiles ou auprès des Boîtes qui font dans la Sécurité. (Cela leur fera de la très bonne pub). Voir aussi les chaînes de Service Public ou encore BFMTV, LCI. Et surtout Canal Plus de Bolloré. (Je compte sur vos pouvoirs d’influence, chers Producteurs).

Voilà donc rassemblées mes notes sur ce qui est déjà écrit et sur ce qui pourrait l’être.

VICHY D’HIER. VICHY D’AUJOURD’HUI.

Le Maire de Vichy, Mr Fredéric Aguilera est en colère. Suite à l’émission de FR3 et à un article paru dans le Monde, Monsieur Aguilera en a marre qu’on ramène encore et toujours sa ville sur cette France de Vichy. «Vichy, geint-il, se retrouve hélas trop souvent dans les Medias» gna gna gna. Précisons : il parle du Vichy de NOTRE histoire !

Déjà, l’an dernier, Monsieur Aguilera, furibard, était intervenu de façon incroyable lors d’une Conférence organisée par le Cercle d’Histoire. Devant une assistance médusée, il tança les historiens présents (dont Jean-Pierre Azéma venu bien inoffensivement parler de sa collaboration aux téléfilms «Un Village Français ») en les exhortant à… ne plus employer l’expression la France de Vichy ! Ahurissant, s’improvisant Maitre ès-Histoire, il voulait que l’on gomme cette nomination France de Vichy, réalité historique incontournable ! (que ses petits poings frappent sur la table ou non).

Grèce 2 : quatre jours aux Météores.

 

Tu ne voyages plus comme avant.

Avant ? Tu engrangeais quelques malheureux francs pendant tes vacances de juillet pour partir et tout dépenser en trois semaines d’août. Tu avais gardé dans ton grenier la petite tente (1 à 1 place et demi), ton sac de couchage et un sac à dos à la toile toute rêche. Tu partais avec pour seules boussoles d’improbables cartes géographiques trouvées à Emmaüs. Tu partais en stop et quand tu en avais marre, tu prenais des bus ou des trains irréguliers dans les petites gares. Tu avais préféré voyager dans les pays de l’Est, par-delà le Mur et les zones grises. Tu flirtais avec les communistes mais tu fronçais les sourcils sur les paroles des jeunes filles russes qui ne supportaient pas les « odeurs des négros » ou encore les Allemands de l’Est qui t’écrasaient au score sur les terrains de volleyball dans les campings du Lac Balaton.

Terminé tout ça.

Grèce 1. Premiers pas à Thessalonique.

En ces temps hors saison d’été, Thessalonique appartient enfin aux Grecs. Le flux des touristes est moins fort qu’à Athènes ou que dans les Cyclades. Cette raison suffit à en conseiller la visite. Arpenter la rue Egnatia. S’arrêter à Ladadika. Gagner à pied les hauteurs de la ville. Pour le panorama à 240 degrés. Pour les rencontres fortuites aussi.

Elle me dit : «Autrefois, enfant et jeune fille, ma mère partait à pied de là-haut pour les écoles d’en-bas». Tout là-haut, un dédale jusqu’aux fortifications byzantines, avec ses maisonnettes grisâtres, ses petits commerces de détail, ses petites tavernes-épiceries où tu bois de la bière allemande (fraîche). Une vie qu’on devine rude, sans concessions, moins trépidante qu’en bas…