Edwy Plenel, Macron, Delevoye, Varoufakis et… Maurice.

, , Mediapart et , voilà des noms qui nous occupent toutes les journées. Des noms que la Propaganda 2017 nous impose, nous martèle, nous faisant croire que ces messieurs (ce sont surtout des Messieurs, hein?) sont les Centres d’Intérêt obligés de nos pauvres petites vies.

Et voilà qu’au détour d’un tweet, j’apprends la disparition de ce formidable pianiste (il accompagna l’irremplaçable ) que fut . Hommage-BiBi.

*

Je me suis abonné à Mediapart pour la seconde année consécutive. J’y ai même mis en ligne quelques-uns de mes billets sur leur Rubrique Blog. Pas mal d’articles peuvent s’y révéler instructifs et apporter beaucoup. Par contre sur le positionnement de l’équipe rédactionnelle de Mediapart, pas grand-chose à rajouter à ce que j’écrivais ici, dans mon billet de mars 2015.

Voici deux extraits de mon billet d’alors, écrits après la lecture du livre de sur l’Affaire et après les contre-vérités de ce même Arfi (aidé de François Pernaud) sur la gauche de gauche et leurs violents attaques contre Jean-Luc Mélenchon :

«Fabrice Arfi, dans son livre, critique sans sourciller la Droite et la Gauche (y incluant de façon indéterminée les socialistes et les non socialistes) Lire par exemple les pages 28/29, 57/58 in Le Sens des Affaires édité chez Calmann-Lévy».

Et je concluais ainsi : «Incontestablement, les journalistes de Mediapart ont développé une résistance dans le système mais ils ne vont pas plus loin. Ils confondent et continueront de confondre cette résistance avec une lutte contre le système. Aussi Mediapart restera t-il dans une continuelle démarche inachevée, ambiguë, dans une protestation/contestation/dénonciation nécessaire mais insuffisante».

Ajoutons que j’avais aussi remarqué à quel degré de timidité ahurissante, les chroniqueurs de Mediapart avaient «interrogé» Emmanuel Macron (en particulier sur son ISF impayé) lors de son entretien sur leur site.

Je cause Mediapart because Edwy Plenel.

En allant dernièrement sur le compte Twitter du Boss, je me suis rendu compte qu’il m’avait bloqué. Bizarre car BiBi est plutôt du genre à ne pas insulter, à plutôt tenter d’argumenter. Bizarre ? Non, finalement pas si bizarre que ça car peu de temps auparavant, j’avais posté un tweet dans lequel je rappelais sa position honteuse qu’il prit devant la Justice lors de l’Affaire Denis Robert/Le Corbeau. Je vous invite à lire ce billet-BiBi qui date de juin… 2010 ! En mettant en rapport ce souvenir, tweeté récemment et le blocage de Edwy Plenel, je comprends mieux la grande largesse d’esprit de ce grand journaliste… et ma difficulté à m’inclure dans son «Nous» et à faire commun avec lui.

*

Jean-Paul Delevoye, cumulard et girouette-cacahuète.

Monsieur Jean-Paul Delevoye est un soutien de Macron notre ex-banquier. Je suis allé voir quels mandats possédait ce Jean-Paul. Impressionant ! Pas de souci à se faire pour la retraite de cet élu. On peut facilement lui adjoindre le surnom de girouette puisqu’il brigua en vain en 1999 la Présidence du RPR (pas rien, hein ?), passa de l’UMP au PS pour se retrouver aujourd’hui avec Macron. Delevoye fut 1. Maire de Bapaume (Pas-de-Calais), 2. Député du Pas-de-Calais, 3. Sénateur du Pas-de-Calais, 4. Conseiller général du canton de Bapaume, 5. Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, 6. Président de communauté de communes différentes (région de Bapaume devenu Sud-Artois en 2013). Sans oublier qu’il fut Médiateur de la République et Ministre des gouvernements Raffarin I et II. Je vous laisse deviner le montant de ses indemnités sachant qu’un salaire moyen d’un sénateur atteint facilement les 15.000 euros.

Sur son boulot au Conseil économique, social et environnemental, voilà un commentaire de La Croix : «Un mandat difficile au Cese : Le 16 novembre 2010, Jean-Paul Delevoye est devenu le premier président de l’ex-Conseil économique et social, rebaptisé Conseil économique, social et environnemental, avec l’ambition d’en améliorer l’efficacité. Trois ans plus tard, les résultats se font cependant attendre. Comme l’a révélé le journal Le Monde en septembre, la direction a été visée par une plainte pour harcèlement moral».

Je pourrais sans me tromper lui décerner le Prix Girouette, ce Delevoye qui sauta allègrement et sans complexe du RPR (Raffarin, MAM) à Valls et Hollande pour se vautrer sur les divans de Macron. A 70 ans, il s’accroche encore et encore et il ne laisserait pour rien au monde sa place de girouette. Au prochain tour, le retrouvera t-on dans les papiers de Marine Le Pen ? Voilà une place que le bougre n’a pas encore occupée mais à 70 ans, il a encore (presque) tout l’Avenir devant lui et encore (presque) tout le temps de faire tourner sa girouette.

Toujours Macron.

Ce 21 février, notre ex-banquier était à Londres. On se souviendra que c’est la deuxième fois. L’an dernier, en juin 2016, il s’y était rendu pour recevoir un sacré pactole (12,75 millions d’euros). Ce chiffre jamais démenti avait été placardé par le Paris-Match de qu’on ne peut suspecter d’anti-macronisme. Quant à savoir qui sont ses généreux donateurs, on ne le saura jamais. Et on ne comptera guère sur la flopée d’éditocrates à genoux devant le Messie des Banques pour creuser la question. A moins qu’Edwy Plenel… waf waf. Ben, quoi ? On a bien le droit de rire un peu, non ?

Revoilà le dandy Yannis .

Yannis Varoufakis, le dandy grec, qui se fit une belle popularité en se rebellant (en paroles) contre l’Europe des Brigands (celle de Jeroen Dijsselbloem, son Président et celle de Wolfgang Schäuble, Ministre allemand de l’Economie) dresse des lauriers à Emmanuel Macron. Et c’est vrai qu’ils ont beaucoup de points en commun : ils aiment beaucoup mais vraiment beaucoup le Paris-Match de Lagardère et les terrasses ensoleillés des îles grecques ou de Biarritz.

La «rebellion», la «Revolution» d’accord mais sous le soleil exactement.

Maurice Vander.

En fin de semaine dernière, le magnifique pianiste Maurice Vander (il accompagna Claude Nougaro que je vis deux fois en de mémorables concerts) est allé pianoter avec les étoiles et avec Claude sur la Voie Lactée. Ce morceau pour oublier un peu toutes les saloperies de ce bas Monde.

Ici, Maurice et Claude se répondent sur Dansez sur Moi.

5 Responses to Edwy Plenel, Macron, Delevoye, Varoufakis et… Maurice.

  1. Excellent.
    En marche est une sorte de voiture balai qui accepte les opportunistes de tous bords.
    Quant à Varoufakis, un rebelle aux analyses intéressantes mais qui n’osera jamais proposer de renverser la table : l’UE saigne son pays à mort, faut-il en sortir ? Non, il faut plus d’UE ! On pourrait en rire, sauf qu’il contribue efficacement à désarmer une partie de notre camp.

  2. BiBi dit :

    @despasperdus
    Oui faut aussi se méfier de nos « amis » dans les analyses : ça peut – dans le Réel – causer de gros, gros dégâts.

  3. Robert Spire dit :

    « …c’est la révolte même, la révolte seule qui est créatrice de lumière. » André Breton, Arcane 17.

  4. BiBi dit :

    @RobertSpire
    La révolte.
    La rage.
    L’analyse froide.

  5. Robert Spire dit :

    Il n’y a pas si longtemps le biologiste S.J. Gould affirmait « Il faut se révolter devant l’extinction des lumières », il regrettait « l’extinction dans l’esprit de la faculté d’émerveillement, par suite de la pression de conformité exercée par une culture anti-intellectuelle » (La foire aux dinosaures); et citait ces vers de Dylan Thomas:
    « La vieillesse devrait brûler et se déchainer à la tombée du jour
    Rager, rager contre la lumière qui meurt. »

    Henri Laborit, autre biologiste, préconisait la même chose en d’autres mots: « Conscience, connaissance, imagination ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *