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Macron réélu : fascisation maximale en vue.

Nous aurons donc un Macron 2. Une réélection avec près de 16 points d’écart.

Le  Réel est donc venu confirmer mes dires de… janvier 2014.

Dans mon blog. 12 janvier 2014.

Ne m’attribuez pas une vision de visionnaire, un don prédictif ou une descendance côté Merlin l’Enchanteur. Non, il suffisait alors de faire un pas de côté par rapport à l’énorme Machinerie médiatico-politique qui continue de nous submerger quotidiennement et qui broie ou brouille toujours pas mal de consciences. Et ce pas de côté, je n’étais évidemment pas le seul à le faire mais nous n’étions pas alors les plus bruyants.

Exit MLP la fasciste.

Finie la rigolade ?

Donc second renvoi de la fachotte vers son cher château de Montretout ! Certes, le RN reste le premier parti de France mais ces deux défaites successives auront un effet certain. Lequel ? Celui de ne plus être capable de gagner à l’avenir ? Celui d’un ralentissement voire d’une perte de soutien populaire ? Je ne sais mais dans l’analyse, n’oublions pas l’apparition-promotion des Zemmouroïdes et le poids de leurs menaces imaginaires avec surenchère anti-immigrée et islamophobe.

Regardons plutôt du côté Macron 2.

Avec cette nouvelle légitimité, l’homme du MEDEF n’aura plus besoin d’agiter le hochet du fascisme et de jouer sur la peur de cette monstruosité : le voilà élu. Remarquons en passant que cette soi-disant volonté d’apparaître comme bouclier contre le fascisme n’aura duré que 15 jours (ceux de l’entre-deux-tours). Avant le premier tour, au contraire, ce fut motus et bouche cousue car MLP la fasciste était la candidate à ménager afin qu’elle puisse être présente à tout prix au second. Même stratégie qu’en 2017. Stratégie réussie.

Le fascisme n’est pas le libéralisme mais..

J’ai suffisamment étudié le fascisme français de 1920 à 1945, son implantation, sa matrice (L’ Action Française bien sûr)  pour dire d’emblée que le libéralisme à poigne d’un Macron n’est bien entendu pas une copie conforme du fascisme mussolinien ou de l’hitlérisme. Mais la fascisation est là… et la fascisation maximale est en vue.

A chaque fois que Macron a parlé du danger de l’extrême-droite, j’ai tendu l’oreille. Ce qui frappait de la part de celui qui honorait Pétain et qui voulait commémorer Maurras, c’était son absence totale de culture et de raisonnement historique dans ses péroraisons. Hors le fait de dire et de redire ces deux mots « danger extrême-droite », rien.

Storytelling sur 1939-1945 de nos précédents Présidents .

Après le De Gaulle post 47 qui couvrit la non-épuration, un Pompidou qui ne voulait plus entendre parler des dissensions de cette période 39-45, avec un Giscard d’Estaing qui fit entrer Papon dans son gouvernement, avec le filou et maquilleur de génie Mitterrand qui fit tous ses efforts pour cacher son appartenance à l’extrême-droite, après un Chirac qui heureusement rectifia quelque peu le tir en parlant de la responsabilité de l’Etat français dans l’épouvantable chasse aux Juifs mais réduisant cette guerre à uniquement cela (rappel : cette guerre fit 50 millions de morts), un Sarkozy rigolard à la cérémonie du Plateau des Glières, on aurait pu espérer une transmission sur ce qu’a été le fascisme français pour les générations présentes et à venir. Non que celles-ci soient ignorantes. Mais que savent-elles de ces périodes (de celle de l’avant-guerre, de celle de 1940-45) ? Qu’ont-elles retiré des livres scolaires, des documentaires TV ou des livres à succès de nos « grands » historiens ? 

Inventaire des contre-vérités sur le fascisme français et sur les années 1930-1945.

Un mensonge d’importance : pour beaucoup d’historiens, le fascisme français n’aurait… jamais existé ! Enumérons ces autres « idées reçues » qui ont la vie dure : le communisme est égal au fascisme; le grand patronat français est resté en dehors du conflit; Vichy n’a rien à voir avec les banquiers et industriels; la Résistance intérieure a été mineure; ce sont les Américains qui ont gagné militairement la guerre; les ligues fascistes d’avant-guerre n’étaient que des épiphénomènes; les pertes soviétiques ignorées; Daladier et Munich oubliés; Charles Maurras était anti-allemand; le fascisme français est né de l’extrême-gauche; les synarques n’ont jamais existé; les grands opposants aux nazis étaient ces pourtant introuvables « vichysto-résistants » etc.

Donc je vous laisse imaginer toute l’étendue du travail historique à faire pour démolir toutes ces affirmations qui se sont si bien installées depuis 30 ans dans la tête de beaucoup de Français et dont s’est habilement servi un Eric Zemmour par exemple pour affiner ses falsifications. Et je crains que – compte-tenu de la force de l’historiographie dominante et du verrouillage universitaire – les futurs historiens ne s’aventureront pas à jouer leur vie professionnelle en présentant des sujets de thèses qui auront des difficultés à être acceptés.

Extrême-violence libérale. 

Macron élu, nous n’aurons donc pas un régime fasciste mais la violence va continuer et va s’amplifier jusqu’à un degré dont nous n’avons pas idée. Une violence déjà prévisible dans le corps de nos personnes âgées dont le choix sera de crever avant 65 ans ou d’y arriver exténués. Une violence policière accrue qui ne va pas tarder dès les premières manifestations de l’opposition. Une violence sur le plan scolaire et universitaire qui voudra mettre au pas toute tentative de résistance. Une violence dans le champ du soin avec l’effondrement de l’édifice public. Sans parler de celle supplémentaire réservée aux chômeurs, aux sans domiciles fixes, aux travailleurs précaires, aux non-vaccinés. Une violence médiatique aussi, jamais vue : corsetage des radios et des télés publiques, prédominance des chaines de la honte, éditions, journaux mainstream et hebdos solidement accrochés aux mains de milliardaires omnipotents. Sans oublier les violences sur les femmes (au travail, en privé) et cette terrible violence sur tous les migrants (les Ukrainiens réfugiés vont apprendre ce qu’est l’hospitalité darminesque dans quelques mois) appuyé par un racisme d’Etat, racisme exacerbé, quotidien et public qui sortira des bouches fétides de ces Empaffés du PAF (des jeunes loups entrants aux vieilles canailles).

Complotisme en vue.

N’oublions pas non plus cette violence derrière les théories qui pointent. Depuis plus d’une année, voilà que les débusqueurs de soi-disant fake news ont pris du poids. Regardez-les bien car ils vont s’imposer pour classer et donc pour décider (avaliser ou censurer) tout ce qui leur paraît dangereux. Pour ça, ces instances de dénonciation ont un terme et une hache à la main : « complotiste ».

Au journal Le Monde de Xavier Niel (ami de Mr Macron), avec la complicité de Conspiracy Watch (de Rudy Reichstadt), William Audureau, un de leurs journalistes, est venu déclarer tranquillement que « le marxisme est un complotisme ». Elle est là la nouvelle violence des prochaines années dans le monde intellectuel : affubler toute opposition du qualificatif de « complotiste » et ainsi enfermer, clôturer tout débat. Pesez bien les réponses du journaliste ci-dessus dès lors qu’il est question d’un grand patron (ici le sien, Xavier Niel). Voyez comment le mot de « complotisme » de ce chien de garde vient cacher la stratégie 2013-2017 de la classe dominante française et voyez comment d’UNE situation vraie (la fabrication incontestable d’un Macron par le duo Niel-Bernard Arnault), le journaliste généralise avec son TOUS  » les évènements graves du monde ».

Ne sous-estimez pas ces seconds couteaux qui occuperont tous les terrains, des grosses promotions livresques ou radiophoniques aux plus infimes chroniques de presse locale. Ces nouveaux intellectuels sont déjà choisis, déjà promus, déjà bien payés, déjà financés par des gens puissants, très puissants. De tout leur cœur, ils participeront à la justification de la violence de leur système libéral. Il faudra continuer d’engager une lutte à mort contre ces charlatans qui rejoignent objectivement les Trumpistes d’ici qui prétendent que trop de nations d’aujourd’hui sont écrasés par le poids de l’idéologie d’un « marxisme culturel ».

 Seconde chance.

Aube ou Crépuscule ?

Cinq années s’ouvrent devant nous. Et je sais que dès ce lundi, l’amertume et le désespoir guettent beaucoup de Français à la vue de ces résultats. Les cinq ans de la Macronie 1 ont été celle d’un Président haï plus que tout par une majorité de français. Mais cette colère, si légitime soit-elle, n’a pas suffi.

Arrivent en effet très vite les législatives. Pour se donner du baume au cœur, essayons de ne pas rater cette seconde chance.

MACRON 2 ou la violence légitimée.

On les retrouvera, plus violents qu’avant.

1. Qu’on en soit persuadé : ces images ne sont rien en comparaison de ce qui nous attend.

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2. Rappel à ceux qui voulaient me persuader que la Police sous Mélenchon aurait été semblable en violence en tous points à celle de Darmanin. Bien sûr, il s’agit d’une croyance contre une autre croyance. Sauf que. Sauf qu’un certain 19 mars 2021, les Insoumis n’ont pas défilé à l’invitation d’Alliance, syndicat néo-fasciste de la Police. Au contraire des autres partis de Gauche.

Et cela est un fait. Pas une croyance.

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3. Peu importe de chercher à savoir qui sera le vainqueur de ces élections : le MEDEF est déjà le grand gagnant de ces élections. Ses réformes liberticides auront toute la légitimité électorale d’un Macron 2. Avec toute la violence qui va avec pour les imposer.

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4. On a tort de ne pas souligner le rôle de cette racaille de Sarkozy. Il a continué à animer ses réseaux pendant cette campagne. 1. Pour placer Pecresse (qu’il n’a pas soutenue) à la tête de son Parti, sachant que la pov’ candidate ne serait pas suivie par ses adhérents et par ses votants habituels. 2. En sachant que ces derniers iraient défendre Macron. Ce qui fut fait et bien fait, Macron ayant ainsi pu siphonner les voix LR.

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5. A Tourcoing, soi-disant «fief» de Darmanin, la population lui a envoyé sa réponse.

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5. A retenir :

  1. L’abstention est à 26,31 % des inscrits.
  2. Le vote pour Roussel (PCF) représente 2,31 % des inscrits.
  3. L’écart entre Mélenchon et Marine Le Pen est de 1,20% (soit 421.420 voix).

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6. Jérôme Fourquet (ce collaborateur de Jérôme Cahuzac pour l’écriture d’un livre sur « l’euro » et l’Europe) d’IFOP Opinion était l’invité de France Inter ce lundi à 13 h. Bien entendu, cet enfoiré de sondeur ne dira pas que son dernier «rolling» (on ne dit plus «sondage». Rolling c’est plus chic) donnait Mélenchon à 16% et que ses foutues fabrications quotidiennes de l’opinion n’ont jamais situé l’EELV de Jadot à 4,5 % et le LR de Pécresse à 4 %.

Le dernier rolling d’IFOP

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7. Le problème avec certain(e)s camarades du PCF, c’est qu’ils argumentent le déni de leur désastre électoral ( 2,31 % ) par une accusation contre les Insoumis : ils se plaignent que ces derniers les insultent. Cette superbe place de «victime d’insultes» est aussi très recherchée par les écologistes de Jadot.

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8. Il faut en rire ? Bien sûr ! Rire des pleurnicheries conjuguées de Pécresse et de Jadot qui vont devoir faire appel aux dons des Français pour renflouer les caisses de leurs Partis respectifs. Voilà qui me fait, perso, beaucoup rire, s’agissant de personnes qui n’ont cessé de culpabiliser-mépriser-hurler contre ces satanés pauvres qui ne foutent rien et qui vivent d’assistanat. On attendra leurs inserts publiciataires d’appels aux dons dans ces trois journaux.

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9. Dans La Dépêche du Midi, la « journaliste » Christelle Bertrand écrit : « La candidate du RN, elle, peut compter sur une partie de l’électorat de Jean-Luc Mélenchon ». Les sources ? Elles sont bien entendu introuvables. Le « pas une voix à Marine LePen » du leader des Insoumis n’a pas été entendu. Fallait le redire encore une fois, Jean-Luc ! Cinq fois n’est pas assez pour ces dures de la feuille (de chou).

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10. Ces élections seront l’image parfaite du Paradoxe : on entrera dans une  » Macronie 2  » pour cinq terribles années supplémentaires alors que Macron reste le président le plus détesté de tous les présidents et qu’il suscite une haine incroyable dans les couches populaires.

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11. Un communiste dépose un tweet en soulignant la « magnifique campagne » de Roussel. Pas de doute : le camarade inclut dans les «Jours Heureux» ce 10 avril 2022 où les 2 % de son candidat ont manqué à Mélenchon pour passer la rampe du second tour.

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12. Un autre communiste écrit que « les pourcentages ne s’additionnent pas. Derrière les candidats, il y a des dynamiques de campagne qui autrement n’auraient pas existé ». Aveuglement et déni : les dynamiques, si elles avaient été unies derrière Mélenchon auraient entraîné, en 2022, un élan exponentiel et donc probablement gagnant. Comme pour l’élan 2017 et cette dynamique  qui porta le leader Insoumis – AVEC le concours du PCF – à 19,58 %.

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13. Portons le regard sur la fascisation rampante d’En Marche s’alignant sur les positions nauséabondes de la fachote de Marine Le Pen :

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14. Les crevards de Paris-Match :

  1. Avant le 10 avril, ils dédiabolisaient Marine Le Pen et s’émerveillaient de son beau sourire pour la porter au second tour.
  2. Après ce 10 avril, Marine Le Pen redeviendra la méchante, très méchante fachote et notre bon Macron ne perdra pas une minute pour nous chanter à nouveau le refrain du barrage à l’extrême-droite.

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15. Le 24 avril, j’irai aux bois tenter de trouver des brins de muguet. Et qu’on ne vienne pas me culpabiliser sur la montée de l’extrême-droite. Le barrage Macron 2017 a entraîné la naissance puante d’un Eric Zemmour et un gain de voix de Marine-la-fachote. Tout ça avec la complicité des Médias et des amis de Macron. Par exemple, ce Xavier Niel qui ouvrit ses colonnes du Monde à Marine Le Pen en très joli blouson gestapiste, à la rubrique «Mode». Sans oublier le trio ci-dessus Bolloré, Drahi et Lagardère (entre autres).

Le présent d’une illusion.

Entre deux bières et sans masques, verbatim d’une rencontre au parler franc entre BiBi et… son Double.

  • Tu te trompes, BiBi, Macron est en meilleure position que tu le crois. Nous aurons, hélas, un Macron 2. Les nuits d’après avril vont être noires, très noires, longues, très longues et meurtrières.
  • Tu te bases sur quoi ? Ces sondages à la con t’auraient convaincu ?
  • Les sondages restent bien entendu les pivots des manipulations quotidiennes. Je ne leur fais aucunement confiance mais c’est dans leurs caches, dans leurs plis silencieux qu’ils disent le vrai.
  • Je ne comprends pas.
  • Prends le dernier sondage ou même tous les sondages précédents. Macron y est stable : entre 23 et 27%. Mais ce qui reste caché à chaque fois, c’est l’impasse que font ces sondages sur les abstentionnistes.
  • Oui, les Insoumis ont dénoncé ça.
  • Mais cette dénonciation, si juste soit-elle, ne change rien. La méthodologie continue de rester la même. L’explication de cette censure est simple. Ramené au nombre des inscrits – et non des votants – le chiffre de Macron serait ramené entre 10 et 13%.
  • Pourquoi cela n’est jamais dit sur la scène médiatique ?
  • Parce que le rappeler ferait prendre conscience à beaucoup trop de Français à quel point notre système dit « démocratique » ne l’est pas. Le rappeler dirait ouvertement que le représentant du peuple n’est élu que par une infime partie de la population, que les Assemblées ne représentent en rien la population active, les classes populaires. Bref que notre démocratie est un ersatz, un déni de démocratie. Ce serait insupportable, intolérable.
  • Le vote continue d’être un progrès, aussi insatisfaisant soit-il, non ?
  • Certes mais l’analyse du rapport des forces dans le pays n’a rien à voir avec les pourcentages des partis présents dans le vote politique. L’analyse concrète et le constat qui doit être fait, c’est que la Gauche, elle aussi, n’entraîne pas grand-monde comparé aux inscrits.
  • Alors, il n’y aurait qu’à désespérer ?
  • Non mais il faut être réaliste. Un élément positif du Réel reste que ces 40 à 60% d’abstentionnistes ne sont ni pour Marine Le Pen, ni pour Zemmour, ni pour Pécresse, ni pour Macron. Un second élément important, c’est qu’il faut continuer de participer aux protestations, aux manifs des gilets jaunes, aux défilés anti-gouvernementaux toutes les semaines. Nous, on y est mais où est l’épine dorsale qui porte toute cette ébullition ? Il n’y en a pas.
  • L’espoir est quand-même dans ces luttes.
  • Toujours.
  • Alors qu’est-ce qu’il manque ?
  • Il manque l’organisation. Nos amis marxistes diraient avec raison : un parti d’avant-garde. Il manque le point d’appui sur lequel les luttes peuvent converger, seule garant d’une victoire.
  • Côté Syndicats, je me demande où est Philippe Martinez. Peut-être à Bruxelles chercher ses subsides ? Quant à Laurent Berger, je n’en parlerai pas !
  • Je rajouterai que, depuis la chute du Communisme, (et ce n’est en aucun cas une quelconque défense du stalinisme), il n’y a plus de rempart de protection minimale. Thatcher et Warren Buffet l’avaient bien compris en décrétant tranquillement, sûrs de leurs forces, « There Is No Alternative ». Depuis la chute du Mur, la violence du libéralisme n’a plus connu de frein. Partis communistes en phase terminale, social-démocraties partout à la solde du Grand Capital, ici des alliances recherchées (PS-PCF) qui ont dénaturé pour des décennies la notion de Gauche…
  • Les traditions de lutte ne peuvent pas mourir comme ça. Perso, j’ai envie de croire au Renouveau.
  • Je regarde avec bienveillance ce qui est en construction.
  • Tu parles des Insoumis ?
  • Oui mais là aussi, le constat sur ce réel élan positif se doit d’être tempéré. Soulignons d’abord que le mouvement dépourvu de démagogie, est jeune et que ses soutiens ont raison de défendre leur programme élaboré en commun.
  • Tu n’as pas l’air convaincu ?
  • Sur le vote d’avril, il n’y a pas de souci si c’est de cela dont tu parles. Les avancées présentées dans leur programme ont ma faveur.
  • Alors, quoi ?
  • Quand je me rends sur Twitter, je vois chez eux tant d’optimisme…. mais j’ai bien peur que mes propos iront désespérer quelque peu… non Billancourt mais la partie des classes moyennes en lutte qui les soutient. 
  • C’est vrai que dans les réseaux sociaux, les Insoumis sont très offensifs…
  • Sauf que les utilisateurs de Twitter ne reflètent en rien l’état du Présent et le degré de conscience des forces en présence au niveau national. Et je vais te dire une chose qui ne te fera pas plaisir : ce nombre important d’internautes est en partie un leurre. Ce nombre dit ce qu’il nie, il dit que le travail militant indispensable est faiblard et qu’on croit le compenser en faisant du lien via le Net, via un illusoire rassemblement numérique.
  • Donc pour toi, c’est inutile ?
  • Bien sûr que non. Même minime, tout combat a une portée. Attention, je ne me moque pas de ces espoirs et de nos illusions. On ne peut vivre sans. L’illusion est nécessaire, incontournable mais « ce qui est » demande à minima de s’en tenir à une méthodologie sans faille et sans pitié. Quitte à ce que ses résultats nous désenchantent et – désolé pour toi, pour moi – nous désenchantent et nous fassent souffrir. La classe dominante domine et je ne vois pas un élan suffisant pour la remplacer, la mettre en minorité et gagner.
  • D’accord. Ce qui fait froid dans le dos, c’est cette montée de l’extrême-droite et cette fascisation montante dans la Droite inaugurée par Sarkozy et poursuivie par les socialistes et la Macronie. Mais, bordel, en s’rrêtant simplement sur la France des inscrits, notre pays n’est pas fasciste.
  • La fascisation ne se fera pas via Le Pen ou Zemmour. Le processus enclenché par la décennie chiraquo-sarkozyste va s’amplifier à un niveau inimaginable mais via… un Macron 2. On va en baver comme jamais. C’est sang et poumons que nous allons cracher. Je pense là particulièrement à la jeunesse du pays, à notre territoire destructuré par le Capitalisme, à ce qui est en train de se défaire et de se faire à l’Ecole et à l’Université, aux opposant(e)s qui verront surveillance et violence de la Police atteindre un niveau jamais vu, aux salarié(e)s d’entreprise subissant les intimidations patronales, aux chômeurs, aux migrants parqués, refoulés.
  •  Tout ça c’est si Macron passe…
  • Avec son cynisme, ses insultes, l’homme du MEDEF, ne l’oublions jamais qu’il l’est, est paradoxalement en position de force.
  • Comment ça ?
  • Il retarde sa candidature, il écarte tout débat sur son bilan. Il a la totale main mise sur la presse, les radios, les TV, publiques comme privées via ses amis. Avec le soutien ahurissant des médias, il parie sur le COVID, se moquant des non-vaccinés, gagnant les autres en brandissant Protection et Sécurité, jouant sur l’imparable peur de mourir.
  • Tu as raison mais rien n’est joué. On n’est pas des Merlin avec des boules de cristal. La veille de la Révolution de 17, Lénine disait qu’il attendrait la Révolution encore très longtemps.
  • La vie est toujours plus surprenante qu’on le croit. Il existe des miracles mais s’ils arrivent, ils n’en sont pas quand on regarde comment ils sont arrivés. Ce sont les tendances, les mouvances et perturbations du corps social, les classes en lutte qui doivent nous guider dans l’analyse.
  • Perso, ce qui m’est insupportable, c’est la position communiste qui ne pense qu’à se refaire une santé 2022-2027 en criant haro sur les Insoumis au lieu d’y rechercher une possible alliance – seule souhaitable avec eux.
  • Tu as raison, BiBi c’est extrêmement dommageable car les communistes sont forts d’une expérience militante incomparable – même si à 3%, elle est beaucoup moins forte aujourd’hui. Oui, tu l’as dit « alliance seule souhaitable », « seule » car le renouveau d’une gauche gagnante ne pourra plus se faire en empruntant les chemins de la Social-démocratie. Le populo ne veut plus de l’insupportable gauche vallsiste, hollandiste ou filochiste… Les résultats à venir le confirmeront.
  • « Plus jamais PS » ? Mais les poches encore restantes continueront d’occuper le terrain médiatique. On parlera encore et encore des nullités de Taubira, Hidalgo, Jadot à Montebourg malgré le désastre Mitterrand 1983, malgré Jospin et son adoration du néo-libéralisme, malgré Hollande, Valls et compagnie.Ils feront croire que tout changera chez eux pour que rien ne change.
  • Plus globalement, leurs partis ne seront rien sans leur base. Ce sont ces citoyens des couches moyennes qu’il faudra convaincre, cette petite bourgeoisie si frileuse, toujours fidèle au libéralisme. Demain, parents et enfants auront à subir et traverser d’énormes et d’incalculables turpitudes économiques. Ils vont connaître des terribles désillusions qu’ils ne soupçonnent pas encore aujourd’hui. Ils vont en baver. Comme toi. Comme moi. Comme jamais. Ce n’est que le début.
  • Un dernier mot avant de nous quitter…
  • Perso, BiBi, la nuit dernière j’ai fait un cauchemar : en avril, Macron se réinstallait pour un second mandat et, en 2027, lui succèdait un certain Edouard Philippe. Je me suis réveillé en sueur, à me frotter les yeux, le cœur en larmes. Pas sûr qu’il cesse un jour de pleurer.

« Vichy »… encore et toujours.

C’est la venue en grande pompe de notre Président qui remet la ville de Vichy à l’honneur. Un Président qui déclare qu’il ne faut pas « manipuler, agiter, revoir » l’Histoire… Or que fait-il d’autre lorsqu’il présente un Maréchal Pétain reconstruit par l’extrême-droite en seul vainqueur de Verdun, lorsqu’il se tait – comme Zemmour et ses nervis – sur les fusillés des mutineries 1917 sur ordre de Pétain ? Bê oui, il manipule, il agite, il revoit et fabrique un récit national qui sent très mauvais. Demandons-nous ici au nom de quoi un chef d’Etat décrète et veut imposer à la recherche historique de ne pas être « revue » (poursuivie) ?

On rappellera ici plusieurs choses :

1.    La première des choses – et pas des moindres – c’est que Macron voulait légitimer Pétain (et commémorer le fasciste Maurras). Ici l’info et le titre du Figaro.

Un Pétain dont justement l’Histoire revoit son héroïsme de la première guerre mondiale…

2.  La seconde chose concerne cette idée que seuls 80 parlementaires s’opposèrent à Pétain ce 10 juillet 1940. Un professeur d’Histoire (un certain Ianis Roder) déclare même sur France Info que ce jour-là, Pétain avait « réuni TOUS les Parlementaires pour demander le vote des pleins pouvoirs ». Non, ils n’y étaient pas TOUS. Dans le salut de Macron d’hier, il y a une demi-vérité mais surtout un complet mensonge. Cette cérémonie d’hommage se fonde sur des omissions importantes – et pour cause. 

  • 1. Beaucoup de députés ne furent pas là en raison de la désorganisation de la France occupée. 
  • 2. Ces louanges sur les 80 parlementaires permettent de taire les causes de l’absence des députés communistes. Ces derniers furent interdits par décret-lois de début janvier 1940 du « socialiste » Daladier, celui-là même qui partit à Munich pour soi-disant défendre la Paix avec Hitler ! Ces communistes furent assignés à domicile. Ils ont été forcés à la clandestinité, ils ont été pourchassés, emprisonnés ou déportés – ce qu’on ignore hélas – dans les bagnes d’Algérie.
  • Silence aussi sur les 27 passagers qui embarquèrent sur le Massilia pour Alger car refusant l’emprise nazie.

Enfin, il faut rappeler que Laval (et derrière lui ses sbires, ses hommes de main) usa d’intimidations ce 10 juillet afin qu’une majorité approuve sa place de grand Chef. Un « 10 juillet » qui n’eut rien d’une surprise puisque préparé de longue date par les industriels, les banques, les synarques, les ligues et toute la presse antisémite et anticommuniste (principalement depuis Madrid, chez FrancoPétain, ambassadeur dès 1939, recevait ses hommes et préparait en toute tranquillité son putsch).

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VENI VIDI VICHY

Certains (à Vichy et ailleurs) en ont marre qu’on associe Vichy à l’époque de la Honte. Aucun complexe à avoir. Et pour cette simple raison que la Collaboration n’est pas une question historique locale mais indéfectiblement nationale. Il n’y a en effet pas de rapports directs entre les Vichystes (les 40.000 fonctionnaires et auxiliaires de la Collaboration venus s’installer dans la ville après la capitulation) et les Vichyssois (même si certaines familles suivirent le Maréchal). Redisons-le fermement : il n’y a aucune mesure entre les uns et les autres.

Et si les historiens parlent de « France de Vichy » il n’y a pas lieu de pleurnicher inutilement – comme le fait régulièrement le Maire de la ville. A Nuremberg, on n’a pas sorti les mouchoirs pour regretter que l’on parle des funestes « Lois de Nuremberg » de septembre 1935. Le Maire s’honorerait plutôt à défendre l’idée d’un vrai et grand Musée national pour l’époque 1940-44 (voir mon billet d’alors ici).

UN PEU D’HISTOIRE.

Et au lieu de faussement s’indigner comme lui, faisons un peu d’Histoire.

Ici un témoignage (1) d’après-guerre d’un maquisard de la montagne bourbonnaise toute proche de Vichy. Il revient sur l’année 1943. Lisez bien les dernières lignes. Elles introduisent des nuances sur la population rurale ( ici des environs de Vichy) et démontent quelques clichés sur la France qui aurait été truffée de délateurs ou encore sur la supposée léthargie des Français(es) d’alors.

PRESSE D’HIER (ET D’AUJOURD’HUI (2) ?)

Ce groupe de maquisards de Châtel-Montagne, hélas pas assez vigilant, fut trahi par un milicien malheureusement introduit dans ce groupe. La plupart des maquisards capturés furent envoyés en camps et n’en revinrent pas. Regardez comment le Progrès de l’Allier d’alors parlait de cette arrestation dans ses obscènes feuilles de chou.

Voilà qui nous mène directement à aujourd’hui, au meeting de Villepinte, aux médias de la honte. Mêmes mots, mêmes insultes sous couvert d’ »amour de la France ». Mêmes grands patrons de presse (De Wendel, Bolloré, Bernard Arnault, Pinault, Lagardère, Bouygues etc).

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Rien d’obsessionnel à continuer de revisiter, à continuer de parler de cette période brune – n’en déplaise au Président.

CONCLUSION PROVISOIRE

Si vous comprenez comment « l’Etat français », valet de l’Occupation allemande, a été construit et préparé bien avant ce 10 juillet 40 par le grand patronat (qui possédait et finançait les journaux), les banques, les ligues fascistes (issues de l’Action Française, matrice de ce fascisme),

Si vous comprenez le rôle très important de De Gaulle à Alger bataillant contre les hommes des Américains (Giraud, Weygand, Darlan, Pucheu) et l’apport décisif des gaullistes et des communistes dans la Libération,

Si vous écartez cette « vichysto-résistance » introuvable (parlons plutôt de vichysto-américains, de ceux qui voulaient se vendre à Roosevelt et Murphy), si vous comprenez la non-épuration dans la Police et la Magistrature dans l’après-guerre (Papon et Bousquet furent la règle non des exceptions)…

alors NOUS comprendrons ensemble et de façon majoritaire ce qui se cache derrière le laisser-faire de Macron et de Darmanin à propos de ces facheux fachos qui hurlent et qui s’arment.

Et…. VOUS comprendrez qu’il ne faudra pas se tromper au moment du vote 2022.

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(1) Témoignage tiré de ce livre hélas non réédité d’André Sérézat. Ce livre restitue les combats dans l’Allier. On regrettera que le livre d’Audrey Mallet se soit limité à la ville de Vichy (ce qui laisse entendre qu’il n’y eut pas de résistance FTPF dans la ville – et pour cause !) alors que les combats faisaient rage tout autour dans le département (Montluçon, Moulins, Saint-Germain des Fossés, Lapalisse, Montagne bourbonnaise, Forêt de Tronçais).On incitera le lectorat-bibi à se reporter aussi à la fiction de M.Alioua sortie récemment sur le Vichy de 1940-41.

(2) Pourquoi associer la presse d’hier à celle d’aujourd’hui ? Bah, pour trois fois rien. J’ai juste constaté que la Montagne Vichy m’avait bloqué sur son compte Twitter. Petit scandale de rien du tout de voir que, dans notre France pluraliste, un quotidien interdit à un citoyen d’accéder à ses tweets.

Y en a marre : un dimanche matin sur France Inter.

Ce dimanche matin, l’antenne de France Inter avait Alexis Levrier (1) comme invité d’honneur.

Il venait parler des relations entre la Presse et les Politiques. Il disserta sur la vampirisation de Bolloré. Fort bien -c’est toujours bien de se ruer sur le bouc emissaire – mais cette ruée lui permettait, dans les temps d’antenne qui ont suivis, de nous présenter un Macron 2017-2021 sans lien de dépendance avec la Presse ! :-))

Il aurait pourtant suffi de lui rétorquer :

  1. qu’en 2016-2017 Macron avait été la personnalité politique la plus médiatisée dans la presse.
  2. que les quotidiens Liberation, l’Obs, le Monde et L’Express avaient totalisé plus de 8000 articles sur lui contre 7400 pour – tous les trois réunis – Mélenchon-Hamon-Montebourg.
  3. qu’il lui aurait fallu – à titre d’exemple – lire mon billet sur le numéro de janvier 2017 du Point-Pinault et ses 48 pages d’adulation sur notre très détestable Emmanuel.

Mais nous sommes sur France Inter et nos animateurs Jérôme Cadet et Carine Rochat ont autre chose à faire qu’à préparer sérieusement leurs dossiers.

Y en a marre de ces expertises à la con.

Voulant bien entendu continuer sa démonstration que « Non, Macron n’a pas été le candidat de la Presse », notre bel expert universitaire a décoché ses flèches. Mais demandons-nous quels sont donc les discours qu’Alexis Levrier veut disqualifier ? Le voilà d’abord qui envoie une première flèche contre le discours (supposé) des Gilets Jaunes (2) avant de décocher sa seconde en râlant contre ceux (celles) qui appartiennent à « la critique radicale des Médias » (3). Il poursuit : « Macron manquait alors [2017] de relais dans la Presse ». Défense de rire !

On pourrait lui souffler de (re)lire « Crépuscule » de Juan Branco, lui (re)dire les liens forts des deux derniers directeurs du Monde avec le candidat 2017, l’amitié de Bernard Arnault, le relais Le Point-Pinault-Lagardère, les Unes du JDD, les photos de Paris-Match, les articles du Figaro, de La Montagne etc. etc.

Y en a marre des déformations sur le discours critique.

Dans la même émission, Alexis Levrier nous ressert le même discours dans la défense (supposée) des journalistes en les globalisant (c’est tellement plus simple d’ignorer les contradictions du champ) puis il enchaîne sa démonstration via un exemple :

Ecoutons-le :  » Il suffit de voir l’attitude du journal Le Monde à l’égard de Macron. Le quotidien n’a pas hésité à lancer des affaires comme l’affaire Benalla alors même que le couple Macron a des liens avec Xavier Niel ou avec Mimi Marchand. Cela ça n’a pas empêché Le Monde de faire un travail …« 

Voilà donc notre expert qui a subtilement quitté les deux années décisives de promotion par la Presse (2016-2017) pour sauter en 2018 (année moins chargée d’enjeu évidemment). Et là, pas de bol, BiBi veille : c’est que notre expert s’arrange joliment avec le Réel. Avec cette affaire Benalla, il oublie que c’est une vidéo de Taha Bouhafs qui fit un gigantesque buzz le premier mai de cette année-là et… que Le Monde fut alors obligé – pour suivre l’énorme mouvement d’interrogation et de protestation – de faire une enquête (deux mois et quinze jours pour trouver …. un seul nom !). Oui, obligé. OBLIGE.

Y en marre de ces exemples non-exemplaires.

Pour nous présenter un Macron traitant enfin les journalistes avec bienveillance (on approche des Présidentielles. Aussi faut gommer les défauts du Maître !), notre Universitaire aux anges nous serine qu’aujourd’hui avec Macron on serait « dans une logique d’apaisement avec la Presse, ce qui contraste avec le début de son quinquennat… ça change aujourd’hui IL FAUT S’EN REJOUIR ! ».

A la rescousse, il se sert du récent entretien de La Voix Du Nord avec le Président qui a accepté de parler, cette fois-ci, sans demander à ce que l’entretien soit avalisé par l’Elysée avant publication ! Quel progrès réjouissant ! Quelle avancée !

Devant l’aura de La Voix du Nord, j’aurais quelques réticences à présenter. Voyez ainsi mon tweet en réponse à celui de Julien Lécuyer, journaliste enthousiaste du bureau de Paris. Voyez son extase devant les potiches élyséennes LREM non masquées (en particulier Castex aujourd’hui touché par la Covid malgré deux doses).

Y en a marre du supposés « tous journalistes, tous marionnettes ».

Non, cher Alexis, perso, je ne pilonne que sur ceux que je vois jusqu’à l’overdose dans les grands médias des Millardaires, hein ? Et je me range du côté de ceux sur lesquels vous vous taisez, du côté de tous ces autres (précaires, désespérés, écartés, censurés ou en auto-censure).

Les « grands » journalistes, les « grandes » plumes  n’ont pas besoin d’une ligne téléphonique directe avec l’Elysée pour écrire. Oui, ils ne reçoivent pas d’ordre de Macron car ils n’en ont pas besoin : ils ont été recrutés parce qu’ils partagent et ont intériorisé – à très peu de choses près –  les valeurs dominantes de leurs Rédactions. Pour faire plus court, je fais ici un énième rappel : celui des analyses d’Alain Accardo.

Y en a marre de ces satisfecit directoriaux.

Laurence Bloch porte aux nues sa radio. Directrice de France Inter, la voilà très impressionnée par le nombre d’auditeurs (plus de six millions). Mais, comme toujours, est tû le pourcentage de ces mêmes auditeurs qui sont satisfaits (ou non) des programmes (surtout ceux qui groupent émissions politiques et journaux 13h-19h).

Rappelons une chose simple : on peut écouter une radio (publique, la NOTRE) et suivre ses émissions même si, globalement, on ne les aime pas. L’auditeur.trice instatisfait espère toujours que sa radio publique sera enfin pluraliste, qu’il pourra écouter autre chose que les inamovibles Lea Salame, Nicolas Demorand, Dominique Seux, écouter autre chose que les économistes libéraux, ne plus partager les tris très très discutables des éditoriaux et des titres de la rédaction de Bruno Duvic ou pouvoir contester la sélection des questions du Téléphone Sonne de Fabienne Sintès. Sans compter les invité(e)s ministériel(les) qui squattent les émissions quotidiennes (7/9 Inter) et les annonces gouvernementales sur la Covid.

Une étude de Fakir montrait que sur 1080 minutes d’écoute seules 18 l’étaient pour les ouvriers-employés (soit 1,7%). Enfin, répétons-le encore et encore, la directrice de Radio-France, Sibyle Veil, est une sarko-macroniste compatible, supportrice zélée de Nathalie Loiseau (qu’elle qualifia de « femme d’exception ») comme le fit à sa suite, la Directice Bérénice Ravache, directrice de FIP (tweets ci-dessus très réels).

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  1. Impressionnants titres que ceux portés par l’expert Alexis Lévrier. Maître de Conférences à l’Université de Reims, il s’intéresse prioritairement aux relations entre journalisme et politique ! Il y a consacré deux essais, dont le dernier : Le pouvoir présidentiel face à la presse. Encore une ou deux invitations et notre expert, nouveau venu dans les grands Médias, tiendra le haut du pavé… médiatico-politique.
  2. Verbatim :  » Je pense par exemple que les Gilets jaunes étaient dans un discours fantasmé de croire que tous les journalistes étaient aux mains d’oligarques et étaient des marionnettes entre leurs mains. Cette main mise des oligarques n’empêchait pas les rédactions de conserver leur indépendance au moins relative« . Jolie ce « au moins relative, non ?
  3. Verbatim : « D’avoir dit qu’Emmanuel Macron était le candidat de la presse ça, ça vient d’une critique radicale des Médias QUI EST LARGEMENT DE L’ORDRE DU FANTASME « . On devine de quel côté radical se porte l’exaspération de ce brave expert : celle probablement de l’équipe d’Acrimed. Enfin notons qu’à aucun moment, notre Universitaire n’évoque les médias alternatifs comme Le Media TV, Quartier Libre d’Aude Lancelin ou Blast de Denis Robert.