Les Maisons secondaires de Vaduz (Liechtenstein).

La liberté se perd en chemin
BiBi voit ces derniers jours l’Affaire Allemande sur la fraude fiscale toucher les frontières françaises : il paraîtrait que 200 personnalités françaises dont les noms commencent à être divulguées seraient dans le collimateur des enquêteurs. Sportifs, littérateurs, hommes politiques de tous bords… auraient caché leur fric dans cette Principauté proche de l’Helvétie, via un compte en banque à la LGT Bank pour payer moins d’impôts etc etc…

, .
BiBi a souvent cru que ce Pays était sorti tout droit des dessins d’Hergé, BiBi y voyait un Prince dans un Château et des vieilles voitures noires qui accompagnent Sa Majesté dans ses visites à une paysannerie très fidèle. Liechtenstein : écrivez le mot et vous y faites au minimum deux fautes d’orthographe.

De l’ aussi, nous n’en connaissons pas grand-chose : le transfert de Ribéry au Bayern, la Forêt noire, la choucroute de la Fête de la Bière, les saucisses de Francfort. On ne sait pas exactement où se trouvent Dresde et Leipzig et on a du mal à se souvenir que Buchenwald était proche de l’Université de Weimar. Mais depuis peu, il y a des échos insistants qui nous parviennent de ce pays lointain. Il paraîtrait que le Libéralisme d’ ne convient plus aussi bien à la ménagère allemande (sauf si elle a une Maison secondaire à Vaduz). Mais ne nous moquons pas. Angela ne fait pas que parler : elle a donné un (petit) coup de pied dans la fourmilière de la Droiture allemande tandis que chez nous, le et son Ministre aboient mais ne lâchent pas les chiens.

BiBi s’est beaucoup renseigné sur ce petit pays dont le Capital est Vaduz.
Le LGT Group dont le directeur n’est autre que S.A.S. le Prince Max de Liechtenstein, a une annonce publicitaire qui fait plutôt froid dans le dos sauf pour ceux qui mettent leur argent au soleil. Sur la plaquette de l’Entreprise, on peut y lire : « Nos clients ont tous une chose en commun : ils attendent de nous – de nos prestations de services et de nos produits – une qualité « princière » (dans le texte !). Ainsi, on apprend que « le Portefeuille princier, depuis le 31 décembre 1998, date de son lancement, y a réalisé une performance brute de 93,5 % et dépassé ainsi tous les indices référentiels importants ». (Pfftt ! Il n’a pas battu les +172% de notre Président). La banque LGT possède sept filiales en Allemagne. En France, la filiale compte… Olivier Giscard d’Estaing comme président !
Les banques du Liechtenstein gèrent aujourd’hui pour leurs clients un patrimoine de quelque 170 milliards de francs suisses, ce qui place le petit Pays parmi les plus grandes places financières du monde ( comme le Luxembourg). LGT, qui gère plus d’un tiers de ces actifs, y occupe une position de leader. On est là chez les Eléphants de la Haute finance mondiale.
Et qui dit Finances internationale dit Chambre de Compensation. Comment s’en étonner ? La LGT a également un compte – comme la Société Générale – à… . La Chambre de compensation, qui voit des flux égaux à 250 fois le budget de la France s’opérer sans un regard public, n’est pas à l’initiative de la fraude et de cette massive évasion fiscale. Mais on a là, la pièce manquante du Puzzle : « Ce sont évidemment, rappelle l’ami , les banques et leurs clients qui organisent ces fraudes. Mais Clearstream est l’outil qui sert à la dissimulation… »
Pour ceux qui en douteraient, voilà le numéro d’accès de la LGT Bank ( 5609/90538) de leur dernier compte caché.
 
Ce n’est pas la première fois que la petite principauté apparaît au premier plan d’un scandale financier en Allemagne : en 1999, l’affaire des caisses noires de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) avait déjà fait couler beaucoup d’encre. L’ancien chancelier reconnut avoir reçu entre 1993 et 1998 plus de 2 millions de marks sans les avoir fait apparaître dans les comptes de son parti. Le plus important agent fiduciaire de la principauté, Herbert Batliner, ami d’Helmut Kohl, avait contribué à recycler l’argent provenant de ces caisses noires lors de l’énorme scandale des caisses noires de la CDU (parti conservateur), recyclage opéré via les comptes au Liechtenstein.
Les autorités allemandes ont réussi à contourner le secret bancaire de la Principauté en achetant à un informateur des données bancaires. Ces données provenaient d’une liste confidentielle dérobée en 2002 à LGT. Selon l’hebdomadaire allemand , les enquêteurs allemands les ont achetées pour 5 millions d’euros, ce qui a permis l’enquête. La somme, qui provient du budget des services secrets allemands (BND), aurait été versée à un informateur qui avait contacté le BND au début de 2006.

L’enquête ne vise pas, pour l’instant, d’autres patrons du DAX (l’équivalent allemand du CAC 40). Des dirigeants de PME et des responsables d’envergure régionale feraient aussi partie des suspects. Le ministère des finances a appelé les fraudeurs qui ont manqué à leur devoir de solidarité via l’impôt, à se dénoncer, comme le permet la loi fiscale allemande. Le procureur de Bochum a indiqué que la fraude fiscale porterait sur un montant total de 3,4 milliards d’euros. En France, on parle d’un milliard d’euros.

Premier pris la main dans le sac : le patron de Deutsche Post, , proche du SPD. Multimillionnaire dès la naissance, il est l’archétype de ces Patrons-voyous dont nous a parlé il y a très très longtemps l’ami Nicolas. Son salaire, passé jusque-là comme une lettre à la poste, est au top : 3,3 millions d’euros par an. Présent dans de nombreux conseils de surveillance de grandes entreprises (Deutsche Telekom, Lufthansa) Klaus Zumwinkel fut à la tête de la Deutsche Post depuis 1990. Il a géré sa privatisation mais aussi son redéploiement en licenciant presque la moitié des 380.000 salariés de l’Entreprise. Il est soupçonné d’avoir soustrait au fisc près d’un million d’euros. L’affaire Zumwinkel semble n’être que la partie émergée de l’iceberg, puisque plusieurs journaux allemands font état d’un millier de cas, totalisant plusieurs milliards d’euros de fraude tandis que 900 mandats de perquisition sont prêts à être exécutés en particulier à Cologne et Düsseldorf (ouest). Et les Services d’enquête arrivent en France…
La chancelière Angela Merkel avait dénoncé en grande Prêtresse du Libéralisme ce scandale «Cela va au-delà de ce que j’ai pu imaginer et de ce que beaucoup d’autres ont pu imaginer. »

Après les affaires particulières de la Société Générale, on peut vraiment dire que le Capitalisme est au-delà de ce que Madame Merkel a imaginé ! Le Réel est aujourd’hui au-delà de l’Imagination !
Alors, BiBi, infatigable ose le concept : «  Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, nous voici entrés dans les Temps du Capitalisme délirant ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *