Paris Trash.

Poubelle 6

Évacuons ! Par ici les déchets !

Même pour nettoyer, pour rendre propres les Propriétés, on met les formes. Joliesses et couleurs pour dire le cul du Monde où finissent les inestimables marchandises qu’on nous fourgue et que nous «choisissons». Plastique lisse et vert-de-gris, bouchons dentelés, boites écrasées, gâteaux émiettés : tout cela offert aux Corps à la peine furetant dans les poubelles ensoleillées.

Et les accompagnant, l’ombre de ces quelques aphorismes pour un instant de répit.

Le Paris de Bertrand Delanoë.

Siège métro

Siège coloré du métro parigot.

Cinq jours à Paris. Chaleur, sueur, bonheurs toujours renouvelés. Appareil photo dans la poche, j’ai pris au hasard (objectif) quelques instantanés. Aucun déplacement sans ce vertige photographique, sans phrases de poètes, sans réminiscences incongrues. Et comme l’écrit si bien Henri Michaux à propos d’autre chose (son expérience mescalinienne !) : «Ceci est une exploration».

Le Spectateur de Cinéma : un Animal étrange (2).

Sabzian 4 et 5

Images extraites du film Close Up d’Abbas Kiarostami.

Première partie du billet ici.

Dans un vieux et riche numéro de Communications (N°23 de 1975), on avait deux belles interventions à propos de ce Spectateur de cinéma, animal étrange, dont la place était difficile (mais non impossible) à cerner. L’article de Roland Barthes s’arrêtait sur sa sortie personnelle du Cinéma après projection d’un film. Christian Metz, lui, développait les rapports de contiguïté entre le Rêveur et le Spectateur de Cinéma. Il y analysait les rapports entre le premier (qui ne sait pas qu’il rêve) et le second (qui sait qu’il est au Cinéma). Des extraits extra.

Le Spectateur de Cinéma : un Animal étrange (1).

Close Up

Chacun a son film-fétiche, celui qu’on garde en tête. On garde la fiction, pas forcément toutes les images, on garde la brûlure, l’hébétement à la sortie du Cinéma, le bruit de la ville, klaxons, pots d’échappement qui vous réveillent. On garde le souvenir de nos pulsations qui reviennent et on garde l’étrangeté qui nous habite encore. Aimer un film, c’est savoir au fond de nous-même, qu’il y eut un Avant et un Après. Ce fut ainsi pour moi après la projection de Close Up d’Abbas Kiarostami.

Un Bel Héritage.

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Le Blog à Mille mains continue de mettre en ligne ses photographies. Sa tenante, Lizly, a lancé son douzième Jeu d’écriture en demandant gracieusement à ses lecteurs et lectrices de poser un texte, une fiction autour d’une photographie prise par Lily. J’ai répondu à plusieurs reprises à leurs invitations. Une fois encore, je n’ai pas hésité, composant un photo-texte qui a pour titre : «Un bel héritage».