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Petits actes de résistance.

Résistances.

1. Les Georgiens ont de l’humour. Leur terre a fait naître Joseph Vissarionovitch Djougachvili (Иосиф Виссарионович Джугашвили) dit Staline. Mais humour plus rigolo encore, le groupe georgien « Stephane & 3G » a signé une chanson qui devait être celle qui représente leur pays au Grand Prix de l’Eurovision. Le titre en était : «We don’t want put in», petit jeu de mot entre l’orthographe anglaise du nom Poutine (sans « e ») et le verbe « to put in », qui signifie « mettre », « se faire plaquer » en anglais. Le morceau a été évidemment refusé par les sommités de l’ «Europe» (Musicale) toujours aussi rétive au progrès de la Démocratie et aux Actes de Résistance. La Géorgie a jusqu’au 16 mars pour en changer. En humoriste de soutien, BiBi leur suggère de refaire une version modernisée de «Georgia on My Mind».

2. BiBi a été le premier à parler du film de Gilles Perret («Walter, retour en Résistance»), film amené à avoir un grand retentissement en France résistante. BiBi n’a pas encore vu le film mais aux réactions épidermiques de Bernard Accoyer et des vives réactions de l’UMP, BiBi ne manquera pas d’assister à la projection du film en Haute-Savoie (1). Ce film fait un parallèle entre l’histoire d’hier (les avancées sociales du CNR au sortir de la guerre) et celle d’aujourd’hui (la régression-répression sociales actuelles) à travers le portrait singulier de Walter Bassan. On y parle du Plateau des Glières. On y montre aussi Little Nikos dans une scène qui fera date. BiBi espère que pour remplir les salles officielles ou salles de fortune, on se passera le mot et l’image. En commençant par soutenir Gilles Perret sur son site : http://www.walterretourenresistance.com

(1) Espace Cinéma (Douvaine) le mardi 17 mars à 20h et Cinéma Le Royal (Evian) le mardi 24 mars à 20h.

Cinéma, Télévision, Mages et Images.

C’est sur notre écran.

LES GLIERES, PLATEAU DE CINEMA.
Walter Basson est la figure résistante du film de Gilles Perret sur les maquis des Glières. Les Glières reste un épisode douloureux dans l’histoire de la Haute-Savoie. Il paraît que le documentaire n’a pas reçu l’assentiment de l’UMP qui verrait d’un bon œil de Censeur qu’on expurge du film quelques passages à connotation ironique sur… Little Nikos. Faut dire que ce dernier, Résistant de la 25ième heure, vient faire son cinéma sur le plateau chaque année. Gilles Perret, lui, ne manque pas de cran : puisse t-il ne pas manquer d’écrans.

GERARD DEPARDIEU.
Gilles Jacob nous livre ses petites confidences dans son dernier livre «La Vie passera comme un rêve» aux Editions Laffont. Celle-ci par exemple : Jacques Chirac est présent pour un déjeuner-éclair avec le jury et les Palmes d’Or à Cannes. Gérard Depardieu, sachant que le Président est là, s’invite en repoussant les membres du Service d’Ordre et se précipite vers lui, bras ouverts : « Ôooo…mon Jacquôt !» BiBi en conclut que Gérard a voulu jouer un remake du… »Dîner de Cons ».

JEAN RENO.
Il commence à se poser en successeur de Lino Ventura (Le Figaro du 4 mars). Un Lino rénové en somme. Y aura juste à marcher dessus.

MARC-OLIVIER FOGIEL.
Il a pris possession du Pavillon de la Volaille pour son émission d’Europe1. Petit coq s’installe au poulailler.

JEAN-LOUIS COMOLLI.
Pour oublier ces deux imbéciles, BiBi s’est replongé dans le livre du cinéaste «Voir et Pouvoir» aux Editions Verdier. Il n’a pas pu s’empêcher de relever ce beau et lumineux passage à propos du film de Fritz Lang, M. le Maudit :
« Le cinéma est injuste, ou plutôt sa justesse n’est pas notre justice. Filmés dans leur calvaire, les bourreaux peuvent paraître devenir «victimes». Dure leçon de Fritz Lang : le spectateur croit bêtement être du «bon côté» de la représentation, de l’histoire, du film. De l’autre côté du monstrueux. Et voilà que le film avance et que la police s’associe avec les bandits pour donner la chasse au maudit. Drôle d’alliance annonçant le consensus politique entre pègre et nazis : encombrants alliés pour le spectateur (…). De quel côté sommes-nous donc ? Ce jeu de bascule nous dit toute l’ambigüité de la place du spectateur : le bon côté, la bonne conscience, la bonne cause, la bonne âme sont au cinéma des pièges à nous tendus sous un masque protecteur. Le spectateur est exposé à y perdre ses protections idéologiques et culturelles». Méditons. Méditez.

BiBi a fait son cinéma :

« Gran Torino » de Clint Eastwood.

Clint Eastwood, cinq fois.

Il y a longtemps que je t’aime…

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Philippe Claudel a obtenu le Bafta (le César britannique) du meilleur film en langue étrangère pour son film «Il y a longtemps que je t’aime». A sa sortie, BiBi avait écrit ses impressions sur le film.

«Télescopage : le jour où BiBi alla voir le film de Philippe Claudel («Il y a longtemps que je t’aime »), il apprit par la radio qu’une mère de Saint-Nicolas-de-Pelem dans les Côtes d.Armor avait  déposé de sang-froid son bébé dans le congélateur de sa cuisine. 
Il serait cependant faux de dire que le Réel a ici dépassé la Fiction. C’est plutôt la fiction de Philippe Claudel qui devient- en regard de ce geste monstrueux – toute frileuse. Dans le film de Philippe Claudel, la mère (parfaitement jouée par Kristin Scott Thomas) justifie son infanticide par amour alors que, dans la lande bretonne, nous touchons aux Zones troubles infiniment (in)humaines de l’Humain, au Point de Jonction gris, aux franges d’un Territoire inconnu. Nous nous arrêtons, hagards, interrogatifs devant une Démesure insoutenable.
Via le dénouement de son film, Philippe Claudel a choisi la Norme au lieu d’explorer les chemins plus indélicats, plus dostoïevskiens de l’âme humaine (maternelle). La mère que nous propose Philippe Claudel est une Figure de Madone sans double face, une Mère Aimante, une figure qui ne s’expliquerait que par ce Sentiment unilatéral. Rien donc sur l’envers de la médaille de cet amour, sur l’ambivalence de tout être humain. Cette Mère-Héroïne couvre tout et ne découvre rien sauf à demander la Complicité du Spectateur pour pleurer à grosses et chaudes larmes. Pour BiBi, le critique de Télérama se plante : la femme jouée par Kristin Scott Thomas n’est pas une héroïne de Cinéma, c’est un cliché. Toujours cette incapacité du cinéma français d’aujourd’hui à construire des personnages énigmatiques, injustifiables, inexplicables. BiBi attend toujours qu’un film français – telle une hache – vienne briser la mer gelée en lui ».

BiBi aime aller au Cinéma :

Jean Martin quitte la scène.

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