
Il y a quelques temps, les grands Musées français avaient besoin de l’honorabilité et de la respectabilité culturelles pour agir auprès des Sponsors. Aujourd’hui, on assiste à des phénomènes inquiétants.

Il y a quelques temps, les grands Musées français avaient besoin de l’honorabilité et de la respectabilité culturelles pour agir auprès des Sponsors. Aujourd’hui, on assiste à des phénomènes inquiétants.
MARICK COUREUL.
Marick Coureul vit à Lyon. Depuis 25 ans, elle s’intéresse à la recherche de formes en modelage-terre. Elle utilise la faïence noire, blanche ou rouge biscuitée à 900/960 ° ou encore le grès chamotté cuit à haute température 1300 °. Elle soigne l’utilisation d’engobes, de porcelaine et de couverte transparente pour apporter couleur et relief à ses pièces.
Marick Coureul a déjà exposé ses pièces dans l’Atrium de l’Hôtel de Ville de Lyon, à la MJC Monplaisir, à Vaise, à la Maison des Arts de Roanne. Elle transmet son savoir en présentant sa technique aussi bien dans les écoles maternelles lyonnaises qu’auprès des écoles en soins infirmiers.
Marick Coureul expose ses pièces originales à la MJC Louis Aragon de Bron, 18 Place Gaillard Romanet (69500) jusqu’au 10 juin.
GERARD DEPARDIEU.
Admiratif et inconditionnel de Gérard Depardieu, BiBi relève les propos d’un acteur sans équivalent : «Le Cinéma, j’en ai rien à foutre. Je ne me suis jamais battu pour faire des films. J’en ai tourné 200 sur le lot. 150 sont des merdes. C’était juste pour rendre service».
Cher Gérard, BiBi ne dit pas non pour une poursuite de tes services éventuels à rendre : il cherche en effet un financement pour un moyen métrage avec des adolescents en difficulté.
SIRI HUSTVEDT.
Siri, écrivain, est l’épouse de Paul Auster. Elle est l’auteur de Plaidoyer pour Eros (chez Actes-Sud). Titre prometteur. Elle répond sur New-York City dans la Tribune de Genève : «New-York est un caméléon en constante évolution, une métropole aux nombreux flux, mais c’est cela qui fait tout son charme. En dehors de cette qualité insaisissable, c’est un endroit profondément mixte où d’innombrables langues sont lues et parlées, ce qui fait de cette ville un ilot de tolérance où chacun est le bienvenu». Siri : une femme Auster qui ne l’est pas du tout.
RAPHAEL ENTHOVEN.
«L’Endroit du Décor» chez Gallimard est son dernier ouvrage sur lequel BiBi ne se prononcera pas (BiBi ne l’a pas lu). Le Monde du jeudi 28 mai lui adresse compliments et louanges en ces termes : «Il arpente la réalité en illustrant avec élégance sa définition de la philosophie «Une promenade insouciante et affective dans l’Inachevé».Est-ce vraiment sûr que ce Philosophe nous ait donné définition de Dame Philosophie ? Il parlait peut-être de…
Les figurines et le mobile sont de Marick Coureul. Le texte est de BiBi.

Chez son dentiste, une cliente avait reposé le numéro d.un hebdo. Peut-être parce que le bruit de la fraise lui faisait froid dans le dos, BiBi se saisit machinalement de cette revue qui trainait là, afin de se rassurer. Il tomba sur un numéro de l’hebdomadaire Femme actuelle, pas encore passé au pilon ( N°1282 du 20 au 26 avril). Surprise : la page 18 est celle de David Abiker et de son buzz de la semaine intitulé «Le Clip du scandale». Il y parle d’Orelsan et de son clip «Sale P…». Le journaliste écrit : «Sa maison de disques se veut rassurante, Orelsan a eu un gros chagrin d’amour et ne voulait heurter personne avec cette œuvre de jeunesse. On croit rêver. En attendant, la chanson court toujours sur la Toile. C’est une honte !» BiBi veut bien admettre la honte et le cri douloureux de David.
En feuilletant plus avant l’hebdomadaire, BiBi est attiré par cette page publicitaire qu’il donne à détailler à ses ami(e)s avec les quatre encarts photographiques ci-dessus. BiBi se demande alors si l’obscénité n’est pas aussi grande que celle du clip d’Orelsan. Car que voit-on ? Une femme : elle est attaquée par une équipe de laveurs de carreaux (La Femme doit être sale ici aussi puisqu.elle a besoin d’être passée au karcher), elle est astiquée par des petits ramoneurs (La Femme a probablement besoin d’être ramonée). Casqués et en habits de spécialistes, les Experts s’occupent d’une femme quasi-dénudée qui a besoin qu’on lui refasse le portrait (cuisses, ventre, hanches inclus). Ils veulent en faire un prototype parfait avec trois consignes incontournables : on draine, on élimine, on affine. Et au final, pas de plus bel objet. Après, on peut écouter de la musique : la chanson d.Orelsan par exemple, c.est de la même veine, non ?
– Vous avez donc appris pas mal de choses sur la manière dont les immigrés sont traités en France ?
– Philippe Lioret : Oui. Il y a même une compagnie entière de CRS qui ne s’occupent que d’eux, qui font tout pour obtenir leur départ volontaire du territoire. En France, il y a une loi scélérate. Si on l’applique à la lettre, les Citoyens qui aident les immigrés risquent la mise en examen, voire pire.
Militante bénévole de l’Association Salam à Calais, Sylvie Copyans a guidé Philippe Lioret sur son film. Elle parle des réfugiés dans une interview à La Montagne :
«Ils vivent un peu comme des animaux, dans la Jungle (les bois autour de Calais) ou dans les squats insalubres. Aujourd’hui, ils sont environ 700. Il y a des femmes africaines, des mineurs afghans qui ne sont pas protégés». Quant à la répression, ce n’est pas du cinéma : «Elle s’exerce sur les milieux associatifs. Le Vice-président de Salam a écopé d’un mois de prison avec sursis il y a quatre ans pour… propos racistes à l’égard d’un CRS. Le fait que le CRS ait reconnu en appel que c’était faux n’a pas changé la peine. Ces procès ont pour but de nous faire peur pour que nous arrêtions notre action». Sur les passeurs : «On voit les passeurs qui font du business sur le port mais on ne voit pas beaucoup de filières démantelées. La Police a assez de moyens pour les arrêter mais ce n’est pas ce qui se passe. Pourquoi ?» Un pourquoi adressé à Monsieur Besson.
BiBi comprend que la Droite et ses appuis médiatiques ne supportent pas le succès naissant du film «Welcome». On y met en images les lois insupportables qui mènent un jeune homme de 17 ans à faire la Manche. Film nécessaire, film militant, film avec un impeccable Vincent Lindon.
Subsistent pourtant des anachronismes pour BiBi.
1. Les Georgiens ont de l’humour. Leur terre a fait naître Joseph Vissarionovitch Djougachvili (Иосиф Виссарионович Джугашвили) dit Staline. Mais humour plus rigolo encore, le groupe georgien « Stephane & 3G » a signé une chanson qui devait être celle qui représente leur pays au Grand Prix de l’Eurovision. Le titre en était : «We don’t want put in», petit jeu de mot entre l’orthographe anglaise du nom Poutine (sans « e ») et le verbe « to put in », qui signifie « mettre », « se faire plaquer » en anglais. Le morceau a été évidemment refusé par les sommités de l’ «Europe» (Musicale) toujours aussi rétive au progrès de la Démocratie et aux Actes de Résistance. La Géorgie a jusqu’au 16 mars pour en changer. En humoriste de soutien, BiBi leur suggère de refaire une version modernisée de «Georgia on My Mind».
2. BiBi a été le premier à parler du film de Gilles Perret («Walter, retour en Résistance»), film amené à avoir un grand retentissement en France résistante. BiBi n’a pas encore vu le film mais aux réactions épidermiques de Bernard Accoyer et des vives réactions de l’UMP, BiBi ne manquera pas d’assister à la projection du film en Haute-Savoie (1). Ce film fait un parallèle entre l’histoire d’hier (les avancées sociales du CNR au sortir de la guerre) et celle d’aujourd’hui (la régression-répression sociales actuelles) à travers le portrait singulier de Walter Bassan. On y parle du Plateau des Glières. On y montre aussi Little Nikos dans une scène qui fera date. BiBi espère que pour remplir les salles officielles ou salles de fortune, on se passera le mot et l’image. En commençant par soutenir Gilles Perret sur son site : http://www.walterretourenresistance.com
(1) Espace Cinéma (Douvaine) le mardi 17 mars à 20h et Cinéma Le Royal (Evian) le mardi 24 mars à 20h.