Category Archives: Livres de lecture & Poésie(s)

Lire, relire, lier, se relier : des verbes contre les Pouvoirs.

Lire, relire. Lier, se relier. BiBi a slalomé entre les livres de Valère Novarina, de Primo Lévi, d’Arlette Farge et a écouté les chants déterminés (et parfois désespérés) des ouvriers de l’usine Doux à Graincourt.

Lire, relire. Lier, se relier : tout ce que les Pouvoirs détestent.

Lectures à l’estomac : Artaud, Zweig, Kundera.

Dans mes lectures et relectures croisées, voila des coïncidences, des chocs et des entrechocs. Avec Patrick Coupechoux dissertant sur la folie me reviennent ces photos extraordinaires d’Antonin Artaud – dont la première qui nous dévoile un Artaud qui rit, un Artaud riant d’un rire qui ne rit pas, un Artaud riant bientôt d’un rire qui perce nos tympans et nos idées reçues. Rire poétique en somme, poétique en diable.

Au sujet des morts et de quelques vivants.

Nous sommes tous plongés dans l’illusion biographique qui veut qu’une histoire – la nôtre – se construise à partir des fondations de l’Enfance pour se hisser – via des rencontres – à hauteur des Adultes. Mais tout ne se déroule pas de façon chronologique. En chacun de nous règnent la Confusion, le Désordre. En nous, se déclenchent inopinément des Incendies et des Feux croisés. Aujourd’hui sur le Bûcher des Souvenirs : Nino Ferrer, Georges Haldas, Thomas Bernhard et dans les Forêts du Présent : Mathieu Kassowitz et un Fakir bien dans ses clous.

Les Jours d’Après.

Depuis que j’ai relâché la tension (l’attention) sur Nicolas-la-Fripouille et ses mesures abhorrées, il y a comme un air léger, comme une envie de picorer, de butiner, d’aller de-ci, de-là sans souci de la destination.

Et d’abord de s’en aller piocher – comme jadis – dans les livres.

Jean Genet, ce « cul-de-Paris ».

J’ai décidé de parler de la Racaille à nettoyer au karcher, de tête brûlée, de Blouson noir, de Graine de Crapule. Jean Genet, le poète-écrivain, fut de ceux-là. Je fis un détour par Larache (Maroc) pour découvrir sa tombe tellement ses textes m’avaient impressionnés dans mes débuts de tout jeune lecteur. Genet avait été enterré non loin du cimetière espagnol. Une simple pierre avec deux gros cailloux sur le côté. Une tombe face à l’Océan. Un habitant de Larache me raconta qu’il avait connu l’écrivain (très humble) et qu’il le rencontrait souvent au Café… Cervantès (!) sur la Place centrale qui ressemble un peu au centre-ville des villages mexicains.