Category Archives: Livres de lecture & Poésie(s)

Stéréophonie de Café.

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J’étais à ma table, perdu dans la stéréophonie du Café. Tout autour, des paroles par bribes, des propos saisis au vol, des voix criardes, lointaines, étouffées, sons doucereux, embrouillaminis. J’avais apporté mon carnet de notes. A la page Georges Haldas, me suis arrêté. Le visage du vieux bonhomme m’était revenu avec force. Son timbre de voix, sa patience, son écoute aussi. Et encore cet extrait : «Se laisser porter au Café, comme une barque, par la marée humaine. Des présences et des voix».

Vint alors la suite : flux et reflux de son écriture. Travaux d’orfèvre à la relecture, avec, pour seules visées : vivre, c’est-à-dire, être toujours plus ouvert au monde en devenant toujours plus soi-même.

« Quoi ? T’as pas le moral, BiBi ? »

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«T’as pas le moral, BiBi ? Hé ! Hé ! Tu ne devrais pas… tu n’devrais pas lire tous ces livres à la suite : «Roberto Saviano «Le Combat continue (résister à la Mafia)» (Laffont), Pierre Péan «La République des Mallettes» (Fayard), Jean Stern («Les Patrons de la Presse nationale. Tous Mauvais» La Fabrique). Pas si bon que ça pour ta santé psychique et physique».

Petits blocs erratiques.

Joseph Conrad et Edward Hopper ont croisé ma route. Petite halte et dépôts des fardeaux. A leur départ, je suis resté songeur devant les 5 cadeaux du voyageur polonais et le tableau du Peintre américain salué par le magazine Télérama. Et si après cela, je tombe en dépression, voilà Yves Prigent le bon Docteur psychiatre (et poète à ses heures) qui me remontera le moral.

Lectures croisées.

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Les grands livres nous révèlent des choses que nous n’avions pas prévues, nous révèlent des choses de nous-mêmes et de notre rapport au Monde. Ils font lien avec le Réel indéchiffrable, ils y tracent des pistes, ils y dessinent des portes de sortie et – plus rarement – des arcs de triomphe et des arcs-en-ciel. Outre la relecture de Georges Haldas, je viens d’achever, dans un même temps, un livre d’entretien avec John Berger.

Le Voyage, la Chair et le Verbe.

Trois petits textes re-tombés sous les yeux de BiBi. Le Voyage démarre Rue Roland Barthes dans le 12ième arrondissement parisien, atterrit à Prague et finit chez le Camarade Franz Kafka bien accro à sa meuf Felice Bauer.