HOLLANDE : « JOSPIN II » ?

On ne parle que de  : ça plane pour lui depuis son décollage au Bourget . Fort bien. Hier, il renvoyait dans les cordes ce pauvre Alain Juppé en mal de virginité depuis son exil au Canada et depuis ses mesures anti-populaires de 1995. Pourquoi pas ? Mais BiBi a d’autres chats à fouetter que de s’arrêter à ces sorties «spectaculaires».

Il se demande seulement si Hollande battant le Monarque (Be careful ! ce n’est pas fait du tout du tout) n’ouvrirait pas l’ère d’un « II» de sinistre mémoire.

Rappelons-le : si le peuple français a botté les fesses du candidat PS 2002 – et de quelle manière – ce ne fut pas à cause d’une supposée pléthore de candidats et d’émiettement des voix de gauche mais parce que l’ami Lionel fut le partisan (voire l’un des bâtisseurs politiques des plus fervents) du Capitalisme délirant qui atteint aujourd’hui son apogée. Pas besoin d’y revenir et d’en disserter encore et encore.

C’est dans le numéro de (14 janvier/17 mars, page 4) que BiBi a rencontré la question peu soulevée jusque-là et qui fait de lui plus que jamais un «Optimiste de plus en plus inquiet». BiBi laisse volontiers la place au professeur de philosophie, , pour dire l’énorme responsabilité (terme à prendre dans les deux sens : au présent et au futur ?) qui attend(rait) Hollande et son équipe – en cas de victoire :

«La réponse politique au risque de l’arrivée d’une gauche sans ambition est là : il faut le renforcement d’une gauche à la gauche de la gauche «socialiste», une gauche autant écologique qu’anticapitaliste et capable de peser.

Cela permettrait d’éviter un risque, gravissime à mes yeux, et que je formulerai ainsi, sans verser dans le moindre catastrophisme irrationnel (ce n’est pas mon genre) :

Si par malheur, une gauche dominée par les socialistes, découragée et décourageante, n’intégrant pas les propositions de «l’autre gauche », arrivait au Pouvoir et décevait à nouveau les couches populaires (ce qu’elle a fait dans le passé, il ne faut surtout pas l’oublier), alors nous risquerions de voir s’allier et gagner, en 2017, la Droite et l’Extrême-Droite d’une réintégrée dans le jeu politique par des annonces de façade et démagogiques. Car la Droite classique reste toujours travaillée par ce vieux fonds idéologique qui lui avait fait préférer Hitler au Front Populaire au nom de son intérêt de classe, et elle n’hésitera pas à y revenir comme elle le fait en Pologne et en Hongrie (+ l’Autriche).

Un vent mauvais souffle aujourd’hui sur l’Europe, insufflé par la crise, et qui fait penser aux Années 30 du siècle dernier, avec la menace d’une fascisation des sociétés occidentales que l’on croyait pourtant définitivement derrière nous.

C’est bien pourquoi il nous faut une nouvelle gauche intransigeante sur ses valeurs constitutives et impitoyable à l’égard d’un Capitalisme ravageur de nos vies ».

*

Pour finir :

  • 1. le seul sourire-BiBi sera pour les élèves d’Yvon Quiniou : «Heureux potaches que vous devez être !» et
  • 2. N’oubliez pas – si le Coeur et la Raison vous en disent – de venir rendre visite à BiBi, nouvel arrivant sur FaceBook  (Le Mur est ici)….

3 Responses to HOLLANDE : « JOSPIN II » ?

  1. Comment dire sans vexer personne : des déceptions, il y en aura forcément car la droite n’a jamais eu qu’à gérer le quotidien. C’est facile même quand la crise est là : il suffit d’attribuer ses problèmes au système.

    Pour la gauche, c’est autrement plus difficile car il lui faut créer un autre système qui soit une alternative plausible sans être trop rejetée par les autres pays et régler en même temps les problèmes courants.

    C’est le problème des sociaux démocrates incapables de proposer cette alternative idéologique en utilisant les recettes éculées du libéralisme.

    J’ai fait compliqué, là, non ? 🙂

  2. Rodrigue dit :

    Une fois évitée la « peste brune », il est à craindre que l’ensemble des candidats de la gauche en situation d’être élus, ne soit qu’une sorte de Tony Blair à la française, à savoir le continuateur de M.Thatcher. Seul l’emballage change!

  3. BiBi dit :

    @Rodrigue
    Oui « il est à craindre ». C’est bien le sens de mon billet.

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