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Gugusse, Valère Novarina et la Foire de Crête.

Mardi 31 août 2010

Le 2 juin 2008, BiBi avait publié un article un peu mégalo-maniaque intitulé «GuGusse, ancêtre de BiBi ?». Gugusse était cette figure de marionnette, présente sur la d’autrefois, Foire qui se tient toujours à Thonon-les-Bains (Haute Savoie) dans les premiers jours de septembre. Avec Gugusse, Valère Novarina, gloire locale et (inter)nationale, trouva le déclic qui le poussa à l’écriture et à la mise en scène théâtrale.

« Cette Foire se trouve être l’une des plus vieilles foires de France. On y vient pour toutes sortes de choses et de raisons : pour vendre (des cloches, des animaux, des imperméables, des fromages et des friandises), boire (du Crêpy des coteaux de Marin), manger, jouer, acheter (des cloches, des animaux, des imperméables, des fromages et des friandises).

Dès les années d’après-guerre jusqu’à l’an 2000, l’une des attractions les plus spectaculaires de la Foire consistait en un étrange numéro de marionnette mi-humaine, mi-pantin. Cette attraction avait été imaginée par un couple qui avait nommé son unique personnage «GuGusse» et appelé l’ensemble de ce Théâtre miniature « La Loterie Pierrot ».

Debout sur l’avant-scène d’un minuscule castelet, GuGusse, un petit personnage à la grosse tête humaine, tapait du pied, agitait ses petits bras cotonnés, grimaçait, mimait les attitudes d’un chanteur de Café-Concert. Il chantait avec un appareil de play-back «L’Ami Bidasse», des airs de Bourvil, des refrains de Dario Moreno et des rengaines populaires des Trois Vallées. Tandis que le corps et les membres de ce pantin avaient à peu près les dimensions de ceux des poupées offertes aux gagnants de la loterie, sa tête n’était autre que celle du propriétaire, surnommé Gugusse.

Le numéro était, à l’origine, complété par le boniment de sa sœur, vêtue d’un frac, coiffée d’un gibus et qui lançait la roue. Parfois dans ces rêveries un peu étranges, BiBi voit GuGusse en Ami lointain, en Double saugrenu et un peu déjanté.

L’étrangeté de ce minuscule militaire à grosse tête impressionnait par sa difformité, par sa gestuelle saccadée et ses mimiques appuyées qui accompagnaient les refrains. La greffe inquiétante d’un visage humain sur un corps de pantin le constituait en une sorte d’icône burlesque.

Valère Novarina, dramaturge de cette Contrée et Enfant du Pays, l’utilisa directement dans deux de ses pièces. Une première fois lorsqu’il monta la version scénique de « La Chair de l’homme », présentée en 1995 au Festival d’Avignon. Une seconde fois dans le début de sa pièce «L’Acte inconnu ».

Sabine Weiss, photographe d’enfants (un clip-BiBi)

Vendredi 16 avril 2010


Sabine Weiss, photographe d’enfants (musique :Gypsys Kings)
envoyé par PensezBiBi. – Regardez plus de courts métrages.

est photographe. « J’ai photographié de tout : de la publicité, de la mode, de la politique mais ce que je préfère, ce sont les gens ». Ses sujets de prédilection sont les enfants, les artistes (Stravinski, Stan Getz, Giacometti, Cocteau, Dubuffet) comme les gens ordinaires. Avec  Willy Ronis et Robert Doisneau, elle fait partie des grands photographes humanistes.

, âgée de 85 ans, est revenue du Laos pour inaugurer l’exposition «Des Enfants » qui se tient à la Galerie de l’Etrave du 27 mars au 4 juin à Thonon-les-Bains.

Sur sa méthode, elle ne s’étend guère sauf à avouer à BiBi : «Quand je vais dans un pays, je ne me dis jamais « tiens, je vais faire du religieux ou des paysages ». Je ne m’attache pas à des sujets précis… »

Sur ses pairs, elle dit n’avoir jamais eu de Maître mais concède que « Robert Doisneau a été le seul photographe important pour moi. En 1952, un jour que j’allais montrer mes photos chez Vogue, il y avait un petit monsieur qui a dit : «  Elle a tout compris ». C’était Doisneau. Le lendemain, l’Agence Rapho et Vogue m’engageaient ».

Elle ne regarde pas beaucoup les photographies des autres (« je n’ai pas beaucoup de temps »). Elle va faire très bientôt un vernissage à Moscou et a inauguré récemment une exposition à Valladolid. Elle a beaucoup aimé les couleurs de l’Inde et a une tendresse particulière pour les Masques du Burkina-Faso ( photos regroupées dans « Le Trou », revue mensuelle suisse).

A propos de sa passion, elle dit ne pas se souvenir de son premier appareil-photo mais plutôt de ses bricolages pour les tirer. Son père était chimiste à Saint-Gingolph et lui fabriqua son premier agrandisseur, sa première tireuse et un trépied.

s’est mise au numérique sans en être gênée.  « Au contraire, car à mon âge, je ne peux plus porter le matériel, les objectifs, les lampes. C’est beaucoup moins lourd avec les appareils d’aujourd’hui».

Des enfants, elle dit encore : « J’aime travailler avec eux. C’est un défi de les avoir au naturel. Ils sont spontanés, merveilleux »…  Merveilleux, spontanés à l’instar de ses clichés présentés à la Galerie de l’Étrave de Thonon-les-Bains.

Thonon-les-Bains, 29 janvier au matin.

Jeudi 29 janvier 2009

Photos du 29 janvier 2009 à ThononPhotos du 29 janvier 2009 à ThononPhotos du 29 janvier 2009 à Thonon

 A Thonon-les-Bains, c’est un froid qui pique ce matin. Mais dans le défilé, on peut compter sur le personnel hospitalier pour réchauffer l’atmosphère. Si on veut gagner plus, ce ne sera pas pour aujourd’hui car les salariés du Casino d’Evian, présents avec leurs banderoles, ont déserté les tables de jeu. Les enfants des professeurs et des parents d’élèves sont là aussi, entourant les instituteurs du Public et du Privé. Le Handicap a déployé sa bannière pour se refaire une santé et les Services Sociaux sont clairement du côté des Usagers qu’ils accompagnent le reste de l’année. A la tête du rassemblement, les lycéens aux porte-voix de l’UNL battent la mesure en chefs d’orchestre. Un bon millier de personnes avance Rue Jules Ferry, passe devant la Mairie en houspillant le Chef de la Cité thononaise, garé à droite, puis le serpentin revient Place des Arts, départ et terminus. Certains poursuivront la Manifestation à Annecy l’après-midi. La France et la Haute-Savoie remuent en profondeur. Il reste que le mécontentement devra se traduire sur la Scène politique. Les syndicats ont montré la voie de l’Unité pour rendre visibles les revendications sectorielles et toutes celles qui touchent au pouvoir d’achat et à l’emploi. BiBi attend toujours les commentaires de Martine Aubry, de Ségolène Royal étonnamment discrets sur ce coup-là.

La recherche d’une unité des forces politiques de Gauche au plus haut niveau devrait être le seul objectif des prochaines semaines, des prochains mois, des deux prochaines années. Sans quoi, le désespoir, la radicalisation minoritaire, le flirt socialiste avec la Pensée libérale redonneront le sourire à Qui-vous-Savez.

Zid, Liza, Boghosse et Frankie.

Mercredi 24 décembre 2008

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On savait que Zidane aimait beaucoup les rives du Léman. Le champion du Monde 98 avait déjà adopté ses plages : il avait cherché une maison grand style du côté d’Excenevex, le seul banc de sable du Léman mais Papa & Maman avaient préféré Marseille et Madrid. Zizou avait adopté son hôtel grand luxe, le Royal Club d’Evian où ses enfants et ceux de Lizarazu passaient leurs vacances chaque été. Zinedine avait profité aussi des Masters d’Evian de golf pour organiser un match de bienfaisance au profit de son association ELA, qui lutte contre la leucodystrophie ( le match avait été commenté ici même dans l’article « Exclusif : Zizou remet les crampons »).
Zizou aime beaucoup cette région où il était venu se faire soigner ( à Lausanne dans la même clinique que celle de Johnny et près de Sion chez un rebouteux) mais cette fois-ci, c’est le club de football les «Croix de Savoie » qu’il a adopté.
Tout cela ne se serait pas fait sans une magnifique histoire d’amitié entre Zizou et Frankie. Déjà en 2004, à Chambéry, Zidane et Frank Riboud s’étaient associés pour militer en faveur d’ELA. Le PDG de Danone, élu meilleur chef d’entreprise français en cette année 2008, s’est installé en douceur dans les coulisses de ce club de Nationale en novembre 2005.
Le club des «Croix de Savoie» ( quel vilain nom, un peu homonyme des «Croix de Bois », groupuscule de droite extrême dans les années 30) est issu de la double fusion entre les clubs des villes de Gaillard et de Ville-la-Grand dans un premier temps puis d’un rapprochement avec le Thonon Club Foot dans un second. L’Olympique Croix de Savoie 74 était né. Les rencontres à domicile se jouent au Stade Joseph Moynat à Thonon-les-Bains. Le principal soutien financier ( 3,4 millions d’euros – un des premiers budgets de Nationale) provient de la source Danone et vise à placer le club sur des assises solides.
Depuis l’arrivée du Quatuor ( Zidane, Lizarazu, Boghossian et Riboud), les ambitions du club ont monté d’un cran puisqu’on envisage la montée en Ligue 2 en deux ans. On souhaite aussi avoir un stade digne de ce nom puisqu’il est souhaité en avoir un de 12000 places, une enceinte qui serait construite dans le triangle géographique Thonon-Genève-Annemasse.
Frank Riboud est par ailleurs un Patron «convivial ». Il a voulu «amener une bonne bande de copains autour d’un projet sympathique sans jamais précipiter les choses». Lors de la rencontre estivale au Masters d’Evian, l’idée a germé dans l’esprit de Frankie de faire un appel à ses amis à investir symboliquement le petit club du National ( Alain Migliaccio agent de Zidane, ancien patron de l’Equipe, PDG actuel de Lacoste, Jacques Bungert, PDG de Yum et Rubicam). Il a aussi été entendu de Lizarazu et d’Alain Boghossian, tous réunis autour d’une bonne table lors de la journée d’ouverture du Masters féminin de golf d’Evian (le plus important au monde) en juillet 2008. Frank Riboud avait ainsi défini son rôle : « Je n’apparais pas dans l’organigramme du Club. Je lui apporte mon soutien amical en lui donnant de petits coups de pouce car j’ai quelques amis qui s’interessent au football ». Ce fou de foot fait partie d’un «club atypique » dont le projet est «à la fois sportif et sociétal » puisqu’il s’adresse d’abord «aux jeunes, à l’éducation et à la formation ». D’ailleurs un appel du pied a aussi été fait du côté de Thones là où réside… Aimé Jacquet.
Lizarazu, à qui la présence hebdomadaire dans « L’Equipe du Dimanche » ne doit pas suffire a donné son accord et sa modeste contribution  financière (10000 euros). Boghossian à qui la présence en Entraîneur-adjoint de l’Equipe de France depuis 6 mois ne doit pas suffire a suivi le même chemin financier et ils entrent tous deux dans le capital de la SASP Croix de Savoie. Liza a déclaré que cette Opération est «une histoire de potes » et qu’il veut avec elle «revenir aux racines du foot ».
Avec trois grands footballeurs dans les tribunes du Stade haut-savoyard, on peut être sûr de voir de beaux footballeurs. Mais cela suffira t-il à voir du beau football sur le gazon du même stade ?

(Sources : Le Dauphiné Libéré, le JDD et le Messager).

Ce dimanche, Clairière des Justes à Thonon-les-Bains.

Lundi 21 juillet 2008

Ceremonie du 20 juillet 2008

BiBi s’était rendu en mai 2001 à Auschwitz via le train des Justes. Il se souvint qu’il avait été éprouvé par cette magnifique journée ensoleillée, par la propreté des lieux et par le vert d’un gazon rutilant. Il avait eu cette intention primaire et sauvage de salir ce lieu, d’y jeter ses papiers sales, de rendre cette  terre maudite inhospitalière.
Ce dimanche 20 juillet 2008, il y avait le même soleil dans la Clairière des Justes au Mémorial de Thonon-les-Bains. S’y était rassemblée une centaine de personnes afin de célébrer les Justes qui aidèrent des juifs, parents et enfants, à échapper à la Déportation et à l’Extermination. BiBi aima la simplicité de la Cérémonie et admira les arbres tout autour. Plantés chacun voilà dix ans par un Juste de France et les mains d’un enfant juif, il eut une tendresse particulière pour cet olivier un peu incongru dans ce lieu mais bien vigoureux. Le recueillement se fit dans la Sagesse végétale et dans le Souffle d’une brise amie. BiBi se souvint du mot de Cioran : « J’abjurerais toutes mes terreurs pour le sourire d’un arbre ».
C’est un morceau d’Ernest Bloch (« Schlelomo ») qui ouvrit cette Commémoration.Il fut suivi du discours de Jean Denais, Maire de Thonon, qui rappela que nous étions ici au Mémorial National des Justes de France inauguré le dimanche 2 novembre 1997. Cette inauguration se fit en présence de plus de 2000 personnes venus de partout pour découvrir cette belle Clairière des Justes. Il fit aussi l’annonce que le 3 mai 2009, la ville de Thonon-les-Bains recevra officiellement le Livre des Justes et des Gardiens de la Vie.
A sa suite, le Docteur Jean-Bernard Lemel, Président de l’Association en Hommage aux Gardiens de la Vie, prit la parole avec émotion : « Au sens étymologique, expliqua t-il, commémorer, c’est se remémorer ensemble. La Communauté juive est très soucieuse de partager ce moment de recueillement avec l’ensemble des habitants de la région et de la ville car cette journée nous concerne tous, quelles que soient notre origine et notre histoire personnelle ». Il donna ce seul chiffre de 84 %, pourcentage des enfants juifs français sauvés par les gestes de la population française. Voilà qui tempère l’idée défendue trop longtemps d’une France délatrice et toute entière pétainiste. BiBi aurait aimé qu’on soulignât qu’aucun des partis politiques au plus haut sommet eut comme mot d’ordre d’alors de « sauver les enfants », partis qui restèrent prisonniers et crispés sur leurs aveuglements idéologiques respectifs. Le Docteur Lemel insista sur la validité et l’authenticité des témoignages, saluant d’Annecy et Ruth Fayon qui connut, elle, cinq camps de concentration.
Après le morceau musical « Prière de la Vie juive » de Chagall, le Sous-Prefet s’essaya à une lecture historique, mettant l’accent sur la rafle honteuse du Vel’d’Hiv commandée par les politiciens pétainistes et exécutée par la Police française (oubli malheureux du qualificatif de « française« ). Il évoqua les différents statuts des juifs qui furent autant de persécutions. « N’acceptons pas d’être les témoins passifs et les complices de l’Inacceptable. Luttons ».

BiBi fut alors pris d’un léger vertige lorsque s’imposèrent à lui les réminiscences des applaudissements très contemporains d’un certain Ministre célébrant les chiffres des expulsés ramenés par ses préfets, indifférent devant les cris des travailleurs africains expulsés des Foyers au petit matin. Attention, BiBi se garde bien de faire l’amalgame a-historique et de rabattre les oppressions du moment sur l’Extermination. Mais il retiendra ce mot d’ordre : « Luttons » pendant que la Sonnerie aux Morts et la Marseillaise retentiront dans le calme de la Clairière.

Bernard Lavilliers : Samedi soir à Beyrouth. Lundi soir à Genève.

Mardi 24 juin 2008

Lavilliers 3 X

Lorsque BiBi décide de « vivre musicalement » et de suivre ainsi le conseil de Vincent Van Gogh à son frère Théo, il se rend à Genève sur l’espace de la Fanzone de Plainpalais qui accueille tout au long de l’Euro 2008 les amateurs de football. Mais ce lundi, en remplacement de Cesaria Evora malade, c’est Bernard Lavilliers qui occupe le devant de la scène. L’écran géant ne servira pas à la retransmission des matches ce lundi soir puisqu’il y a relâche avant les demi-finales. BiBi a déjà vu Bernard Lavilliers plusieurs fois en live, la première à la Bourse du Travail de Lyon au temps de ce bel album que reste son préféré « Quinzième Round ». A cette période, François Bréant ( arrangeur aujourd’hui de Enzo Enzo) et Pascal Arroyo – du groupe Nemo -suivaient Bernard Lavilliers et lui composaient des morceaux forts et intenses.
BiBi était curieux de ces retrouvailles car il avait perdu de vue le Stéphanois qui chantera en point d’orgue de l’année 2009 au Brésil (avec Chico Buarque de Hollanda et Gilberto Gil).
Le concert démarre avec le dernier album « Samedi soir à Beyrouth ». L’assistance est nombreuse. Ce n’est pas la ruée mais l’assistance est nombreuse : 6000 spectateurs pour la Tribune de Genève et le Temps. Genève et les frontaliers français ( 40/50 ans surtout) sont fans.

C’était Lundi soir à Genève.

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Voyage très comique dans l’Empire du Football.

Mercredi 11 juin 2008

Buvez, éliminez ( l’adversaire).

L’Euro est partout. Mais comme toujours, BiBi est en léger décalage. Le petit pas-de-côté qu’il effectue va éclairer (un peu) ce formidable jeu des temps modernes qu’est le football. Le Football, on ne le voit qu’à travers les travers des Grandes Vedettes, que sous le prisme de leurs salaires ( gagne 17 millions d’euros par an, Gallas et Cissé 400.000 euros par mois), via la carrière haut-de-gamme de Zinedine venu des quartiers Nord de Marseille ou la Ferrari de , dernier cadeau de Roman Abramovitch etc, pour s’en moquer ou pour s’en indigner. On est loin de se douter qu’aux échelons inférieurs règnent les mêmes valeurs, les mêmes rites, les mêmes visions délirantes. Voilà trois ans, l’AS Monaco est venu disputer un match de Nationale 2 contre l’équipe qui s’appelait alors l’Olympique Thonon-Chablais, nom depuis abandonné pour celui de Croix de Savoie.
Tout le monde du football connaît l’AS Monaco financé par la famille Grimaldi et soutenue par la Société des Bains de Mer de la Principauté. Ce week-end là, l’ASM venait rendre visite à l’équipe haute-savoyarde.
BiBi va vous conter l’histoire de ce déplacement très rigolo.

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GuGusse, l’Ancêtre de BiBi ?

Lundi 2 juin 2008

GuGusse

Des milliers d’habitants du Chablais français et de Suisse, délaissant un temps les rives du Léman, descendant des hauteurs par les trois vallées de la se retrouvent chaque premier jeudi de septembre dans cette ville de Thonon-les-Bains en Haute-Savoie. Ils se retrouvent sur l’une des collines qui dominent la ville le jour de la , foire qui se trouve être l’une des plus vieilles foires de France. On y vient pour toutes sortes de choses et de raisons : pour vendre (des cloches, des animaux, des imperméables, des fromages et des friandises), boire (du Crêpy des coteaux de Marin), manger, jouer, acheter (des cloches, des animaux, des imperméables, des fromages et des friandises).
Dès les années d’après-guerre jusqu’à l’an 2000, l’une des attractions les plus spectaculaires de la Foire consistait en un étrange numéro de marionnette mi-humaine, mi-pantin. Cette attraction avait été imaginée par un couple qui avait nommé son unique personnage « GuGusse » et appelé l’ensemble de ce Théâtre miniature « La Loterie Pierrot ». Debout sur l’avant-scène d’un minuscule castelet, GuGusse, un petit personnage à la grosse tête humaine, tapait du pied, agitait ses petits bras cotonnés, grimaçait, mimait les attitudes d’un chanteur de Café-Concert. Il chantait avec un appareil de play-back « L’Ami Bidasse », des airs de Bourvil, des refrains de Dario Moreno et des rengaines populaires des Trois vallées. Tandis que le corps et les membres de ce pantin avaient à peu près les dimensions de ceux des poupées offertes aux gagnants de la loterie, sa tête n’était autre que celle du propriétaire, surnommé Gugusse.  Le numéro était, à l’origine, complété par le boniment de sa sœur, vêtue d’un frac, coiffée d’un gibus et qui lançait la roue. Parfois dans ces rêveries un peu étranges, BiBi voit GuGusse en Ami lointain, en Double saugrenu et un peu déjanté.

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