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La Macronie : instantanés et état des lieux.

Après le premier inventaire sur la Macronie et ses horreurs (1er au 11 juin 2020), voici le Numéro Deux dans lequel j’ai répertorié quelques instantanés. Second état des lieux donc de ce régime dont les supports restent la Manipulation, le Mensonge et la Violence.

A comme AVIA

Bien sur, le Conseil Constitutionnel a censuré l’obligation de retrait sous 24 heures des contenus haineux sur le Net. La Macronie voulait obliger les sites à prendre en charge la censure de la parole publique. Il ne faut pas croire que la partie est définitivement perdue pour le Gouvernement car l’Objectif 2022 est trop important. Les réseaux sociaux, toujours aussi difficiles à juguler, restent en ligne de mire de leurs fusils. Ne nous faisons pas d’illusion : ils reviendront avec une autre campagne, avec d’autres textes mais avec les mêmes intentions. Laetitia Avia a d’ailleurs ainsi réagi: « Il ne s’agit pas de renoncer à ce combat pour la protection des internautes, victimes ou témoins de la haine en ligne ».

B comme BLOGS.

Il y a les réseaux sociaux mais il y a aussi les blogs, blogueurs et blogueuses. Rendons hommage à ces derniers qui, bénévoles, s’acharnent à aller chercher des infos (souvent reprises tranquillement par les journalistes- plagiaires). Leurs écrits, leurs interventions nous font supporter l’indigence des radios et télés publiques, les mensonges et manipulations du ramassis de journaleux qui peuplent les Chaines de la Honte et ironisent à juste titre sur l’arrogance de la Presse mainstream. Aussi allez faire un tour dans la Rue Affre et sa plume pleine de fiel et de miel, d’humour et d’humeurs anti-macronistes, un autre tour chez les Anciens toujours prêts pour la Bataille : DesPasPerdus, SarkoFrance et Bembelly. Voilà qui égaiera votre semaine.

H comme HISTOIRE.

La Seconde Guerre Mondiale est revenue ce mois-ci avec les Cérémonies autour du 6 juin 1944 et avec l’Appel du 18 juin. Beaucoup se focalisent sur les Zemmour, Naulleau, Pascal Praud, Stéphane Bern, tous s’improvisant historiens en venant déverser prioritairement leur haine des Rouges, leurs visions d’une Collaboration pas si méchante que ça. Mais des Zemmour, il en a existé beaucoup dans l’entre-deux-guerres. Plumes odieuses qui dénonçaient, haranguaient les foules, poussaient au crime et à la délation. Antisémitisme, anticommunisme étaient leurs deux points d’ancrage. Rajoutons aujourd’hui l’islamophobie. Autres temps, mêmes visions.

Ces propagandistes – si importants soient-ils – ne sont pas hélas les seuls (et les plus importants). Ce qu’on oublie c’est comment l’historiographie dominante d’aujourd’hui va sur les mêmes chemins, édulcorant la présence des FTPF dans la Résistance, faisant passer les Américains comme vainqueurs de la guerre militaire, confondant les morts des combats de l’avant-Libération avec les exécutions de l’Après, rédigeant les manuels scolaires, intimidant et écartant les thésards hors de leurs normes, se focalisant sur les «femmes tondues» qui n’ont pas que «fricoté» avec les Allemands etc. Des historiens dominants qui – via leurs titres réels, leurs travaux valables d’antan – ont tourné casaque, abandonnant la méthodologie de la Recherche, délaissant le travail obligatoire sur archives pour se gargariser et se pavaner via leur Capital de notoriété (toujours à faire fructifier) : être de la Corporation Science-Po, chapeauter des documentaires TV, faire des Conférences blablabla financées par l’Europe libérale par exemple. Ce Capital ne se maintient qu’à suivre le sens libéral des discours dominants. C’est ainsi qu’on veille à préserver les amitiés de ses collègues d’Université, la plupart coulés dans le même moule. Ici prenez le temps d’écouter l’indispensable chercheuse et historienne Annie Lacroix-Riz.

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L comme LVMH.

Les Chaines de la Honte, dont celles de Bernard Arnault (LVMH), ont oublié de signaler que Nicolas Bazire avait été le bras droit de ce même Bernard Arnault. Nicolas Bazire a été aussi une grande figure balladurienne, responsable de la campagne présidentielle 1995 dont le financement avait été assuré par des rétrocommissions issues de vente d’armes. Bazire vient d’être condamné à 5 ans de prison ferme.

Détaillons ses titres : Directeur général de Groupe Arnault en 1999, membre du Conseil d’Administration, du Comité Exécutif et… du Pôle Presse de LVMH. Membre du Conseil d’Administration des groupes Carrefour, Suez, d’Atos et d’Ipsos. Young Leader (1998) de la French-American Foundation. Témoin de mariage de l’autre Nicolas (hélas toujours pas menotté). 

Mais les Medias LVMH et autres ont aussi oublié que Bazire fut le Président d’Honneur de ce Think Tank libéral alimenté par les grands patrons, think tank qui fait la fierté de Dominique Reynié invité de tous les plateaux politiques TV : la fondation FONDAPOL.

P comme POLICE.

Deux tweets postés par Police Synergie. Par deux fois, ces policiers qui bastonnent ont frappé deux grands coups sur Twitter.

Le premier repris par Julien Salingue :

NOUS ? Le RN bien sûr…

Le second tweet montre que ces pseudo-Nationaux ne savent même pas conjuguer le futur simple du verbe «boycotter» à la troisième personne du Pluriel. Notre langue (n-a-t-i-o-n-a-l-e) hein !

Q comme QUESTIONS.

Toujours ces questions reposées ici qu’on veut passer à la trappe.

  • Sur Edouard Philippe (question déposée sur Checknewsfr le 6 mai 2019) : « Edouard Philippe a t-il fait recruter sa femme Edith Chabre alors qu’elle n’avait pas toutes les qualifications requise et qu’il venait d’attribuer des subventions à l’IEP en tant qu’adjoint du Maire du Havre?« 
  • Sur Benalla : Où est son coffre-fort ?
  • Sur Drahi et l’évasion fiscale. Aucun retentissement dans la Presse, les TV, les Radios publiques sur l’évasion fiscale du Boss d’Altice, de BFMTV, de RMC. Evasion fiscale que seule l’enquête imparable du Le Media TV a révélée. Pourquoi cette Omerta ?
  • La question posée au Quotidien de Yann Barthès et de Julien Bellver n’a toujours pas reçu de réponse : Qui vous a informé de la descente de la Police-Justice à 7 heures du matin lors de la perquisition de la France Insoumise ? Qui vous averti pour que – étonnamment – vous soyez présent à cette heure-là ?
  • Quand Nathalie Loiseau va répondre au scandale soulevé par Françoise Nicolas sur les détournements publics à l’Ambassade du Bénin ?

V comme VICHY.

Christian Giudicelli, copain de virée de Gabriel Matzneff, est toujours juré dans le jury du Prix Valéry Larbaud, prix littéraire décerné chaque année à Vichy. Malgré les questions posées depuis cinq mois au Maire Frédéric Aguilera (LR/LREM) financeur du Prix, c’est toujours le silence. Mr Giudicelli est toujours en place. Rappelons que Mr Giudicelli, connu via ses écrits comme pédophile notoire, a accompagné Matzneff dans les hôtels de Manille et en a été si fier qu’il a publié sans honte ses saloperies. Pour plus d’infos, voir l’article complet sur le blog de Simon Rötig sur Mediapart.

Littérature et Culture à Vichy !

Jean Zay. Le 20 juin, c’est dans le village de Molles (Allier) que fut exécuté Jean Zay, Ministre de l’Education du Front Populaire par des Miliciens qui ont transporté puis jeté son cadavre dans un puits dans la carrière de Cusset à Malavaux (près de Vichy) en 1944. Ici voyez la chasse d’après-guerre de ces assassins…

Le Temps des Saloperies.

  • Il y a la justification de Polanski de ne pas se rendre aux Césars : « Je dois protéger mes…. enfants ».
  • Il y a ces gens qui applaudissent sa nomination en tant que meilleur réalisateur aux Césars 2020. Et il y a des Adèle Haenel et des Virginie Despentes.
  • Il y a, dans le même temps, la disparition de la critique de films avec ces prédateurs qui ont dévoré Les Cahiers du Cinéma dans l’indifférence générale.
  • Il y a Jean Dujardin qui veut se barrer, décrétant que la France pue. Hé bien, casse-toi pôv’ con !
  • Il y a Isabelle Huppert, habituée des fashion week, qui se drape dans le non-jugement, aphorisme du grand Faulkner à l’appui, plaignant le… lynchage de son grand ami Polanski.
  • Il y a le silence des jeunes loulous de Checknewsfr qui refusent de divulguer le montant en dollars de leur soumission 2019 à FaceBook.
  • Il y a l’ordinaire à France Inter où le très féministe Augustin Trapenard blablate avec Macha Méril réduisant les Municipales parisiennes à Hidalgo-Buzyn-Dati censurant la présence de Daniele Simonnet.
  • Il y a les sondages qui continuent de nous enfumer. Avec les Brice Teinturier (IFOP) et le DSK Boy, Gaël Sliman (Odoxa)
  • Il y a toujours le silence de Nathalie Loiseau et la galère de la lanceuse d’alerte Françoise Nicolas qui a toutes les preuves sur les agissements de la groupie LREM.
  • Il y a dans le débat à l’Assemblée, cette députée LREM qui argumente en criant tranquilou : «Nique ta mère», «Toi tais-toi ou je t’en colle une» 
  • Il y a la journaille de France Info épousant la langue du Pouvoir interrogeant le cheminot CFDT : «Est-ce que vous en voulez à ceux qui effectivement ont fait obstruction au texte ?»
  • Il y a les pleurs sur la disparition de ce bon et rigolo Michel Charasse.
  • Il y a Rachida Dati qui veut un «Paris tout propre» oubliant ses sales affaires.
  • Il y a ce flic qui hurle au manifestant : «Viens tout seul, enculé, viens !».
  • Il y a, en France, toutes ces insultes des Grands Medias sur Bernie Sanders.
  • Il y a tous ces enragé(e)s qui n’en peuvent plus devant la diversité incontrolable des réseaux sociaux et qui réclament la répression à s’en étouffer.
  • Il y a, dans cette peur de la caisse de résonnance que sont les réseaux sociaux, Caroline Fourest de Marianne, dévastée « devant ces meutes numériques » qui « se déchainent de façon hystérique ».
  • Il y a Apolline de Malherbe de BFMTV, la Chaine de l’évasion fiscale, qui va se reposer dans le Château de Papa, épuisée par sa prestation contre Juan Branco. Un château restauré à nos frais.
  • Il y a l’annonce de la fin de l’émission de Laurent Ruquier On N’est Pas Couché») qui a donné leur chance à trois crétins pendant toutes ces années : Zemmour-Moix-Angot.
  • Il y a toujours ce Zemmour qui travaille au journal gavé d’argent saoudien qui chouine sur l’Institut Arabe financé en partie par les pays du Golfe.
  • Il y a Didier Guillaume, Ministre LREM de l’Agriculture, qui arrache le micro d’un journaliste car la question ne lui plait pas.
  • Il y a Lagardère embauchant le pauvre Sarkozy à son Conseil de Surveillance.
  • Il y a Hortefeux et ElKabbach qui papotaient tranquillement pour préparer questions et réponses avant interview.
  • Il y a Paul Greffe, militant LREM, qui compare la députée écolo, élue de la République, Esther Benbassa à une grosse vache.
  • Il y a le Modem/LREM Nicolas Turquois, député de la 4ème circonscription de la Vienne qui nous raye du cadre républicain : «La République, c’est nous et vous, vous n’êtes rien».
  • Il y a à Limoges le responsable regional CFDT-Limousin, Eric Brunie sur la même liste que Monique Balestin, tête de liste LREM.
  • Il y a ces insupportables LREM, ex-PS, qui changent d’avis en des temps records. Ici le Ministre de la Culture, Frank Riester.
  • Il y a à Vichy, Frederic Aguilera, candidat à la Mairie qui cache son appartenance LR sur son programme et ses affiches et qui offre des places de choix aux LREM.
  • Il y a Jacques Maire, fils d’Edmond Maire, co-rapporteur du projet de loi sur les retraites qui détient 358.935 euros de parts chez AXA, l’assureur grand bénéficiaire de ladite réforme.
  • Et il y a Julian Assange qui, sur le seul 24 février dernier, a été menotté 11 fois, déshabillé onze fois et placé dans 5 cellules de détention distinctes.

Ici France Inter, en direct de l’Elysée.

Me voilà branché sur France-Inter. C’est le journal de 13 heures en date du 31 mai 2019. Un des sujets en titre m’attire l’oreille. La causerie qui va suivre, présentée par Bruno Duvic, va porter sur les Violences policières. Nous sommes ce jour où il est question d’une présentation de ces Policiers-matraqueurs devant la Justice.

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La Radio publique ouvre donc ses antennes à deux invités : l’un est Laurent-Franck Liénard, avocat de la défense de ces policiers. Il s’insurge qu’on puisse convoquer un policier devant un Tribunal. Ben voyons. Le second intervenant s’appelle David Dufresne. Il a répertorié toutes ces attaques policières inadmissibles contre les gilets jaunes et autres Citoyens et les a prouvées. Vidéos, photos, témoignages, blessé(e)s en nombre : autant de preuves indiscutables.

Survient la fin du sujet radiophonique. Que dit l’animateur du journal, Bruno Duvic ? Il remercie ses deux  journalistes pour ce reportage calibré en rencontre de Catch, avec les mots suivants : « Merci pour ce débat qui était arbitré par nos journalistes Lorélie Carrive et Yann Gallic».

Les deux intervenants ont eu le même temps de parole, ont été traités très démocratiquement – croit-on. Je ne chicanerai pas la Radio là-dessus car il s’agit de porter la question ailleurs, sur un autre versant.

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Après cette écoute, deux fulgurances me sont alors revenues.

1. La première me rappelant les mots de Jean-Luc Godard parlant de l’objectivité dont se prévalent continuellement les Médias. Pour eux, disait-il avec sa suprême intelligence, l’idéal de l’objectivité, c’est l’égalité du temps de parole entre deux adversaires. L’équilibre Médias, méditons là-dessus, ce serait donc « un quart d’heure pour Hitler et un quart d’heure pour les Juifs ».

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2. Il se trouve qu’au moment de mon écoute du 13h, j’étais plongé dans les livres passionnants d’Annie Le Brun (en particulier son « Du Trop de Réalité » en Folio-essais). L’épisode de 1999, rappelé par l’auteure, venait répondre à mon interrogation : où se situe donc le « trucage de l’affrontement », le « débat en trompe-l’œil »? Bref où dévoiler la Censure (invisible aux yeux de beaucoup) ?

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Revenons au point central, au pivot de cette Censure, au mot ARBITRE prononcé par Bruno Duvic :

ARBITRE qui – soi-disant – supervise les débats et donne en majesté la parole, la distribue aux deux invités, gardant une position de retrait, de surplomb, de troisième larron, assis qu’il est, tout là-haut sur sa chaise, en arbitre de Roland-Garros.

ARBITRE. Avec ce mot, la Radio – via ses deux journalistes et leur Chef – organise très subtilement le leurre de la neutralité. Elle vient nous dire qu’elle est ce gage de liberté avec ce moment de pseudo-indépendance bien organisé. C’est en prenant appui sur ce leurre que le Pouvoir instille quotidiennement du mensonge sur la Démocratie qu’il prétend défendre. Avec cette organisation, avec ce type de présentation, le Pouvoir sort gagnant. Il fait Couple avec le Média (Media sur lequel il faut taire l’appartenance des grands Responsables).

Ici, je ne peux finir mon bibillet sans mentionner justement les antécédents anciens et récents de Sibyle Veil, la Boss des Rédactions de NOTRE radio (Radio France). Trois extraits ici regroupés pour montrer son appartenance, pour faire voir la collusion du Media avec le(s) Pouvoir(s) successifs. Voyez cette Cheffe macroniste ! Elle n’a aucun complexe à naviguer de Sarkozy à Macron, aucune réticence à glorifier l’élue LREM Nathalie Loiseau dans un tweet posté pendant la campagne européenne.

Enfin pour finir ce bibillet sur les Radios publiques, je remets ces constats de Fakir qui rappelait des choses que l’on nous dit jamais lorsqu’il faut réfléchir et débattre sur la grande liberté (supposée) qui court sur nos ondes.

Silences et Violences médiatiques.

Silence assourdissant des Medias sur Françoise NICOLAS, lanceuse d’alerte.

Depuis plus d’un mois, les réseaux sociaux font état du parcours de Françoise Nicolas, ex-fonctionnaire au Ministère des Affaires étrangères à l’Ambassade de France au Bénin. En 2009, elle y fait état de malversations financières, de dépenses fictives, d’utilisations de fonds publics. On la menace, on la fait passer pour folle, on la renvoie en France et plus grave, on tente de la tuer sur son lieu et pendant son temps de travail. Malgré les appels au secours à sa hiérarchie, c’est le silence total. Sa hiérarchie ? Nathalie Loiseau, celle-là même qui conduit la liste LREM aux Européennes. Nathalie Loiseau était alors la DRH et était membre du CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail).

Article paru dans Presse-Océan

Silence côté Pouvoir et silence complice de ces Medias qui ne pipent mot.On relèvera, via ce bref inventaire toujours muet, les grands donneurs de leçons de Mediapart (le journaliste Michaël Hajdenberg, journaliste, co-responsable du pôle « enquêtes » à Mediapart, au courant dès 2015), les Plenel, Arfi, Turchi pourtant dûment sollicités, ceux de Libe (il faut la pression des réseaux sociaux pour que CheckNews ponde un article qui renvoie – malgré les preuves – les protagonistes de cette Affaire gravissime dos à dos). Cet article mis en ligne ce 9 avril transforme cette affaire en fait divers, ce serait une affaire qui ressurgirait pile poil avant les Européeennes – hum hum pas de doute, c’est déjà suspect, c’est déjà orienté, n’est-ce pas ? Jacques Pezet fait passer la lanceuse d’alerte comme « en souffrances » et la présente comme « fragile ». Il fait passer en douce ce « petit » mensonge qui tente de sauver le Soldat Loiseau : l’agression sur Françoise Nicolas a bien été qualifiée pénalement et officiellement de tentative de meurtre mais le Drahi Boy parle d' »accusations » de la lanceuse d’alerte, parle de ses « reproches » et rajoute qu’il s’agit de croyance (« à l’en croire« ).

Ne parlons ni du Canard Enchainé qui refusa d’écrire un mot sur le Bayrougate ni des radios publiques. Imagine t-on Nicolas Demorand (qui nomma Anne Lauvergeon d’Areva au Comité de Surveillance des journalistes de Liberation), Léa Salamé, Nathalie Saint-Cricq, Thomas Legrand, Bruno Duvic ou Guillaume Erner parler de choses aussi ridicules que des malversations, d’argent public et d’une lanceuse d’alerte inconnue ? Imagine t-on qu’ils en fassent de gros titres ? C’est que – tous – ont peur qu’éclate un scandale Fillon-bis. Aussi sacrifient-ils tranquilou la Vérité pour ne pas voir les Français (catalogués par eux comme fainéants, assistés, gilets jaunes antisémites et violents etc) voter pour ceux qu’ils nomment les «extrêmes» aux élections du 26 mai?

Les silences traversent tout le paysage politique et médiatique. Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on rappelera Edouard Balladur ou François Léotard à la barre pour l’Affaire Karachi, qu’on reparlera de l’argent de Macron récolté à Londres en 2016, des affaires de Ferrand en Bretagne, des Thierry Solère et d’Urvoas. Plus récemment, silences et black-out total sur les questions qui suivent :

Qui finance la campagne de Raphaël Glucksmann ?

Qui reviendra sur le pseudo-incendie de la maison de Richard Ferrand qui occupa les antennes et radios pendant des jours et des jours ?

Qui va nous en dire plus sur l’Affaire de Libreville et de Liberation ? Qui nous donnera plus d’explications sur cette honte et sur les responsabilités de son Directeur de Redaction Laurent Joffrin ?

Qui nous parlera encore du coffre-fort de Benalla ?

Jusqu’à quand devrons-nous attendre pour que les @decodeurs du Monde, qui se posent en Défenseurs auto-proclamés de la Vérité, qui chassent – paraît-il – les fakenews, nous donnent le montant des subsides versés par FaceBook, garantie soi-disant de leur Indépendance, Neutralité, Objectivité ? Plus ou moins que les 245.000 dollars donnés par Mark Zuckerberg à Libération ?

Qui rappelera qu’à Noël 2016, JF Copé, Brice Hortefeux, André Guelfi sirotaient un pastis à l’Hotel Dorint d’Agadir et parlaient déjà du Crédit Lyonnais ?

Qui éventrera enfin le BayrouGate ?

Qui pour reparler du don de Jean Quatremer, journaliste à Liberation, à En Marche, et de ses crachats sur les Gilets Jaunes ?

Qui rappelera à Gérard Collomb, alors Ministre de l’Intérieur, qu’il voulait « trier » les Migrants sans que cela offusque le moindre éditocrate ?

Qui parlera des dessous des tractations ahurissantes au MediaTV, d’où Aude Lancelin vient de démissionner ? Quid des personnes qui ont organisé ce putsch et détruisent ce site que les BiBis ont jusqu’ici – comme avec Là-Bas-Si-j’y-suis et Arrêts sur Images – soutenu ?

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On a coutume de dire que la Censure a disparu, que les Ministres de l’Information n’existent plus comme aux temps gaullistes, que les Medias sont des contre-pouvoirs qui peuvent tout dire. Oh, ils peuvent dire, oui, mais encore faut-il voir de quelle façon ! Ils font fi de la hierarchie des Infos, les nivèlent (la grossesse de Nabilla c’est l’équivalent du coffre-fort disparu de Benalla), enfouissent les plus graves scandales sous un torrent de banalités avant de les oublier. Ou encore, aujourd’hui, avec l’article de Jacques Pezet sur l’Affaire de Françoise Nicolas publié dans CheckNews (et non en page politique de Liberation), on présente tant de distorsions qu’on nous fait croire à une présentation distanciée et sans parti-pris. Tout passerait comme une lettre à la Poste si ce n’est que veillent, toujours vigilants, toujours prêts, la Grande Secte des Bibis.:-)