Tag: @LibeDesintox

Réponse à @libedesintox.

Les « journalistes » de @Libedesintox passent leurs journées à trier les questions, à catégoriser les citoyens et à dire ce qui est vrai et ce qui est faux. Ils ne cessent de travailler à des classements ( gauche/extrême-gauche/ultra-gauche par exemple) mais les voilà qui se fâchent tout rouge dès qu’avec les points de vue que je défends j’en viens, à mon tour à les classer.

Catégorie : Jeteur d’«insultes ».

Ce 30 janvier 2019, l’équipe de Cédric Mathiot très agacée s’est fendue d’un tweet où il est dit sans nuances que je manierais l’insulte à leur égard. Catégorie : jeteur d’insultes.

Remarquez que lorsque Frédéric Lordon les cloue à « égoûtiers du Net », ils ne pipent mot. C’est qu’ils leur est plus facile de s’offusquer d’un pôv BiBi, de ses 150 lecteurs/trices/ par jour sur 11 ans de blog et de plus de 5000 abonné(e)s non acheté(e)s sur Twitter.

Voyons de plus près mes insultes (imaginaires). Il suffirait de lire et relire mes quelques 1600 billets pour s’apercevoir que jamais je n’insulte mes adversaires. JAMAIS. Et ce, non pour m’en glorifier ou pour m’afficher en « Père-la-Morale ». L’insulte est introuvable chez moi.

  1. « insulter » est une perte de temps.
  2.  Les insultes version Libedesintox sont attribuées à l’autre (donc à BiBi qui est censé les proférer). Du coup, distorsion habile, la cible à plaindre deviendrait Libedesintox. Or c’est tout le contraire (voir plus loin). Les psys appellent ça de la projection.
  3. Enfin, l’insulte – d’où qu’elle vienne – vient en lieu et place de toute argumentation. Voilà qui arrange bien leurs affaires car qu’est-ce qu’ont nos « égoutiers » à argumenter sur leur indépendance  ? Sur leur Objectivité ? Sur leur neutralité lorsqu’on sait qu’ils ont signé des contrats annuels avec FaceBook, Officine privée qui a connu deux dernières années calamiteuses. Ici, un des scandales 2017 résumé par cet extrait d’un article de L’Obs suite à un mea culpa récent de leur Boss :

J’ai donc examiné les tweets de ces Brigadiers du Net. Lorsqu’ils répondent au lectorat qui les conteste, ce qui en ressort, c’est un total irrespect. Leur façon d’insulter se couple d’ailleurs souvent d’un humour potache très moqueur. Exemples :

  1. Dès le 17 mai 2017, lorsque je leur rappelle le Bayrougate sur lequel ils ont fait silence, ils me répondent que je suis « gonflant ».
  2.  Ils s’agacent lorsqu’on leur rappelle qu’il ne s’agit pas, avec Facebook, d’un « partenariat » qui engage deux parties à égalité mais d’un « contrat de soumission où l’un – FaceBook – paye (domine) l’autre« .
  3. Les « insultes » pleuvent ces derniers temps : BiBi serait un troll ( pas grave) mais c’est l’escalade : « Borné et de mauvaise foi », me conseillent d’un ton sans ambages d’aller « me reposer », de « penser à autre chose » (17 mai 2018). Enfin, pire, ils me classent en jeteur d’«insultes » qui encouragerait les internautes à faire de même. Avec ce mot « dégout » qui n’a jamais été le mien mais bien le leur.

Je peux faire l’inventaire des mes insultes. Les voila : « Brigade du Net », « Police du Net ». Mais j’avoue, la pire, fut celle où je les accuse d’être « des jeunes loulous du journalisme » !

Plus sérieusement, c’est mon billet – qu’ils n’ont jamais pu avaler – où j’examine à la loupe la trajectoire sociale et professionnelle de cette merveilleuse équipe. J’y relevais le cursus de @jacquespezet qui a eu quand-même le courage de dialoguer pendant que les autres loulous se sont tûs).

Tweet où ils inventent ce « dégoût » pour … ensuite s’en plaindre

« Un Consortium de la Vérité Numérique » (Lordon)

UN PEU D’HISTOIRE.

Juste avant les Présidentielles 2017, Libedesintox fait silence sur le Bayrougate avec une excuse incroyable : « ils avaient trop de travail ».

Le rappel de leur Une (« Faites ce que vous voulez mais voter Macron ») les met en fureur. Le nom de Patrick Drahi – qui colle mal avec leur indépendance – les fout  évidemment en rogne. Idem pour l’affaire Tarnac où Libe classera le groupe à l’ultra-gauche ou pour les Panama Papers (où, bien entendu, Drahi n’a rien à y voir).

Autre exemple rigolo. Tu leur demandes pourquoi Mediapart a été le seul à… (Tu rajoutes : Mais où était donc Libe ?) et tu trouves alors cette justification à mourir de rire sur CheckNews.fr.

Ils n’ont donc pas traité le problème des ristournes à Macron non parce qu’ils avaient trop de travail mais parce qu’ils étaient en… vacances !

Autre exemple : janvier 2017 marque le début de l’assujetissement de Liberation (et de huit autres Medias) à FaceBook. Libedesintox s’enorgueillit de parler de son « partenaire » !! (fin décembre 2017 à FranceInter) mais oublie de donner les chiffres des montants. Récemment encore, dans l’émission L’Instant M, Cédric Mathiot ne dit pas un mot sur les liens avec FaceBook et l’entretien continue tranquilou.

1. Il a fallu que les internautes et les bibis insistent,

2. il a fallu la publication du Canard Enchaîné (ici)

3. Il a fallu l’article saignant de Frédéric Lordon (ici) pour que, contraint et forcé, Libedesintox donne les chiffres !

Rappels : 2017 : 100.000 dollars. 2018 : 245.000 dollars.

Ceci avec les ahurissantes justifications. Relevons :

« La rénumération d’un média par un tiers privé pose forcément des questions » (Cédric Mathiot). Ah oui, c’est sûr qu’elle en pose des questions et pas des moindres ! C’est LA QUESTION CENTRALE, cher Cédric Mathiot.

« A La rédaction de Libé de faire preuve d’indépendance » (8 janvier 2018).

Tu demandes des garanties d’indépendance avec FaceBook qui te verse…. 245.000 dollars ? Mathiot te répond sans autre engagement que la parole de FaceBook : « Depuis que FaceBook a été accusé (…), le géant américain a du montrer patte blanche ». Allez, hop, circulez, on vous a tout dit.

Sauf que sur ce Tiers privé qu’est FaceBook, nulle garantie n’est trouvée pour l’indépendance, la neutralité, l’objectivité. Parcourons cet extrait de Libre Actu :

Bien sur, cela concerne les Decodeurs du Monde de Xavier Niel qui, eux, refusent toute divulgation des montants engagés dans leur assujetissement à FaceBook. Mais souvenons-nous qu’en 2011, Nicolas Demorand, alors à la tête de la Rédaction de Libe, avait appelé Anne Lauvergeon d’Areva à la tête du Conseil de Surveillance des Journalistes !

La constante reste la même pour cette fine équipe : défendre cette « seconde gauche » inaugurée en son temps (ces loulous n’étaient pas nés) par un numéro spécial « Vive la Crise ».

Seconde gauche inaugurée par Mitterrand 1983, Jospin 2002, Hollande 2012 et aboutissant au Désastre Macron 2017. Avec pour seuls buts poursuivis aujourd’hui : promouvoir Glucksmann et Hamon, déligitimer les gilets jaunes et dénaturer leurs options. Rien de neuf pour qui a suivi Liberation et lu le livre de Pierre Rimbert («Liberation de Sartre à Rothschild» aux Raisons d’Agir).

LE TRI DES QUESTIONS.

Les loulous de Libedesintox nous certifient ouvrir démocratiquement les portes de leur plate-forme CheckNews.  Hélas, c’est quand-même là que se trouve leur plus grande esbrouffe : car sur quels critères un sujet, une question est choisie et… non-choisie ? On a vu que ces deux Instances auto-proclamées de Vérité (Libedesintox et Decodeurs de Samuel Laurent) appartiennent à deux géants français des Médias. D’un côté, Macron veut une loi sur les fake news, veut interdire l’anonymat sur les réseaux sociaux et de l’autre, voilà nos jeunes loulous du journalisme prêts à participier avec candeur et grande fierté à la grande Division du Travail de Surveillance.

Aux cris qu’ils m’adressent « Complotistes, les bibis ! », haussons les épaules et rappelons qu’en ces temps de violences libérales, de violences policières, SURVEILLER est une des matrices essentielles, un rouage indispensable de la Classe dominante.

EXEMPLES POUR FINIR.

Voilà deux fakenews relevées par Bibi. Il est assuré que les loulous de Libedesintox ne les classeront pas en fakenews.

  1. Les propos de Laurent Joffrin (mi-janvier 2019 !) : merveilleux mensonge sur le mouvement honni par Libe, celui des gilets jaunes.

2. Et ces paroles de Macron qui assène ses mensonges sur « l’influence des activistes et des Russes sur la frange radicale des Gilets Jaunes » (mais qui se tait sur les preuves des 300.000 euros donnés au macroniste Vincent Crase par un oligarque russe) et qui rajoute : « Les Gilets Jaunes ont été « conseillés » par l’étranger ».

Allez, je parie que sur ces deux fakenews, Libedesintox sera une nouvelle fois…. en vacances !

Derniers regards 2018 sur l’AFP, Le Monde et @Libedesintox.

On croit que la Vérité tombe du ciel, qu’elle est émise d’un lieu qui fait l’unanimité. A cette croyance, chacun y adhère : un peu, souvent, toujours.

Aujourd’hui, regard-BiBi sur l’AFP (l’Agence France Presse) et ses dépêches qui donnent le ton (apolitique) sur la réalité de notre Monde. Le travail de l’ensemble des Médias est de distiller et d’inonder alors l’opinion publique de toutes ces soi-disant informations objectives.

Un bibillet donc sur l’AFP mais aussi sur les euphémismes du Monde et sur les preux Chevaliers de @Libedesintox.

L’AFP AU SERVICE DE MACRON.

Il y a toujours quelques petits détails qui grippent l’impeccable machine médiatique. Un exemple : le 22 novembre, nous sommes un peu avant l’Acte II du Mouvement Gilets Jaunes. Le Pouvoir voit l’arrivée du Jaune sans trop de craintes, une broutille encore pour lui, mais l’Acte I a connu un franc succès. Bah, les Medias haussent les épaules : des soubresauts comme ça, la France en a l’habitude ! Pourtant le Mouvement a des spécificités inédites qui vont commencer à dérouter quelque peu ces Gardiens habituels du Consensus. Les voilà donc, tentant de diagnostiquer les pathologies de la foule mais dans les jours qui suivent ce 22 novembre, la cohorte des commentateurs continue de suivre un rythme tranquilou et va prendre ses infos sur… une seule dépêche AFP.

Par un heureux hasard de promenade sur Twitter, me voilà tombant sur l’avatar d’un certain Christophe Schmidt, responsable du Service Politique de… l’AFP. Je ne suis pas au bout de mes surprises : il y en a deux.

  1. La première c’est qu’en faisant l’inventaire des titres de journaux/presse/TV ce 22 novembre, je remarque que les Medias dominants ont repris la même annonce que leur a distillé l’AFP. Que dit cette dépêche ? Une seule chose : « Le Mouvement s’essouffle ». On y trouve (voir mon incomplet inventaire-montage) Le Monde, Challenges, CNews, L’Est Républicain, Le Dauphiné, Sud-Ouest. Bref toute la Presse Nationale, régionale et les grandes chaînes Télé.
  2. La seconde surprise concerne la photographie affichée plein cadre sur le compte Twitter de Christophe Schmidt, un monsieur qui n’est pas, rappelons-le, n’importe qui – c’est un Monsieur qui se qualifie, sous son avatar, d’«observateur impartial». Ce Christophe Schmidt est – excusez du peu – Chef du Service Politique de l’AFP ! Je vous laisse apprécier son parti-pris avec cette photo de Macron, son Héros triomphant mis en tête de son compte !
En bas, la photo (effacée) du compte de Christopher Schmidt avec son idole.
En haut, la (nouvelle) photo du compte du Chef de Service Politique

Christophe Schmidt est Chef du Service Politique de l’Agence France Presse dont les dépêches informent d’abord les journalistes qui nous informent. Ce 22 novembre, tous nos braves Medias qui se gargarisent quotidiennement d’objectivité reprennent tous – pensée unique – que le Mouvement des gilets jaunes s’essouffle. La suite montrera à quel point toutes ces sommités du journalisme qui nous ont livré leurs «appréciations» de la réalité se sont fourvoyées, comment elles ont enserré la mobilisation dans leurs mises en mots et en images.

Le pire dans cet exemple de l’AFP, c’est que Christophe Schmidt, subitement réveillé par les réseaux sociaux qui se sont esclaffés en découvrant son honteux parti-pris, a très rapidement fait machine arrière en changeant sa photo de compte. Bouh le couard ! Hélas pour lui, il y a des bibis qui veillent au grain de la vérité.

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AFFAIRE BENALLA.

Pour désamorcer le second scandale Benalla, Jean-Yves Le Drian a décidé de saisir le Procureur de la République sur le fondement de l’article 40 du Code de Procédure pénale. Nous sommes dans le contrefeu élyséen qui fait rire ou rire jaune un peu tout le monde.

C’est sur ce rire que j’ai mis en ligne ce tweet.

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IMPAYABLE LE MONDE

Toujours mon défaut d’aller chercher la petite bête pour en tirer des généralités. Ne comptez pas sur moi pour changer la méthode, persuadé que je suis que c’est dans les choses apparemment anodines qu’on découvre l’essentiel la plupart du temps. Ainsi des euphémismes du Monde, notre observateur quasi-unanimement reconnu comme dépourvu de tout parti-pris. Un coup d’œil sur son tweet pour présenter son article.

On pourrait se demander 1. si ce n’est pas Le Monde qui a organisé (avec d’autres) ces soi-disant «débuts en fanfare»de Macron 2017 et surtout 2. Le Monde reste dans la métaphore musicale (un «Blues» profond – traduisons : le Blues n’est qu’un état provisoire : après une bonne nuit, il n’en paraitra plus). Le Quai d’Orsay a donc du… vague à l’âme ! Bah, qui n’en a pas, hein ? Là aussi, saudade passagère. Et puis le vague à l’âme, ce n’est pas le désespoir, ce n’est pas le dérèglement de tous les sens ou encore une crise mélancolique exacerbée. Excusez donc le Pouvoir ! Et ne vous inquiétez pas, brave Peuple de France, Macron – même temporairement désarçonné – va vite se ressaisir et retrouver la santé (régime libéral).

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LES SECONDS COUTEAUX DE LIBE (Encore @Libedesintox)

J’en vois passer quelques-uns sur Twitter. Ceux de Libedesintox par exemple. Relevant la nomination de Fabrice Fries (élu à la tête de l’AFP en avril dernier), je m’insurgeais sur la participation de l’Agence au programme mondial de «fact checking» vendu à FaceBook – FaceBook dont chacun connaît les errements anti-démocratiques. Voilà qu’en titillant Libedesintox, je leur signale l’arrivée de ce nouvel ami et concurrent dans le paysage du « fact checking ». N’ayant pour ma part découvert ces liens de Fabrice Fries- AFP avec FaceBook qu’en décembre, les journalistes à plein temps de Libe sont venus se gausser de mon retard à l’allumage («Vous n’êtes pas à la pointe de l’info, vous… »).

Reste que l’essentiel demeure : l’AFP – comme Libération et Le Monde – s’allient avec l’ami FaceBook qui fait preuve, selon la Journaille de Libe, d’une indiscutable objectivité et de hauteurs de vue impartiales et imparables ! Une alliance fondée sur un apport financier conséquent (100.000 dollars en 2017 !) montant avec lequel il est quand-même difficile de clamer son indépendance et de se réclamer d’un esprit non-partisan (Oui ! défense de rire !)

Obligé de répondre à ces jeunes loups du Journal, voilà mon tweet qui suivit ce « Vous n’êtes pas à la pointe de l’info… »

Aussitôt, loin de s’interroger sur les liens scandaleux qu’ils entretiennent avec FaceBook qui a vendu plus de 50 millions de données personnelles, nos Chevaliers de la Probité insistent et viennent déposer ceci avec ce pauvre humour potache qui les habite.

Alors chers ami(e)s-bibi, faisons en sorte que, dès le début d’année 2019, Libedesintox nous réponde ! Oui, que ces jeunes loups du Journalisme nous donnent encore du grain à moudre sur leur assujetissement, qu’ils n’oublient pas de nous prouver, à l’insu de leur plein gré, à quel point la soumission de leur Journal n’a pas encore touché le fond.

Et enfin, à tous, une belle fin 2018 et des jours ensoleillés pour début 2019.

On a retrouvé le coffre-fort de Benalla.

Imaginons. Il est retrouvé. Imaginez quelle déflagration dans le Monde politique cela ferait. Mais on n’en est pas là. Certes il a été retrouvé mais pour qu’on le retrouve vraiment, il faudrait que cette vérité soit partagée, que Tout-Le-Monde y croit, que les Medias reprennent et confirment la nouvelle. Pour ça, il faudrait passer par la TV à jets continus, la Presse nationale (de Valeurs Actuelles à Libération), la Presse régionale (de Ouest-France au Messager, de La Montagne à la Dépêche du Midi).

Nous vient alors cette question décisive : Oui, on a retrouvé le coffre-fort de Benalla mais cette Vérité sera t-elle… P-A-R-T-A-G-E-E ?

Mes Voyages de la quinzaine dans TWITTER.

Pour ce billet de mi-juin, j’ai refait le périple TWITTER des 15 premiers jours. Et j’en ai tiré la substantifique moëlle.

«Words, Words, Words»

Dans le Hamlet (Acte II scène 2) de Shakespeare, il y a cet échange entre Polonius et Hamlet :

POLONIUS. (…) Que lisez-vous là, monseigneur ?

HAMLET. – Des mots, des mots, des mots !

POLONIUS. – De quoi est-il question, monseigneur ?

HAMLET. – Entre qui ?

POLONIUS. – Je demande de quoi il est question dans ce que vous lisez, monseigneur !

HAMLET. – De calomnies, monsieur !

Il y aura donc ici de la lecture, des mots qui calomnient, qui font risette, des discours de trahisons, des manipulations langagières, des mots qui tanguent, des mots qui se redressent et qui crient. Et des gens qui se donnent le mot. Du haut de leurs perchoirs. Et en bas, de plus en plus nombreux, en bas dans les rues.

Words, words, words.

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