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LE BLUES DU BLOGUEUR.

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Entretien. (BiBi avec son ami).

J’aurais voulu parler tranquilou de la pluie et du beau temps, de choses légères (et de bien d’autres) avec mon ami. Seulement, il y a des urgences, il y a des nécessités. Il y a, par exemple, ces crapules médiatiques qui semblent se multiplier, rôdant dans les rédactions, chiens de garde aux sièges réservés (de la télé jusqu’à France-Culture). Il y a tous ces charognards, think-tankers, lèche-bottes des banques, briseurs de grève, idéologues de la Pensée Unique qui prennent pied dans mon quotidien, avec cette haine aux lèvres, haine avouée – sans complexe – de l’Etranger.

Toute cette minorité au pouvoir (ou dans ses couloirs) ne veut qu’une seule chose : nous étouffer.

Et il y a, dans le fond du jardin, toutes ces pages de blog que je m’efforce de faire pousser.

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Jacques Attali superstar.

ATTALI

Si tu veux un hebdo sérieux, au rythme de ton temps, un hebdo consulté par l’intelligentsia, pas d’hésitation, tu te plonges dans M Magazine du Monde. Pas de surprise d’y voir (8 pages SVP) un interview-fleuve de notre grand intellectuel fêté où qu’il se rende : Jacques Attali.

De Droite à Gauche, bavardages d’Entre les 2 tours.

Allumettes

BiBi n’a guère été surpris par la déroute des Socialistes, la poussée du Front National et l’absence de commentaires médiatiques sur les résultats corrects de l’autre Gauche. Il a fait le tour d’entre-les-deux-tours et a ramassé quelques perles qu’il a le plaisir (et parfois la tristesse) d’enfiler.

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Qu’ils sont beaux les livres de nos Politiques !

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Lautréamont et «les Grandes Têtes molles ».

Il est des refrains, des morceaux de prose, des textes qui ont été des brûlures et qui restent accrochés à votre mémoire comme du chiendent. Par exemple les lectures des œuvres de Lautréamont (Chants du Maldoror et Poésie). Reviennent ses mots, ses prises de position. Autant d’entreprises de démolitions jouissives, sans complexe et sans complaisance : «La poésie est la géométrie par excellence, écrivait-il dans Poésie1, Depuis Racine, la poésie n’a pas progressé d’un millimètre. Elle a reculé. Grâce à qui ? Aux Grandes-Têtes-Molles de notre époque».

Et de citer entre autres Chateaubriand le Mohican, Jean-Jacques Rousseau le Socialiste grincheur, Goethe le Suicidé-pour-pleurer ou encore Lamartine, la Cigogne larmoyante.

L’imposant volume de Bécassine.

Aujourd’hui, autre réminiscence : celle de Bécassine. Chère Bécassine qui s’asseyait sur les auteurs… position volontaire et téméraire avec cette idée de les mettre plus bas que fesse. Chaque Membre du Club de Bécassine se souvient de cette jolie anecdote. Un Universitaire, vieil homme grincheux et envieux, avait rédigé une thèse volumineuse qu’il avait confiée à la BiBliothèque Municipale de Quimper. Un jour, la bibliothécaire vint lui dire la bonne nouvelle : quelqu’un avait emprunté son savant ouvrage ! Le vieux bonhomme, fou de joie, alla s’enquérir de cette lectrice : c’était Bécassine. Bécassine avait choisi le plus gros volume possible de la bibliothèque pour s’asseoir dessus et ainsi, pouvoir se mettre à niveau de sa table de couture. Voilà donc où le produit livresque du vaniteux Universitaire avait pu être ravalé… pratiquement au niveau le plus bas, plus bas que la ceinture, plus bas qu’à l’orée des fesses (nul besoin d’un dessin pour repérer l’endroit).

Reste à dresser la liste des livres empruntés par les Bécassin et les Bécassine des Temps Présents.

Les premiers choix de BiBi.

Dominique de Villepin : «Le soleil noir de la puissance», «La chute ou l’Empire de la solitude: 1807 – 1814» ou encore «Notre vieux pays».

Jean-François Copé : «Un député, ça compte énormément». «J’arrête la langue de bois» (!)

Valérie Giscard d’Estaing. «La Princesse et le Président».

Eric Zemmour. «Mélancolie française».

Éric Besson. «Pour la nation».

François Bayrou. «Abus de Pouvoir». «2012, état d’urgence»

Patrick Balkany. «Une autre vérité, la mienne»

Laurence Parisot. «Un piège bleu Marine»

Alain Juppé. «Je ne mangerai plus de cerises en hiver»

Michèle Cotta. «Cahiers secrets de la Ve république t.4 (1997-2007)»

Claude Allègre. «Peut-on encore sauver l’Europe ?» «Figures De Proue»

Luc Ferry. «Chroniques du temps présent».

Rama Yade. «Plaidoyer pour une instruction publique».

Max Gallo. «De Gaulle, les images d’un destin». Avant-Propos D’Yves Guena.

Ivan Levaï. «Chronique d’une exécution».

Manuel Valls. «Pouvoir»

Pál Sarkozy. «Tant de vie».

Michel Onfray. « La pensée du midi ; archéologie d’une gauche libertaire. Archéologie d’une gauche libertaire».

Roland Dumas et Jacques Vergès. «Sarkozy sous BHL».

Hubert Védrine. «Francois Mitterrand ; un dessein, un destin».

Simone Veil. «Discours de réception de Simone Veil à l’Académie française». Etc, etc.

Bécassine, c’est ma voisine !

Qu’il est bon ainsi d’avoir les fesses si bien calées ! Rien n’interdit donc à l’ami(e) internaute de poursuivre l’inventaire de Bécassine en recensant les grands Livres de la Littérature française contemporaine (du Journal de Didier Goux aux Opus de Jean d’Ormesson), les CD de la Grande Chanson française (partir de Vincent D. et aller jusqu’à… tutti quanti), sans oublier les DVD du Cinéma français (de Danièle Thompson à Christian Clavier).

Bernard Arnault d’aujourd’hui & Louis Vuitton d’hier.

Drôle d’histoire que celle racontée sur les deux derniers numéros du Canard Enchaîné. L’équipe du Magazine «Géo-Histoire» avait décidé de parler de la France sous l’Occupation. Au sommaire : la naissance de Radio Monte-Carlo en 1942, les détails de la poignée de main entre le Directeur de la Société Générale et les autorités nazies, la photo de Louis Renault aux côtés d’Hitler et de Goering. Bref, un numéro alléchant.

Mais oh ! Surprise ! Le numéro dans lequel on aurait pu lire l’article de Vincent Borel «Quand la guerre rimait avec affaires…» avec un passage savoureux sur le bagagiste de luxe Louis Vuitton décoré par les officiers SS, fut tout simplement caviardé. 5 pages découpées par la Direction.

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Un mot sur la brillante Entreprise de Louis Vuitton Moët-Hennessy (LVMH) et sur Bernard Arnault, son Boss amateur d’Art :

Pour ceux qui ne connaissent pas cette 7ième fortune mondiale, grand ami de Nicolas, Bernard Arnault a embauché son numéro 2 en la personne de Nicolas Bazire, celui-là même qui est actuellement mis en garde à vue par le Juge Van Ruymbeke.

Bernard, Capitaine d’Industrie de Luxe, embaucha aussi en numéro spécial, Bernadette Chirac au nom d’une vieille amitié. Sans oublier les numéros suivants :

Renaud Dutreil, celui-là même qui fut candidat UMP à Reims en 2008 et qui s’en alla – sans souci de ses électeurs après le premier tour – présider à New York la filiale américaine du leader mondial du luxe LVMH.

Renaud Donnedieu de Vabres, ex-Ministre de la Culture, a endossé le costume de Président de la filiale Dior chez LVMH. Auparavant, notre Renaud avait été le bras droit de François Léotard, ministre de la Défense, en charge des marchés de ventes d’armes. Ce n’est pas tout : d’après l’ex-Mme Takieddine, il fut celui qui introduisit l’Homme d’Affaires auprès de Thierry Gaubert et Nicolas Bazire.

– Ou encore l’inénarrable Hubert Védrine, socialiste et contempteur du Monde Libéral.

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BiBi examina en détail la page reproduite en fac-similé par l’hebdomadaire satirique (cliquez sur la photo).

Nous sommes en 1940 à Vichy (A lire *1). L’Hôtel du Parc à Vichy accueille Philippe Pétain au troisième étage. Au rez-de-chaussée, on a les boutiques de luxe : Restaurant Chantecler, Van Cleef et Arpel, Barclays, Christofle et…Louis Vuitton. (Voir ici  la visite de BiBi à Vichy)

Henry et Gaston-Louis Vuitton jurent fidélité au Maréchal Pétain pour consolider la Maison en pleine expansion. Fin 1942, la Maison Louis Vuitton, fondée en 1854, va désormais être la seule boutique chic de Vichy. De la famille Van Cleef, 167 partiront en fumée à Auschwitz. La Maison Vuitton va alors sortir… 2500 bustes officiels du Maréchal d’une usine vichyssoise.

C’est l’époque de l’amitié avec les Officiers de la Gestapo. Lors de la cérémonie officielle de la remise de la décoration à Henry, les officiers de la Wehrmart ont de très jolis uniformes, sortis directement des ateliers allemands de Monsieur Hugo Boss de Metzingen et confectionnés par des déportés et des travailleurs STO.

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(1). Stéphanie Bonvicini. Louis Vuitton, une saga française chez Fayard. (BiBi ne l’a pas lu mais si un lecteur ou une lectrice le connaît, BiBi est preneur de tout commentaire…)

(Sources : l’équipe de Géo-Histoire qui se bat pour son indépendance, le Canard Enchaîné et l’article d’Arrêts sur Images ).