Archive de la catégorie ‘Revue De Presse et des Blogs’

JDD : la « Une » à laquelle vous avez échappé…

Dimanche 14 mars 2010

Le JDD n’a pas osé mettre en « Une » la photo et le titre-montage de BiBi. Dommage: le Journal du Frère Lagardère aurait certainement gagné beaucoup de lecteurs. Fort heureusement, avec la bénédiction d’Olivier Jay, Claude Askolovitch nous emmène faire un voyage dans la Chanson et le Prolétariat.

Claude Askolovitch, désormais numéro Deux du JDD, n’a, lui, aucun complexe. Il larmoie sur Jean Ferrat en page 2, il célèbre la Classe ouvrière à coups de clichés (pudique, il n’ose quand même pas écrire qu’elle a disparu), il laisse entendre qu’il s’encanaillerait bien avec une môme qui cultiverait «l’érotisme prolétarien» avant – sitôt passé les premières pages d’un lyrisme de pacotille – de nous consoler avec les Elixirs du Docteur Strauss-Kahn.

Après ses mésaventures avec BiBi, on sait désormais avec quels médocs le brave Toutou Lagardère s’est soigné. Il toussote encore 60 lignes pour nous vanter les diagnostics de crise et les soins appropriés, façon FMI. Bien sur, il nous cache toutes les manifestations de colère et de protestation qui se multiplient de par le Monde contre cette Organisation au service des Puissants : qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour éviter la rechute !

Ainsi, il paraitrait que le bon Docteur Strauss-Kahn a trouvé un élixir de jouvence qui l’a transformé en « ami des faibles », en un « acteur de progrès ». Avec ses fioles, DSK se montre désormais « compréhensif » auprès « des sociétés civiles » et il tient en son FMI «la preuve» par laquelle il prétend « démontrer la validité du paradigme social-démocrate ». «La Métamorphose est en bonne voie » lâche notre Journaleux.

La Métamorphose ? Quelle métamorphose ? Le 21 octobre 2008, notre Clo-Clo du JDD versait de la même façon dans l’idolâtrie quasi-stalinienne : «En France, l’opinion a retrouvé le DSK magnifique, le seul économiste capable de rassurer au cœur de la tempête…»  «Un économiste doué pour le bonheur» ou encore «un magicien de la communication économique», «un socialiste moderne» très jalousé, « le trop heureux Dominique fait figure de pôle de stabilité » «le seul politique qui gèrerait mieux la crise mondiale que Chouchou».

Entre le Chanteur et les Maitres-Chanteurs, BiBi n’a d’oreille exclusive et bienveillante que pour le premier.

Les Flèches de BiBi (8/15 mars).

Jeudi 11 mars 2010

Rumeur de Salon.

La rumeur aurait débuté puis enflé au Salon (de l’Agri-cul-ture) mais la Presse française, digne et exemplaire, se tait. Cela n’empêche guère Paris-Match d’exhiber Cécilia à New-York, Carla de s’étaler sur son bonheur d’héroïne de « Conte de Fée » et Luc Châtel, gros client d’Intermarché, de brandir le respect de la vie privée.

La Tribune de Genève conclut plus simplement : « Comment un Chef d’Etat peut-il brandir le respect de la vie privée alors qu’il l’étale à longueur de couverture de magazines » ? Allez, que les paysans retournent aux Champs, que Carla retourne au Chant et vous, Français, ne vous inquiétez pas : le Pays, ses Vaches et ses Veaux, seront bien gardés.

Le Modèle français.

Barbara Rosenkranz fait parler d’elle. Le 25 avril prochain, elle aura le champ libre pour affronter le Chef de l’Etat autrichien, Heinz Fischer, social-démocrate. Candidate de l’extrême-Droite (FPO), Madame est très proche des milieux néo-nazis.

Ce sont évidemment les négligences quotidiennes dans l’approche du rapport au nazisme, l’acceptation en continu d’un style populiste avec antisémitisme et xénophobie qui ont fait que Madame envisage de tutoyer les 20% d’opinions favorables. Les Français n’ont évidemment guère de leçons à donner car, bien avant d’entendre Brice et Gérard parler des Auvergnats et du « Corps français traditionnel », notre belle France 2002 avait offert au Monde ahuri un surprenant second tour.

Pierre Bergé.

Il fait de la pub pour le vin mais ne déplore même pas que notre Président fasse preuve d’abstinence. « Je trouve ça très bien. On n’a pas envie d’un Président de la République qui ressemblerait à un pochard ». Sarkozy a désormais deux supporters : un Pernaut et un Bergé tout blanc. Pas besoin d’attendre le troisième verre pour crier : « Attention les dégâts ».

 Alain Joyandet.

Lors de sa campagne électorale en Franche-Comté, Alain Joyandet se vante d’avoir « serré plus de 15000 mains ». Il ne dit pas combien d’électeurs – en retour –  lui placeraient bien un coup de pied là où vous savez. De l’avis de BiBi, un seul – bien balancé – suffirait.

Jean-Pierre Coffe trinque avec les Lobbyistes.

Missionnés par Valérie Pécresse pour enquêter sur la restauration en Restau-U, Jean-Pierre Coffe, gros mangeur à tous les râteliers, et Jean-Robert Pitte trouvent « dommage que l’offre de boissons alcoolisées ait presque disparu des Restos-U ». Bon, c’est vrai, c’est discutable et ça peut se discuter autour d’un verre. Là où il y a un… hic, c’est lorsqu’on apprend que notre Coffe est chaperonné par l’Association Vin et Société, puissant lobby viticole sur lequel il ne tarit pas d’éloges. Du coup, une paille et un seau d’eau, voilà tout ce que mérite notre fine et grande gueule.

Bruno Solo.

BiBi l’aime bien. Ce sera sa flèche de cœur hebdomadaire. Dans le Monde du jour, Bruno Solo lâche : « Le fils de prolo que j’étais a côtoyé au lycée des fils d’avocats, de grands patrons. Je ne me sentais pas en marge par rapport à ces gosses de riches. Je n’ai pas eu de complexe social ». T’es pas Solo, cher Bruno : voilà une flèche-bibi bien envoyée.

Digne indignation.

Mercredi 10 mars 2010

BiBi lit ce qu’il a sous la main. Il se saisit de ce qui trace et tresse son quotidien. Trois faisceaux ce jour : 1. l’abonnement à Télérama a été abandonné mais BiBi continue d’y jeter un œil. 2. Au boulot : il y a l’avant-dernier numéro du Lien Social qui traîne sur la table. 3. Chez le buraliste, sur une pulsion d’achat, BiBi se dit «Oui, deux euros pour le numéro de mars de Décroissance, pourquoi pas ? »

Subrepticement, via ce Triangle incongru, trois «idées» improbables et vivifiantes vont s’entrechoquer. Des croisements se font sans qu’on sache vraiment pourquoi. Au fond, ces trois lectures, ces trois faisceaux vont converger, ils convergent vers le bonheur de comprendre le Monde dans sa dimension insensée, dans sa terrifiante intranquillité.

1. A Télérama, quelques mots de Denis Polydadès font bonheur et honneur au Sens :

Question : « être acteur, c’est être un autre ? » DP : « C’est se fantasmer autre. C’est pourquoi je déteste me voir à l’image, notamment à la Télévision : elle me montre l’individu que je suis, à l’âge que j’ai. Alors que sur scène, je me prête volontiers à un autre corps, une autre voix, un autre visage » ou encore « Il faut n’avoir aucun caractère pour pouvoir les jouer tous… Michel Bouquet nous disait d’être terne, qu’il fallait consentir à être quelqu’un de pas très intéressant, n’ayant un avis sur rien, pour être tout entier dans le personnage ».

2. Dans l’hebdo Lien Social, il a cet article-interview d’Anne et Marine Rambach, co-auteurs du livre « Les Nouveaux Intellectuels précaires » chez Stock. Elles parlent des difficultés pour des travailleurs sociaux d’accompagner cette précarité spécifique : «Le travailleur social comprend parfaitement pourquoi il accompagne un ouvrier de l’industrie automobile (…) Difficile en revanche de comprendre un éditeur précaire, par exemple, avec un statut à moitié illégal, payé en droits d’auteurs, bac plus 5, bien habillé, qui habite en centre-ville et qui pourtant vous explique qu’il ne peut plus nourrir ses enfants parce qu’il touche 400 euros par mois » ou encore « Une partie de ces Intellectuels précaires, à force de dégradation progressive, décroche. Elle entre alors dans une profonde détresse. Nous avons rencontré un chercheur, géographe de surcroît, demandé pour des colloques à l’étranger. Il habitait dans un tout petit appartement, dans un état de dégradation extrême avec à peine de quoi s’acheter du café. Il était au RMI, faisait des petits boulots à l’occasion, comme du nettoyage ».

3. Revue « Décroissance » (mars 2010). La réponse d’Alain Accardo, souveraine, sans complaisance, fière et pulsionnelle, à un lecteur qui lui demandait de tenir le « ton neutre et impassible qui sied à tout discours soucieux d’objectivité » :

« Eh bien cher et savant ami, au risque d’aggraver mon cas à vos yeux, je vous répondrai que ce qui me paraît manquer le plus aujourd’hui, en matière de discours social, c’est justement l’indignation ».

Trois liens hasardeux mais au final, une seule Idée-maitresse : l’indignation, la digne Indignation.

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BiBi a continué de lire. Il invite à aller voir l’article de Thierry Crouzet (« Le Blog : forme majeure« ), l’article féroce et juste sur Apathie de NouvelHermès et les rapports de force et de farce dans le couple Chouchou et Chochotte chez… Plume de Presse.

Les Flèches de BiBi (1/7mars).

Samedi 6 mars 2010

PAUVRE MARTIN OU LES LARMES DE BOUYGUES.

Lors de la présentation des résultats de ses entreprises (TF1 en tête), Martin Bouygues a beaucoup pleurniché sur les harcèlements subis par ses Compagnies : « Quels sont les métiers en France qui en 22 ans ont eu à subir 24 lois et 16 décrets ? » Il a ensuite poursuivi par cette magnifique supplique : «Qu’avons-nous fait au Bon Dieu pour mériter un tel traitement ? » Une phrase en béton, non ?

LE MUR DES LAMENTATIONS.

1. Ironie : au-dessus de la phrase de Martin Bouygues rapportée par Libération, on lit un petit article à propos de la Pub sur le Mur des Lamentations. On y apprend qu’une Start-Up y a projeté en caractères rouges géants le logo de Coca-Cola. Dans l’article, on ne dit pas si la phrase de Patrick Le Lay («Notre boulot, c’est de vendre à Coca-Cola du temps de cerveau humain disponible ») a été, elle aussi, projetée ?  Mais peut-être a-t-elle été seulement psalmodiée ?

2. BiBi aurait bien voulu faire partie des Murmures de ce Mur pour agrandir son audience. Mais, pas question de s’y lamenter ou d’y alimenter son blog. C’est que «BiBi» est déjà pris en Israël : c’est le surnom de Benjamin Netanyahu.

B.H.L ET SON BLOC-NOTES DU « POINT ».

« L’année qui s’achève a vu disparaître un grand penseur français qui s’appelait Claude Lévi-Strauss ». C’est complètement faux, cher Bernard-Henri, Claude Levi-Strauss n’a jamais existé. C’est ton Monsieur Botul qui l’a confirmé à BiBi.

JEAN-LOUIS BIANCO.

Jean-Louis Bianco, supporter de Ségolène Royal (si, si, ça existe encore) était l’invité de Radio Classique : «Si le projet est partagé, l’alliance Modem-Gauche (!) est tout à fait souhaitable». Du Rose pâle au «Bianco».

VINCENT PEILLON.

Il s’est jugé très maladroit «d’avoir demandé la démission d’Arlette Chabot ». Au tour d’Arlette d’essuyer ses gros Chabots sur le Paillasson-Peillon.

LUC FERRY.

Il déplore la sacralisation de l’Enfant dans le Figaro du 4 mars : « Ce n’est pas le « trop d’autorité » qui fait problème mais sa fulgurante déliquescence dans les familles ». Pourtant, au cours de l’année scolaire 2009, Luc Ferry avait emmené ses filles en croisière sur le Princess Danae (aux frais de la princesse, voir article-BiBi). Elles n’étaient pas du tout en vacances mais Papa Ferry, très cool, avait cédé devant leur insistance pour qu’elles ratent leurs cours et puissent écouter Papa-Cool lors de ses Conférences sur… « L’Enfant-Roi ».

ANDRE GLUCKSMANN.

André Glucksmann, ex-toutou maoïste, est très en colère contre la Realpolitik de son Maitre Sarko vis-à-vis de la Russie de Medvedev et Poutine. Hé oui, philosopher à la (roulette) russe est devenu un vrai casse-tête (chinois).

CHOCHOTTE.

Elle peaufine son prochain voyage à New-York le 30 et 31 mars prochain avec Chouchou (son Maitre-Chanteur). Elle sera à la Duke Ellington School of Performing Arts. Quoi ? s’étonne BiBi, elle aura le temps d’y prendre des cours de chant ?

JEAN-LUC GODARD.

Voilà comment opèrent les Nouveaux Censeurs. L’inénarrable toutou du Figaro Anthony Palou célèbre Jean-Luc Godard qui va fêter ses 80 ans. Le metteur en scène est tour à tour qualifié de « garçon espiègle », de « rebelle », de « mythe », de « vilain petit canard ». Des films ? Pas un mot.

LA PHRASE-BIBI.

Certains attendent le Grand Soir. BiBi redoute plutôt les matins blêmes.

Pensées en vrac.

Mardi 2 mars 2010



BiBi a lu ces derniers mois le JDD et la Chronique mensuelle de Philippe Sollers. Il a trouvé la supposée photo d’Howard Hughes et les 4 clichés de Tuesday Weld dans le Monde Magazine. Le livre d’Eugène Durif (« Laisse les hommes pleurer ») est édité chez Actes-Sud.

BiBi a lu régulièrement les blogs suivants : Plume de Presse, Dazibaoueb, Ruminances, Céleste, Cerise, Librelulle, Coucou, GdC, Ervedo, Pas perdus, Gwendal, Nouvel Hermès, Piratages, Cromwell, Philippe Marx et SarkoFrance.

Delphine Arnault était dans la salle d’attente.

Vendredi 26 février 2010

BiBi est allé chez son médecin et dans la salle d’attente, il rencontra Delphine Arnault – via VSD et Point de Vue. La vie des riches donne toujours, hélas, quelques aigreurs supplémentaires à BiBi.

BiBi a déjà raconté le Mariage de Delphine avec Alessandro Vallarino Gancia du 17 septembre 2005. En guise d’apéro, les amis de BiBi peuvent toujours retrouver les parfums de ce beau mariage de Delphine au Château d’Yquem avec les invités d’honneur d’alors (Sarkozy, Védrine, T.Breton, JF Copé, Donnadieu de Vabres, Bébéar, Pébereau, Ernest-Antoine Seillières, les Dassault, Thierry Desmarets, Edmond de Rothschild, A.Bernheim etc). Aussi classe que la réunion du Fouquet’s, non ?

Ah ! Delphine ! Qu’était-elle donc devenue celle qui siégeait à moins de 30 ans au Conseil de LVMH et du Cheval Blanc ? BiBi, en salle d’attente de chez son Docteur, ouvrit au hasard «Point de Vue» (du 30 décembre 2009) et ce qu’il lut ne manqua pas d’intérêt. On y voyait « l’élégante décideuse » papoter au bras de son frère Antoine, lors de la matinée « Rêves d’Enfants » organisée à Noël par l’Association pour le Rayonnement de l’Opéra. Dans la foule des invités, on reconnaissait Jean-Luc Delarue, Fabienne Bazire, la phénoménale Valérie Hortefeux, son Pourfendeur d’Auvergnats et ses chères petites têtes blondes (Amaury, Edouard et Maxence).

BiBi se dit qu’avec la vie des riches, il était inutile de se rendre plus malade encore. BiBi délaissa donc « Points de Vue », attrapa le dernier « VSD » mais tomba à nouveau sur Delphine en goguette. Cette fois-ci, BiBi reconnut son cher frère, Antoine, entre Hélène de Fougerolles et Alexandra Lamy. Un peu en retrait, du côté du bar, Béatrice Dalle jouait la rebelle fatiguée. Cette soirée-vernissage, au Palais de Tokyo à l’Art-Club, célébrait un artiste chinois, Ji-Ji, protégé d’Antoine (Monsieur aime beaucoup l’Art, comme son Papa). Delphine ne cessait de parler de sa merveilleuse soirée du mardi 16 dans les Salons de Dior. «Une cérémonie sobre » répétait Delphine. Oui, une sobre mais étonnante réception pour la remise de l’Ordre du Mérite à son humble personne.

Delphine ainsi récompensée y fit en effet un très beau discours. Elle singea Carla en citant, comme elle, deux de ses auteurs préférés : André Maurois et Jean Cocteau. Elle fit un jeu de mot bouleversant sur Christian Dior («nom magique qui comporte Dieu et Or »). La nombreuse assistance était ravie.

On chercha en vain Alessandro mais Bernadette Chirac était là. Elle demanda même à Delph’ une pièce jaune d’un rire de même couleur. Antoine Berheim, 85 ans, lui parla avec assurance de Generali ; le baron Albert Frère fit de même avec les moules-frites de Bruxelles. La divine Delph’ y alla même de sa petite larme lors de la remise de son insigne par Christian Estrosi devant le Papa très ému. Papa Bernard Arnault était en effet très fier d’installer définitivement sa Fifille dans le ghetto du Gotha. Il se prépare à en faire de même avec le Fiston-à-Pistons, Antoine Arnault, 32 ans, déjà dir’ Com’ de LVMH, déjà administrateur du Groupe et déjà membre du Conseil de Surveillance des « Échos », le quotidien de Papounet.

BiBi regarda la tablette où s’empilait les journaux et hebdos (Le Figaro, Le Point, Challenges, Psychologies, VSD) et eut un terrible haut-le-cœur. Au même moment, le Docteur ouvrit la porte et le salua : « C’est à vous, BiBi ». Et pendant que BiBi se levait difficilement, le bon Docteur s’inquiétait déjà : «Dites donc, BiBi, vous avez bien mauvaise mine».

Les Flèches de BiBi.

Jeudi 25 février 2010

Du Vent.

Patrick Ollier, député UMP des Hauts-de-Seine, brasse du vent : il se prononce contre la prolifération des éoliennes (Le Figaro du 17 février).C’est tout ce qu’il a trouvé pour stopper le vent mauvais qui souffle sur son Président ?

Reader InDigest.

Jean-Pierre Pernaut a fêté ses 22 ans dans son JT. Anthony Palou du Figaro nous invite à la table du présentateur : « Le JT est une authentique pause-repas avec, en entrée, quelques faits divers croustillants… il ne se regarde pas, il se déguste » ou encore «JPP a hissé très haut les couleurs de l’Info-Cassoulet ». Avec certainement Palou comme fayot.

Tranche de Pub.

Dans le Figaro du 18 février, BiBi tombe sur l’article «Publicis Groupe a bien traversé la crise». Le groupe ambitionne «d’entamer dès 2011 une nouvelle phase de croissance de ses marges». BiBi s’attendait à voir ce bilan défendu par Madame Elisabeth Badinter mais la grande Dame est surement occupée à défendre le très beau bilan… de son dernier livre.

Une Femme très assurée.

Henri de Castries, jadis mis en examen mais toujours bon pied chez AXA et bon œil sur les subprimes, a nommé trois femmes, administratrices indépendantes, au Conseil de sa nouvelle gouvernance. Parmi elles, BiBi retrouve Madame Dominique Reiniche, la patronne de Coca-Cola Europe, qui, cumularde en diable, siège aussi chez Essilor et chez ING Direct. Celle-ci avait déjà confié à BiBi qu’elle prenait toujours l’escalier parce que ça « lui donnait de belles jambes ». Avec cette nomination au sommet d’AXA, c’est une marche de plus sur l’escalier de la Gloire.

Inséparables.

Au décès de Robert Pandraud, on a eu droit à la grande tristesse de Charles Pasqua : « Nous sommes inséparables ». Pas tout à fait, Charles mais… patience, encore un peu de patience, Charles, pour être définitivement inséparables.

Faudrait pas décoder.

Lorsque Christine Lagarde est venue occuper son Poste, sa première intention fut de s’attaquer au Code du Travail jugé dépassé. Xavier Darcos vient, lui, d’annoncer qu’il «voulait toiletter le Code du Travail ». Jusqu’en juin 2009, Xavier Darcos, ignorant superbement le dit Code, n’avait pas pris de gants pour commencer le toilettage : il avait pris à son service une certaine Laure Driant et l’avait nommée chef-adjointe de son cabinet à l’éducation. BiBi, lui, a toiletté le nom très propre de Madame Driant : derrière le pseudo « Laure Driant » se cachait en effet Madame… Darcos.

Douste au rapport.

Philippe Douste-Blazy remettra le 4 mars un rapport sur  les « financements innovants » (destinés aux Pays en Voie de développement) au Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki Moon. Tout le monde sait – après les précisions apportées par BiBi – que Nicolas, Carla et le Pool de l’Elysée lorgnent sur la place et le budget d’Unitaid, présidé par Douste le Chiraquien (le Villepeniste ?). Dans le rapport de Douste, ce sont Lula, Elie Wiesel et Bill Clinton qui en signent la préface. BiBi a hâte de voir qui dans cette affaire va signer la postface et avoir le dernier mot.

Claude Askolovitch (suite et fin).

Samedi 20 février 2010

Il y a des lecteurs attentifs du Blog à BiBi au Journal Le Messager. Les aventures de Claude Askolovitch avec BiBi y sont expliquées dans cet entrefilet (numéro du jeudi 18 février). De la Pub involontaire qui fait sourire BiBi.

Mais la pêche au gros Poisson est terminée. BiBi a plié ses gaules, rangé ses hameçons et a rentré son petit bateau.

Et a tout rejeté au Lac.

Revenons les deux pieds sur terre, là où y a mieux à faire : lire le JDD de ce dimanche par exemple.