Les Aventures de DSK (2).

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Deux villes comptent et ont compté pour DSK :
– La ville de Marrakech où il possède un superbe ryad et où il cultive l’amitié de Jean Daniel, Jacques Julliard, Jean-Paul Enthoven, Bernard-Henry et Arielle. Il se murmure même que Little Nikos et CBS seront prochainement invités at home dès que les Affaires du FMI seront réglées. Stéphane Fouks le pubeux fait tout pour qu’aucune photo du ryad ne filtre.
– La ville de Yalta, cette station balnéaire où se pavanaient oligarques ukrainiens, hommes d’affaires russes, Bill Clinton, Gerhart Schröder, Christine Ockrent et quelques autres fin juin 2007. C’est le Yalta European Seminar. Sur la plage, DSK discute avec Pierre Lellouche (candidat UMP anti-DSK à Sarcelles !) à propos de leurs places de «Poulidor de la République». Il reçoit alors un coup de fil de Jean-Claude Junker (président de l’Eurogroup, voir article de BiBi), à qui il demande comment le mariage de sa fille s’est passé. Et puis voilà que Jean-Claude parle du FMI, de sa présidence. DSK rosit de plaisir : l’ami Juncker sondera la chancelière allemande, le premier ministre anglais, Gordon Brown, l’Italien Romano Prodi et l’Espagnol Jose Luis Zapatero.

DSK appelle, le 1er juillet, Little Nikos en chasse de sociaux libéraux et libérés du PS. DSK n’a mis dans la confidence que Stéphane Fouks, un publicitaire qui pourra mettre à son service le réseau international d’Euro-RSCG. Il appelle aussi son ancien directeur de cabinet à Bercy, François Villeroy de Galhau.

DSK est connu depuis longtemps sur la place politicienne : avec Maurice Lévy, patron de Publicis, il avait créé, en 1993, le Cercle de l’Industrie où les entreprises Rhône-Poulenc, Lafarge, Péchiney, Elf, L’Oréal, Total, BSN ont un chiffre d’affaires cumulés à 600 milliards d’euros et 2 millions d’emplois dans le monde.
En 1997, DSK nommera à la tête du Consortium de réalisation dans l’affaire du Crédit Lyonnais, Raymond Lévy, ex-patron de Renault.
Il a des entrées avec Michel Pébereau, Noël Forgeard, Paul Hermelin (Cap Gemini), Jean-Hervé Lorenzi ( PDG de Cetelem).
Beaucoup d’amis viennent de l’Unef le syndicat trotskyste ( l’ex-président de  Jean-Christophe Cambadélis et tous ces grands révolutionnaires de post-mai 68 :  Manuel Valls (député et maire d’Evry et futur sosie), Gilles Casanova, Jean-Marie Le Guen, Alain Bauer ex-grand maître du Grand Orient de France, Julien Dray, Jean-Luc Mélenchon).
Mais les amis de DSK ne s’arrêtent pas là. Les deux témoins de son mariage sont Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et épouse du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline (épouse du patron de presse Jean-François Kahn). C’est d’ailleurs sa femme, Anne Sinclair – qui fait aujourd’hui des piges dans le JDD – qui l’introduit en 1990 au Club du Siècle, pour les succulents repas du mercredi (voir article de BiBi « Les affaires du Siècle »).
Ministre délégué à l’Industrie, il aidera son ami Jean Peyrelade et Frank Ullman-Hamon dans les affaires hasardeuses du Crédit Lyonnais. Lorsqu’il démissionne du gouvernement, Jean-Marie Colombani, directeur du Monde, s’écrie : «Quel gâchis. Et quel ministre des Finances ! Qui peut se prévaloir d’un bilan aussi flatteur ? »
Frère Lagardère, propriétaire du JDD, lui, se souvient avec bonheur de la constitution d’EADS par son ami DSK  avalisé par le Trotskyste Lionel Jospin. Ils ont du discuter avec bonheur des bouffes organisées chez Monsieur Pinault avec… Little Nikos !
DSK a joué aussi au grand Professeur, donnant des cours à l’université, à Stanford et Casablanca, sans compter des conférences-ménages ici et là, toujours royalement payées. Rappelons que c’est aux Etats-Unis, à Stanford, que la pépinière des amis de Bush a son propre centre de recherches, la Hoover Institution. À l’époque, le prévôt de Stanford —c’est-à-dire la personne qui négocie l’engagement de Dominique Strauss-Kahn dans cette institution — n’est autre que… Condoleezza Rice. De juin 1997 à octobre 1999, on le verra beaucoup dans les médias anglo-saxons grâce à sa nouvelle conseillère en communication, Nina Mitz.
Dominique Strauss-Kahn soigne ses réseaux : il est assidu des cercles français et étrangers les plus prestigieux et les plus influents. Dès 1993, on l’avait vu au Forum de Davos. Antoine et Simone Veil l’ont fait entrer au Club Vauban. Plus tard, il aidera la Fondation Jean-Jaurès. En 2000, l’OTAN l’invite au Club de Bilderberg où il retrouve Pascal Lamy, Jean-Claude Trichet et les plus gros Capitaines d’Industrie du Monde. Un de ses amis chiliens, Carlos Ominami, vice-président socialiste du Sénat, l’a introduit auprès de la présidente Michelle Bachelet.
En 2005, il lance le club « À gauche en Europe » (AG2E), club de réflexion social-démocrate créé en 2003 par DSK, Michel Rocard et Pierre Moscovici. Avec ce réseau, il continue de tisser des liens avec la « gauche » française et européenne. Les Intellectuels, Jacques Donzelot, Olivier Mongin de la Revue « Esprit », Alain Touraine sont dans ce même wagon. Tout ce beau monde a évidemment dit « oui » au Traité de Constitution européenne.
Au FMI, DSK ne sera pas gêné aux entournures puisqu’il lui sera alloué 325 000 euros net d’impôt, et une retraite annuelle, garantie après trois ans de service, avoisinant les 60 000 euros.
C’est alors que Piroska Nagy entre dans sa vie…

Le Poète et la Mythomane du Creusot.

          Le Poète et la Mythomane du Creusot

BiBi est triste.
Au moment où il achevait la lecture des « Lettres d’or » peu emballantes de Christian Bobin voilà qu’il apprend qu’Alexandra Paressant a été placée en détention provisoire et écrouée à la prison des femmes de Dijon et qu’une expertise psychiatrique a été ordonnée à son encontre. Deux stars, deux personnalités élevées au creuset du Creusot. Le Creusot est cette ville de Saône-et-Loire saignée à blanc par le dépôt de bilan de Creusot-Loire en 1984 mais magnifiée aujourd’hui par Arcelor Mittal et Areva et longtemps parrainée par la Famille Schneider.
C’est dans cette ville de Bourgogne de 30.000 habitants qu’un de nos poètes nationaux, Christian Bobin, est né. Dès son enfance, il y préféra la compagnie des livres à celle des hommes. Un vrai poète, quoi ! BiBi est toujours un peu sur ses gardes devant ceux qui font le choix des livres avant celui des hommes. Il est plutôt sur le versant que ce ne sont pas les livres qui sont importants mais plutôt la vie et la Présence vitale qui y circulent. Et donc pas du tout en accord avec cette réflexion du Poète du Creusot : « Je suis fou de pureté. Je suis fou de cette pureté qui n’a rien à voir avec une morale, qui est la vie dans son atome élémentaire, le fait simple et pauvre d’être pour chacun au bord des eaux de sa mort noire et d’y attendre seul, infiniment seul, éternellement seul ». BiBi, lui, n’est jamais seul dans sa solitude, peuplée qu’elle est de Fantômes, d’amis décédés, de femmes vivantes, d’enfants écorchés vifs. Pour lui, le fait d’être aux bords de sa mort noire n’est jamais « simple et pauvre » et si « la beauté parfois le mord, le loup qui lui saute à la gorge » n’est pas forcément… « merveilleux » comme l’écrit le poète.
Le Creusot est une double ville pour notre poète : en premier, « Le Creusot  » et en second «  la ville qui est au dessus, dans les nuages ». La singularité de cette ville est d’avoir été riche, puis appauvrie, brutalement. « Mais dans cette dureté et ce dénuement », nous dit-on, «Christian Bobin montre peu à peu comment il a trouvé la plus grande douceur ». Pas vraiment l’avis d’Alexandra, fuyant l’ennui et la morosité de la Ville, préférant la compagnie des hommes à celle des livres, tentant de vivre sa vie cahin-caha, slalomant entre la folie du Raisonnable et la folie des Grandeurs.
Alexandra Paressant est cette jeune femme qui fit croire aux grands médias, aux plus infectes tabloïds anglais, français et américains qu’elle eut une liaison avec chacune des Grandes Stars du foot et du basket (Tony Parker qui lui réclame quelques… 40 millions de dollars de dommages et intérêts pour diffamation, Thierry Henry, Ronaldo et Ronaldinho etc). Alexandra s’en est allée visiter le Monde, courant, plastronnant, érigeant seule ou dédoublée son propre mythe génial et, somme toute banal et infantile, fuyant son destin prédestiné de RMIste, d’ouvrière précaire, de chômeuse en mal de vivre. Son Narcissisme dévorant finira par l’avaler. Toute à sa Gloire d’elle-même, elle a tenté de construire sa maison du Bonheur sur le Songe et le Mensonge, grugeant les Télévisions et les Journaux qui, aujourd’hui, s’en donnent à cœur joie dans la Vengeance, la Moquerie et leur Méchanceté coutumière.
BiBi a une pensée amicale pour Alexandra en achevant la lecture de Christian Bobin, ce Poète qui aurait gagné à connaître cette jeune femme pour pimenter sa Poésie trop suave, trop lumineuse, trop, trop. Bobin, poète light à qui il manquera toujours la rage, les orages et les mirages d’Alexandra.

BiBi et le JDD se réconcilient.

Les deux Voix de leur maitre

BiBi est revenu à ses premières grandes amours : lire avec ses amis les Nouvelles distillées par le JDD, Journal dominical du Frère Lagardère.

La dure semaine de Little Nikos.

Little Nikos (2 X)
1. Little Nikos au Mondial de l’Auto : notre Président veut qu’on investisse dans le Véhicule électrique. Little Nikos, branché bling-bling, au courant de la Crise, toujours prêt à disjoncter, dit pourtant n’avoir aucune prise sur le Krach. « On ne sait pas où on va ! » clame t-il par ailleurs ( Le Canard Enchaîné du 8 octobre). Il serait peut-être temps de faire sauter le Courant UMP ?

2. Little Nikos et ses ministres : Lorsqu’il paraît à la télévision, Little Nikos se fait doux comme un agneau. Il a tellement pris de cours de maintien qu’il commence à savoir jouer et minauder. Mais en privé, c’est une autre histoire : il a gardé ses mauvaises habitudes de gosse de Neuilly. Toujours rapportées par le Canard Déchaîné, voilà les dernières frasques de Little Nikos dans le texte : « (à l’adresse de Christine Lagarde) :Tu m’as foutu le bordel avec Merkel. Tu n’avais pas à t’exprimer dans un journal allemand. C’est moi qui parle, ce n’est pas à toi e faire des annonces ! » Il parle… et même il continue en aparté : «  Une connerie de plus de Lagarde. Décidément, elle n’en rate pas une ! »
Little Nikos, lui, n’en rate pas… un ! Ce mot à Raffarin : «  Ne m’emmerdez plus avec Raffarin ! Il ne pèse rien. Il m’intéresse moins que l’humeur de l’huissier de l’Elysée ». BiBi se demande ce que vient faire un huissier à l’Elysée : il vient procéder à l’expulsion du Maître des lieux ?

3. Little Nikos fait des émules : Boorlo par exemple qui imite si bien la voix de son Maître que BiBi en est resté sur le cul. N’a-t-il pas entendu Monsieur Boorlo hurler à l’adresse d’Eric Woerth qu’il était « un trou du c… ». Un mot qui restera certainement dans les… annales.

4. Les charmants voisins de Carla BS : Madame a une entrée sur la Villa Montmorency, un îlot à deux pas de la Porte d’Auteuil. A proximité, sur un terrain en friche doivent se construire des logements sociaux, quatre petits immeubles séparés par des espaces verts qui sont plus destinés à la classe moyenne fortunée qu’aux banlieusards de seconde et troisième zones. Branle-bas de combat cependant chez ceux qui y résident déjà : ils s’inquiètent méchamment pour leur tranquillité et ont déjà créé l’Association « Porte d’Auteuil-Environnement » dont la Présidente clame à tout va que son combat – et celui de ses amis – n’est « qu’écologique et qu’il n’est pas dirigé contre le logement social ». Dans ce village méconnu, écrin de verdure, havre de paix parisien, la Présidente dit même avoir aperçu des « indigents » (c’est son mot !) «lorsqu’elle se rend au marché » !
Ce domaine fermé, sécurisé et adorablement bucolique est habité par des Grands Personnages de notre Théâtre social, politique et culturel. Citons – pas très loin de Carla Bruni-Sarkozy – : Rika Zaraï, Sylvie Vartan, Mylène Farmer, Vincent Bolloré et ses deux fils Yannick et Sébastien, Arnaud « Frère » Lagardère, Dominique Desseigne (patron des Casinos Barrière et Hôtels de luxe), Jean-Paul Baudrecoux (PDG de NRJ), Alain Afflelou, Georges Tranchant ( Casinos de Finndurco), Xavier Neil (Iliad et Free). Un « Ghetto du Gotha » ! Nul doute que la pétition de la Présidente va valoir son pesant d’or !

5. Le Grand Ami de Little Nikos, François Fillon : il a clamé très sentencieusement que « le Monde est au bord du gouffre ». BiBi le voit bien poursuivre son discours en rajoutant tout aussi sérieusement : «… et avec le gouvernement et l’UMP, nous ferons le pas en avant qui s’impose ! »

Les Grands de ce Monde.

Le Pape et Bernadette.

BiBi a écouté très religieusement le Pape BENOIT XVI pour qui « la voie de l’Amour demande maturité, qui n’est pas immédiate mais qui comporte un dialogue, une écoute réciproque et une maîtrise singulière de la pulsion sexuelle dans un chemin de croissance dans la vertu ». Que Benoît se rassure : BiBi l’a suivi sur (presque) tout sauf qu’il a encore un peu de mal avec… « la maîtrise singulière de sa pulsion sexuelle ».

Premier avril avant l’heure : JEAN-CLAUDE JUNKER dit avoir pour les banquiers une « considération proche de zéro » dans une interview à La Croix. Que ne l’a t-il dit du temps où il applaudissait le lauréat de la Fondation Edmond Israël, premier Président de la Chambre de compensation Clearstream, grande amie des banques et des banquiers ?
Et que ne l’a t-il pas claironné à ce banquier proche du zéro qu’était le Gouverneur de la Banque Mondiale ? Et à ce Gouverneur du Fonds Monétaire International ? Et encore à ce Gouverneur de la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement ? Celui qui a deviné de qui il s’agissait pour ces trois derniers sera plus proche du 20 sur 20 que du zéro ! La réponse exacte ? Trois fois… Jean-Claude JUNKER !

Madame CHIRAC Bernadette est restée très combative et magnifiquement altruiste. Elle poursuit  la promotion de la douzième édition de la Campagne « Plus de Vie » grâce à sa Fondation Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France qu’elle préside.
Fondation qui subit depuis août un premier contrôle de la Cour des Comptes dont le premier Président-Inspecteur n’est autre que… Philippe Seguin ! BiBi se demande si ce cher Philippe ira jusqu’à enquêter jusqu’aux coffres-forts japonais d’un autre Président ?

FRANCOIS PINAULT (propriétaire du Point) et NONCE PAOLINI (TF1) : Le Point avait publié sur son site Internet « La dégringolade de Laurence Ferrari ». Nonce, très mécontent de cette annonce téléphona à François qui téléphona à ses soldats Michel Colomès rédacteur et Olivier Bruzek, responsable du site. Article aussitôt retiré. Si jamais BiBi reçoit au téléphone Nonce ou François, il n’effacera pas de son écran son article « Les Ratés de la Ferrari ». Non mais !

Anne SINCLAIR : on la croyait disparue mais elle est de retour en page neuf du JDD. Frère Lagardère, DSK et Little Nikos ne sont évidemment pour rien dans la parution de ses Carnets… d’adresses ! Et les rencontres du mercredi au siège du « Siècle » non plus ( voir les 2 articles de BiBi sur « Le Siècle » et ses connivences du 2 juillet 2008).