Category Archives: Photos, peinture & cinoche

Johnny Weissmuller sort de l’eau (1).

Johnny et ses deux carrières.

L’Amérique et le CIO aiment les icônes sportives et les chouchoutent. Dans le pays des Self-made men, l’histoire de Johnny Weissmuller, né le 2 juin1904, est racontée comme un conte de fées. On gomme les aspérités, on arrange des pans de biographie, on gomme des faits, on écarte ce qui gêne et du coup, on affadit le personnage et au final, on le trahit. BiBi, lui, aime les contradictions, les faiblesses qui font la grandeur des vies et les trajets biographiques déjantés.

Tarzan sort de sa Forêt (2).

Tarzan fatigué.

L’offre des Studios hollywoodiens pour le rôle de Tarzan (1) arriva au début des années trente. Weissmuller devint l’Homme-Singe en 1932. Il vivra douze aventures, dont la moitié en compagnie de Maureen O’Sullivan (Jane). Les Dames patronnesses et les Ligues féministes américaines crièrent au scandale car Jane fut filmée nue, se baignant avec Tarzan. De plus, elle ne portait pas d’alliance ce qui fit d’elle une Femme vivant en « état de péché permanent ». Ensemble, ils connaîtront l’apogée du mythe, mettant à profit l’éphémère tolérance de Hollywood pour pousser la sensualité à un extrême que la Censure américaine ne permettra plus de sitôt. Pourtant, ils se détestaient. Maureen avait déclaré une fois que « Cheetah », la guenon de Tarzan, « sentait meilleur que Johnny ».

De pied ferme, de coeur anxieux.

Trois peintures de Jose HernandezTrois peintures de Jose HernandezTrois peintures de Jose Hernandez
Lorsque je regarde les peintures, les dessins, les aquarelles de José Hernandez, je prends peur. Pas de celle qui fait fuir mais plutôt de cette peur qui vous immobilise et vous pétrifie.  Puis lentement, le regard commence à s’habituer. Enfin, je crois que mes yeux s’habituent. En réalité, non.

Les Grands Oiseaux dans le Ciel.

Les Oiseaux bleu nuit

Le Don, le Contre-Don et aussi… la Douleur, l’Amour, l’Aide à son prochain : qu’est-ce donc au juste ?
L’histoire qui est arrivée à Liv Ullmann, et que rapporte ici BiBi, est exemplaire des malentendus, des écarts et des décalages qui font la richesse et la diversité du Monde, de notre Monde.

L’actrice suédoise d’Ingmar Bergman a raconté qu’un jour elle s’était retrouvée avec une délégation de l’Unesco quelque part en Éthiopie ou au Soudan, dans un endroit bien peu accessible. La population qui y vivait avait été avertie que les ambassadeurs de l’Unesco débarqueraient d’un grand Oiseau métallique. Seulement ce grand Oiseau ne pourrait se poser que si un espace de fortune était préalablement aménagé pour son atterrissage. Qu’à cela ne tienne, tous les hommes se mirent alors, avec des pierres et des morceaux de bois, avec leurs bras et leur courage, en devoir-express de défricher et de dégager cet espace afin de construire une piste d’atterrissage. Les travaux durèrent près de six mois. La piste achevée, ils s’assirent tout autour pour guetter l’arrivée du grand Oiseau de fer.

BiBi fait son cinéma.

La Maman et la Putain  Si BiBi doit répondre à la Question « Et le cinéma aujourd’hui ? » Il lui vient à la bouche cette boutade un peu désolée, un tantinet godardienne «  Films faibles. Coffres forts ». Maintenant, je ne suivrais pas certains cinéphiles qui pensent que le Cinéma est mort avec Pasolini assassiné sur cette plage d’Ostie, juste derrière les fourrés d’un terrain vague qui fut aussi vague terrain de football.
La preuve ?
Il me suffit de mettre le film «  Journal Intime  »  de Nanni Moretti sur mon lecteur-vidéo pour convaincre quiconque qu’il y a encore du bon temps à prendre dans le Cinoche d’aujourd’hui et de demain.