Category Archives: Photos, peinture & cinoche

Deux films au secours de BiBi.

Maman j’ai raté le Kung-Fu

BiBi se sert du Cinéma dans son travail éducatif. Il se souvient récemment d’avoir eu à faire du joint entre les enfants/adolescents dont il s’occupe et les histoires que le hasard cinématographique lui a fait rencontrer.

La première de ces rencontres fortuites fut ce film regardé en DVD avec Julien, un marmot de 12 ans, toujours en demande insatiable, toujours en besoin de lait maternel pour combler vide, trous d’amour et trous d’air. A la rescousse de BiBi, il y eut cette magnifique entame tombant à propos de ce film  » Maman, j’ai raté l’avion » où le petit héros, propriétaire provisoire de la carte bleue de son père, ratant l’avion que toute la famille a pris, va pouvoir réaliser tous ses rêves. Il s’en va dans la plus belle des villes (New-York), va viser le plus bel Hôtel ( le Marriott), réservera la plus belle chambre de ce plus bel hôtel, commandera le plus merveilleux des repas, la plus énorme glace devant la plus belle des télévisions, tout ça dans le lit le plus douillet au Monde. Tout cela durera quelques jours et, dis-moi, Julien, que crois-tu qu’il arrivât à notre petit héros ? »

www.back-to-intro.com

Plein le dos ?  http://www.back-to-intro.com

Sitôt regardées, les photographies de P. sont immédiatement reconnaissables. Les unes font lien avec les autres et dans le même temps, chacune a sa singularité. C’est la marque d’un style. Pas d’un style publicitaire. D’un style qui ouvre sur la vie d’aujourd’hui, sur la vie actuelle et non sur l’actualité.

Le Peintre et ses amis.

Chagall

Ce qui surprend dans la vie des peintres (1), c’est le nombre d’amis qui sont là, à l’atelier ou sur la terrasse, au jardin ou dans la serre. De ces amis qui proposent le gîte et le couvert, qui lèvent le voile et le coude et qui tâtent aussi du pinceau. La peinture est un travail de solitaire – mais contrairement à l’écriture – il est immédiatement partagé. On montre, on laisse voir aux proches, aux potes, aux amours. Voyages, mobilité, amitiés. Il y a là comme un monde qui sera à jamais interdit à BiBi.
Dans l’écrit, on est dans une solitude crasse : difficile de trouver un ami disponible à qui refiler immédiatement ses tableaux, à qui faire renifler ses travaux. Il est souvent absent le lecteur solide, bien campé sur ses deux jambes.
Pour tout au monde, BiBi donnerait un lien, une corde, un bout de ficelle, un filin, un câble pour s’amarrer à la chaîne des peintres.

(1) « Marc Chagall » par Pierre SCHNEIDER (Editions Flammarion).

Jour de Mai : le grand 8.

Picasso et ses mains

Bibi lisait le recueil de pensées de Picasso et les quelques anecdotes à son sujet. (« Picasso » par Picasso » aux Editions Ramsay, textes et paroles recueillis par Paul Désalmand).
Picasso était un peintre malin, un de ces rusés métèques qui aurait été expulsé aujourd’hui par Brice et ses amis. Il n’avait pas sa langue dans sa poche et, en juin 40, il ne pouvait pas voir les Allemands occupant Paris… en peinture.

Johnny Weissmuller sort de l’eau (1).

Johnny et ses deux carrières.

L’Amérique et le CIO aiment les icônes sportives et les chouchoutent. Dans le pays des Self-made men, l’histoire de Johnny Weissmuller, né le 2 juin1904, est racontée comme un conte de fées. On gomme les aspérités, on arrange des pans de biographie, on gomme des faits, on écarte ce qui gêne et du coup, on affadit le personnage et au final, on le trahit. BiBi, lui, aime les contradictions, les faiblesses qui font la grandeur des vies et les trajets biographiques déjantés.