L’émission « Le Fou du Roi » à Montreux.

  Marianne James et les chroniqueurs du Fou du Roi ( sur France-Inter).
   écoute . Parfois, il se branche sur « Le  ». Il épluche ses légumes, sauce sa viande, remplit son frigo à l’heure de l’émission de Stéphane Bern. Il lui arrive de la prendre en marche dans sa voiture autoradio ouvert ou de la capter dans sa cuisine sur son gros poste. BiBi a l’oreille distraite : le fonds sonore remplit la pièce. Du bruit. Des rires. Des idioties. Des invités à la hauteur. Des invités descendus. Des chroniqueurs inégaux. D’une façon générale et particulière, les pointes d’humour sont moins vulgaires que celles, anciennes et défaillantes, de l’ex-animateur Laurent Ruquier et de son insupportable égérie .
   Cette fois-ci, BiBi s’en alla de l’autre côté de la rive lémanique, direction où toute l’équipe de France-Inter était invitée dans le cadre du 19ième Festival du Rire. Il faisait un froid de canard du Lac et un brouillard londonien dans cette ville de 20.000 habitants où les membres de Deep Purple composèrent leur célèbre chanson : «Smoke On the Water ».
   L’émission du vendredi 5 décembre avait pour invitée , jolie et joviale, riante, délirante, juste ce qu’il faut (Photo avec Stephane Bern). « Ici au Festival, c’est bon enfant. Il n’y a pas comme à Paris cette guerre entre les médias, les spectacles. Les artistes acceptent de bosser ensemble. Pourquoi ne voit-on pas en France Valérie Lemercier et Muriel Robin faire un spectacle ensemble ? » Stéphane Bern, plutôt sympathique hors antenne, justifia ainsi cette impossibilité : « A Paris, la grande Famille se déteste ».
   Dix minutes après le début de l’émission, ce fut l’intervention de Régis (1). L’humoriste se lève, se réfugie dans les «pastèques » de Marianne James et, fin gourmet, lâchera : « Mmmhmh, j’ai eu ma ration de cinq fruits et légumes pour l’année ! ». Il commencera ses sept minutes d’antenne par disserter sur Montreux, « beau port de pêche où l’on attrape des morues dans le Lac, une hongroise, une estonienne, une albanaise mais mineure » qu’il «rejeta aussitôt à l’eau » puis il s’attarda sur la Suisse :«Avant, l’exil était royal, aujourd’hui il est fiscal » ou encore «Les Suisses ne sont pas racistes : on n’a jamais vu ici un Emir se faire refouler d’une boite de nuit ». Régis était en pleine forme lorsqu’il attrapa au lasso les dernières initiatives du gouvernement UMP : l’incarcération des mineurs de 12 ans et le fichage des enfants dès trois ans. « Imaginez la scène : « Bonjour Kévin, je te présente Michel, ton compagnon de cellule. Il sera ton tuteur pédagogique » » puis le chroniqueur poursuit en se mettant à crier : «  Hé ! Fournirey ! y ‘a le gamin qui est arrivé ». Pour  le reste, Régis fut aussi à la hauteur : « Est-ce que pour les grossesses difficiles avec les enfants qui gigotent un peu, on remplacera les sage-femmes par des agents de police ? » ou encore : « Dans le cas d’un coït un peu viril et bruyant, est-ce qu’on attendra l’accouchement pour passer les menottes ou bien est-ce qu’on mettra directement en examen la paire de c..illes ? »
   Yann Lambiel, humoriste connu en Suisse romande, lui succéda et fut tout aussi époustouflant dans ses quatre minutes d’imitation, passant en revue à toute vitesse, Bourvil, Régis Laspallés, Claude François, Julien Clerc, Eddy Mitchell, Aznavour, Little Nikos, Chirac, Montand, Joe Dassin, Dalida, Garou, Bécaud, Renaud, JP Coffe, Bruel, Coluche, Nougaro, Sanson, PPDA, Foucault, Brassens, Jean Luc Godard et Johnny.
   Les deux chanteuses suisses présentes furent d’un excellent niveau. chanta «Anyway » et Sophie Hunger reprit une chanson de Billie Holiday avec un Richard Lornac (3), très concentré. Dans la seconde partie de l’émission, la même chanta «City Lights » une des compositions de son second album, « Monday’s Ghost ».
   L’humour fut moins dévastateur entre midi et midi trente. Le Tandem (5) et David Lowe (4)tirèrent les grosses ficelles du rire et , directeur du Festival du Rire de Montreux, expliqua son itinéraire de manager qui commença à l’eau de Cologne et finit dans le chasselas romand.
   BiBi fut agréablement surpris par la bonne ambiance qui régna pendant cette heure et demie. Pas bégueules les chroniqueurs (ajoutons-y Julia Verne, Jean-Mathieu Pernin(2) et plus discrets). Des chanteuses de qualité. Une ambiance bon enfant. 
   BiBi prit quelques photos et lorsqu’il sortit, accompagné de Béatrice, le soleil était revenu.

One Response to L’émission « Le Fou du Roi » à Montreux.

  1. fatus dit :

    Fou du roi et de la petite reine, on tente de se recycler avec des gags publiés sur l’internet’helvétique depuis Montreux car, canton le Vaud bien, Genevois pas pourquoi on n’écrirait pas au coin coin du feu, par ce temps de canard, surtout qu’au bord du lac Léman, lamantable, l’amant table sur un verre de chasselas, là et las pour qu’elle se mette enfin à table, l’amante religieuse qui le dévore des yeux tout en buvant ses belles paroles !

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