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L’affaire RIBERY : le cache-sexe du foot français (2).

Jeudi 29 avril 2010

Suite et fin de l’épopée Ribéry. Avec la Coupe du Monde qui se profile, BiBi recommande à ses lecteurs sportifs ou non le livre de Denis Robert (Le Milieu de terrain aux Arènes) et l’article de BiBi sur les Agents de joueurs.

On multiplie les transferts d’un même joueur.

Imaginons les sommes ponctionnées sur chaque transfert de joueur. Nasri de l’OM à Arsenal; Anelka du PSG au Real, de Manchester City à Chelsea ; Zidane de Bordeaux à la Juve et de la Juve au Real. Arrêtons-nous sur Ribéry qui « appartenait » à Bruno avant de s’en dégager pour aller se réfugier dans le portefeuille de Jean-Pierre Bernès. Comptabilisons ses transferts (et commissions faramineuses qui les accompagnent) : Ribéry est passé de Metz à Galatasaray, de Galatasaray à Marseille, de Marseille à Munich.

Jean-Pierre, Alain, Zizou et Frank.

En Turquie, Ribéry n’a joué que 17 matches avant de résilier son contrat. Il débarque gratuitement à Marseille en juin 2005. Il casse alors son contrat avec et choisit les amis de Zidane comme agents ( Alain et Jean-Pierre), Zidane jouant, lui,«  à la fois au poisson-pilote et au VRP » (Libération du 19 avril 2009).« Ce sont eux qui empocheront la commission bavaroise ». Libé rajoute : « Le 12 juin 2006, veille du premier match de Coupe du Monde des Bleus contre la Suisse, Zidane et Ribéry trottinent seuls sur la pelouse du Gottlieb Daimler Stadion de Stugart : « Ribéry est mon successeur » lâche Zidane. Quelques mois plus tard, Ribéry se fâche avec son agent pour filer avec celui de Maitre Zidane, Alain Miggliaccio ».

Les Joueurs ? Des Mercenaires.

Pour BiBi, savoir ce que gagne un grand joueur, se demander s’il est responsable ou non de malversations sont des questions secondes (mais non secondaires). Les joueurs sont des mercenaires. Demande t-on à des mercenaires d’avoir un quelconque sens moral ? D’avoir une éthique ? Bernès, lui, les voit comme autant de marchandises à valeur d’usage et à valeur d’échange : «  Il m’est arrivé, dit-il sans scrupules, d’intervenir dans le transfert d’un joueur sans le connaître, sans l’avoir rencontré une seule fois, sans même qu’il sache qu’il a été transféré grâce à moi ».

Les Joueurs ? Il faut les « protéger ».

Marc Roger, ex-Président du Servette de Genève et ex-agent international, a déclaré à l’Equipe-Magazine : « Pourquoi les joueurs ne sont jamais inculpés ? La Justice a toutes les pièces en main et pourtant, ils ne sont jamais inquiétés. Qui les protège ? » En correspondance avec ces propos, BiBi relève ceux tenus dans le Libé du 14 avril dernier sur le procès des transferts frauduleux au PSG : « Le fisc (sous tutelle de Bercy) brille par son absence à la barre : avec un supporter du PSG à l’Elysée, ses joueurs peuvent dormir tranquille ».

Arroser les intermédiaires.

Marc Roger était l’agent de Claude Makélélé lorsque ce dernier jouait au Celta Vigo. Tous deux visaient le grand Real de Madrid. Mais comment s’y prendre pour y atterrir ? Marc Roger contacte Paulo Futre, star portugaise de l’Atletico et grand ami de Luis Figo qui vient d’être recruté au Real. Marc Roger lui versera la moitié de sa commission si l’ami Figo réussit à débloquer le Dossier Makélélé. On ne refuse rien alors au grand Figo et notre bon Claude signera au Real pour 18 millions d’euros. BiBi vous laisse calculer les commissions à 15 – 20%. Un joli coup, non ?

Une question-réponse.

Question à Marc Roger : Quel est le rôle  de l’agent d’entraineur ?

Réponse de M.R. : « La plupart du temps, il faut convaincre un intermédiaire qui a la confiance des dirigeants ou de l’entraîneur. Si un agent souhaite placer un joueur en ce moment à l’Inter de Milan, tout le monde sait qu’il faut d’abord s’adresser à Jorge Mendès, l’agent personnel de José Mourinho ».

Avec la qualification du club italien en finale de la Champion’s League, les commissions vont atteindre les sommets. Comme quoi, les commissions et les rétro-commissions n’existent pas seulement du côté de Karachi.

RIBERY : le cache-sexe du football français (1).

Mercredi 28 avril 2010

Les Médias aiment les Légendes de pacotille.

Ce qu’il y a d’extraordinaire avec le Monde du Football et les médias qui le glorifient, c’est la façon dont on monte en épingle une Affaire. Pour occuper le terrain, la Presse, solidaire des radios et télés, a construit, affiné, amplifié une légende de pacotille avec un parfum de tragédie grecque : la Saga-Ribéry.

Citons les Héros : Frank-le-Balafré comme, en son temps Œdipe boiteux, bouc-émissaire à la fois fascinant et repoussant. Ajoutons-y le duo de l’Innocente et/ou de la Perverse Zahia, un peu Hélène de Troie, l’épouse fidèle malgré les tempêtes (Pénélope) puis en lieu et place du Chœur Antique : les managers troubles, les médias voraces, les journalistes en pseudo-observateurs.

Une Affaire peut en cacher une autre.

Les Affaires dans le Foot  sont comme les trains SNCF : attention un « Scandale » peut en cacher un autre, il est même là – hypothèse-BiBi – pour un cacher un autre. En l’occurrence, la plastique et les formes de Zahia cachent la forêt épaisse des Transferts frauduleux du PSG (BiBi en reparlera). Ce n’est évidemment ni dans le Grand Journal de Canal Plus – BiBi attend de pied ferme qu’Apathie et Michel Denisot tirent leur penalty en pleine lucarne TV – ni dans le Petit Journal de Yann Barthès ( pourtant des caméras au sortir du Tribunal auraient pu nous faire beaucoup rire…) qu’on entendra parler de tout ça. Le PSG était à l’époque une entreprise sous-traitante de Canal Plus.

Autre subtile façon de censurer : on s’empare de l’Affaire et on la noie sous une avalanche de qualificatifs : « obscure » affaire, « insondables » méandres, histoire « complexe » et « très opaque« . On répète ça à l’infini, on questionne beaucoup sur filières inconnues et tours de passe-passe en les effleurant. Magic Médias.

Coucou, revoilà Jean-Pierre !

BiBi rapporte ici une Nouvelle passée inaperçue : dans les tribunes du match-aller Bayern de Munich – Olympique Lyonnais, on y repérait l’épouse de Ribéry et aussi une vieille connaissance-BiBi : Jean-Pierre Bernès, l’Agent des Agents très argentés du Footbll français. Les plus jeunes supporters de l’OM n’ont pas connu le bonh(OM)me : bras levés, poings serrés, il se promenait fier comme Artaban dans les travées du Stade-Vélodrome de Marseille, il y a vingt ans avant d’être condamné par la Justice et rayé de la carte du Football français. Ensuite, au grand étonnement de BiBi, il bénéficiera des largesses de la Fédération. Jen-Pierre allait redevenir comme par enchantement l’Incontournable du Milieu de terrain.

Bernès-Ribéry : le Temps des Belles affaires.

En 1999, Jean-Pierre Bernès connaît une grave dépression mais il se soigne : cures, remises en forme sur la Costa del Sol, farniente à Marbella et hop ! Coucou le revoilà ! Il se relance comme agent de joueurs alors qu’il ne devrait pas selon les règlements de la Fédé (son casier judiciaire n’est pas vierge). Il a comme double parrainage celui de la Fédération qui le remercie d’avoir témoigné à charge contre le pesant Bernard Tapie et celui d’Alain Miggliaccio. Sans le copain Alain, rien n’aurait pu être possible à nouveau. Alain, l’Agent numéro Un, le pote omnipotent, lui aussi condamné dans les affaires des comptes de l’OM en 1998 est l’Agent qui conclut l’Affaire du Siècle : le transfert de Zidane au Real.

Voilà donc notre Jean-Pierre dans les plus hautes sphères du Marché français et européen, avec, sous contrat – excusez du peu – Samir Nasri, Frank Ribéry (comme joueurs), Laurent Blanc, Alain Perrin ( comme entraineurs) et de tant d’autres. En février 2005, l’agent de Ribéry n’est pas encore Jean-Pierre Bernés… (A suivre).

Henry et les haines européennes.

Dimanche 22 novembre 2009

La Main d'Henry

Pourquoi la main  d’Henry soulève t-elle autant de passion ? Pourquoi ne relève t-elle plus que du seul constat sportif ? Peut-être parce que l’incident est facile à comprendre pour tous, que tout le monde peut prendre position et affirmer les valeurs à laquelles chacun croit.

Le Football est un jeu dont les règles sont des règles faciles à comprendre. Le jeu est vu, il est pratiqué, compris autant par des poussins que par des vétérans et ce, dans le Monde entier. Le titre de l’Equipe du vendredi est d’ailleurs explicite : «Le Monde entier t’a vu tricher, Thierry». Le geste d’Henry divise autant qu’il rassemble, il interpelle en chacun de nous nos valeurs, valeurs historiquement datées de «Pureté, Dignité, Tricherie, Probité, Responsabilité individuelle, collective, nationale etc» et ce geste inattendu ou volontaire de la main les met à l’épreuve.

BiBi est frappé de constater que la tricherie d’Henry a suscité en Europe des rancœurs et des déchaînements rarement vus. En Espagne, les médias ont pris fait et cause pour l’Irlande, laissant éclater un sentiment anti-français exacerbé quasi général dans la presse ( barcelonaise ou madrilène). La haine de ces Faiseurs d’Opinion espagnols est féroce. Ils ont peut-être encore en travers de la gorge le but de Zidane qui élimina l’équipe d’Espagne en 2006 alors que tous les journaux d’avant-match ironisaient et se gaussaient de ce même Zizou vieillissant. Vengeance (ridicule bien sûr).

Haine des tabloïds anglais qui jettent les Frenchies dans la mare aux grenouilles avec l’ idée très british de se croire dépositaires eux-mêmes de l’Idée de Fair-Play. Rappelons quand même – pour tempérer ces prises de position et ces analyses outrées – qu’en 1966, l’Angleterre s’était vue accordée un non-but en finale contre l’Allemagne de l’Ouest. Rappelons aussi que l’entraineur anglais d’alors, Alf Ramsey, avait traité les joueurs argentins d’«animaux ».

L’Italie, elle aussi, n’est pas en reste, voulant nous faire payer les humiliations des «Macaronis» venant travailler en France au début du siècle dernier, voulant aussi se venger de la blessure sportive de la défaite en prolongations à l’Euro 2000. Haine, quand tu nous tiens !

Espagne- Angleterre- Italie- France : voilà quatre exemples exemplaires de la Fraternité européenne alors qu’on vient d’élire Monsieur et Madame Europe.

Et BiBi ne parle là que de l’Europe mais il a remarqué qu’une majorité de médias mondiaux est toute heureuse de pouvoir donner une bonne leçon à cette France qui – on doit le concéder – est elle-même depuis bien longtemps (depuis 1789 ?) et bien trop souvent perçue comme la Championne des Donneuses de leçons.

BiBi soupire : la Haine a encore de beaux et sombres jours devant elle.

Antoine Bernheim, l’ami fidèle du Président.

Mercredi 7 janvier 2009

   Tonio

Little Nikos veut faire populo, il dénigre le Capitalisme financier avec son salaire en or et une véhémence de Grand Rebelle. Cependant il oublie de dire qu’en chemin, il a rencontré l’argent – celui d’ par exemple – pour faire son bonheur

Ce Monsieur est au top de la Grande Finance (troisième assureur de l’Europe des Travailleurs). Peu de journalistes pour aller poser un micro et l’interviewer. Pourtant, il en aurait des choses à dire sur la Crise du Nouveau Capitalisme.
est le Patron français des et il a un sacré réseau. Bien entendu, comme tout homme du réseau, il dit ne pas en avoir. Tonio pour les intimes a constitué son fabuleux carnet d’adresses à la Banque Lazard. Citons ses vieilles connaissances : Hubert Heilbronn, administrateur de la filiale française des Assurances italiennes,  François Voss, membre de l’Automobile Club de France au siège de laquelle se tiennent les réunions du Siècle (voir Articles de BiBi sur « Les affaires du Siècle »). Le bonhomme, bon pied, bon œil a toujours eu un faible pour Jean-Marie Messier, l’homme de Vivendi qui montrait ses chaussettes trouées sur un cliché de Paris-Match, pour Bernard Arnault (Tonio est toujours vice-président du CA de LVMH), pour François Pinault ( il l’a aidé à acquérir les magasins du Printemps) et surtout pour Vincent Bolloré dont le père, Michel, était, avec Tonio, élève à Janson-De-Sailly. Aujourd’hui, les meilleurs potes d’Antoine, sont ceux du fils, principalement au sein du Salotto Buono, c’est-à-dire de l’Aristocratie financière italienne. 
Antoine veut une paire de chaussures ? Il téléphone à Diego della Valle, patron de Tod’s. Il veut un placement en Espagne ? Il écrit à Ana Patricia Botin, présidente de la banque espagnole Banesto. Il veut visiter la Cathédrale de Milan ? Il s’adresse aux banquiers de Mediobanca ( Enrico Cuccia, Vincento Maranghi, Laurent Dassault). Gilberto Benetton, lui, lui offre des pulls pour cet hiver rigoureux et Giancarlo Cerruti, pantalons, vestes, chaussures et parfums.
Si Antoine veut parler français, il trouvera Jean-Philippe Thierry, président des AGF mais aussi Jean Azéma, boss de Groupama. Si le troisième et le quatrième au bridge viennent à manquer, voilà que rappliquent Claude Bébéar ( a longtemps été deuxième actionnaire d’AXA) et Patrick Wajsman, éditeur de la revue Politique internationale. Sans oublier la remplaçante, Odile Jacob.
Monsieur Tonio n’a évidemment jamais fait de politique. Il ne traîne pas dans les meetings populaires, n’a jamais mis les pieds à l’Assemblée. Il fréquente plutôt pieusement les allées du Vatican et rend souvent visite à son ami le patriarche de Venise. Il aime s’aérer sur les greens du golf de Morfontaine.
En politique, mis à part les Bolchéviks, il aime tout le Monde : feu Pierre Messmer et feu Raymond Barre (ancien administrateur de ) étaient ses amis d’hier mais Tonio a aussi de très bonnes fréquentations aujourd’hui : DSK, les grandes figures révolutionnaires comme Laurent Fabius ou Jean-Paul Huchon. En Italie, Silvio Berlusconi et Romano Prodi viennent souvent le consulter à Trieste dont il est Citoyen d’Honneur.
est un homme très ouvert sur la Culture – comme tout Boss qui se respecte – (Nous ne sommes plus dans le Siècle où l’on chantait « Les Bourgeois, c’est comme les cochons… »). Il aime bien le foot et son amour du sport l’a poussé à engager Zidane et son image pour gagner la partie.
Une de ses dates-fétiches restera ce 22 octobre 2007 où il fut promu au grade de Grand-Croix (comme Marcel Dassault). Cette distinction l’excita comme une puce. Cet honneur est très recherché puisqu’ils ne sont que 75 décorés. C’est évidemment Little Nikos qui lui a remis les insignes. Notre Président fut éternellement reconnaissant à Tonio de l’avoir poussé à poursuivre son combat politique après la déculottée balladurienne. Little Nikos voulait se reconvertir dans les banques d’Affaires mais le Messager de Trieste lui aurait sussurré : «Nicolas ! Tu as encore d’importantes missions à accomplir ».
Il parait que Tonio n’aime pas trop que les journalistes rappellent son âge. BiBi ne dira même pas que notre homme rentre dans sa 85ième année et que la Banque et les Assurances, finalement, ça conserve.

Les amis de BiBi aiment aussi :

Le Nouveau JDD est arrivé.

Dimanche 4 janvier 2009

        Le JDD

Le mot « Nouveau » est partout dans ce JDD. (Lire la suite…)

Zid, Liza, Boghosse et Frankie.

Mercredi 24 décembre 2008

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On savait que Zidane aimait beaucoup les rives du Léman. Le champion du Monde 98 avait déjà adopté ses plages : il avait cherché une maison grand style du côté d’Excenevex, le seul banc de sable du Léman mais Papa & Maman avaient préféré Marseille et Madrid. Zizou avait adopté son hôtel grand luxe, le Royal Club d’ où ses enfants et ceux de Lizarazu passaient leurs vacances chaque été. Zinedine avait profité aussi des Masters d’ de golf pour organiser un match de bienfaisance au profit de son association ELA, qui lutte contre la leucodystrophie ( le match avait été commenté ici même dans l’article « Exclusif : Zizou remet les crampons »).
Zizou aime beaucoup cette région où il était venu se faire soigner ( à Lausanne dans la même clinique que celle de Johnny et près de Sion chez un rebouteux) mais cette fois-ci, c’est le club de football les «Croix de Savoie » qu’il a adopté.
Tout cela ne se serait pas fait sans une magnifique histoire d’amitié entre Zizou et Frankie. Déjà en 2004, à Chambéry, Zidane et Frank Riboud s’étaient associés pour militer en faveur d’ELA. Le PDG de Danone, élu meilleur chef d’entreprise français en cette année 2008, s’est installé en douceur dans les coulisses de ce club de Nationale en novembre 2005.
Le club des «Croix de Savoie» ( quel vilain nom, un peu homonyme des «Croix de Bois », groupuscule de droite extrême dans les années 30) est issu de la double fusion entre les clubs des villes de Gaillard et de Ville-la-Grand dans un premier temps puis d’un rapprochement avec le Thonon Club Foot dans un second. L’Olympique Croix de Savoie 74 était né. Les rencontres à domicile se jouent au Stade Joseph Moynat à Thonon-les-Bains. Le principal soutien financier ( 3,4 millions d’euros – un des premiers budgets de Nationale) provient de la source Danone et vise à placer le club sur des assises solides.
Depuis l’arrivée du Quatuor ( Zidane, Lizarazu, Boghossian et Riboud), les ambitions du club ont monté d’un cran puisqu’on envisage la montée en Ligue 2 en deux ans. On souhaite aussi avoir un stade digne de ce nom puisqu’il est souhaité en avoir un de 12000 places, une enceinte qui serait construite dans le triangle géographique Thonon-Genève-Annemasse.
Frank Riboud est par ailleurs un Patron «convivial ». Il a voulu «amener une bonne bande de copains autour d’un projet sympathique sans jamais précipiter les choses». Lors de la rencontre estivale au Masters d’, l’idée a germé dans l’esprit de Frankie de faire un appel à ses amis à investir symboliquement le petit club du National ( Alain Migliaccio agent de Zidane, Christophe Chenut ancien patron de l’Equipe, PDG actuel de Lacoste, , PDG de Yum et Rubicam). Il a aussi été entendu de Lizarazu et d’Alain Boghossian, tous réunis autour d’une bonne table lors de la journée d’ouverture du Masters féminin de golf d’ (le plus important au monde) en juillet 2008. Frank Riboud avait ainsi défini son rôle : « Je n’apparais pas dans l’organigramme du Club. Je lui apporte mon soutien amical en lui donnant de petits coups de pouce car j’ai quelques amis qui s’interessent au football ». Ce fou de foot fait partie d’un «club atypique » dont le projet est «à la fois sportif et sociétal » puisqu’il s’adresse d’abord «aux jeunes, à l’éducation et à la formation ». D’ailleurs un appel du pied a aussi été fait du côté de Thones là où réside… Aimé Jacquet.
Lizarazu, à qui la présence hebdomadaire dans « L’Equipe du Dimanche » ne doit pas suffire a donné son accord et sa modeste contribution  financière (10000 euros). Boghossian à qui la présence en Entraîneur-adjoint de l’Equipe de France depuis 6 mois ne doit pas suffire a suivi le même chemin financier et ils entrent tous deux dans le capital de la SASP Croix de Savoie. Liza a déclaré que cette Opération est «une histoire de potes » et qu’il veut avec elle «revenir aux racines du foot ».
Avec trois grands footballeurs dans les tribunes du Stade haut-savoyard, on peut être sûr de voir de beaux footballeurs. Mais cela suffira t-il à voir du beau football sur le gazon du même stade ?

(Sources : Le Dauphiné Libéré, le JDD et le Messager).

Football : des Agents très argentés.

Jeudi 13 novembre 2008

Ronaldinho chez Berlusconi

Les agents sont les vrais patrons du Football (1). Alain Migliaccio et Jean-Pierre Bernès sont sous les lumières des projos. Parrain de Perrin chez les Verts, Jean-Pierre est de retour ! En Italie, le Procès Moggi tient de la magie. Unlucky Luciano va certainement payer pour les autres. Les autres ? Quels autres ?

Le Parrain de Perrin. 

Pour être agent de footballeurs ( et aussi d’entraineurs), pas besoin de diplôme. Mais il faut que les futurs postulants au poste sachent que moins de 10% des agents font plus de 90% des gros transferts. En France, le roi des Agents se nomme Alain Migliaccio. Il s’est occupé de Zinedine Zidane au Real, de Ludovic Giuly – plus gros transfert de l’intersaison – de Samir Nasri à Arsenal, de Ribéry, de Ménez à l’ASRoma, de Squillachi à Séville. En fait il n’officie pas seul, il se fait aider par un revenant : Jean-Pierre Bernès. BiBi se demande comment ce dernier occupe une place si importante dans le foot français lorsqu’il est dit qu’un agent agréé FIFA doit pouvoir présenter des témoignages de… moralité, une cotisation de 120000 euros par an ( voilà deux conditions faciles à remplir) mais comment se fait-il que personne ne sache que la troisième condition est impossible : présenter un casier judiciaire vierge. Tout passionné de foot âgé de plus de dix ans sait bien quelles casseroles traine notre bien aimé Jean-Pierre. Il ne peut donc continuer à servir les plats que sous la forme visible d’un prête-nom… Or qui a-t-on vu dans un restaurant parisien discuter de son Poulain Alain Perrin aux dirigeants stéphanois ? Mais bon sang mais c’est bien sûr ! Jean-Pierre ! Le parrain de Perrin ! Ah le filou ! Entre flouz véridique et flou juridique, le Jean-Pierre nous a tous…bernés !

Magie Moggi !
Luciano Moggi, ancien chef de gare au train de vie première classe, est le principal accusé du procès qui se déroule en ce moment à Rome. L’ex-directeur général de la Juventus, âgé de soixante-neuf ans, avait tissé des liens étroits avec la principale société italienne d’agents de joueurs, GEA World. Cette Société qui comptait en son sein plus de 200 footballeurs de la péninsule, était présidée par son fils, qui y trônait en compagnie de la jolie , fille du président de Capitalia, Cesare Geronzi. Ce dernier, un des plus hauts barons de la Finance catholique, était très ami de Calisto Tanzi, ancien Président de la Parmalat qui ruina le club de Parme. Notons encore que Luciano Moggi aimait bien la «  famille » puisqu’on trouvait dans les hautes sphères de cette digne association de malfaiteurs, la fille Tanzi, la fille Geronzi, la fille Cragnotti, patron de Cirio et Davide , fils de Marcelo , sélectionneur de la Nazionale.
Aujourd’hui, le football n’intéresse plus Luciano Moggi. Il ne veut pas y revenir parce que, dit-il, « c’est pire qu’avant ». Il pourrait écoper de six ans de prison. Unlucky Luciano ?

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(1) Denis Robert. Le Milieu du Terrain. Edition Les Arènes.

Brèves à la dizaine.

Lundi 29 septembre 2008

Farandole sur le Monde

1. Les ministres de Little Nikos ne doivent plus parader en smoking et Rachida ne plus mettre de robes de grossesse Dior. Carla ne doit plus faire de shopping mais faire des courses. Ainsi va notre Vie entre mensonge et sémantique.
2. Monsieur Hamed B. dont la voiture avait occasionné, Place de la Concorde,  des très gros dégâts au scooter du prolétaire Jean S. a été condamné à 2000 euros d’amende par le Tribunal correctionnel de Paris. Il avait en effet pris la fuite au volant de sa BMW et avait injustement accusé Jean S. d’être le fils de son papa. Le père de Jean S., agent municipal au Cap Nègre, n’a pas pu assister à l’audience car il devait être impérativement présent à la réunion des co-propriétaires de ce coin du Lavandou pour défendre les égouts du Quartier où loge la grand-mère de Jean S.
3. Zidane : entre sang-froid et sang chaud. Le célèbre footballeur est très en colère contre Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF. Aujourd’hui, cela semble une habitude, les Présidents sont contestés. Emmanuel Petit et Jérôme Rothen donnent de notre Zizou national une autre image. Mais peut-être que la colère de notre Maître-Footballeur est ailleurs : dans les quelques pages  de ce livre « Zidane, une vie secrète » aux Editions Flammarion. L’auteur y souligne que Zizou – contrairement au Règlement de la FIFA - n’a pas été soumis au contrôle anti-dopage après ses deux exclusions de Coupe du Monde (l’une en 98 dans ce match contre l’Arabie Séoudite, l’autre contre l’Italie). Zizou ! Retrouve ton sang-froid et réponds-nous à chaud !
4. Declan Hill est un journaliste d’investigation qui vient d’écrire un livre sur le football : «  Comment truquer un match de foot ?» (Editions Florent Massot) où l’on voit que les Gangs asiatiques (Malaisie, Singapour, Hong-Kong, Vietnam) qui tiennent le Marché des paris ont dix ans d’avance. Aucune enquête policière n’est diligentée sur leurs agissements internationaux. L’UEFA ne bougera pas. La FiFA ne bougera pas. Battler ne bougera pas. Platini ne bougera pas. Les équipes ne bougeront pas plus. BiBi en prend le pari.
5. Un but libérateur : BiBi avait bien aimé le match retour OM-Bergen comptant pour la Champion’s League. Le suspense était fabuleux et l’indécision lui avait donné la chair de poule. BiBi avait délaissé momentanément la page 41 qui décrivait les errements simulés d’un gardien de but : «  Le gardien sort de la surface de réparation pour réceptionner une passe mais il laisse passer un attaquant adverse. Celui-ci n’a plus grand-chose à faire pour mettre le ballon dans le filet… ». Pas eu le temps de finir de lire ces lignes que Niang profitait d’une mésentente entre le gardien de Bergen et l’arrière-central de cette équipe norvégienne et soulageait enfin l’OM. Un but qui valait de l’or. Merci Bergen ! Euh… non : merci l’OM.
6. Trucages en cages (de foot) : Pour ceux que les Contes de fées footballistiques intéressent, BiBi leur signale de se reporter aux articles sur la Corruption qui trainent sur ce site. Les lecteurs feront de beaux voyages : Belgique, Portugal, Roumanie. Declan Hill a lui aussi beaucoup voyagé. Il nous reparle des grands voyageurs qu’il a croisés. Citons en vrac :  Ljubomir B., Bernard T. et son ami belge Francis V. libéré grace à son amitié, Jean-Pierre B. qui officie toujours en tant qu’agent alors que le statut de la profession interdit à quiconque d’exercer avec un casier judiciaire non-vierge. Declan Hill y reparle des matches européens des Girondins, des paroles oubliées de Gilbert Collard l’avocat, de l’arbitre allemand Robert H., de l’équipe du Cameroun de 82. Et dire que BiBi, au cœur de l’écœurement, estomaqué à l’estomac, n’en est qu’à la moitié du livre !
7. Frédéric Thiriez a annoncé des objectifs élevés pour 2012 : une victoire en Ligue des Champions, une troisième place à l’indice UEFA et une équipe de France composée au deux-tiers de joueurs de Ligue 1. Il paraîtrait que ce même Frédéric Thiriez fera un bilan intermédiaire au premier avril.
8. PPDA. Rassurons les fans de Patrick Poivre d’Arvor : Monsieur ne s’ennuie pas.
9. Dernière fuite : Anne Lauvergeon, Atomic Bomb, Présidente de Areva va bientôt publier un livre explosif sur le Nucléaire vert. Défense d’éclater (de rire). Alain Minc, le Courtisan très en cour médiatique, a, lui, déjà publié son livre : «L’Histoire de France ». Pour sa promotion, il travaille plus que 35 heures par semaine.
10. JDD de ce dimanche : toujours pas un mot sur le site à BiBi. Pourtant, chaque semaine, est-il écrit, le JDD du Frère Lagardère, nous offre les temps forts de la Toile. Alors patientons jusqu’à dimanche prochain.