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En promenade avec le Journal du Dimanche…

Dimanche 29 août 2010

Les dimanches ensoleillés ne sont pas propices à la lecture. Il aura fallu un effort surhumain à BiBi pour parcourir le Journal du Dimanche du Frère Lagardère sur la plage. Mais il goûta aussi l’eau du Lac (Léman) : décrassage mental garanti.

La Dispute chez Claude Askolovitch.

Claude Askolovitch voit donc d’un très mauvais œil «l’unité du Parti Socialiste» qui serait un «déni de la politique réelle». Il rajoute, un peu énervé : «comme si l’ambition pouvait se vivre sans compétition, et la compétition sans le fiel… »

Deux remarques :

1. C’est vrai, sans ce « fiel » désiré, les ventes du JDD baisseront à n’en pas douter. Allez, chers Socialos, commencez la bagarre pour faire monter le lectorat du Frère Lagardère.

2. «En réalité, c’est de disputes que manquent les socialistes». Bagarreur le Claude ? BiBi ne voudrait pas lui faire de peine mais que le Journaliste se souvienne : en plein débat (dispute) avec BiBi en février 2010, il prit ses jambes à son cou pour courir se réfugier sous les jupons de sa Rédaction. Pourtant, il avait sollicité sa place de follower au compte Twitter de BiBi.

Rappelons l’objet du litige : BiBi attendit en vain une réponse à une quinzaine de tweets qui posèrent la même question : « « Monsieur Askolovitch, aviez-vous signé, en son temps, la lettre au Frère Lagardère des journalistes du JDD qui protestaient contre l’orientation trop sarkozyste du journal ? » BiBi attend toujours. Il attendra encore longtemps.

Au hasard : des titres, des petites phrases.

1. Page 31 : BiBi sursaute à la parole de  : «Le roman doit être du côté du bien ». C’est probablement un choix de rédaction car sur son interview, l’écrivain dit des choses pertinentes et vraies. Le Roman du côté du Bien ? Dans les souvenirs de BiBi, un des premiers livres fondateurs de sa passion de lecteur fut «La Littérature et le Mal» de Georges Bataille.

2. Page 3 : Paul Virilio : «On vit aujourd’hui, de gauche ou de droite, dans un individualisme de masse. Le collectivisme a disparu, Dieu merci d’ailleurs… ». Bizarre ce mot de «collectivisme » car le sens que Virilio lui attribue dériverait assez vite ailleurs. Dans l’analyse par exemple, on n’appréhenderait ainsi la Réalité qu’à travers le prisme de cas individuels, de paroles chocs, de petites phrases singulières, de témoignages individuels, de faits divers isolés. Cette démultiplication de paroles singulières autorise n’importe quelle justification. Et aujourd’hui, on sait où cette analyse nous mène.

Et voilà qu’en fin d’interview, il déclare : «La politique ce ne sont pas d’abord les masses». Pas les luttes collectiv(ist)es, donc ?  Cher Paul, BiBi espère vous voir singulièrement, le 4 et 7 septembre, défiler avec – comme vous le dites – «les corps qui souffrent, qui aiment, qui se battent».

Les Flèches de BiBi (15 /31 juillet).

Vendredi 23 juillet 2010

Sarkozy grimpe dans les sondages !

Le Président est un « bon président » pour 53% des Français (+12 points par rapport à mai !), selon un sondage CSA publié hier. 43% des Français pensent que le Président doit « continuer à gérer les principaux dossiers du pays » durant ses vacances et 51% qu’il doit « se reposer complètement » après… son malaise. Son malaise ? C’est alors que BiBi se rendit compte qu’il lisait le numéro du Figaro du 23 juillet… 2009.

Nicolas… Nicolas Demorand.

A la question : « Que pensez-vous des tensions qui minent actuellement l’antenne de France-Inter », Nicolas Demorand répond sans rire : « Le nouveau mode de désignation des dirigeants des grands médias publics est à l’origine des tensions qui règnent dans ces entreprises. Il y a fatalement un soupçon qui pèse sur ces dirigeants. Cela complique très fortement le management… ».

C’est évidemment plus simple et beaucoup moins compliqué à Europe 1 où le journaleux a été transféré. Là-bas, au royaume d’, jeune énarque promo Cyrano, ex-pensionnaire du Cabinet Fillon, pas de soupçon possible. Une transparence totale : tout le Monde sait que la station appartient au Frère Lagardère et qu’Alex Bompard est très copain avec Alain Minc, qu’il est aussi très pote avec Stéphane Courbit et bien sûr très ami avec notre Président. En toute indépendance, bien sûr.

Garden-party : de l’eau et du Champagne.

A Paris, pas de réception grandiose pour le 14 juillet. En d’autres temps (année 1995), on fêtait ça sans complexe. Chirac arrivait vers 19 heures, appréciait la beauté des demoiselles malgré le courroux de Bernadette. Il «serrait des mains et buvait des coups» selon le traiteur Marc Vigneau-Desmaret. Tout ça ne manquera pas à Chouchou. Impopulaire, il n’y a plus personne pour lui tendre la main. De plus, élevé à l’eau plate, il déteste le vin. Tout le beau Monde le dit : Chouchou ne boit que des Verdeaux.

A New-York, pour sa participation à l’Assemblée générale des Nations Unies (21 au 24 septembre dernier), la délégation française comprenait 132 membres auxquels il fallut rajouter les 31 membres de l’équipage des trois avions. Coût total de l’accueil-hébergement : 1.145.279 euros. Ah ! le bon vieux temps ? Eh bien, non : alors que tous les consulats ont vu leur budget se réduire, celui de New York continuait son train de vie. C’est vrai qu’il est sponsorisé par… des marques de Champagne. Un consulat probablement arrosé par la Maison UMP Taittinger.

Non, on n’imagine pas !

La Famille Sarkozy sera bien occupée pendant le mois d’aout. Chouchou attendra au Cap Nègre que Chochotte en ait fini avec Woody Allen à l’Hotel Bristol. BiBi a réentendu notre Président lors de son intervention télé apostrophant Pujadas et les Français : «Vous m’imaginez, pendant un dîner, devant les convives à tables repartant avec l’argent ? ». Bien sûr que non, se dit BiBi qui conseille au Président, féru de cinéma, de revoir un film de Woody Allen datant de 1969. Son titre ? «Prends l’oseille et tire-toi ».

Plein soleil sur Nicolas et  ses amis.

Dans son intervention télévisée, Chouchou, très rebelle, s’est offusqué des pressions : «Quand vous mettez en œuvre des réformes, vous bousculez des intérêts, des situations acquises, un certain nombre de gens… ». Des intérêts ? Chouchou, lui, a – contrairement à ces mystérieux comploteurs tapis dans l’ombre et le brouillard – des amis très désintéressés. Citons : Dassault, proprio du Figaro, Lagardère (proprio de 17% du Monde, du JDD, de Paris-Match, d’Europe1, des éditions Hachette), Bouygues (TF1), Vincent Bolloré (journaux gratuits, Havas, SFP, Direct8), Bernard Arnault (Les Echos) etc. BiBi conseillerait bien au Président, très féru du cinéma de Woody Allen, d’aller voir un de ses films datant cette fois-ci de 1992. Son titre ? « Ombres et Brouillard ».

JDD : Olivier Jay et son édito.

Dimanche 4 juillet 2010

Le JDD est aussi embêté que notre Président sur l’Affaire Woerth-Bettencourt. Olivier Jay, nouveau directeur du Journal du Frère Lagardère, est monté au créneau pour colmater les brèches de la Forteresse sarkozyste.

Le titre de son édito  est « Tous pourris ? » Comme si la Question était là. Bien arrangeante cette question car, même à question inutile, tout lecteur salive déjà à lire la réponse. Celle-ci arrive dans les dernières lignes :  » Nicolas Sarkozy doit trancher… C’est aussi la marque des Hommes d’État. Pour rétablir l’idée de justice. Pour éviter la montée insupportable du « tous pourris ». Il est encore temps« .

Jolis envols et jolies envolées pour ce Jay-là avec ces deux maîtres-mots : attendre (« Il est encore temps« ) et promettre (« Nicolas doit trancher« ). Tout cela évite d’interroger le Présent dans le détail. Pourtant, avec cette affaire Woerth, les détails au quotidien fourmillent non ?

Le Journaleux prend bien soin de ne pas écrire une seule fois le nom de « Woerth ». Il nomme l’Affaire du seul nom de « Bettencourt ». Par contre, dès les premières lignes, il cite les deux défenseurs de Woerth, Simone Weil et Michel Rocard et les qualifie de « deux sages« . Ah bon ? Des Sages ? Sage, Monsieur Rocard qui déclarait dans le Monde du 20 novembre 2009 :«Il faut commencer par cela : nous voulons conserver le Capitalisme». Sage Madame Veil, supportrice de toujours de Chirac, de Tibéry et de Sarkozy ?

Mais le plus drôle est à  venir : il paraitrait selon notre Oiseau du JDD que l’Affaire Woerth serait un « roman vrai« . Un Roman vrai ! Oh, merveilleuse trouvaille que voici : le « roman vrai » concilie les contraires et fait perdurer la confusion. Car la « confusion » est le seul stratagème pour éviter que l’Affaire ne devienne claire (ce qu’elle est pourtant). Voyez-en les avantages :

1. Si vous êtes plutôt pro-Sarko, vous tirez du côté du « Roman » (comme élucubrations, fiction, invention…).

2. Si vous considérez que l’Affaire Woerth dit des vérités sur les méthodes exécrables et anti-démocratiques de Chouchou, vous choisissez le « vrai« .

Il faut attendre la page… dix pour lire des infos détaillées sur le plus grand scandale du quinquennat. Le journaleux Laurent Valdiguié reste aphone et ne prononce pas – lui non plus – une seule fois le nom d’, continuant de pérorer sur « l’Affaire Bettencourt ».

Enfin, dans le petit encart adjacent, on apprend qu’ » » ne veut pas apparaitre en public, qu’il est « épuisé et miné« . Et ce n’est pas dans les Hôpitaux qui vont fermer ( et dont le JDD nous dessine la carte) que notre Ministre va pouvoir se refaire une santé.

DSK et Nicolas : c’est tout Com’

Dimanche 23 mai 2010

Des frères jumeaux que ces deux- là. Démonstration en 8 points (communs). DSK et Nicolas, c’est tout Un. Nicolas et DSK, c’est tout Com’ !

1. Ils ont épousé des femmes aux très riches pensées. Pour Carla, on connaît la chanson (en héritage). Pour Mamita (surnom d’Anne Sinclair, copine des grands noms du CAC 40), c’est tout simplement « l’une des héritières les plus riches de France » (Le Monde du 7 mai).

2. Les Instituts de sondage, menés à la baguette, chantent en chœur. Pour Chouchou, on connaît la Chanson Bolloré (propriétaire de l’Institut CSA). Pour DSK, c’est Gaël Sliman qui psalmodie le « Lèche-Bottes Blues » : «DSK a vu sa crédibilité renforcée. Il a rehaussé l’image du », il n’apparaît plus comme «l’horrible monstre libéral qui étrangle les Pays pauvres» mais comme «pompier de service». Hey, Gaël, t’as jamais croisé des pompiers-pyromanes ?

3. Les deux couples aiment beaucoup Marrakech. On ne sait où Chouchou et Chochotte posent discrètement leurs valises lorsqu’ils s’y échappent. Au discret Riad de BHL ? Dans les Salons Desseigne avec Valérie et Brice ? Ou bien encore dans le riad incroyablement luxueux que possèdent Dom et Anne, riad dont les Communicants (Fouks and Co) interdisent toute prise de vue. Pas fou le discret Fouks : c’est vrai que de jolies photos du somptueux intérieur, ça ne ferait pas bien pas bien dans le décor de Crise et dans le Book d’un DSK Présidentiable.

4. Le discret Stéphane Fouks – toujours lui – manage la plupart des Ministres de Chouchou. Et il manage – Ô surprise ! -  DSK. Ramzi Khiroun, de l’Équipe Fouks, manage Arnaud Lagardère, frère de Chouchou etc. Chez Chouchou, la discrète Équipe s’appelle « La Firme ». Chez DSK, c’est « Le Gang».

5. Le 22 juin de l’an dernier, DSK fêtait son soixantième Anniversaire aux Buttes-Chaumont. (Pas de retraite à 60 ans pour lui). Une soirée discrète comme l’avait voulu Mamita-Anne Sinclair  (« Ni photos, ni caméras »). Nuit du Fouquet’s, Nuit des Buttes : étrange similitude. Les invités y seraient presque interchangeables : on note les présences de BHL et d’Arielle, de Jean-Pierre Elkabach, de Simone Veil, de Michel Rocard, Claude Allègre et du prolétaire Alain Minc.

6. Kif-Kif, côté Presse : le Figaro de chez Dassault ne peut se passer de Sarkozy. Le Monde fait tout un Monde de chaque apparition de DSK.

7. DSK l’a dit à Arlette sur France 2 : Il fera comme Chouchou, il rendra visite à BiBi, le Bloggeur du Léman. Ce sera en 2011, dans la banlieue d’Evian, future Capitale du prochain G11.

8. BiBi ne poussera pas la porte commune des Rumeurs. Il se taira donc  sur Benjamin et Piroska.

JDD : la « Une » à laquelle vous avez échappé…

Dimanche 14 mars 2010

Le JDD n’a pas osé mettre en « Une » la photo et le titre-montage de BiBi. Dommage: le Journal du Frère Lagardère aurait certainement gagné beaucoup de lecteurs. Fort heureusement, avec la bénédiction d’Olivier Jay, Claude Askolovitch nous emmène faire un voyage dans la Chanson et le Prolétariat.

Claude Askolovitch, désormais numéro Deux du JDD, n’a, lui, aucun complexe. Il larmoie sur Jean Ferrat en page 2, il célèbre la Classe ouvrière à coups de clichés (pudique, il n’ose quand même pas écrire qu’elle a disparu), il laisse entendre qu’il s’encanaillerait bien avec une môme qui cultiverait «l’érotisme prolétarien» avant – sitôt passé les premières pages d’un lyrisme de pacotille – de nous consoler avec les Elixirs du Docteur .

Après ses mésaventures avec BiBi, on sait désormais avec quels médocs le brave Toutou Lagardère s’est soigné. Il toussote encore 60 lignes pour nous vanter les diagnostics de crise et les soins appropriés, façon . Bien sur, il nous cache toutes les manifestations de colère et de protestation qui se multiplient de par le Monde contre cette Organisation au service des Puissants : qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour éviter la rechute !

Ainsi, il paraitrait que le bon Docteur a trouvé un élixir de jouvence qui l’a transformé en « ami des faibles », en un « acteur de progrès ». Avec ses fioles, DSK se montre désormais « compréhensif » auprès « des sociétés civiles » et il tient en son «la preuve» par laquelle il prétend « démontrer la validité du paradigme social-démocrate ». «La Métamorphose est en bonne voie » lâche notre Journaleux.

La Métamorphose ? Quelle métamorphose ? Le 21 octobre 2008, notre Clo-Clo du JDD versait de la même façon dans l’idolâtrie quasi-stalinienne : «En France, l’opinion a retrouvé le DSK magnifique, le seul économiste capable de rassurer au cœur de la tempête…»  «Un économiste doué pour le bonheur» ou encore «un magicien de la communication économique», «un socialiste moderne» très jalousé, « le trop heureux Dominique fait figure de pôle de stabilité » «le seul politique qui gèrerait mieux la crise mondiale que Chouchou».

Entre le Chanteur et les Maitres-Chanteurs, BiBi n’a d’oreille exclusive et bienveillante que pour le premier.

Olivier Jay (du JDD) et le Taxidermiste.

Dimanche 7 mars 2010

 

JOURNALEUX : BiBi a une prédilection pour les Journaleux du Journal Du Dimanche. Il les suit à la trace et il aime beaucoup disséquer leur plan de carrière. C’est que, cul assis entre deux chaises, ces Journaleux vont et viennent entre chaises vides et chaises tournantes. Ainsi, pendant deux années, Olivier Jay resta dans l’ombre de Christian de Villeneuve aujourd’hui remercié par de bien belles louanges assassines (Dans les Sphères des Puissants, le panégyrique est bien souvent synonyme de couronne mortuaire). Aujourd’hui, voilà notre Jay au sommet de l’Olivier.

JOLIE PLUME COLORÉE : BiBi, relisant un des derniers articles de ce nouveau Dirlo, avait relevé : « Les vraies cibles de notre Président [Sarkozy], ce sont les patrons, les banquiers et certains dirigeants ». Ou encore, (il y a tout juste un an) : «Les États fournissant aux banques les liquidités nécessaires pour financer les entreprises, une certaine reprise de l’économie devrait intervenir assez rapidement». Jolie plume de Jay, non ?

FABLE FABULEUSE : BiBi, impressionné par ses fables colorées, en avait même plagié une : «Maitre Jay, perché sur son olivier, tenait dans son bec, un mirage/ Mais Maître BiBi, par l’odeur alléché/ lui tint à peu près ce langage /Et bonjour, Monsieur Jay du JDD/Que vous êtes joli /Que vous me semblez beau !»

ENVOL POUR 2012 : Seul aux commandes, fier oiseau sur sa branche, Jay est donc devenu Directeur de la Rédaction du JDD par la bonne grâce de Didier Quillot, président très sarkozyste du Directoire Lagardère Active. Un proche, aux pieds de l’Olivier, résume : «Très travailleur, Jay est l’homme aux mille et un réseaux. A la fois habile et subtil, il réalise un rêve qu’il visait depuis près de deux ans ».

OISEAU ZELE : Après être sorti du nid IEP, Jay a pépié dix ans durant dans Les Échos, journal dont le proprio est aujourd’hui Bernard Arnault. Il dirigera ensuite les Rédactions numériques de Bayard (2000-2005) puis survolera les toits de l’Usine Nouvelle (2006). Au JDD, il saluera bien bas Michel Pébereau (qui tient régulièrement chronique de Science-fiction dans le JDD), déploiera ses ailes dans l’animation ininterrompue des Ateliers MEDEF. Là, gazouillant, il tutoie le Ciel du Libéralisme et les Rapaces du CAC 40, montant souvent Lagarde autour de Christine. Pas de doute, c’est bien là que «l’Homme aux mille et un réseaux » a pris son envol et continuera d’y tremper sa plume.

GAZOUILLIS INTERDIT : Cher Olivier, ne faites pas l’erreur de demander un gazouillis au compte Twitter de BiBi comme le fit votre Monsieur Claude (Askolovitch). Le Jay doit se méfier car chaque dimanche, BiBi dépouille votre journal, BiBi dissèque vos articles, BiBi tanne vos Journaleux et BiBi démoule vos mensonges. C’est que… BiBi – renseignez-vous - est sûrement un valeureux taxidermiste.

Les amnésies du Journal du Dimanche.

Dimanche 7 février 2010

Askolovitch et Alzheimer.

Notre Journaleux squatte les pages deux et trois du JDD. Dans l’article central, il dote d’un «patriotisme romantique». Il juge que la Gauche contre Besson s’est libérée «jusqu’à l’odieux» car elle a comparé le «gourmand» Besson aux collabos Laval et Déat. L’édito du Toutou-Lagardère s’intitule… « Islam ». «Chaque jour qui passe, l’étau verbal se resserre autour des musulmans de France, sans cesse regardés comme infiniment étrangers, alors même qu’ils ne sont que de chez nous». Monsieur oublie que son journal dominical a participé à cet étau verbal. Il aurait du écrire : «Chaque Dimanche qui passe… ». La preuve de cette gigantesque Manip’ ? Sur la même page, une photo de femmes voilées, un titre : « A Tours, manifestation ou provocation».

Bad Story.

BiBi est souvent surpris par la tiédeur de certains estimés intellectuels français. , historien, est en effet bien indulgent avec Nicolas Sarkozy. Il en est encore à croire qu’il peut «acquérir une légitimité pour aborder les questions historiques». Cher Monsieur, il y en a qui ne pourront pas «acquérir» cette «légitimité», ce sont les élèves des Terminales S qui verront la suppression de l’Histoire à la rentrée prochaine. Pas un mot de notre Historien là-dessus : Bad Story et Bad Stora.

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Ce Capitaine de la Nouvelle Economie a droit à une page trois. Si vous l’ignorez, ce cher JB est le créateur de Rentabiliweb, cette généreuse Société qui avait promis de distribuer des billets de banque gratuitement aux Parisiens. BiBi ramène en contrepoint deux extraits de journaux qui nous en parlent autrement que le JDD :

1. Le Canard Enchaîné (18 novembre) : «La Société Rentabiliweb dont les sites pour adultes réservent plein de surprises, compte pour associés Bernard Arnault, Stéphane Courbit, Jean-Marie Messier, Alain Madelin, le groupe AXA, HSBC, Natixis».

2. Alain Madelin, le Président du Fonds de Solidarité Numérique (FSN) aurait, selon La Tribune de Genève, des « liens d’affaires avec des sites pornographiques – via la Société Rentabiliweb qui regroupe en son sein des Sites adultes ». Les mauvaises langues – pas celle de BiBi – diront que JBDV a peut-être fait la distribution au JDD pour être ainsi en page trois. Le Monde est méchant, non ?

Etonnant et détonnant.

En page 8, BiBi apprend qu’il existe des «candidates à l’attentat-suicide» qui «pourraient utiliser des implants mammaires remplis de penthrite». Heureux BiBi qui adore les femmes explosives. Et pas que les blondes.

Brazil.

Paulo Nogueira Batista, responsable brésilien du , a déclaré que l’Europe « montrait des signes du déclin » et qu’elle était « la principale force rétrograde dans les institutions financières internationales ». BiBi interpelle derechef Nicolas Sarkozy : «Dis-moi, Chouchou, tu l’as lu, là ? »

Ah les Polémiques !

A l’instar des débats contradictoires de France-Info entre le révolutionnaire Joffrin et la réactive Sylvie Brossolette, le JDD nous invente le sien avec l’éternel débat sur l’éternel féminin : Femme-Mère, Allaitement, Féminisme… avec deux figures : Edwige Antier, députée UMP et pédiatre et Elisabeth Badinter. Comme c’est curieux : le JDD n’ose pas donner les Titres de Madame Badinter. Heureusement, BiBi veille : Madame B. a contribué par ses grandes largesses au Davos des Femmes de Deauville en y engageant son entreprise (Publicis). Madame Badinter est la 61ième fortune française avec ses 460 millions d’euros. Voila, c’était la minute de pub(licis).

Tout Schuss.

Vertueux Jean-Claude Killy (page 23) qui a préféré les roubles sûrs des Jeux de Sotchi au désastre annoncé de la Mascarade Annecy-2018. Elégant Killy : il veut nous faire croire que le Champion Edgar Grospiron, plus habitué des boites de nuit que des arcanes de l’Olympisme, est un parfait porteur du Projet 2018. Suite du Conte haut-savoyard au prochain numéro du JDD ?

Sentences clandestines.

Peu de bruit et de protestation au sujet de Christiane Chocat qui a été condamnée à trois ans ferme. Son fils de 20 ans, a, lui, pris cinq ans. Ils avaient aidé des immigrés clandestins à passer en Angleterre. Putain, dans quel Monde vivons-nous ?

Au Tableau de Chasse : Olivier Jay du JDD.

Dimanche 31 janvier 2010

En lisant les premiers mots d’Olivier Jay (du JDD) («Les vraies cibles présidentielles, ce sont les patrons, les banquiers et certains dirigeants »), BiBi a cru relire une fable de La Fontaine : «Maitre Jay, perché sur son olivier, tenait dans son bec, un mirage/ Mais Maître BiBi, par l’odeur alléché/ lui tint à peu près ce langage /Et bonjour, Monsieur Jay du JDD/Que vous êtes joli /Que vous me semblez beau !» Voici la suite… (Lire la suite…)