Articles tagués ‘Jean-Marie Messier’

Henri Proglio, en habit de lumière EDF.

Mardi 29 septembre 2009

Henri Proglio

BiBi avait déjà relevé l’humanité du bonhomme en rappelant la Scène primitive qui l’avait poussé sur le chemin de sa grande Destinée d’Entrepreneur : lire http://www.pensezbibi.com/pensees-politiques/le-capitaine-proglio-et-les-11-marins-2-785. Bruna Basini, jeune journaliste de la nichée Lagardère au JDD, nous rallume la lumière du nouveau boss d’EDF. Cet homme est «capable de s’émouvoir devant les scènes du film indien « Slumdog Millionaire », ses bidonvilles et ses lavoirs d’un autre temps ». «Ce n’est pas un vrai dur». Cette figure de l’Entreprise française est d’une «légendaire discrétion». Mais comme l’écrivait BiBi (http://www.pensezbibi.com/pensees-politiques/grands-patrons-a-la-casse-316 ), les nouveaux Capitaines d’Industrie – vieux briscards comme jeunes loups – se doivent d’avoir une présence charismatique et médiatique. Non pas tant pour impressionner les citoyens que nous sommes mais pour donner du poids à l’entreprise face à d’éventuels concurrents et pour rassurer/intimider les salariés en interne. Cet homme discret a quand même droit à une page-portrait du JDD. Il lui sera donc de moins en moins possible de «se réfugier» où que ce soit. Ni derrière sa famille d’immigrés piémontais, ni derrière les 16 milliards d’euros laissés en ardoise par le Jean-Marie Messier de Vivendi. «Un non-sujet» selon Dear Henri ! (sûrement un hors-sujet à noyer sous les eaux de Veolia).
Pour notre chère Bruna du JDD, Henri Proglio est arrivé «par hasard» au Sommet. Il est resté dans le circuit «par attachement aux hommes et aux métiers de Veolia». Diplômé d’HEC ? Un hasard. Rencontrer Sarkozy au Fouquet’s un soir de mai 2007 ? Un hasard absolu. Au bras de Rachida ? Un hasard, un pur, très pur hasard platonique. Avoir appris le métier via l’aide de Paul-Louis Girardot, ex-patron du groupe et via Guy Dejouany ? Deux hasards. Jouer à la belote au CA de Veolia avec Baudoin Prot (BNP), Augustin de Romanet (Caisse des Dépôts), Daniel Bouton (d’électricité), George Ralli (Lazard Europe), Jean-Marc Espalioux (ex-Accor) etc. ? BiBi vous le donne en mille : un  h-a-s-a-r-d.

L’eau a été et sera toujours son affaire : ce cher Henri en vend à 67 millions de personnes et il règne sur un Empire de 330000 salariés. Aujourd’hui tout le monde est au courant de sa promotion EDF. Henri Proglio est sorti de l’eau Veolia. Eternel sarko-compatible, il est comme tous les requins des Affaires et de la Finance : il sait parfaitement nager.
BiBi, lui, voulait juste féliciter ce lumineux Capitaine d’Industrie pour sa promotion-éclair et mettre humblement son charisme en pleine lumière.

BiBi monte en flèche (s).

Mercredi 28 janvier 2009

        Archer

1. Guy Carlier, le grand pourfendeur des petites causes, a interrogé Bernadette Chirac sur les colères de son bichon maltais, Sumo. Surement un peu fatigué de lire la presse du Frère Lagardère, BiBi a confondu l’humoriste avec le Sumo et l’avait perçu en nouveau chien de garde de Bernadette. Mais là encore, BiBi a peut-être confondu avec David Douillet.
2. La France a gagné le Mondial 2009… du Fromage. Les lauréats français, Cédric Lenoir et Audrey Milliard de Montbrison ont remporté l’International Caseus Award à l’EuroExpo de Lyon. Ce n’est pas grâce à l’appui du (camembert) Président qu’ils sont montés sur la première place du Podium. Ne pas confondre Faux Mage et Fromage.  
3. Tiques-Tac : S’ils veulent régler leurs montres sur les aspirations des Français, Little Nikos et Julien Dray devront jeter un coup d’œil aux cadrans des horloges suisses présentes au Salon International de la Haute Horlogerie de Genève. BiBi les aiguille sur la montre Grand Tourbillon-heure-mystérieuse-du-Mont-Blanc. Produite à huit exemplaires, il leur en coûtera 200.000 euros pièce. Qu’ils se dépêchent ! Et pour la vente, qu’ils soient surtout à l’heure ! Les Suisses n’attendront pas.
4. Ah Aaaareva ! Les lumières bleutées de la Tour Eiffel se sont éteintes mais les courcircuits risquent de faire exploser Areva. Siemens se retire du conglomérat alors qu’ «Areva doit investir pour faire face à la demande des réacteurs nouveaux et anciens à remplacer ». Il manque 3 milliards d’euros. Où les trouver ? Silence, on tourne… la page.
5. Portugais ensablé : Juan Manuel Barroso ne manque pas de culot. Le voilà sommant les pays européens d’accueillir les évadés de Guantanamo. BiBi se souvient pourtant que les réacteurs des avions survolant 14 pays d’Europe avaient reçu l’aval enthousiaste du Président de la Commission Européenne. Le bruit des réacteurs le laisse toujours sans réaction.
6. Silence définitif : Stanislas Markelov, avocat défenseur d’une famille tchéchène dont la fille avait été enlevée et tuée, ne finira pas sa plaidoirie. Abattu d’une balle dans la tête à Moscou.
7. Silence intersidéral : Jean-Marie Messier, pourtant très présent sur les médias à l’occasion de son livre «Le Jour où le Ciel m’est tombé sur la tête», ne souhaite pas s’exprimer sur sa mise en examen, suite à la plainte de l’Association des petits porteurs actifs sur des «diffusions d’informations fausses, manipulation de cours, délits d’initiés».
8. Klaus Zumwinkel rompt ses vœux de Silence : le plus célèbre fraudeur du fisc allemand est passé aux aveux. L’ex-patron de la Deutsche Post avait fraudé le fisc de près de 11 millions d’euros et les avait planqué au Liechstentein où… le silence est toujours d’or.
9. Rachida Dati est passée à Roanne pour inaugurer le nouveau Centre de détention d’une capacité de 600 places. C’est son clone, Pascal Clément, qui a répondu à sa place aux questions des journalistes. Rachida, elle, est restée muette comme une porte de prison.
10. Valérie Hortefeux (suite) : Effondrement de la Banque Natixis, perte de quelques 700 millions sur les marchés, éviction de la Direction : le Groupe de la Caisse d’Epargne sera encore dans le rouge en 2009. Pour sa Chargée de Com, Valérie Hortefeux, voilà trois bonnes occasions de se taire.
11. Flavie Flament a déposé plainte contre X à la suite de fausses rumeurs sur sa mort par overdose circulant sur le Net. Qu’on se le dise : (F)lavie continue.

Antoine Bernheim, l’ami fidèle du Président.

Mercredi 7 janvier 2009

   Tonio

Little Nikos veut faire populo, il dénigre le Capitalisme financier avec son salaire en or et une véhémence de Grand Rebelle. Cependant il oublie de dire qu’en chemin, il a rencontré l’argent – celui d’ Antoine Bernheim par exemple – pour faire son bonheur

Ce Monsieur est au top de la Grande Finance (troisième assureur de l’Europe des Travailleurs). Peu de journalistes pour aller poser un micro et l’interviewer. Pourtant, il en aurait des choses à dire sur la Crise du Nouveau Capitalisme.
Antoine Bernheim est le Patron français des Generali et il a un sacré réseau. Bien entendu, comme tout homme du réseau, il dit ne pas en avoir. Tonio pour les intimes a constitué son fabuleux carnet d’adresses à la Banque Lazard. Citons ses vieilles connaissances : Hubert Heilbronn, administrateur de la filiale française des Assurances italiennes,  François Voss, membre de l’Automobile Club de France au siège de laquelle se tiennent les réunions du Siècle (voir Articles de BiBi sur « Les affaires du Siècle »). Le bonhomme, bon pied, bon œil a toujours eu un faible pour Jean-Marie Messier, l’homme de Vivendi qui montrait ses chaussettes trouées sur un cliché de Paris-Match, pour Bernard Arnault (Tonio est toujours vice-président du CA de LVMH), pour François Pinault ( il l’a aidé à acquérir les magasins du Printemps) et surtout pour Vincent Bolloré dont le père, Michel, était, avec Tonio, élève à Janson-De-Sailly. Aujourd’hui, les meilleurs potes d’Antoine, sont ceux du fils, principalement au sein du Salotto Buono, c’est-à-dire de l’Aristocratie financière italienne. 
Antoine veut une paire de chaussures ? Il téléphone à Diego della Valle, patron de Tod’s. Il veut un placement en Espagne ? Il écrit à Ana Patricia Botin, présidente de la banque espagnole Banesto. Il veut visiter la Cathédrale de Milan ? Il s’adresse aux banquiers de Mediobanca ( Enrico Cuccia, Vincento Maranghi, Laurent Dassault). Gilberto Benetton, lui, lui offre des pulls pour cet hiver rigoureux et Giancarlo Cerruti, pantalons, vestes, chaussures et parfums.
Si Antoine veut parler français, il trouvera Jean-Philippe Thierry, président des AGF mais aussi Jean Azéma, boss de Groupama. Si le troisième et le quatrième au bridge viennent à manquer, voilà que rappliquent Claude Bébéar (Generali a longtemps été deuxième actionnaire d’AXA) et Patrick Wajsman, éditeur de la revue Politique internationale. Sans oublier la remplaçante, Odile Jacob.
Monsieur Tonio n’a évidemment jamais fait de politique. Il ne traîne pas dans les meetings populaires, n’a jamais mis les pieds à l’Assemblée. Il fréquente plutôt pieusement les allées du Vatican et rend souvent visite à son ami le patriarche de Venise. Il aime s’aérer sur les greens du golf de Morfontaine.
En politique, mis à part les Bolchéviks, il aime tout le Monde : feu Pierre Messmer et feu Raymond Barre (ancien administrateur de Generali) étaient ses amis d’hier mais Tonio a aussi de très bonnes fréquentations aujourd’hui : DSK, les grandes figures révolutionnaires comme Laurent Fabius ou Jean-Paul Huchon. En Italie, Silvio Berlusconi et Romano Prodi viennent souvent le consulter à Trieste dont il est Citoyen d’Honneur.
Antoine Bernheim est un homme très ouvert sur la Culture – comme tout Boss qui se respecte – (Nous ne sommes plus dans le Siècle où l’on chantait « Les Bourgeois, c’est comme les cochons… »). Il aime bien le foot et son amour du sport l’a poussé à engager Zidane et son image pour gagner la partie.
Une de ses dates-fétiches restera ce 22 octobre 2007 où il fut promu au grade de Grand-Croix (comme Marcel Dassault). Cette distinction l’excita comme une puce. Cet honneur est très recherché puisqu’ils ne sont que 75 décorés. C’est évidemment Little Nikos qui lui a remis les insignes. Notre Président fut éternellement reconnaissant à Tonio de l’avoir poussé à poursuivre son combat politique après la déculottée balladurienne. Little Nikos voulait se reconvertir dans les banques d’Affaires mais le Messager de Trieste lui aurait sussurré : «Nicolas ! Tu as encore d’importantes missions à accomplir ».
Il parait que Tonio n’aime pas trop que les journalistes rappellent son âge. BiBi ne dira même pas que notre homme rentre dans sa 85ième année et que la Banque et les Assurances, finalement, ça conserve.

Les amis de BiBi aiment aussi :

Lance, Heins & Little Nikos : les Rois du Vélo.

Jeudi 25 septembre 2008

Deux Velos ou la fin d’un cycle

Dans l’Equipe du jeudi 25 septembre, interview sans vagues de Lance Armstrong, bien ménagé sur le coup. On était loin des anciennes accusations du même journal sur l’Ami américain. Une page entière où il fait des déclarations tonitruantes qui ont laissé BiBi abasourdi : «J’adore le vélo ! » ou encore en garçon très sensible : « Si on me demande si j’ai changé, je répondrais oui parce que… j’ai vécu ». Enfin, plus que jamais propre, têtu et déterminé : « Il a été prouvé dans un rapport très sérieux qu’il n’y avait rien de tout ce qu’on me reprochait ».
Aujourd’hui, il nous aime ce vieux briscard, il adore la France ce copain de G.W.Bush. Mais Lance n’est pas que l’ami du Président américain. A l’heure où, avec son Equipe, il veut mettre la main sur le Tour de France, il a rencontré un grand amateur de cyclisme à New-York, notre Président à nous, Little Nikos. (Lire la suite…)

Grands Patrons à la casse ?

Samedi 28 juin 2008

Grands Patrons à la casse ?

Comme aux Temps révolus, certains dirigeants de grandes entreprises aimeraient rester invisibles, passer inaperçus, faire leurs petites affaires sans avoir à affronter le regard public mais les Temps changent. Les voilà sur la sellette. A leurs corps défendant parfois. Certains – les plus performants – ont su que l’ère était nouvelle et qu’il valait mieux orchestrer sa propre médiatisation que de la subir. On aurait tort de croire cependant que ces coups de projecteurs jetés sur leurs personnes font avancer les libertés. Pour Bibi, cette Lumière aujourd’hui nous aveugle et cache l’Essentiel : les rapports de forces, les contraintes d’airain pour de plus en plus de salariés, la précarisation, le chômage grandissant, la baisse du pouvoir d’achat. Eh oui, c’est la Ronde du Monde : les malheurs des Petits font le bonheur des Grands. (Lire la suite…)