Articles tagués ‘Jean-Marie Messier’

Antoine Bernheim, l’ami fidèle du Président.

Mercredi 7 janvier 2009

   Tonio

veut faire populo, il dénigre le Capitalisme financier avec son salaire en or et une véhémence de Grand Rebelle. Cependant il oublie de dire qu’en chemin, il a rencontré l’argent - celui d’ par exemple - pour faire son bonheur

Ce Monsieur est au top de la Grande Finance (troisième assureur de l’Europe des Travailleurs). Peu de journalistes pour aller poser un micro et l’interviewer. Pourtant, il en aurait des choses à dire sur la Crise du Nouveau Capitalisme.
est le Patron français des et il a un sacré réseau. Bien entendu, comme tout homme du réseau, il dit ne pas en avoir. Tonio pour les intimes a constitué son fabuleux carnet d’adresses à la Banque Lazard. Citons ses vieilles connaissances : , administrateur de la filiale française des Assurances italiennes,  , membre de l’Automobile Club de France au siège de laquelle se tiennent les réunions du Siècle (voir Articles de sur « Les affaires du Siècle »). Le bonhomme, bon pied, bon œil a toujours eu un faible pour , l’homme de Vivendi qui montrait ses chaussettes trouées sur un cliché de , pour (Tonio est toujours vice-président du CA de LVMH), pour ( il l’a aidé à acquérir les magasins du Printemps) et surtout pour Vincent Bolloré dont le père, Michel, était, avec Tonio, élève à Janson-De-Sailly. Aujourd’hui, les meilleurs potes d’Antoine, sont ceux du fils, principalement au sein du Salotto Buono, c’est-à-dire de l’Aristocratie financière italienne. 
Antoine veut une paire de chaussures ? Il téléphone à , patron de Tod’s. Il veut un placement en Espagne ? Il écrit à , présidente de la banque espagnole Banesto. Il veut visiter la Cathédrale de Milan ? Il s’adresse aux banquiers de Mediobanca ( Enrico Cuccia, Vincento Maranghi, Laurent Dassault). Gilberto , lui, lui offre des pulls pour cet hiver rigoureux et Giancarlo , pantalons, vestes, chaussures et parfums.
Si Antoine veut parler français, il trouvera , président des AGF mais aussi , boss de Groupama. Si le troisième et le quatrième au bridge viennent à manquer, voilà que rappliquent ( a longtemps été deuxième actionnaire d’AXA) et Patrick Wajsman, éditeur de la revue Politique internationale. Sans oublier la remplaçante, .
Monsieur Tonio n’a évidemment jamais fait de politique. Il ne traîne pas dans les meetings populaires, n’a jamais mis les pieds à l’Assemblée. Il fréquente plutôt pieusement les allées du Vatican et rend souvent visite à son ami le patriarche de Venise. Il aime s’aérer sur les greens du golf de Morfontaine.
En politique, mis à part les Bolchéviks, il aime tout le Monde : feu Pierre Messmer et feu (ancien administrateur de ) étaient ses amis d’hier mais Tonio a aussi de très bonnes fréquentations aujourd’hui : , les grandes figures révolutionnaires comme ou . En Italie, Silvio et Romano Prodi viennent souvent le consulter à Trieste dont il est Citoyen d’Honneur.
est un homme très ouvert sur la Culture – comme tout Boss qui se respecte – (Nous ne sommes plus dans le Siècle où l’on chantait « Les Bourgeois, c’est comme les cochons… »). Il aime bien le foot et son amour du sport l’a poussé à engager et son image pour gagner la partie.
Une de ses dates-fétiches restera ce 22 octobre 2007 où il fut promu au grade de Grand-Croix (comme Marcel Dassault). Cette distinction l’excita comme une puce. Cet honneur est très recherché puisqu’ils ne sont que 75 décorés. C’est évidemment qui lui a remis les insignes. Notre Président fut éternellement reconnaissant à Tonio de l’avoir poussé à poursuivre son combat politique après la déculottée balladurienne. voulait se reconvertir dans les banques d’Affaires mais le Messager de Trieste lui aurait sussurré : «Nicolas ! Tu as encore d’importantes missions à accomplir ».
Il parait que Tonio n’aime pas trop que les journalistes rappellent son âge. ne dira même pas que notre homme rentre dans sa 85ième année et que la Banque et les Assurances, finalement, ça conserve.

Lance, Heins & Little Nikos : les Rois du Vélo.

Jeudi 25 septembre 2008

Deux Velos ou la fin d’un cycle

Dans l’Equipe du jeudi 25 septembre, interview sans vagues de , bien ménagé sur le coup. On était loin des anciennes accusations du même journal sur l’Ami américain. Une page entière où il fait des déclarations tonitruantes qui ont laissé abasourdi : «J’adore le vélo ! » ou encore en garçon très sensible : « Si on me demande si j’ai changé, je répondrais oui parce que… j’ai vécu ». Enfin, plus que jamais propre, têtu et déterminé : « Il a été prouvé dans un rapport très sérieux qu’il n’y avait rien de tout ce qu’on me reprochait ».
Aujourd’hui, il nous aime ce vieux briscard, il adore la France ce copain de G.W.Bush. Mais Lance n’est pas que l’ami du Président américain. A l’heure où, avec son Equipe, il veut mettre la main sur le , il a rencontré un grand amateur de cyclisme à New-York, notre Président à nous, . (more…)

Grands Patrons à la casse ?

Samedi 28 juin 2008

Grands Patrons à la casse ?

Comme aux Temps révolus, certains dirigeants de grandes entreprises aimeraient rester invisibles, passer inaperçus, faire leurs petites affaires sans avoir à affronter le regard public mais les Temps changent. Les voilà sur la sellette. A leurs corps défendant parfois. Certains – les plus performants - ont su que l’ère était nouvelle et qu’il valait mieux orchestrer sa propre médiatisation que de la subir. On aurait tort de croire cependant que ces coups de projecteurs jetés sur leurs personnes font avancer les libertés. Pour , cette Lumière aujourd’hui nous aveugle et cache l’Essentiel : les rapports de forces, les contraintes d’airain pour de plus en plus de salariés, la précarisation, le chômage grandissant, la baisse du pouvoir d’achat. Eh oui, c’est la Ronde du Monde : les malheurs des Petits font le bonheur des Grands. (more…)