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Le Présent coloré : gilets jaunes, blouses blanches et tempes grises.

«Ceux à gauche qui pensent qu’ils ne feront la révolution qu’avec un peuple révolutionnaire constitué de leurs exacts semblables attendront la révolution longtemps». Judicieuce incise de Frédéric Lordon dans son entretien chez Ballast.

Sur une seconde analyse, je signalerai la réflexion de Serge Faubert de Le Media TV qui voit les gilets jaunes en couleurs bariolées et qui résume l’appréciation de ce Mouvement par les Dominants en trois mots : «mépris de classe». (Ici)

Enfin, j’ajouterai cette pensée de Montaigne qu’on pourrait tirer du côté de la morale individuelle mais que j’élargirai du côté du Politique. Gens de rien contre gens de biens.

C’est que le penchant-BiBi, c’est le côté du conflit, le côté de la lutte des uns contre d’autres, le côté de l’analyse structurelle que certains résument bien en ces trois mots : lutte des classesEt de cette lutte des classes, la période présente en est toute colorée. Blouses blanches, gilets jaunes, écharpe rouge (celle de Barbier), chemise blanche BHL, Résistance verte, tempes grises des retraités.

J’ai sorti mes Top Tweets du frigidaire.

Quand les canaux de l’Idéologie dominante – quasi unanimes pour dégommer la France Insoumise – se mettent En Marche, un seul geste à faire : recueillir toutes ces « pseudos- infos » et les mettre au frigidaire. Oui, ramasser tous ces appétissants amuse-gueules et les ranger méthodiquement en chambre froide. Ne pas se jeter dessus illico, ne pas répondre dans l’urgence, la colère ou l’anathème, ne pas laisser affleurer nos rancoeurs et nos dégoûts. (Et Dieu sait que, cette semaine, j’en ai connu des hauts-le-coeur et des aigreurs stomacales à puissance N à l’écoute des Commentaires des Médias Gna-Gna). 

Et puis, j’ai tout sorti, j’ai tout regroupé sur la table de ma petite cuisine. J’ai salé, j’ai poivré.

Bon appétit. 

Une cueillette à toute vitesse.

T’as pas trop envie d’écrire. Tu te dis «chouette je vais me consacrer à autre chose» mais tu n’es pas Roi en ton Domaine. Tu as beau te protéger, faire le sourd, t’éloigner jusqu’au coeur des forêts, voilà que les rumeurs, les infos viennent te harceler. Nul repos, nul répit. Tu es obligé de mettre le nez dans ces horreurs. Pour t’en dégager, tu n’as d’autre choix que de trier, de garder ou de jeter, au compost, dans la poubelle grise ou la poubelle jaune. Pas d’autre alternative pour que ton carré de jardin survive jusqu’à la prochaine saison.

Dans ton malheur, il te reste quand-même quelques fleurs que tu as cueillies pour en faire un joli bouquet. Oui, pour quelques fleurs, ouf, le Monde est sauvé. 

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Sur la piste du complot.

Voilà qu’imperceptiblement, se mettent en place des Instances tout azimut qui se proclament Instances de Vérité, d’Objectivité. Un hasard ? Non plutôt une opération de grande envergure (mais à petits pas), opération qui touche plus particulièrement l’Information. La distiller, faire en sorte qu’elle soit émise «sans position partisane» (le vilain mot de «partisan» revient sur le devant de la scène médiatique pour disqualifier toute opinion qui va contre), voilà à quel travail ces différentes instances s’attachent. Si tu veux argumenter pour les contester, tu te fais traiter de vilain complotiste !

La dernière entrée dans le Concert des Voix du Pouvoir (si, si), c’est celle de l’officine L’Occurrence chargée du comptage dans les manifestations. Mais, en place d’Orchestre, il y a toujours mes bons vieux amis de Libedesintox.

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PRIMAIRES PS, MACRON et LA STRAUSS-KAHN COMPANY.

Comment échapper à la Propaganda 2017 ? Ici, on a une overdose de Macron, candidat élevé aux refrains libéraux, petit malin que rien -apparemment – ne démonte MAIS qui se tait toujours sur son pactole (dons à hauteur de 12,75 millions d’euros récoltés en juin 2016 à Londres). Ailleurs, on veut nous faire croire – avec un pilonnage éhonté – que nous assistons à un débat-Primaire de «LA» gauche.

BiBi est allé se frotter à cette Primaire si mal nommée, au colporteur médiatique n°1 (Jean Michel Aphatie) et au candidat des banques et de l’esbroufe (Emmanuel Macron).