Articles tagués ‘Domenech’

Les Flèches estivales de BiBi.

Jeudi 24 juin 2010

Les Mensonges de Nicolas.

En décembre 2009, Nicolas déclarait à 20 Minutes : «Malgré ce qu’on a pu dire, c’est avec Domenech que j’ai les meilleurs rapports… Je n’ai jamais eu de dialogue comme ça avant avec un sélectionneur. Avant, il y avait Santini, c’était impossible de parler avec lui. Lemerre, pareil. Jacquet, impossible aussi. Aujourd’hui (Domenech) est le mal-aimé. Comme Aimé Jacquet à l’époque. Il faut être juste patient, être fort dans la tête. Et lui, il patiente. Peut-être que dans six mois, il sera le « Boss » et plus personne ne pourra l’insulter». BiBi vous l’assure, vous n’êtes pas dans une rubrique censurée de Didier Porte.

Le Roman de Johnny.

Johnny Hallyday a rendu visite le mardi 9 juin à Roman Polanski à Gstaad où tous deux possèdent un chalet. Durant l’entretien, les deux artistes ont évoqué l’affaire. Johnny avait déjà comparé la « détention » du cinéaste à un « guet-apens ». BiBi vous l’assure : vous n’êtes pas dans le remake du film « Répulsion ».

Eric Besson.

Eric Besson joue avec les vétérans de sa commune de (Drôme). « Le jour où j’arrêterai la politique, il y aura le football » BiBi vous l’assure : c’est lui le Traitre de l’Equipe, c’est lui que cherchait Patrice Evra.

Le Mari de Florence.

Eric Woerth, footballeur, s’entraîne tous les dimanches matin sur le terrain de l’hippodrome de Chantilly. L’élu de l’Oise cherche un sponsor pour son équipe et ses maillots. BiBi vous l’assure : ce sera l’Oréal.

Eric Woerth se met à table (1)

«Florence Woerth est quelqu’un de simple, assure l’historien Alain Decaux, un ami du couple Flo-Eric : quand ils nous reçoivent à dîner avec l’Aga Khan, c’est elle qui sert à table».

Eric Woerth se met à table (2)

Eric Woerth adore se promener en Suisse : à Adelboden (pour y faire de la rando), à Zermatt, (où il a découvert l’alpinisme) et à Genève, où, déjà trésorier de l’UMP, il s’était déplacé en mars 2007. Après un discours à l’hôtel Crowne Plaza, il s’était mis à table (sans Florence au service) au très chic restaurant Caviar House, où une cinquantaine de Français fortunés l’attendait. Le Magazine « Capital » nous livre le menu : canapés de saumon mariné et signature de gros chèques pour financer la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy

Eric Woerth au sommet.

Eric et Martin (Hirsch) sont des amoureux de la Montagne. «Eric Woerth n’a pas le vertige et il sait assurer ses prises » nous assure Martin. Quoi ? La fortune de Liliane Bettencourt ne lui flanque pas le vertige ? C’est vrai qu’en ayant placé sa femme aux côtés de Liliane, Eric a assuré ses prises.

Eric Woerth, un distingué qui distingue.

Eric Woerth, alors encore ministre du Budget, a remis, l’an dernier, la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, le gérant de la fortune de Liliane Bettencourt. Aujourd’hui, Eric ne veut pas qu’on l’associe à Patrice. Pourtant, dans les enregistrements, Patrice de Maistre – soutien financier de l’UMP – assure à Liliane Bettencourt que c’est le ministre qui lui a demandé d’embaucher sa femme. Eric veut – comme son Mai(s)tre Chouchou - faire le discret. BiBi rassure Eric : il ne le répètera à personne.

Stratégie de la Discrétion (suite).

Nicolas Sarkozy a effectué mercredi soir une visite surprise de près de trois heures en Seine-Saint-Denis. Il s’est promené dans la cité des 4.000 à l’endroit même où en juin 2005, il se proposait de nettoyer le quartier au karcher. Notre Chouchou a visité aussi le commissariat de La Courneuve. En toute discrétion, le maire communiste de la ville, Gilles… Poux, était présent. Poux ? Tout n’aurait pas été nettoyé au karcher ?

Porte cassé à France-Inter.

68% des français expriment leur « soutien » ou leur « sympathie » envers les manifestations organisées par les syndicats contre le projet du gouvernement sur les retraites. 14% des personnes interrogées se déclarent « opposées » ou « hostiles » et 16% sont « indifférentes », selon un sondage CSA paru dans L’Humanité. BiBi vous l’assure : c’est à peu près les mêmes pourcentages pour le sondage : « soutien » et « sympathie » envers Guillon-Porte, retraités de France-Inter.

France-Inter se modernise.

BiBi vous l’assure : Jean-Luc Hees devient humoriste au Fou du Roi et Philippe Val remplace Stéphane Bern.

Anelka, Finkielkraut et la Pensée néo-libérale.

Dimanche 20 juin 2010

Première et dernière page du JDD.

Le Football est, bien entendu, à la Une du numéro dominical du JDD avec cette question «Pourquoi tant de haine ?». Hasard objectif : en dernière page, on a la réponse avec un grand cadre publicitaire plein d’amour. L’encart nous offre Pelé, Zidane et Maradona jouant au baby-foot pour le plus grand Sponsor de luxe de la Planète (et de la Coupe du Monde) : le Louis Vuitton de Bernard Arnault, d’Hubert Védrine et de Bernadette Chirac. Au second plan du cliché, on aperçoit un sac Louis Vuitton rembourré (de billets d’argent sale ?)

Indécence et obscénité des Cols blancs sportifs.

Olivier Jay de son arbre perché est descendu réclamer dans son édito «plus de décence». En contrepoint, BiBi lui conseillerait bien de relire le billet écrit ici-même sur Frédéric Thiriez et l’indécence.

Alain Finkielkraut, lui, s’avance sur le terrain de la culpabilisation et circonscrit le problème autour des seules personnes que sont Domenech l’entraîneur («sans style et sans âme») et  les joueurs («sales gosses boudeurs» pleins d’ «arrogance j’men foutiste»). Comme à son habitude droitière, le Monsieur oublie de citer ces absents de marque dans sa démonstration que sont les cadres dirigeants, le Président de la Fédération et les Ministres qui ont donné l’aval à tout ça. Rappelons ici pour les footeux le capital de connaissance sportive de Rama Yade : en interview, elle parlait des phases éliminatoires 1998 pour la France, qui, pays organisateur était qualifié d’office ! Dans son article, ce sont pourtant les seuls joueurs que Finkielkraut qualifie d’ «inintelligents».

La feinte de Finkielkraut ne prend pas.

Ce même Finkielkraut si précis dans la mise au pilori des joueurs (il cite Ribéry, , Gallas) s’en remet à un vague « on » qui ne fait de mal à aucune mouche dirigeante : «On a voulu confier l’équipe de France à des voyous opulents et pour certains inintelligents » peut-on lire sous la plume du grand Penseur. Sur ce «On», rien ne sera dit, rien ne sera écrit. Là encore, BiBi lui conseillerait la lecture de la Catégorie BiBi-Foot, il y apprendrait que les «voyous opulents» sont à chercher du côté de Sepp Blatter et de Jack Warner, tous deux au sommet de la FIFA.

Stigmatisation et recherche de bouc-émissaire.

Voilà la méthode du philosophe : une méthode au prix du silence sur le Sponsoring éhonté (qui interdit aux petits marchands ambulants africains le bénéfice des ventes aux portes des stades), au prix de la Solidarité obscène des Politiques (on a demandé à la population sud-africaine de s’éclairer à la bougie pour ne pas bouffer trop d’électricité et permettre ainsi la diffusion des matches), au prix d’un déni au sujet de la gravité dans le langage (en écho des propos d’, le «Casse-toi pauvre con» oublié n’a pas été en Une du JDD).

Un Sport de gentlemen ?

Alors que réclame donc notre Philosophe ? Il souhaite virer ces «voyous opulents et arrogants» et en appelle à «sélectionner des gentlemen» (des Zidane sans coups de tête peut-être ?). Des «gen-tle-men» ! Ah, le beau et grand mot : il veut des êtres dépassionnés, maîtres de leurs corps et de leurs instincts, animés du Fighting-Spirit et au langage « irréprochable ». Vieille lune et vieil idéal du Sportif aristocratique anglais coincé entre Oxford et Cambridge, idéal né sur l’ignorance des conditions de vie de la classe ouvrière d’alors décrites par Engels.

Cruauté du Monde.

Finkielkraut oublie là aussi le Monde contemporain fait de brutalité, de cruauté (voir le marché esclavagiste des jeunes footballeurs africains et sud-américains), de compétitivité féroce. Il croit possible – ce naïf –  un Monde débarrassé de divisions et fait d’une «communauté liée» où serait gommée la place de chacun (joueurs, spectateurs) dans l’espace des positions sociales, où seraient abolis les clivages sociaux. Pauvre rêve ? Pas seulement. Ce type d’argumentation vient couvrir et dissimuler à bon escient les «dérives» d’un sport qui a «intégré, depuis longtemps, dans ses structures de gestion et les structures mentales de ses agents, la pensée libérale (1)».

(1). William Gasparini. Article de Libération du 20 juin 2002 : «Le Foot, Cheval de Troie du néolibéralisme».

Henry, Domenech, Sarko : main dans la main.

Jeudi 19 novembre 2009

France-Eire-Peur-coup-de-main-d-Henry-et-qualification-des-Bleus_medium

La France (sportive) serait écoeurée, honteuse. Mais pourquoi l’être ? Nous sommes en Guerre et en temps de Guerre, tous les coups ( y compris le coup de main) sont permis. On peut regretter cette Logique ( BiBi en est le premier marri) mais elle est là, suplombant toutes les autres possibles.

Derrière cette équipe de France de Football, il y aura l’image de la Triche, une image qu’elle va traîner derrière elle et qui fait désormais partie de notre identité nationale dans le concert sportif international.

Henry, égratigné ici même pour sa pauvre participation au jeu de cette pauvre équipe fait déjà preuve d’amnésie et gomme l’intentionnalité de son geste (les images télévisuelles sont implacables pour montrer sa double main). Il dira presque que c’est le ballon qui est venu malencontreusement à sa main, main qui se trouvait là par hasard. On peut penser, sans vraiment se tromper, qu’Henry ne sera plus seulement perçu comme Capitaine légitime, comme porteur des couleurs nationales mais aussi – de façon latente – comme un Usurpateur.

L’Amnésie sur cette Triche a déjà commencé : silence de Sarkozy notre Président, silence de Rama Yade, silence d’un Domenech, silence des Commentateurs TF1. Rappelons qu’en finale de la dernière Coupe du Monde, c’est le quatrième arbitre qui regarda sur son écran de contrôle le coup de boule de Zidane et qui en informa l’arbitre de champ. Ce qui sera drôle, c’est qu’on va s’acharner à vouloir écarter ce geste de Triche, on voudra le faire absolument oublier. Ce trou de mémoire sur un geste qu’on voudra évacuer, sur lequel on ne voudra plus revenir (BiBi entend déjà les commentateurs, les journalistes, les Sponsors dire sur cette qualification : «Allez, on ne va pas remuer les vieilles histoires») reviendra – Freud l’a déjà écrit – par la fenêtre et pèsera d’autant plus par son «effacement». Et pèsera sur toute joie prochaine, un sentiment de malaise diffus.

On peut s’attendre que, pour un temps, l’Ethique de la Sportivité, les beaux Discours sur la Beauté du Sport, apanage de nos Dominants, soient remis au placard. Pour un Temps seulement. On a pu justifier le geste de Zidane en 2006 mais celui d’Henry sra plus difficile à digérer. Mais soyons sans crainte : on arrivera à le justifier (dans ce cas-là, on s’efforcera de le gommer).

A écouter les commentaires raisonnables, ceux des amoureux d’un Sport qui porteraient des valeurs de solidarité, de propreté, BiBi se dit qu’ils sont d’un autre temps, d’un temps qui n’a jamais existé. Le Football d’hier, d’aujourd’hui, c’est la Guerre. Et une majorité de Dominés participent à ce jeu social en se positionnant du côté des Dominants. Qui ne sera pas d’accord avec Chouchou, fier mais sans ostentation hier sous l’œil et le micro de TF1, disant que l’important est de se qualifier ? BiBi pense que toute victoire sportive est plus que du Sport. Et l’Equité, la Dignité, la Justice resteront celles qu’elles ont été depuis la naissance du Sport : des valeurs souterraines, dominées.

En Sport comme ailleurs, la lumière des Projecteurs ( de la Pensée) éclaire mais elle peut éclairer jusqu’à – dans nos comportements et conduites – nous rendre aveugles. BiBi, lui, n’a qu’une bougie. Avec sa flamme habituelle, il essaye de sortir de l’Ombre mais il est possible que, lui aussi, il encourage la France dans ses premiers matches en Afrique du Sud. C’est que… comme le disait Lacan, nous sommes des Sujets divisés.

La magnifique photo de Maradona.

Lundi 19 octobre 2009

MARADONA CONTRE L'URUGUAY

Sur la magnifique photo de Daniel Garcia (de l’), Maradona crie, Maradona hurle, Maradona exulte. Mais le verbe manque. La langue espagnole dira gritar, vocear, chillar, vociferar mais là encore, les verbes ne suffiront pas pour traduire ce cri primal. Ce n’est d’ailleurs pas le cri d’un joueur de football mais le cri du Football incarné, de la Rage de jouer. C’est un cri digne de la fureur shakespearienne, de la cruauté d’Artaud, de la poésie de Rimbaud et de Lautréamont, des prises photographiques de Diane Arbus : un bonheur qui fait peur, un élan vital jamais recensé, une poussée de fièvre non répertoriée. A regarder de près le cliché, ce n’est pas uniquement la bouche qui s’ouvre et qui crache le feu. Il y a les yeux… les yeux de l’Incendiaire argentin, son regard de pyromane qui veut mettre le feu au Football. René Char écrivait dans son recueil Fureur et Mystère que «seuls les yeux, sont encore capables de pousser un cri».

Maradona : il n’a pas marqué des buts, il les a inventés. Il n’avait pas l’élégance de Platini, la souplesse féline de Pelé mais il avait cette rage incommensurable, cette sauvagerie dans chacun de ses gestes. Personne ne devinait ce qui suivrait un de ses contrôles de balle ultra-rapides, personne ne pouvait anticiper sa prochaine passe et aucun joueur ne pourra égaler son inimitable conduite de balle.

Maradona le banni : ceux qui le haïssent parleront du Hors-jeu de ce footballeur. A l’instar des frileux habitants d’Arles parlant de Van Gogh, de cette Jeanne Calmant qui ne retint de toute sa vie que l’impolitesse du peintre venant lui acheter ses pinceaux. A l’instar de ces littérateurs qui se gaussaient d’Artaud et de ses glossolalies, de ces étudiants de Charcot se moquant des cris des hystériques qu’on leur « présentait ». D’autres, plus lucides, diront que ce cri maradonesque leur évoquera la fureur des laissés pour compte, la détresse des agriculteurs hurlant sur les Champs, le désespoir des femmes de Buenos Aires, place de Mai, les dernières prières des suicidés de Télécom ou encore le cri retentissant des femmes insultant les hommes politiques mafieux à l’enterrement du juge Falcone.

Et ce n’est pas notre Domenech-aux-petits-pieds qui pèsera lourd à la comparaison. Il suffira de mettre en rapport la joie absurde d’entraineur poussif (à la fin du match France-Iles Féroé) et la glissade joyeuse et enfantine de Maradona sous l’orage de Buenos-Aires (à la fin d’Argentine-Pérou). Le premier s’est appliqué à jouer un pauvre rôle de «rebelle», l’autre a gardé cette rage vitale qui parle aux désœuvrés.

C’est qu’il vient de loin ce cri du joueur-entraineur Maradona : de la poussière des bidonvilles, des salons de la FIFA où une procédure disciplinaire est en cours contre lui. Souvenons-nous de cette Coupe du Monde 90 en Italie. A Naples, en demi-finale, le petit peuple napolitain n’osa pas s’emporter contre Maradona et l’Argentine boostant l’Italie hors de sa Coupe du Monde. Souvenons-nous de ce cri rentré de Maradona lors de la finale «perdue» contre la respectueuse et consensuelle Allemagne. Devant les caméras, en silence, les lèvres de Maradona signaient un «Hijo de putana» contre tous les Puissants de la FIFA, tout heureux d’avoir mis à mort Diego Armando Maradona. Souvenons nous comment ces grands banquiers de la FIFA le traînèrent dans la boue avec leurs discours moralisateur. On glosait sur l’absence d’exemplarité du joueur argentin, cocaïnomane et ami des hommes de la N’drangheta etc. Oui, il vient de loin ce cri contre les Puissants, contre ces Voyous de haut rang, au col blanc.

Il ne faudrait pas croire que Maradona est dans le Panthéon personnel de BiBi. Rimbaud, Artaud, Shakespeare, Cervantès, Kafka, Haldas n’y sont pas plus. Pour BiBi, pour tous, ils restent vivants, éternellement vivants.

Thierry Henry : une Diva si conformiste…

Lundi 7 septembre 2009

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Mauvaises pensées sportives.

Vendredi 27 mars 2009

Drame du Sport.

Raymond Domenech et le fond de ses affaires.
BiBi a appris que même Ray a un agent qui est aussi son conseiller en Com’. Il s’agit de Franck Hocquemiller, directeur général de VIP Consulting. Finalement, la stratégie de Dom, c’est de vendre sa «rébellion» à bon prix car «Domenech, rapporte son agent, fait parler et fait vendre. Je peux vous dire qu’il fascine les marques. Après, seuls les résultats le rendront «bankable», comme on dit dans le Marketing». C’est vrai que pour le moment, le Dom n’est pas bankable mais plutôt bancal.

Générosité princière.
parraine une belle Association, Peace and Sport, qui aide les enfants des pays sortant de la guerre. Cette association caritative était présente à Denver pour le Congrès olympique. Au même moment, la Principauté de Monaco met les freins pour lever le secret bancaire sur son rocher. Quelqu’un voit le rapport ?

L’Equipe pleure sur l’épaule de Lance.
Le 24 mars, le quotidien de Madame Amaury fait sa Une sur la clavicule de Lance, opéré à la clinique d’Austin. En d’autres temps, l’Equipe titrait sur les problèmes sanguins du grand champion américain qui vient de connaître une bien malencontreuse chute. BiBi se demande comment écrire «chute» : Chute ? Chut ?

Pauvre Hein.
Hein Verbruggen ne connaît pas la crise. Il a retrouvé un bon job de Président dans la Société SportAccord qui réclame sa part de gâteau au sujet des retransmissions télévisées olympiques. Monsieur proteste contre les rémunérations de l’USOC ( Comité Olympique US) qui perçoit 20% du revenu du marketing olympique. BiBi rappelle qu’à propos de ce cher Monsieur Verbruggen, on avait parlé de 13,2 millions de dollars distribués à des fantomatiques Sociétés irlandaises sous forme de dividendes et de commissions et qu’il avait été question de ses peu glorieuses affaires au sujet de sa Société Norse Consultants.
 
Les Seigneurs du Foot.
Blatter, défenseur de la vie privée (de ses ouailles), refuse les contrôles de l’AMA ( Association internationale contre le Dopage). Il fustige les «localisations individuelles et veut les remplacer par des localisations collectives, c’est-à-dire dans le cadre de l’équipe et de l’infrastructure du stade ». John Fahey de l’AMA lui répond justement qu’un des « principes-clés d’un contrôle antidopage efficace est l’effet de surprise et la possibilité de contrôle d’un athlète sans préavis 365 jours par an. L’expérience a prouvé que les athlètes qui trichent saisissent toutes les occasions de le faire et se dopent quand ils pensent qu’ils ne seront pas contrôlés». Le Docteur (!) D’Hooghe, président des Commissions médicales de la FIFA et de l’UEFA, est tout aussi remonté. Il lâche la phrase de la semaine : «Qu’on ne vienne pas nous faire la leçon et nous expliquer que nous nions la réalité du dopage». Quant à notre vertueux Michel Platini, on pourrait croire que ses convictions humanistes vont toucher au but. Que nenni ! Il est encore plus virulent : «On ne lâchera pas et on ne tolèrera pas ça ! ».
Grand Seigneur, Sepp Blatter se reprend : «Tout ça est très chaud pour le moment mais en laissant reposer, ça va refroidir ». Traduit par BiBi: «On a d’abord le sang chaud et ensuite on garde son sang-froid» (en prélèvement sanguin ?) Décidément le Show et les Showmen de la FIFA sont inégalables).

Dix regards bancals sur le Sport et les Sportifs.

Vendredi 6 mars 2009

Regard bancal et pandiculation chagallienne.

1. Coupet veut se réconcilier avec Benzéma et imiter Domenech qui avait déclaré que «dans le foot, il faut savoir se taire». Coupet a donc coupé court à ce qu’il avait dit auparavant et rectifie, penaud et humble : «Benzéma, oui, c’est un caïd mais dans le bon sens du terme. C’est un cador, un monstre, un mec qui dégage un truc spécial». BiBi a cru que ce footballeur sarkozyste réitérait, là, son soutien à Little Nikos.

2. Santoro aura droit – comme Lance Armstrong – à un Vivement Dimanche (enregistrement prévu le 7 mai). N’allez pas croire que BiBi en veuille à Little Nikos mais BiBi doit avouer que Santoro est, lui aussi, un soutien actif de notre Président, grand Sportif qui fait du vélo avec Michel. 

3. Facile et pas compliqué : Domenech est cette semaine en Afrique du Sud. Plus difficile sera d’entrainer les 22… dans son sillage.

4. Majid Pishyar, nouveau Président du Servette de Genève, ancien Président de l’Admira Wacker en faillite est plus modeste que son prédécesseur, Marc Roger. Au Stade Balexert, il veut remplacer la buvette par une brasserie. Surement pour y servir les WienerSchnitzel, délices de Vienne (Autriche) où ce Monsieur Majid laissa tant d’ardoises.

5. Vu les problèmes rencontrés par Valverde en Italie, on essaye de construire une rivalité sportive plausible entre Lance Armstrong et un autre coureur. Le temps presse pour  monter une Histoire de Supermen. L’affaire Valverde tombe bien mal car elle risque de plomber la Grande épreuve du Tour de France (version Amaury). Aussi Lance est conduit à modifier son programme et à rencontrer Contador qui est son coéquipier et… rival (Bonjour la Rivalité !). Pour cela, le coureur américain ne courra pas le Critérium International du 28 et 29 mars. BiBi pense aussi que Lance veut retarder son passage sur le territoire français : il attend sûrement les retombées positives de son charmant passage à Vivement-Dimanche de (enregistrement en juin).
6. Le Prince Albert, membre du CIO, était à Val d’Isère. Il a laissé entendre que PyongChang, la ville de la Corée du Sud avait la préférence du Comité Olympique. «C’est au tour des pays émergents». En attendant le 18 mars 2009 ou l’an 2010, le Conseil général de la Haute-Savoie continue de nous vider les poches pour payer l’inscription d’Annecy dans la Course olympique.
7. L’intérêt de Barcelone dépasse les lignes du terrain de foot. Les Catalans, très contents de rencontrer Lyon car ils sont sûrs de se qualifier, sont plutôt mécontents du retard pris par la liaison TGV Lyon-Barcelone (un an de plus à attendre). De son côté, l’autorité portuaire de Barcelone ne veut pas ralentir ses plans d’expansion qui passent par la création de plusieurs «ports secs» dans le Sud de la France, l’un d’eux à Lyon qui serait ainsi débarcadère méditerranéen. Ainsi va l’amitié entre les deux villes.
8. BiBi avait décerné la noix d’honneur à , président des Girondins. Celui-ci s’en était pris aux médias sportifs : «La Coupe UEFA est une très belle coupe ! C’est la faute aux médias qui ne mettent pas assez en valeur cette Compétition !». Nul besoin aux journalistes de répondre sur la Beauté de cette Coupe : Galatasaray a répondu à leur place.
9. Il paraît que dans les vestiaires des joueurs fortunés du foot français, « on parle moins de bagnoles et de fringues mais de plus en plus de Montres». Par exemple, Patrick Viera s’est offert une Hublot Tourbillon. Claude Makelele a craqué pour un modèle serti de diamants (valeur : 90000 euros).  Quant à Zizou, là encore, il est le premier : le fabricant IWC a conçu pour lui une montre spéciale à son nom, commercialisée à seulement un millier d’exemplaires. Pour ces joueurs dont le salaire mensuel en Ligue 1 est en moyenne de 47000 euros, pas de problèmes de dettes. Faut juste espérer qu’ils soient bien à l’heure en Afrique du Sud.
10.  Via un article du Monde, BiBi a retrouvé la trace de Jean-Marc Guillou, une de ses idoles. Footballeur atypique et exceptionnel par ses dribbles, sa protection de balle et son anticonformisme, il anime aujourd’hui l’Académie belge JMG à Tongerlo (à 55 kilomètres de Bruxelles). Koné, Eboué, Dindane sont sortis de ses Centres de formation où l’on apprend surement le respect de l’adversaire et le football offensif. Si vous passez par là-bas, dites-lui que BiBi le salue bien bas.

Lu dans L’EQUIPE.

Jeudi 8 janvier 2009

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1. Raymond Domenech avait déserté l’espace sportif publicitaire depuis un bon bout de temps mais il est revenu. Ce jeudi, il fait deux pages d’interview dans l’Equipe pour tenter de refaire le terrain perdu et regagner le cœur des Français. (Lire la suite…)