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Anne Méaux d’Image 7 : 63 larrons, 120 clients.

 

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Ce qui est drôle avec Anne Méaux, la Papesse incontournable de la Com’ française et mondiale, c’est qu’elle fait l’impasse sur ses jeunes années et fait commencer sa vie sur son entrevue avec Bernard Rideaux, conseiller de Giscard D’Estaing d’alors qui l’engagea.

Silence publicitaire pour cette femme qui fit partie d’un comité anti-grève en 68, adhérente aux musclés du GUD-Assas (Groupe-Union-Défense) et membre de la Direction des Forces Nouvelles, grand petit parti d’extrême-droite. Plus tard, opportuniste et calculatrice, elle sautera sur l’UDF où on la surnommera «Eva Braun».

Chouchou : un été en pente douce.

L'été magnifique de Chouchou

La flèche de l’été.
A La Rochelle, au lieu-dit Pontaillac, il y a quatre belles villas. Dans l’une d’elles, Little Nikos, accroché à une balustrade, avait failli en tomber. Agé de trois ans, le très petit Nicolas avait été rattrapé in extremis par le pied. La première flèche de BiBi touchera donc au point sensible de Chouchou. Cible : son talon d’Achille.

Son  lapsus de l’été.
Notre Président prête une attention soutenue aux invitations élyséennes. Il a quand-même confondu le patronyme de la Responsable des Verts (Cécile Duflot) avec Madame… Soufflot. A Paris, la rue Soufflot rejoint la Place des grands hommes qui n’est autre que la Place du Panthéon. Cher Chouchou, c’est là qu’il faut des cendres.

Sa phrase de l’été.
«Il est grand temps que toutes ces combines sous la Vième, une bonne fois pour toutes, on s’en débarrasse. Les Affaires, les Combines, il y en a eu beaucoup». C’est dans le Figaro. Le journaliste précise que Chouchou se raidit lorsqu’on prononce devant lui le mot «Clearstream». BiBi soufflerait bien à notre Président ce mot si difficile à gommer : «Karachi». Il est probable que le mot déclenchera plus que de la raideur. Un malaise vagal peut-être ?

Sa dénégation de l’été.
Du haut de sa stature de Président (1,66 m et non 1,70 m), Chouchou lance sans sourciller : «Il n’est pas question de gouverner par les sondages». Quand on sait que Vincent Bolloré tient l’Institut CSA, que Laurence Parisot, la patronne du MEDEF, est dans le Conseil d’administration de l’IFOP, on se dit que nous sommes dans un rare bon sketch d’Anne Roumanoff.

Son affaire immobilière de l’été.
Des Russes investissent sur la Côte d’Azur. Ils ont acheté près de 400 hectares de terrain à la Chaume, à 70 kilomètres de Nice. Les investisseurs russes recherchent des «stations retirées» pour en faire «des clubs fermés pour personnes âgées». Attendons-nous à voir le Cap Nègre en vente : pour écouler l’argent sale – demandez à la Maman de Carla –  rien ne vaut un Tout-à-l’égout tout neuf.

Sa réception de l’été.
Non BiBi ne parle pas de celle de 700 chefs d’entreprise pour Matignon mais de la réception prévue à New-York  par le Consulat de France pour la soirée de réception de Chouchou à l’Assemblée Générale de l’ONU, le dernier jour de l’été. 4000 invitations ! «La plus grande réception de l’histoire» s’amuse un diplomate français. 4000 heureux ! Pendant ce temps, France-Info nous invite à méditer sur les 320000 pertes d’emplois en France entre juin 2008 et juin 2009. Allez, à votre santé 4000 fois !

Les Flèches de BiBi.

Photo : BiBi

ECRANS DE FUMEE ?
TF1 a acheté les deux chaines de la TNT : Télé Monte Carlo (2,4% de part d’audience) et NT1 (1,3% de part d’audience). Stratégiquement, la Pieuvre fait une bonne affaire dans sa lutte dans l’espace concurrentiel que les chaines de la TNT avaient ouvert. Les Toutous du CSA, Michel Boyon en tête, vont se laisser caresser dans le sens du poil. Ce n’est évidemment pas le CSA qui balancera de la TNT.

GAYMARD SORT DE L’OMBRE.
Clara Gaymard, présidente de General Electric France, se veut écologique elle aussi. A croire que Little Nikos a déteint en vert sur tous ses ami(e)s. La devise de son entreprise c’est «Green is Green». Il parait que c’est un jeu de mots signifiant que l’écologie, c’est de l’argent. On ne le lui fait pas dire.
A Noël, les Champs-Elysées seront équipés par l’amie de Chirac : les Oled – produits estampillés Ecomagination – seront le nom des diodes utilisées. Après l’affaire de l’appartement parisien de 400 mètres carré loué sur les deniers publics, les Gaymard étaient restés dans l’ombre. Les voilà à nouveau en pleine lumière.

BRIGITTE LAHAIE.
L’ex-star du Porno apporte son regard sur l’Industrie du Sexe et sur les forçats au travail :«Si j’avais 18 ans aujourd’hui, je réfléchirais à 2 fois avant de me lancer dans le porno. Ces filles sont de vrais objets sexuels, payés à la scène et elles sortent plus abîmées, au sens psychique du terme, qu’on ne le pense». BiBi appelle ça : la Sexploitation.

MICHEL BUTOR.
Du 29 mai au 28 juin, se tient une exposition au Château de Lucinges (Haute-Savoie) sur l’écrivain-poète-photographe Michel Butor. BiBi avait croisé ses travaux étranges, clandestins, toujours féconds il y a bien longtemps. Il y revient de temps en temps. Pour cette manifestation, l’habitant de Lucinges a fait don d’une centaine d’œuvres à son village. Cette donation montre une œuvre singulière, exigeante et forte. Une belle donation qui va jusqu’à vous offrir l’entrée libre.

JEAN-JACQUES EYDELIE.
Après l’affaire du match truqué de VA-OM, Jean Jacques Eydelie a eu moins de chance que ses ex-coéquipiers Didier Deschamps (nouvel entraîneur de l’OM) et Marcel Desailly (consultant à Canal Plus). Il avait déjà écrit un premier livre («Je ne joue plus» aux Editions L’Archipel) où il avait dénoncé des affaires de dopage et tout un tas d’anecdotes peu appréciées de Bernard Tapie. Dans ce second livre («Sale Temps pour le foot» chez Denoël), il reparle de dope, de Zizou, des dirigeants du foot français (Noël Le Graet, Jean Fournet-Fayard), de Bernard Tapie et de Jean-Pierre Bernès le Roi des Agents. Sale temps pour le foot certes mais… lisez l’éclaircie Eydelie.

Fillon, Sarkozy,Pinault & Lauvergeon : les Amis du JDD.

Jdd du 20 juillet

Pas de doute possible : le JDD est bien le journal du Frère Lagardère. A l’échéance du lundi où les députés français doivent  se prononcer sur la « réforme » constitutionnelle, le JDD fait jouer de la grosse caisse avec en titre (« Le Grand Suspense »). Le JDD a commandé un méga-sondage étiqueté IFOP ( rappelons-nous que l’ancienne directrice de cet Institut de Sondage n’était autre que la Patronne des Patrons, Laurence Parisot, et que cette brave dame est restée actionnaire majoritaire dans l’Entreprise). Les questions sont posées de telle sorte que, oui, les Français sont pour une révision institutionnelle. Le JDD a tôt fait d’en déduire que le peuple français est favorable à celle présentée par le Petit Nikos. Mais bah, peu importe les approximations et les raccourcis. 
N’oublions pas non plus de rappeler que, depuis le jeudi 10 juillet, les Maisons qui commandent les sondages ont vu un nouvel arrivant de taille : Vincent Bolloré, grand ami du Petit Nikos, qui a pris le contrôle du l’Institut du CSA. Les amis de BiBi le savent déjà : 60% du capital de l’institut de sondages CSA a été acquis par le groupe français Bolloré. L’acquisition permet à ce même groupe, qui détenait déjà 40 % de capital de l’institut de sondage, d’en posséder désormais la totalité. Bien entendu, pour les vertueux et donneurs de leçons du JDD, cela ne fera pas une ligne dans le journal : ils sont au-dessus de tout ça !
Mais leur sondage IFOP ne suffit pas : il nous faut – pages 2 et 3 – les justifications de François Fillon qui s’est relevé de son lit.  Dans l’interview du second Maître du Royaume, on est bien heureux d’apprendre que Nikos et François ont les mêmes problèmes de dos. Auraient-ils conjointement des problèmes de… constitution ?
On ignorait jusqu’alors son nom. Le JDD nous offre son visage : serein, joliment BCBG, discrètes boucles, regard en coin et cheveux châtain, c’est la patronne d’Areva. Ne pas confondre avec l’entreprise Arena, fabricant des maillots de bain. Si la Patronne donne des explications, c’est plutôt mauvais signe. D’abord, le JDD inscrit ce qui s’est passé à Tricastin comme « incident ». Seule ligne de défense : « Nous sommes une industrie transparente ». Madame Anne Lauvergeon devrait savoir que « transparent » est polysémique : transparent… comme si elle disait «Notre Industrie ne se voit pas et donc tous les problèmes qui peuvent exister n’existent pas ». Quant aux ONG qui protestent, le début de l’article donne le ton : « Les incidents (cette fois au…pluriel, tiens, tiens) des uns font le…bonheur des autres ». Plus loin : « Stéphane L’homme, porte-parole du réseau Sortir du Nucléaire, se…réjouit de l’émoi suscité par les deux fuites successives. » Ben, oui, quoi : tout cela est réjouissant ! Rien ne sera dit sur la fuite qui a conduit au rejet dans la nature de 74 kg d’uranium. Rien ne sera dit des mesures de précautions qui interdisent aux habitants des abords du site de consommer l’eau, d’arroser, de pêcher ou de se baigner. Pourtant il ne s’agit que d’un incident, hein ? Rien ne sera dit sur le mécontentement sur place des habitants et des élus de la région qui estiment avoir été « traités en sous-citoyens » et affirment être déterminés à obtenir réparation, jugeant « inacceptable » la manière dont l’incident a été géré par les autorités et Areva. C’est qu’il ne faut pas mécontenter les Amis du Petit Nikos qui tente de placer nos Centrales un peu partout. En tous les cas, pour une première, Anne Lauvergeon mérite bien son surnom d’ «Atomic Ann ».
Un sur lequel, BiBi verse une larme c’est le fils Pinault (Article en… première page : «  clap de fin pour l’actrice et le milliardaire »). Monsieur François-Henri a du rompre ses fiançailles avec l’autre bombe atomique, l’actrice égyptienne Salma Hayek. Il a aussi fallu décommander le somptueux mariage et la robe à 315.000 dollars. En voilà de l’Info ! De la bonne ! Bon, allez, remets-toi François-Henry. Pas de bêtises ! Un coup de Pinot et tu repars.