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Elle me disait… (8)

Elle me disait

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La rencontre a eu lieu. Par sept fois déjà.

Rencontres improbables mais si l’on tend l’oreille, on découvre le murmure du ruisseau, le grondement souterrain des eaux profondes, les échos d’une préhistoire. Elle, lui. Si l’on descend encore plus bas, on ne perçoit que quelques bribes. A première vue et à première audition, les associations paraissent incongrues, incohérentes, barbaresques. Puis les mots jusque là figés, jusque là décomposés, se recomposent.

Alors on n’entend plus : on l’écoute. Pour la huitième fois.

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« Dis-Moi, c’est quoi un Blog ? » (Le Clip-BiBi)

J’ai ouvert mon Blog en mars 2008. Cinq années pendant lesquelles j’ai appris (un peu) ce que pouvait être un Blog, mon Blog. J’ai rassemblé beaucoup de mes photographies pour confectionner ce Clip qui résume assez bien mes directions empruntées. Petit bibilan en images… images qui rappellent que «PENSEZ BIBI» veut plus sûrement dire «PENSEZ, PENSONS SINGULIEREMENT» «PENSER PAR SOI-MÊME» que  «PENSEZ COMME MOI».

Avec plus de 500.000 visites, je suis d’ores et déjà comblé, encore abasourdi mais tout de même un petit peu fiérot de voir la fidélité de mes lecteurs et lectrices. Je n’ai évidemment pas pu citer tous mes ami(e)s blogueurs (euses) mais qu’ils sachent que ce sont leurs liens qui m’ont encouragé à continuer. Je salue plus particulièrement ceux et celles que j’ai rencontrés – de visu – persuadé que rien ne vaut la Vibration de la Rencontre (qui en dit toujours plus long que l’échange électronique).

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Cinq années de blog : BiBi arrête.

 Vos lectures

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 se dit qu’arrivé à 1284 articles et cinq années de blog, il est temps pour lui de stopper toutes les Machines. Il arrête son blog dès demain matin et demande aux lecteurs de prendre date, eux aussi.

Lorsque BiBi démarra son blog, il ne se doutait pas que le temps passerait si vite.

Cinq ans et 1284 articles mis en ligne.

Heureusement qu’il rédigeait vite (mais pas à-la-va-vite), heureusement qu’il ne s’est pas embarrassé de trop de questions et encombré de trop d’enjolivures pour écrire ! BiBi était cependant loin de penser que faire tourner quotidiennement la Machine psychique et aiguiser son regard jusqu’à l’exacerbation, le conduirait à l’exaspération.

Et à une fatigue généralisée.

C’est qu’on ne s’immerge pas impunément dans l’analyse du Monde. On sème mais les semailles ne vous rendent pas l’espoir escompté. Tu dois choisir, tu dois renoncer. Aucune place pour un compromis, pour un choix médian : ou la Vie dans le Réel ou l’Epuisement dans le Virtuel.

Tu dois compter avec ta fatigue généralisée, avec ton boulot de Lien Social, tu dois composer avec (surtout) l’impatience justifiée de tes proches. Tu dois faire taire tous les malentendus et t’abriter des orages de plus en plus nombreux. Car au plus près, les ouragans se multiplient (Hollande dans son pauvre discours par exemple) ; au plus serré, arrive le temps de la Casse et des cassures.

Faut que tu fasses gaffe, BiBi, ça pourrait mal finir.

L’idée d’un Arrêt définitif me parut alors comme la seule issue possible : quitter la table, quitter le clavier, abandonner l’écran qui fait écran, partir retrouver l’air iodé, parcourir d’autres plages, en finir avec ces pages, «aller par la Nature comme avec une Femme». Faire du Neuf. Bricoler ailleurs. Se refaire de fond en comble et tenter de marcher par là-bas, en partage ou en solitaire.

C’est qu’en ce bas Monde, il y a tant d’autres choses à faire.

Et si cette Vie est Une, elle est encore divisible. Cinq années pour ce blog arrivé à terme, ce n’est déjà pas si mal. Juste que je suis poussé Ailleurs aIlleurs aiLleurs ailLeurs aillEurs ailleUrs ailleuRs ailleurS. Un AILLEURS démultiplié en plus d’attentions à l’autre (B. je t’aime), en voyages qui régénèrent (il pense à l’Argentine, à la Moldavie mais ce sera peut-être la Croatie ou la Réunion ou le Venezuela ou le Pérou), en écritures (débraillée et romanesque).

Autre constat implacable : le Temps lui devient une denrée de plus en plus rare.

BiBi est triste. Triste pour celles, pour ceux qui l’ont suivi aimablement. Triste comme il l’était à la fin des colonies de vacances lorsqu’il voyait Bénédicte ou Dolorès s’éloigner à jamais. Il voudrait saluer son lectorat un par un, une par une, il voudrait prendre congé sans esbroufe, ne pas trop s’attarder, ne pas larmoyer. Il aimerait écrire une dernière fois sur l’exaltation des Rencontres, demander Pardon aux Offensés, dire la bienveillance à ses amis lointains et rire (quand même) avec les imbéciles qu’il a croisés. Restent encore les comptes Twitter et FaceBook comme ultimes traces et prochains vestiges.

Et voilà que je m’entends dire tristement et définitivement : 

« Merci à toutes, merci à tous, mais… cinq ans, ça suffit. Aujourd’hui, j’arrête ».

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Les Flèches de BiBi (1-15 novembre 2011)

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Nicolas cultive son champ (de bataille).

Le quotidien de Dassault écrit noir sur blanc la Stratégie présidentielle : «Pendant que François Hollande semble encore chercher les bons réglages face à cette crise qui se durcit et se répand, Nicolas Sarkozy continue de creuser son sillon de président au travail».

«Nicolas Sarkozy continue» : il n’a donc jamais cessé de se battre contre cette Crise, malédiction tombée du Ciel.

Il continue «de creuser» : creuser est bien le geste terre à terre d’un Homme qui ne rêve pas, qui a les pieds sur terre et même dans la terre, dans la boue : il creuse, continue de creuser malgré les catastrophes et les cyclones.

Il creuse même «son sillon». Le sillon est l’endroit où l’on sème, où l’on fait pousser les futures réformes qui se lèveront comme les blés mûrs, au début de l’été (2012).

Il creuse «son sillon de président» : président avec un petit «p». Fini le Président : Sarkozy se la joue modeste, besogneux, à niveau de son peuple en souffrance. Il se démène en «p»résident sauveur.

Nicolas Sarkozy est un président au «travail» pendant que François Hollande tergiverse, se perd dans l’attentisme, en est encore à «chercher les bons réglages» de son motoculteur. Hollande : cet éternel pseudo-président à la ramasse, en tracteur-arrière.

Le Figaro, Maitre-Danseur ?

«De plus en plus les tourbillons et les cyclones qui balayent les grandes économies de la Planète apparaissent aux proches du Président comme la voie qui lui permettra de reconquérir une opinion qui lui reste pour le moment largement réfractaire». Le Combat réside dans ces trois mots : «pour le moment». L’avantage est à Gauche. Mais attendez -malgré les sondages défavorables qui disent un peu la vérité sur l’impopularité – vous ne payerez rien pour attendre. Riez, Gens de Gauche pour le moment, mais… attendez la suite. Amusez-vous, rigolez bien ! C’est ça, chantez bien pour le moment ! On verra bien qui dansera en Mai 2012.

BiBi un menteur ?

Conversation surprise entre Sarkozy et Obama : «Je ne peux plus le voir, c’est un menteur» aurait lâché notre petit Chef à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Mais il n’aurait pas été impossible que ce soit l’inverse et que cette phrase ait été prononcée par BiBi à l’encontre de Sarkozy. Euh… rappelons que BiBi n’est pas le Bibi du présent blog mais que c’est le surnom du Premier Ministre israélien.

CFDT-CQFD

Une sommité de la CFDT n’a pas apprécié du tout que BiBi s’attaque au fils de François Chérèque. « Ce n’est pas franchement correct » et même plus : placer Chérèque – père et fils (1) «en serviteurs du beau monde» est diffamatoire.

La semaine dernière, François Chérèque s’est montré, une fois encore, toujours aussi limite dans son flirt sarkozyste. Le Boss de la CFDT est toujours à croire que le Père Noël de Droite va amener de beaux cadeaux pour les Travailleurs. Voilà Chouchou qui déjeune avec une délégation de jeunes syndicalistes mondiaux à Cannes, voilà qu’il fait ses sempiternelles promesses sur pouvoir d’achat et emploi et hop, hop, hop voilà notre bon père François qui s’extasie : «S’il [NicolasSarkozy] y arrive, ce sera une avancée importante à mettre à son actif». Ah, ce magnifique «S’il y arrive» plein d’espoir (et de leurre) ! Pas de doute par contre, François Chérèque finira (comme Nicole Notat) par se mettre à table aux Dîners du Siècle. Oui, c’est sûr : lui, il y arrivera.

Sarkozy entre mots et maux.

Dans les discours de Nicolas Sarkozy, les mots et formules suivantes sont désormais écartées et déjà enterrée. On ne retrouve plus : «Baisse du pouvoir d’achat, Austérité, Chômage en recul, Priorité à l’éducation, France en récession, Bilan de mon quinquennat, Rigueur, Promesses, Georges Bush, Ben Ali, Fouquet’s, Disneyland, Ma Carla, Karachi…» BiBi payera à boire au premier Internaute qui relèvera une de ces formules pas encore rayées dans les scribouillages présents et à venir préparés par Henri Guaino ou Camille Pascal.

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(1) BiBi a rappelé –  via la source du Point – que le fils Chérèque avait fait un stage au Plaza Athénée et avait – peut-être – servi Alain Minc, habitué de l’Etablissement très sélect.

Carla Bruni Sarkozy et BiBi : la Rencontre.


Carla BRUNI et BiBi : La Rencontre par PensezBiBi

Il était 9h30 ce vendredi 18  mars 2011.

BiBi attendait patiemment l’Ouverture des portes du Salon du Livre, porte de Versailles. Il discutait tranquillement avec le caméraman de M6 qui lui annonça la venue possible de Carla Bruni Sarkozy. A cette visite impromptue, BiBi ne voyait que des inconvénients : cars de police, sbires à têtes rasées et RG en tenue de lecteurs.

Lorsqu’il retrouva son ami de M6 dans une des allées du Salon une demi-heure plus tard , BiBi fut surpris de voir apparaître devant lui Carla en chair (bottoxée) et en os. La Chochotte à Chouchou venait conseiller des petits en âge de lire. Il faut s’instructionner, il faut être sage, il faut travailler, il faut lire, il faut bien grandir et, bien entendu, il faut convaincre papa et maman de bien voter. Madame a fini par vanter sa lutte contre l’illettrisme. Sûre qu’elle a donné sa première leçon en commençant par les lettres U, M, P.

Bien entendu, Carla était venue aussi pour autre chose : elle cherchait des livres pour étoffer sa nouvelle bibliothèque. Son grand projet est que Nicolas se perfectionne dans la langue française et surmonte définitivement ses difficultés en français.

Et c’est en EXCLUSIVITÉ que BiBi peut dès lors vous informer des achats de Madame Carla.

Carla essaya de trouver Révélations de Denis Robert mais elle se résigna à en attendre la réédition. Elle chercha ensuite le Guide du Routard de la Lybie mais, là aussi, sa recherche fut vaine. Elle s’amusa à feuilleter la Chanson Française chez les Nuls tout en cherchant la signification des initiales de la Maison de disques CBS. Au rayon des écrivains mexicains, il fallut lui expliquer la raison de leur absence. Finalement, elle emporta les citations du Philosophe Botul (recommandées par BHL et Raphaël Enthoven) et un exemplaire  de «La Chute» d’Albert Camus (à lire probablement en 2012). BiBi soupçonne aussi Carla de vouloir prouver à Nicolas qu’il n’y a rien de commun entre la marque de Cognac et l’écrivain franco-algérien.

A la sortie du chapiteau, BiBi lui demanda des nouvelles de Grégoire Verdeaux, son Conseiller Com muté à EDF. Pour toute réponse, la chère Carlita lui délivra un merveilleux sourire. BiBi se dit que la nouvelle équipe de Com’ de Madame, commandée par son ami Véronique Rampazzo, faisait déjà du bon boulot.

Et dire que pendant ce temps-là, l’ami Nicolas relisait – à l’Élysée – les Œuvres Complètes de Didier Barbelivien.