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Géniales têtes à claques : Bernard-Henri Lévy et Jacques Attali.

Mercredi 20 janvier 2010

Bernard-Henri LEVY.

L’article du Figaro de ce début de semaine (« et le génie du Judaïsme») fait l’apologie des idées du philosophe. Par la même occasion, on y fait la promotion de son dernier livre. Mais c’est l’intitulé de l’article qui a fait rire BiBi car le titre même était une sorte de mot d’esprit, de trait d’humour juif.

D’après le Figaro, on aurait pu croire que c’était le judaïsme qui était «génial» ( ce qu’il est assurément) mais à lire les propos rapportés de BHL, on est pris d’un doute : « JE n’ai pas toujours pensé… JE viens d’une famille… JE me suis inscrit dans une tradition… J’ai voulu oublier… J’ai été le lieu de… JE suis revenu… ». Un condensé de BHL sur à peine vingt lignes.

Pas de doute : finalement, ce n’est évidemment pas le judaïsme qui tient du «génie» mais bien plutôt notre Bernard-Henri, « génial » philosophe en chemise très blanche. Celui-ci n’a pas eu à choisir : entre «Génie» (sans bouillir) et Ariel(le), il a pris les deux.

Jacques ATTALI.

C’est entendu : le Figaro cire les pompes mais il n’est pas seul sur la place. Le grand hebdomadaire «Le Point» n’est pas en reste. Il a choisi notre Courtisan Jacques Attali qui, lui aussi, sort un nouveau livre : «Planète Attali». On y apprend qu’il était intime de Coluche, qu’il se soigne au chocolat (traitement de choc), qu’il ne gagne qu’1,5 million d’euros par an et qu’il ne dort que 4 heures par nuit dans une maison de 420 m2 à Neuilly. Pas un bon (atta)lit, cher Jacques ? Copain comme cochon avec Maitre Nicolas, il lui aurait même susurré : «Si les Verts sont en tête au second tour en région parisienne, je ne voterai pas pour eux».

D’autres camarades viennent lui tresser des lauriers ;

«Rien n’échappe aux serres de sa pensée : de la musique classique à l’ethnologie, de l’économie à la religion» (Michel Revol, journaleux du Point).

«Il est comme une émulsion faite de composants liquides non miscibles : inachevé et donc en mouvement» (Hubert Védrine).

« Je me souviendrais toujours de ce qu’il m’a dit un jour : «Je voulais vivre quatre vies en une». Il a réussi» (Claude Allègre).

Attali n’a guère parlé de sa cinquième vie, celle qui l’a conduit au Tribunal pour cette petite affaire de gros sous (l’Angolagate). Pas très bon en géographie le frère Jacques. Mais peut-être que là-haut sur sa Planète, il croit que l’Angola est un pays imaginaire ?

Quand le JDD se mêle du débat intellectuel…

Lundi 21 décembre 2009

Ce dimanche, le JDD a voulu conquérir une nouvelle légitimité et intervenir dans la Vie intellectuelle. Il nous a parlé de ceux qu’il a baptisés «Nouveaux intellectuels». «Nouveaux» : voilà qui rappelle à BiBi la dénomination de «Philosophes» dits «nouveaux» par les mêmes instances de Consécration quelques trente ans auparavant (Hier, le Nouvel Obs. Aujourd’hui, le JDD). Emblème de ces nouveaux philosophes, de ces maitres des réseaux, de ces maitres influents de l’Intelligentsia française (parisienne – il est bien connu qu’en Province, on ne pense pas) : toujours le même… .

Donc une double page du JDD qui a voulu se démarquer des ses concurrents. Le masque de sa pseudo-présentation objective est pourtant très très vite retombé. Dès les toutes premières lignes, Marie-Laure Delorme nous vante le «Cercle de réflexion» central : «La République des Idées», cet « atelier (beau mot qui fait penser au menuisier sans langue de bois) intellectuel social-démocrate fondé par Pierre Rosanvallon». Pas le temps de dire Ouf que déjà, le lecteur est dans les cordes. La suite de l’article sera un bel inventaire de clichés. Le premier de ces clichés pourfendus étant que tout intellectuel qui se respecte se doit «d’éventrer le matelas des clichés» avec un renvoi dos à dos des Intellectuels conformistes et des Intellectuels catégorisés en  «radicaux» (on sent passer ici le vent malfaisant de Bourdieu jamais nommé, de Boltanski, d’Arlette Farge etc). Et on cite en exemple les débats éclectiques de Taddéi qui ne font de mal à personne.

Résumons donc le Programme des Intellectuels façon-JDD : «Faire entendre l’originalité sans la radicalité».

Résumons le Programme du JDD dans son combat des idées (contre les journaux-concurrents) : «Faire entendre l’originalité sans la radicalité».

Dans la France de Chouchou, le Pouvoir méprise tout effort de pensée. Il se cherche désespérément des Maitres indiscutables à faire entrer au Panthéon. Dans cet article, il est hors de question de présenter l’éventail des Intellectuels médiatiques qui soutiennent ce Pouvoir. Foin des Fogiel, Drucker, Sébastien, Ferry, Glucksmann, Gallo etc qui tiennent/tenaient les rênes des discussions. Ce temps-là est en passe d’être révolu.

C’est dans ce contexte que le JDD va tenter de placer les Nouveaux Poulains, les Nouveaux Outsiders. Au besoin, il nous invente ces «nouveaux intellectuels» : Eric Maurin soutient à 100% les «efforts de Martin Hirsch» ; Thierry Pech célèbre la Revue Esprit et La République des Idées ; Gilles Finchelstein est un proche de DSK, «pour sa capacité à penser out of the box» (Yeah, Man !) ou encore le JDD rappelle discrètement qu’Hakim El Karaoui a conseillé Jean-Pierre Raffarin.

Le Journal dominical s’honore d’inviter ces nouveaux chefs de la cuisine intellectuelle. Il y fustige (modestement) les Intellectuels médiatiques via les catégories arbitrairement découpées par Michel Winock. Mais l’Inconscient revient par la fenêtre. Car que lit-on sur deux colonnes de ces mêmes pages, page 39 à gauche ? Un article de Bernard Pivot qui encense un «Philippe Bouvard mort ou vif» ! Pivot-Bouvard : l’ordinaire du JDD, quoi !

Du coup, cet inventaire et ce palmarès sont à prendre pour ce qu’ils sont : des alibis et des énonciations de catégorisations qui rejettent dans le silence et l’inexistence le groupe des Intellectuels dits «radicaux». Car cette petite Opération n’a qu’un seul et même but : légitimer les courants intellectuels sociaux-démocrates, les associer en écho aux courants droitiers et, bien entendu, écarter ces Intellectuels «radicaux» qu’on doit à tout prix délégitimer et repousser… Out of the Box.

Chouchou repique au Bling-Bling !

Mercredi 24 juin 2009

Souvenirs, souvenirs, je vous retrouve en mon coeur

Chouchou et Lévy sans chichi.

Chouchou veut diviser les Intellectuels, grappiller des voix qui pourraient lui manquer en 2012. Il a débauché Frédéric M., l’ami des Stars et des enfants. Auparavant, il n’avait pas manqué d’honorer , le vieux Nouveau Philosophe, maître d’un certain nombre de réseaux qui vont de l’Infini (collection chez Gallimard) au Conseil de Surveillance de la chaîne Arte.

Notre Grand Intellectuel de «Gauche», président de ce Conseil, qui s’était battu «férocement» contre Claude Guéant, a reçu une lettre de notre Petit intellectuel de l’Elysée. Une lettre dans laquelle Chouchou apporte son total soutien au renouvellement du mandat du vieux Nouveau Philosophe. Bernard-Henri n’y voit «aucune ingérence» dans les Affaires d’Arte. (Source : Le Monde du 24 juin). 

Le Conte de la Semaine : Chouchou, témoin de mariage.

Sous la baguette de Carla qui voit l’Art comme un supplément d’âme éthéré, Chouchou découvre l’Empire des Arts avec une passion quelque peu retenue. Avalant les images d’A Bout de Souffle et de Pierrot le Fou, découvrant Lubitsch et Capra, lisant Nerval et Zola, courant les expos et les théâtres (en catimini), il va bientôt nous servir du Montaigne et nous chanter du Ferré par cœur.
Mais que voulez-vous ? Les vieux démons refont surface et même Carla n’y peut rien. Les ombres de Barbelivien et de Mireille Mathieu planent à nouveau sur l’Elysée. Et le goût de Chouchou pour les Cérémonies Bling-Bling est encore bien, bien, ancré chez lui.

Pauvre Carla ! Elle avait refusé de se rendre ce 23 juin aux Noces d’Antoine Meyer et de Mathilde Agostinelli, directrice de la Com de Prada. A l’Elysée, on a du entendre les mouches voler lorsque Chochotte a fait une scène à Chouchou.
C’est que Mathilde est une amie de Cécilia Attias et on ne la lui fait pas deux fois à Chochotte : elle avait déjà accepté (en rechignant) cette Mathilde à son mariage, elle n’allait pas y retourner pour lui faire plaisir. Non, mais.
Enfin, Chouchou s’est – quand-même – bien amusé. Il a retrouvé Nicolas Bazire et a eu le plaisir d’évoquer avec lui les Souvenirs et retro-commissions de Karachi, il a discuté avec Lucien Barrière de ses hôtels à Marrakech, il a plaisanté avec Victoire de Castellane, créatrice en joaillerie (sœur de la mariée), il a admiré Caroline Lee Bouvier Canfield Radziwill (Ouf !), la sœur cadette de Jacqueline Kennedy Onassis (elle a trouvé l’accent anglais de Chouchou lovely), il a ramé avec la navigatrice Maud Fontenoy qui, deux jours après, était l’invitée de Michel et Marie Drucker sur une chaîne publique, il a écouté Gilles Dufour designer et il a encore confondu les deux jumeaux Bogdanoff.
Dans cette même Assemblée de Prolétaires, on trouvait Camille Micelli, conseillère en accessoires pour Louis Vuitton, Carine Roitfeld, la rédactrice en chef de Vogue édition française, le comte Edouard, homme d’affaires, et sa femme, la comtesse Jacqueline de Ribes. Autre très beau couple : Agnès et Bruno Cromback. Tous deux faisaient partie des couples qui avaient passé avec Mathilde et son ex-mari Robert Agostinelli, avec Chouchou et son ex-femme Cécilia, des vacances dans une maison aux Etats-Unis en août 2007.
BiBi en a sûrement oublié : que tous lui pardonnent.
Il reste que Chouchou a une sacrée santé : il s.est amusé jusqu’aux Aurores. En rentrant, il a trouvé Chochotte profondément endormie. Chouchou a essayé de lire les dernières pages de «Germinal» avant de piquer un somme. Bien ennuyeuses ces pages. Heureusement encore qu’il n’avait pas lu les premières.

Yann la Hyène.

Jeudi 4 juin 2009

Et moi, et moi et Moix.

Dans le Figaro du jour (4 juin), Yann Moix assène – comme tout intellectuel qui se respecte – ses classements et ses anathèmes. Fort de sa position au Figaro, rebelle et j’men foutiste, cause toujours tu m’intéresses, il vient dire ce qui est publiable et ce qui ne l’est pas.
Il demande à une certaine Ariane Chemin, inconnue de BiBi, (elle a écrit des livres sur Ségolène et Little Nikos, elle est journaliste au Nouvel Obs) de s’arrêter dans sa promenade d’écrivain(e) : «Qu’elle cesse d’écrire des livres qui ne sont que des articles» avec – au passage – une charge contre le Net et les Blogs : «Il y a des blogs, il y a internet pour permettre à des gens comme Ariane Chemin de publier ce qui n’est pas publiable».
Moqueries à la limite de l’insulte (Ariane Chemin serait «une dinde des beaux quartiers»), ironies répétées sur le Patronyme en lieu et place d’une critique du livre : c’est la Nouvelle Méthode du Figaro. Jean d’Ormesson s’occupe des vieilleries (Hugo, La Fontaine), Yann Moix traque le Lecteur, rebelle-déjanté (nouvel archétype de la Droite jeuniste et décomplexée).
Notre Homme est connu, bien entendu, connu et reconnu mais il se garde bien de dire que c’est avec la bénédiction de l’homme des réseaux littéraires () et par la grâce d’ (il lui écrit des chansons) qu’il est arrivé et qu’il se maintient sur le Podium.
Yann-la-Hyène finit son article par un remarquable : «Je vais aller à la piscine». BiBi ne sait pas si cette Ariane doit surnager dans les nouvelles vagues littéraires mais il espère que ce goujat de Moix, lui, coulera au fond de sa piscine. Et à la suite de BiBi, Ariane Chemin pourra lui porter et.. fleurs et couronnes (qui est le titre de.. son livre).

2009 : une grande année pour le Pinault.

Samedi 25 avril 2009

Une grande année pour le Pinault.

 Ces derniers mois, BiBi a suivi la Famille Pinault. Que d’émotions !

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Les bonnes bouffes de nos Intellectuels.

Vendredi 3 avril 2009

                     La Grande Bouffe

Grand intellectuel du Figaro et de France-Culture, Alexandre Adler avait organisé une Conférence dinatoire le 16 décembre 2008 dans un Salon de l’Hôtel Lutetia. Le menu était très singulier. Qu’on en juge : coquilles Saint-Jacques marinées, joues de veau fondantes, tarte au grand cru de chocolat et deux heures de Conférence. Le tout pour 79 euros. Au digestif, les auditeurs présents ont goûté avec une admiration non feinte les paroles d’Alexandre le Grand : «GW Bush ? On le réhabilitera dans deux ans». La Communauté noire aux USA ? «La plus antisémite qui soit». Le bonhomme Adler mérite un bon pourboire non ? (Source : Manière de Voir)

Dans ce même numéro de Manière de Voir d’avril-mai (1), BiBi a retrouvé avec plaisir un passage de Pierre Bourdieu qui répondait à Didier Eribon dans le Monde du 4 mai 1980 et qu’on peut retrouver en pages 67 et suivantes de «Questions de Sociologie» aux Editions de Minuit :
«Contre l’illusion de «l’intellectuel sans attaches ni racines», qui est en quelque sorte l’idéologie professionnelle des Intellectuels, je rappelle que les intellectuels sont, en tant que détenteurs de capital culturel, une fraction (dominée) de la classe dominante (…). Je rappelle aussi que l’appartenance au champ intellectuel implique des intérêts spécifiques, non seulement des postes d’académicien ou des contrats d’édition, des compte-rendus ou des postes universitaires, mais aussi des signes de reconnaissance et des gratifications souvent insaisissables pour qui n’est pas membre de l’univers mais par lesquelles on donne prise à toutes sortes de contraintes et de censures subtiles».

Pas très loin de chez BiBi, il y eut ce week-end, la troisième édition des « Auteurs du Léman» à Evian. Le thème en était : «A table ! Auteurs de la table, table des Auteurs». Igor Bogdanov, Irène Frain, Luc Ferry étaient là pour les déjeuners et les dîners. Comme Bourdieu l’écrivait, on n’y parla pas seulement de dessous-de-table et de pattes à graisser mais aussi de gratifications insaisissables, même pour BiBi qui fut pourtant auteur il y a bien longtemps.

Peut-être qui finalement, un grand Penseur, c’est celui qui a une grande panse. par exemple qui mange à tous les râteliers. Le journaliste Serge Halimi met sur le grill ses amitiés, ses alliances, la puissance de son Réseau BHL. Le point d’orgue en est son Bloc-Notes au «Point» qui termine toute lecture de l’hebdo. C’est en effet de là que partent les campagnes du Maître, coups de semonce ou coups de foudre, qui mobilisent intellectuels, industriels, hommes politiques, journaleux et caniches de nos médias.
En gros : de Voici à France-Culture via Arte dont il préside le Conseil de Surveillance depuis 14 ans.
En vrac : on part d’, François Pinault, Michel Drucker, Karl Zéro, , Edwy Plenel, DSK, Tahar Ben Jelloun, Maurice Szaffran, pour arriver à Frère Lagardère.

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(1) Manière de Voir (avril-mai 2009) A qui profite le Savoir ? «La Guerre des Idées».

Encore de quoi penser :

La garde-robe de Laurence Ferrari et de B.Henri Lévy.

Lundi 26 janvier 2009

Laurene, Bernard-Henri et Jane

Les Intellectuels du Prêt-à-Penser se confondent parfois avec les Intellectuels du Prêt-à-Porter. En examinant les garde-robes de Laurence Ferrari et de , BiBi a sorti le beau linge de leurs placards et a relevé leurs pensées bien habillées.
Bernard-Henri Levy a tombé sa chemise (blanche) pendant que Laurence a revêtu son habit de baroudeuse. Finis les planques des Intellos médiatiques ! Il faut tordre le cou à cette idée insultante qu’ils ne travaillent que le temps de leur apparition télévisée. Aujourd’hui, ils vont au cœur de l’action et l’action qui fait la meilleure recette, c’est une bonne guerre : celle de Gaza, celle d’Afghanistan.
Il y a quarante ans, dans le numéro 52 de Tel quel, Jean-Luc Godard avait enquêté sur une image de au Vietnam et l’avait magistralement analysée. Au contraire de l’actrice américaine en gros plan, cachant presque un combattant vietnamien en arrière-fonds, Madame Ferrari se met légèrement en retrait avec une présence rapprochée du soldat français de l’ISAF. Grande humilité de la présentatrice qui fait discrètement et efficacement son travail de fourmi. Elle y est qualifiée de «Soldat de l’Info».

Mais contre quel ennemi ce Soldat TV est en guerre ? BiBi fait l’hypothèse que cette Combattante est en guerre contre l’Info aseptisée, contre l’Info-Pujadas-dans-son-bureau-et-qui-n’en-sort-pas. Elle est en guerre contre l’offensive de France 2. D’ailleurs, lorsqu’il s’agit de compter les gains et les pertes, cela ne se fait que par des pourcentages d’audience. Le séjour du JT de TF1 en Afghanistan de la semaine de Noël fera remonter Laurence au-dessus de la barre fatidique des 30%. Bataille gagnée (Madame a sauvé sa peau) mais la Guerre continue.
L’évènement, c’est de montrer que Ferrari est en capacité non seulement de faire oublier le bling-bling de Claire Chazal mais qu’elle est en capacité de se démarquer des plans-pantoufle des chaînes publiques. Aussi voit-on Laurence en patrouille, Laurence en déplacement, Laurence en véhicule blindé : un vrai petit Soldat. Pour que cet évènement fasse évènement, il y faut obligatoirement des a-côtés. Aussi, Laurence accordera au Supplément TV de La Tribune-Le Progrès ses commentaires exclusifs (6 pages avec 7 photos) présentés sous forme d’un journal de bord.
Capuchon avec liseré en fourrure (les hivers sont rudes dans cette Nature hostile), veste de baroudeur, veste légère en daim pour les interviews de personnalités, cheveux blonds impeccablement peignés. Négligemment aussi, un carnet de notes à spirale dépasse de sa poche de veston (elle note chaque détail car chaque détail compte dans les guerres). Madame est toujours entourée : pas d’ego surdimensionné… à l’inverse de PPDA, son prédécesseur. Elle pose avec des afghans, des enfants dans la rue, à l’école, des adultes combattants (de qui, de quoi ? Personne n’en saura rien). Tout est fait pour que Laurence apparaisse en témoin unique et en témoin objectif. D’être en Afghanistan est la preuve et la garantie qu’elle sait de quoi elle parle : toute future objection sur sa légèreté et son ignorance est déjà démontée.
Pas de chance pourtant pour Laurence : elle n’est même pas rentrée dans le Top 20 de TVScope (le Hit-Parade de ce même supplément TV de La Tribune-Le Progrès). Pire même : PPDA est à la première place et Claire Chazal à la seconde.
BHL est un habitué des Guerres. C’est un baroudeur qui sait, lui aussi, choisir sa garde-robe. Sur la photo du JDD, il discute (presque) d’égal à égal avec son interlocuteur israëlien, le Général (SVP) Yoav Galant en charge de l’Opération Plomb durci. BHL a oublié ses chemises blanches lavées par Arielle et a revêtu la tenue kaki de combattant. BHL est le nouveau Albert Londres, toujours au cœur de l’évènement ( la guerre), toujours au cœur de la bataille intellectuelle (avec ses réseaux surpuissants, il peut affronter n’importe qui). Ce guerillero des Médias est très aimé au JDD. Déjà, avec Michel Houellebecq, ils avaient eu droit aux grands Honneurs de la Une. Gageons que dans quelques semaines, le JDD ouvrira sur les «Souvenirs de Guerre »  de notre incontournable intellectuel.
La seule grande question qui taraude BiBi, c’est de savoir de quelle couleur sera la chemise sur la couverture de son prochain livre : alors Bernard-Henri, blanche ou kaki ?

Les Amis de BiBi ont apprécié aussi :

Le « Nouveau » costard d’Eric Besson.

Dimanche 4 janvier 2009

                 Le LooK Besson

Il y a quelques années en arrière, on avait assisté à une Opération «Nouveaux Philosophes » pour recycler les vieilleries théoriques. Livres, séminaires, premières de «l’Express », couvertures du «Nouvel Obs », appui du «Monde », promotions à «Apostrophes » étaient mis sur le marché pour perpétuer, justifier et consolider l’Ordre social menacé par les Bolcheviks. C’était le chef de file , le philosophe en chemise et col blanc, qui en avait été le Maître d’œuvre.
Ce dimanche, en page 6 du JDD, on voit Eric Besson, cheveux coupés court, col roulé noir sur veste beige clair, pantalon noir, mains dans les poches et jambes croisées. En modèle de haute couture, il est adossé à un mur, près d’une vieille fenêtre aux volets striés. La Nouveauté, c’est lui. Il reprend le flambeau pour tenter de faire du « neuf » avec du vieux. Le bonhomme très stylé assure qu’il n’a pas changé. Et BiBi le croit. (Lire la suite…)