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Bravo Denis Robert ! Honte à Clearstream ! (3)

Silence dans les rangs (des journaux) et d’ailleurs.

Sur les témoins, les pressions ont été fortes… Et les plaintes en diffamation (réelles ou brandies) de Clearstream sont bien utiles pour effrayer les journalistes. Ces derniers, intéressés par les découvertes de Denis Robert, ont contacté Clearstream et ont eu droit, à chaque fois par retour du courrier, à de sérieuses mises en garde. On ne comptera pas non plus les méthodes habituelles utilisées : pression sur les témoins, négation contre toute évidence de l’existence des preuves, perquisition bâclée, plaintes en diffamation lancées par Richard Malka (avocat de Clearstream et de Charlie-Hebdo), envoi d’huissiers (plus de 230), revirement de Procureur, escamotage de pièces à conviction et autres manœuvres d’intimidation.

Mépris et soutiens.

Le lobby banquier et luxembourgeois est très puissant à Strasbourg. Là, Clearstream a pu compter sur la personne de l’ancien ministre luxembourgeois Jacques Poos, et de l’ancien président Jacques Santer. N’oublions ni le silence de Barroso et de l’adorable Jean-Claude Juncker ni les vociférations des deux députées européennes luxembourgeoises, Colette Flesch et Astrid Lulling. Elles n’ont eu de cesse d’insulter Denis Robert ces cinq dernières années. Sans parler d’une partie de la presse du Luxembourg, ce joli pays (voir article-BiBi)…

«Nous avons été traînés dans la boue par une bonne partie de la presse luxembourgeoise qui a très vite pris parti pour la place financière, sentant à juste titre le danger. En France, on a tu l’essentiel de ce qui s’est passé depuis la sortie du livre».

Le Monde a tenté de discréditer le journaliste indépendant avec une énergie suspecte ressemblant à de la défense de fond de commerce. Le quotidien choisit dans un premier temps, le parti des banquiers et de Clearstream (…pour se reprendre un peu par la suite).

Peillon, Montebourg, Harlem Désir, ATTAC et les autres.

Une mission d’enquête parlementaire s’est emparée en France des révélations contenues dans le livre. Il s’agissait de la mission Vincent Peillon-Arnaud Montebourg, alors spécialisés dans la lutte contre le blanchiment. Autres soutiens : l’européen Harlem Désir, les juges Van Ruymbeke, Bernard Bertossa, le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), ATTAC et le Comité de soutien à Denis Robert, Guy Bedos, Cali, Miossec, la revue Politis, France-Info (ce mercredi, DR est invité à 8h30) et le Comité de soutien etc.

2005 : quelles coïncidences !

On notera en passant qu’avant son assassinat (2005), Edouard Stern, financier généreux de l’UMP, voulut en savoir plus sur Clearstream et aurait essayé de téléphoner à Denis Robert. En cette même année 2005, dans le cabinet Andersen, Florian Bourges entamait une importante enquête sur Clearstream. A ce moment-là, Eric Woerth quittait ce même cabinet pour devenir Secrétaire d’Etat. Il y embaucha la… femme d’Imad Lahoud. L’informaticien Imad Lahoud dîna avec Eric avant de se retrouver au milieu de l’Affaire Clearstream 2. Eric, lui, était devenu Trésorier UMP avant d’être conjointement Ministre du Budget – après la victoire en 2007 de son Chouchou.

BiBi rend justice à Bernard Bertossa.

Bernard Bertossa face à Little Nikos.

Les flèches de BiBi-Chasseur.

            Flèches de BiBi-Chasseur 

BiBi revient à ses premières amours : il a guetté, en bon chasseur du Verbe, la sortie des Canards du coin (et d’ailleurs).

Marin Karmitz a été terrorisé lorsque Mitterand a invité Berlusconi à lancer en France la première télé privée (Le Monde du 14 janvier). Mais l’est-il lorsque Little Nikos nomme le PDG des chaines publiques ? L’est-il de voir Little Nikos s’entendre comme copain-cochon avec le Prêcheur Nonce et le Boss Bouygues ? BiBi attend toujours les cris de vigie du Marin. Jusqu’à présent, le Marin préfère voguer sur les galères sarkozystes et nous y mener en bateau. (Le Monde du 15 janvier).