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Edouard Philippe, Médias soumis et France Insoumise.

Je ne sais pas vous mais, moi, écoutant le nom du Premier Ministre, Edouard Philippe, j’ai été renvoyé illico à ces deux fieffés conservateurs que furent (Edouard) Balladur et Louis-(Philippe). Et je suis sûr que ce sera difficile de me débarrasser de cette association.

Donc un Premier Ministre de droite, juppéiste. Et les Chiens de Garde ( de France-Inter à Challenges) nous crient à la Nouveauté, à la fin des clivages Gauche-Droite (dans la continuité de la «fin des idéologies»), à la décomposition de la Droite, à la décomposition de la Gauche. Décomposition de la Gauche ? Non, du PS. C’est que pour ces Médias, cette symétrie droite-gauche est bien arrangeante car elle leur dispense de parler des 7 millions de votants pour la France Insoumise. Sept millions de votants qui, eux, ne sont pas du tout décomposés.

Pour se rendre compte de l’énorme Propagande libérale, pour avoir une petite idée de cette inculcation quotidienne de la Pensée Unique, rien de mieux que de feuilleter la presse… Voilà que, chez une des mes cousines, je suis tombé sur un Paris Match (celui du 20-26 avril. Couverture Evelyne Dhéliat).

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La Semaine de l’Allier, un hebdo «toutes sensibilités» ?

Le 24 novembre dernier, La Semaine de l’Allier, l’hebdomadaire du Bourbonnais, nous invitait à lire de la nouveauté dans ses pages. Pas rien ce journal dont j’avais épluché les feuilles tout récemment. L’editorialiste de service et patron de l’hebdo est Jean Bergeron de Charon qui se vante d’avoir été «proche d’une diplomate longtemps en charge du Vatican». Dans sa rude tâche, il est aidé par le très sarkozyste Denis Tillinac (ami de R.Ménard), le journaleux François d’Orcival chroniqueur du torchon Valeurs Actuelles et un historien inconnu Stéphane Hug qui se présente ainsi : «Je suis bien entendu de droite».

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LE PARCOURS D’UN MAQUISARD 1942-1944 (Vidéo-BiBi. Part.1)

François MARMINAT est né le 3 mai 1923 à Yzeure dans le département de l’Allier.

Après son certificat d’études, il est embauché dans une ferme comme ouvrier agricole pendant deux ans (de 1938 à 1940). A Moulins (Allier), il aide des juifs, des fugitifs et des récalcitrants au STO à passer la ligne de démarcation. Un temps ouvrier cheminot, il quitte son poste après avoir été convoqué et interrogé par la Milice. Lors d’une réunion de «clandestins», il s’échappe. Certains de ses amis sont arrêtés et fusillés. Hébergé par des amis sûrs, il entre au maquis en Forêt de Tronçais, à Cérilly (Allier) au cours de l’été 1942.

Il va participer à la libération de plusieurs villes de l’Allier (dont Moulins).

Dans la première partie de son témoignage, François MARMINAT raconte son entrée au maquis FTPF et sa vie de clandestin dans le Maquis FTPF dit du «Camp du 14 juillet».

Dans une seconde partie (mise en ligne – cliquez à la fin du billet), il parlera de la poursuite de la guerre, de son incorporation au 152ème régiment (dit «des Diables Rouges») qui, à Dijon, a rejoint  la 1ère Armée du Maréchal De Lattre de Tassigny fraîchement débarquée en Provence.

A l’heure où les Chemises Brunes veulent falsifier l’Histoire et apparaître comme des Défenseurs de la Démocratie et de la France, le témoignage du maquisard François MARMINAT, âgé aujourd’hui de 93 ans, est précieux pour les générations présentes et à venir.

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LA DEUXIEME ET DERNIERE PARTIE DU TEMOIGNAGE DE FRANCOIS MARMINAT, C’EST ICI… 

Propaganda provinciale : «La Semaine de l’Allier» et ses éditoriaux.

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Naïf, pauvre imbécile que je suis. Malgré mes petites connaissances sur le monde des médias et de la presse, j’ai toujours cette illusion de croire qu’en Province, je vais enfin trouver des journaux qui sortent du ronron parisien et de l’orbite de la Pensée Unique (néo-libérale). Quel bonheur ce serait de trouver des journalistes, éditorialistes qui iraient me surprendre, journalistes indépendants, avec une touche d’originalité et bien éloignés des réseaux parisiens. Mais il m’a fallu hélas me rendre à l’évidence : pauvre con que je suis de croire encore à un Monde de Bisounours. C’est que la guerre (idéologique), elle est à Paris. Elle est aussi en Province.

L’incroyable destin d’Emile Fradin.

GLOZEL BIBI

La vie d’Emile Fradin bascula le premier mars 1924 à proximité du hameau de Glozel. Ce jour-là, le grand-père Fradin et son petit-fils Emile, alors âgé de 17 ans, labouraient le champ Duranthon à Ferrières-sur-Sichon dans l’Allier lorsque la vache Florence s’enfonce brusquement et profondément dans le sol. Après avoir dégagé le bovin, ils découvrent des choses intrigantes au fond du trou. En creusant un peu plus, ils mettent à jour deux vases intacts et des ossements. Les semaines suivantes, avec le Docteur Marlet archéologue à Vichy, Emile Fradin découvre des galets, des briques, des vases et des tablettes aux signes inconnus (photo). En moins de deux ans, 3000 objets sont extraits du «Champ des Morts» et seront ensuite exposés au petit Musée de Glozel.
La vie d’Emile Fradin va alors prendre un tour que lui-même n’aurait jamais imaginée. A Vichy puis dans la France entière se répand l’idée qu’on a découvert un trésor dans cette région. Cette découverte ne va pas être acceptée de tous. La France de la Préhistoire va alors se diviser en Glozéliens et Anti-Glozéliens. Emile Fradin est accusé d’avoir fabriqué lui-même les objets, de les avoir enfouis à plus de deux mètres sous terre. Il est traité de faussaire, de fou, de profiteur. La Police perquisitionne chez lui et emporte tous les objets. Emile Fradin va connaître de très nombreux procès en série où parfois il gagne, où parfois il perd. La suspicion s’est installée. L’affaire sent mauvais et on l’abandonne d’autant plus qu’on peine à insérer Glozel dans des structures préhistoriques connues.

 
Il faudra attendre 1976 pour que les procédés de Thermoluminescence et le Carbone 14 donnent raison à Emile Fradin. Les objets datent de plus de 17000 ans avant JC. Emile Fradin a gagné «LaGuerre des Briques». Aujourd’hui, il est interdit de fouiller à Glozel sans autorisation. Un gisement de cette importance demanderait des budgets trop importants. Personne n’a réussi jusqu’à présent à percer le Mystère Glozel.
Emile Fradin, lui, vient de souffler gaillardement ses 103 bougies. Il a passé près d’un siècle à tenter de convaincre qu’il n’a jamais été un faussaire. En ouvrant le Petit Robert 2 (Edition de 91), on y reconnaît «l’authenticité aujourd’hui incontestée des pièces préhistoriques».