Archives: août 2010

Aix-les-Bains : Dominique Dord et d’argent.

Dans la ville savoyarde d’ Aix-les-Bains, s’est ouvert un Casino baptisé «Poker Bowl» (dénomination contraire au Droit public – cf la loi 94-665 du 4 août 1994 mais passons). L’argent, ça connaît donc très bien le Maire de cette Ville puisque c’est Dominique Dord, nouveau trésorier UMP, qui occupe le poste de premier magistrat. Ruse de l’Inconscient au parfum UMP : le Dord – qui est du même bord qu’Eric Woerth – a fait ses armes de 1985 à 1987 chez… L’Oréal. Mais passons.

Arrêtons-nous plutôt sur cette autre célébrité qui vit aussi à Aix-les-Bains et qui a tant œuvré pour cette ville d’eau :  Gratien Ferrari, le père de Laurence, notre présentatrice de TF1 qui fut un instant courtisée par hum… hum… celui-là même qui cherchait encore (voyage à Aix le 31 octobre 2007) une première dame pour le pays. Mais passons là aussi (à vitesse grand V).

Le papa Ferrari, ex-UDF, tourna plus tard casaque direction UMP. En 1995, il fut battu pour la Mairie d’Aix à cause de malversations et de la  mise en cause de son audacieuse politique de développement communal. Gratien baissa les bras dans cette Course au prestige et laissa sa place à son suppléant… STOP !

STOP !

Hé oui, oui !  C’est là que nous retrouvons l’ami… Dominique Dord, nouveau trésorier de l’UMP.

Et sur TF1, Laurence a surement passé (sur) l’info à la vitesse d’une Ferrari.

Gugusse, Valère Novarina et la Foire de Crête.

Le 2 juin 2008, BiBi avait publié un article un peu mégalo-maniaque intitulé «GuGusse, ancêtre de BiBi ?». Gugusse était cette figure de marionnette, présente sur la Foire de Crête d’autrefois, Foire qui se tient toujours à Thonon-les-Bains (Haute Savoie) dans les premiers jours de septembre. Avec Gugusse, Valère Novarina, gloire locale et (inter)nationale, trouva le déclic qui le poussa à l’écriture et à la mise en scène théâtrale.

« Cette Foire se trouve être l’une des plus vieilles foires de France. On y vient pour toutes sortes de choses et de raisons : pour vendre (des cloches, des animaux, des imperméables, des fromages et des friandises), boire (du Crêpy des coteaux de Marin), manger, jouer, acheter (des cloches, des animaux, des imperméables, des fromages et des friandises).

Dès les années d’après-guerre jusqu’à l’an 2000, l’une des attractions les plus spectaculaires de la Foire consistait en un étrange numéro de marionnette mi-humaine, mi-pantin. Cette attraction avait été imaginée par un couple qui avait nommé son unique personnage «GuGusse» et appelé l’ensemble de ce Théâtre miniature « La Loterie Pierrot ».

Debout sur l’avant-scène d’un minuscule castelet, GuGusse, un petit personnage à la grosse tête humaine, tapait du pied, agitait ses petits bras cotonnés, grimaçait, mimait les attitudes d’un chanteur de Café-Concert. Il chantait avec un appareil de play-back «L’Ami Bidasse», des airs de Bourvil, des refrains de Dario Moreno et des rengaines populaires des Trois Vallées. Tandis que le corps et les membres de ce pantin avaient à peu près les dimensions de ceux des poupées offertes aux gagnants de la loterie, sa tête n’était autre que celle du propriétaire, surnommé Gugusse.

Le numéro était, à l’origine, complété par le boniment de sa sœur, vêtue d’un frac, coiffée d’un gibus et qui lançait la roue. Parfois dans ces rêveries un peu étranges, BiBi voit GuGusse en Ami lointain, en Double saugrenu et un peu déjanté.

L’étrangeté de ce minuscule militaire à grosse tête impressionnait par sa difformité, par sa gestuelle saccadée et ses mimiques appuyées qui accompagnaient les refrains. La greffe inquiétante d’un visage humain sur un corps de pantin le constituait en une sorte d’icône burlesque.

Valère Novarina, dramaturge de cette Contrée et Enfant du Pays, l’utilisa directement dans deux de ses pièces. Une première fois lorsqu’il monta la version scénique de « La Chair de l’homme », présentée en 1995 au Festival d’Avignon. Une seconde fois dans le début de sa pièce «L’Acte inconnu ».

Un football méconnu : le football turc.

On a peu parlé du football turc sauf à évoquer le transfert de Niang qui a quitté l’OM pour Fenerbahce (équipe déjà éliminée par les Suisses de Berne en Coupe d’Europe). Le football turc a été absent du Mondial en Afrique du Sud et déjà les grands clubs d’Istanbul et d’Anatolie affûtent leurs armes. BiBi est allé s’informer sur ce football méconnu, un football un peu différent de ceux dont on parle continuellement – jusqu’à nous assommer ! A savoir les championnats d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre.

La Süperlig 2010/2011.

A la fin de l’année dernière, une équipe d’Anatolie – autre que Trabzonspor – celle de Bursaspor a remporté le Championnat ( SüperLig) devant les grosses écuries d’Istambul. Bursaspor sera dans le groupe C de la Champion’s League avec Manchester United, Valence et Glasgow Rangers comme adversaires.

La saison, qui s’est ouverte le 15 août, sera passionnante car l’effet de surprise ne jouera plus. La Süperlig se jouera en deux périodes avec 17 premiers matches suivis d’une trêve (du 19 décembre au 23 janvier). Le championnat, dont la première édition eut lieu en 1959, prendra fin le 22 mai 2011.

Les promus s’appellent Konyaspor, Bucaspor, Karabükspor.

Des chiffres, des Infos…

La première édition de 1959 comportait deux groupes : les Rouges et les Blancs ( 8 équipes dans chaque groupe).

Fenerbahce (leader des Blancs) fut finaliste et battit le leader des Rouges, Galatasaray. L’année suivante (1960), on choisit le régime toujours actuel (un seul groupe de 18 équipes).

A partir de la saison 87-88, 3 points furent attribués au vainqueur d’un match ( contre deux auparavant).

Fenerbahce et Galatasaray ont remporté 17 fois chacun le Championnat. Le Beksistas est à 13 victoires et Trabzonspor, lui, est à 6 trophées. Le record d’équipe invaincue appartient à Galatasaray. Après avoir été battu par Bursaspor 3 à 2 le 25 janvier 1988, l’équipe d’Istambul ne perdra aucune des 40 matches qui suivront.

… et des Joueurs.

Senol Gunes, gardien de but puis sélectionneur national, préserva ses buts pendant 1112 minutes (saison 1978-1979). Il est encore aujourd’hui le recordman de l’invincibilité. Pendant 12 matches de rang, il ne concéda aucun but.

Hakan Sükür, ex-joueur de l’Inter de Milan et de Parme FC, est encore le meilleur buteur turc de tous les temps avec 245 buts en Championnat. Il est également l’auteur du but le plus rapide marqué en Coupe du Monde de football (10.8 secondes en match pour la troisième place face à la Corée du Sud en 2002).

En promenade avec le Journal du Dimanche…

Les dimanches ensoleillés ne sont pas propices à la lecture. Il aura fallu un effort surhumain à BiBi pour parcourir le Journal du Dimanche du Frère Lagardère sur la plage. Mais il goûta aussi l’eau du Lac (Léman) : décrassage mental garanti.

La Dispute chez Claude Askolovitch.

Claude Askolovitch voit donc d’un très mauvais œil «l’unité du Parti Socialiste» qui serait un «déni de la politique réelle». Il rajoute, un peu énervé : «comme si l’ambition pouvait se vivre sans compétition, et la compétition sans le fiel… »

Deux remarques :

1. C’est vrai, sans ce « fiel » désiré, les ventes du JDD baisseront à n’en pas douter. Allez, chers Socialos, commencez la bagarre pour faire monter le lectorat du Frère Lagardère.

2. «En réalité, c’est de disputes que manquent les socialistes». Bagarreur le Claude ? BiBi ne voudrait pas lui faire de peine mais que le Journaliste se souvienne : en plein débat (dispute) avec BiBi en février 2010, il prit ses jambes à son cou pour courir se réfugier sous les jupons de sa Rédaction. Pourtant, il avait sollicité sa place de follower au compte Twitter de BiBi.

Rappelons l’objet du litige : BiBi attendit en vain une réponse à une quinzaine de tweets qui posèrent la même question : « « Monsieur Askolovitch, aviez-vous signé, en son temps, la lettre au Frère Lagardère des journalistes du JDD qui protestaient contre l’orientation trop sarkozyste du journal ? » BiBi attend toujours. Il attendra encore longtemps.

Au hasard : des titres, des petites phrases.

1. Page 31 : BiBi sursaute à la parole de Philippe Forest : «Le roman doit être du côté du bien ». C’est probablement un choix de rédaction car sur son interview, l’écrivain dit des choses pertinentes et vraies. Le Roman du côté du Bien ? Dans les souvenirs de BiBi, un des premiers livres fondateurs de sa passion de lecteur fut «La Littérature et le Mal» de Georges Bataille.

2. Page 3 : Paul Virilio : «On vit aujourd’hui, de gauche ou de droite, dans un individualisme de masse. Le collectivisme a disparu, Dieu merci d’ailleurs… ». Bizarre ce mot de «collectivisme » car le sens que Virilio lui attribue dériverait assez vite ailleurs. Dans l’analyse par exemple, on n’appréhenderait ainsi la Réalité qu’à travers le prisme de cas individuels, de paroles chocs, de petites phrases singulières, de témoignages individuels, de faits divers isolés. Cette démultiplication de paroles singulières autorise n’importe quelle justification. Et aujourd’hui, on sait où cette analyse nous mène.

Et voilà qu’en fin d’interview, il déclare : «La politique ce ne sont pas d’abord les masses». Pas les luttes collectiv(ist)es, donc ?  Cher Paul, BiBi espère vous voir singulièrement, le 4 et 7 septembre, défiler avec – comme vous le dites – «les corps qui souffrent, qui aiment, qui se battent».

« Voir la réalité du Monde » : Serge Daney (1992)

Serge Daney, critique de cinéma aux Cahiers du Cinéma, journaliste à Libération, fondateur de la Revue Trafic est mort en 1992. Un peu avant sa mort, il est devant les caméras de Pierre-André Boutang et de Dominique Rabourdin et répond à Regis Debray. Les 3 heures d’interview sont disponibles aux Editions Montparnasse sous le titre : « Serge Daney, itinéraire d’un cinéfils ». L’intelligence de Daney, sa voix, ses pensées, sa gouaille… Magnifiques.

Et on n’oubliera pas sa dernière phrase de cet extrait : « Comment on pourrait être fiers de nous ? »