Catégorie: Livres de lecture & Poésie

« MEMOIRE DE FILLE » d’Annie ERNAUX.

La fille de l’été 1958, celle qu’Annie Ernaux fut, voilà ce que l’auteure du livre voudrait oublier. («J’ai voulu l’oublier aussi cette fille»).Elle aurait voulu ne plus avoir à parler, à écrire sur cette fille de 58, cette fille accompagnée de sa mère pour son premier job (celui de monitrice de colonie dans un aérium de l’Orne). Mais foin de cette volonté d’oubli cinquante cinq années après : «l’idée que je pourrais mourir sans avoir écrit sur celle que très tôt j’ai nommée «la fille de 58» me hante».

Lecture : « Le Yacht du Roi Farouk » de Marlène Belilos.

Il ne s’agira pas ici d’une lecture critique. Les livres qui vous touchent n’en ont pas besoin. On ne lira donc pas ici de reflexions sur la forme et le fond, sur les tics de l’écrivain(e), on ne trouvera pas une lecture comparative entre les beaux passages et les moins bons. De tout cela, je me fiche. Seules comptent les brûlures que les livres (grands ou petits) vous font. Les temps de mes lectures sont des temps hors-monde mais ce hors-monde me ramène au vrai monde, celui du coeur, des palpitations et celui des différences sociales. De tout cela, il en est question dans les souvenirs égyptiens de Marlène Belilos.

Et c’est à elle que j’ai envoyé cette lettre.

A propos des livres de Patrick Champagne et d’Aude Lancelin.

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Deux livres. Celui de Patrick Champagne. Celui d’Aude Lancelin. Quand tu ouvres ces deux livres sur le journalisme, tu tombes sur les écrits d’un sociologue avisé et d’une journaliste, longtemps restée au coeur du Système et qui, très récemment a été éjectée manu-militari de L’Obs. Tu te dis : c’est obligé, je vais devoir en parler, faire lire leurs travaux.

Mais d’abord en faire ma double affaire : 1. les lire puis 2. écrire un bibillet…

En voulant le rédiger, tu t’aperçois alors – que tout ce que tu vas écrire, tu l’as… déjà écrit. Tu t’es déjà servi des chroniques d’Alain Accardo, de l’analyse de Pierre Rimbert sur LibérationPravda des nouveaux bourgeois» comme l’écrivait Guy Hocqhenghem), du collectif de La Découverte dézinguant les Editocrates, d’un numéro spécial d’Europe sur le polémiste Karl Kraus, des sorties bourdieusiennes etc. Bref, tu vas écrire, réécrire, faire et refaire un peu la même chose, endosser, ré-endosser ta parure de perroquet.

Reprendre et donc, ressasser. Fatigant bien sûr mais indispensable.

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Le polar de Marie-Hélène Branciard : #Jenaipasportéplainte.

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Dans une autre vie, je lisais beaucoup de polars. Plutôt des Séries Noires, de celles que collectionnait mon père. Puis mes lectures ont pris fin (de série) par ce simple désir d’aller voir d’autres écritures.

Aujourd’hui, par le biais d’une abonnée Twitter, me voilà en lecture d’un polar français, le  dernier livre de Marie-Hélène Branciard #Jenaipasporteplainte (1). Pas sans importance ce titre en hashtag. Il vient dire en préambule la teneur et la tonalité du livre. Nous sommes immergés dans l’ère du Numérique, dans cette époque où les ordinateurs et autres smart-phones tournent à plein régime avec leurs codes d’entrée, leurs aficionados, leurs réseaux sociaux (Twitter, Facebook) visibles/ invisibles et leurs… dangers.

Dernières lectures.

LECTURES

Au coin lecture, j’ai puisé dans les cadeaux du Père Noël, j’ai ramassé un folio à deux balles, j’ai retrouvé les analyses de Bernard Lahire, j’ai passé un long moment avec Nijinski et ses cahiers de 1919, j’ai fait un peu de sport, j’ai regardé tous les soirs sous mon lit, persuadé avec Ignacio Ramonet que je vivais dans l’immense Empire de la surveillance.