Médias, éditocrates en Macronie.

Lafarge chez Daech ? Les et leurs blocages ? Pffft, pas des sujets interessants pour notre radio publique (France Inter). Par contre Photoshop ou non pour Madame Macron, voilà la question qui – pour – remplirait d’aise les foules françaises. On se branche sur France Info ? V’la l’obsessionnel Aphatie qui bavasse exclusivement sur Mélenchon. On met Europe1 ? Raphaël Enthoven y vomit la novlangue (pas la novlangue patronale, hein?).

Ainsi va la Macronie.

Ainsi vont les et leurs éditocrates.

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Ce jour (26 septembre 2017) les routiers bloquent beaucoup de routes dans la Macronie. Le France Inter de Bruno Divic égrène ses titres du 13 heures. Pas un mot sur les blocages et revendications des mêmes routiers. France Inter, la radio qui continue sa route, sans un arrêt, après un beau virage à droite.

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Initiative intéressante. Un certain nombre de plumes, de simples citoyens veulent créer un nouveau Média où toutes les sensibilités de gauche seraient représentées. Aussi sec, notre bon , dernière coqueluche des Medias, vient s’interposer frontalement. Il se fend d’un tweet où il se marre devant la «queue faite chez Bolloré». On se demande pour quelle raison il s’active si rapidement contre un nouvel espace médiatique. Peut-être a t-il postulé pour ce nouveau média et qu’il a été immédiatement remballé ? Peut-être aussi que calé bien au chaud sur France Inter, il a de subites suées froides à l’idée qu’on vienne un jour le critiquer ?

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Ineffable , chien de garde de , invité perpétuel de 28 Minutes sur Arte, a déposé ce tweet suite à la réélection de Madame Merkel : «Il n’y a pas de lien entre la situation économique et la montée des extrêmes». N’ai pu m’empêcher de lui répondre via ce tweet-bis : «Mais plus sûrement il y a lien entre la situation pépère de Quatremer dans les Médias et la montée des extrêmes conneries».

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Jeannette Bougrab, fan en son temps de Sarkozy, avait fait passer son salaire de 6900 à 14 000 euros en se retrouvant grâce à Nicolas à la tête de la Halde. Aujourd’hui, là voici qui geint et pleurniche sur BFMTV : «Où est cette France que j’aimais ?» La France ? La France sarkozyste of course.

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Jean-Michel Aphatie note sous son avatar Twitter ceci : «Le journalisme, ce n’est pas l’objectivité, c’est la maîtrise de la subjectivité». Examinons sa subjectivité. Sur les 16 derniers tweets que notre grand Editocrate a posté, 11 sont pour bavasser sur la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon. J’ai cherché en vain un de ses tweets qui aurait protesté contre le scandale de la rémunération de Daech par le cimentier Lafarge. C’est qu’avec Jean-Michel, on ne doit pas avoir la même maîtrise de la subjectivité.

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De son côté, l’autre chouchou des Médias, Raphaël Enthoven, s’escrime contre la Novlangue qui envahirait nos écrans, nos langages. Dommage qu’il ne s’arrête pas sur la Novlangue patronale qui tout doux, tout doucement, nous asservit. Là, on ne dit pas «licencier» mais «modifier le périmètre interne de l’entreprise». Ou encore on «fait des ajustements». On gomme le mot «ouvriers» en parlant d’«opérateurs», on veut éliminer tout conflit en parlant des «partenaires sociaux» et non d’«adversaires sociaux». Silence donc de notre bonhomme sur cet immonde baratin libéral où il n’est question que de ces termes imposés par le grand Patronat depuis 20 ans, baratin sur lequel Monsieur Enthoven fait la sourde oreille. On lui murmure ces quelques mots obscènes ?  «Compétitivité», «flexibilité» ou encore «athlète de l’entreprise», «coach» etc. Dommage car à , bastion Lagardère, il n’aurait aucune difficulté à se renseigner.

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Madame Macron est notre Première Dame et hop hop voilà  Atlantico qui se pose la question importantissime de savoir si les photos de la femme du Président sont… retouchées ou non. Incroyable Libéralisme ! Il n’est pas loin de vouloir nous faire croire que sous la (le) mode Macron, non seulement il est impossible de vieillir, d’avoir des rides, des cheveux blancs, un crâne chauve, de la fatigue, des dentiers, des difficultés à marcher, d’avoir la vue qui baisse etc mais qu’il est aussi impossible de… mourir !

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, soutien de Macron, se fâche : «Il faut en finir avec cette opposition entre les riches et les pauvres, et entre le capital et le travail !» Il ne voit même pas que ses péroraisons n’y pourront rien : la lutte des classes est et sera toujours…. en marche.

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Chez la journaille de Libération (LibeDesintox, la Police du Net), on fait peau neuve. Oubliée la censure du BayrouGate avant l’élection de Macron. Les voilà qui ouvrent un «» dont je vous offre l’oriflamme. Me revient la petite phrase si juste de Jean-Luc Godard : «Notre inconscient est colonisé par l’Amérique». Pas faux si on pense «Amérique de Trump» bien sur. Et pas faux non plus de voir que le bandeau de Libedesintox est aux couleurs du drapeau américain et que leur programme de Manager s’ouvre sur leur langue chérie avec cet anglicisme si chic, si d’avant-garde (le français est ringard) : «CheckNews».

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Allez on ne lâche rien et pour se changer les idées, il y a toujours mon petit ouvrage à 13 euros.

4 Responses to Médias, éditocrates en Macronie.

  1. Rémi Begouen dit :

    Bon ben j’ignore volontairement ces médias là…
    Mais pas bon einh, j’ignore INVOLONTAIREMENT le beau (pense-je…) « Elle me disait » que je ne peux obtenir car je n’ai pas d’accès à Paypal, pas de carte de crédit, j’suis vieux… et j’voudrais pas crever avant d’avoir lu ton ouvrage !
    – J’peux payer par chèque… téléphone moi au .. .. .. .. .. ou écris moi remi.begouen@free.fr
    merci l’ami Bibi!

  2. Robert Spire dit :

    Le secrétaire d’Etat auprés du ministère de l’Economie, Benjamin Griveaux, s’occupe des mariages forcés; tel celui de Siemens avec Alstom. Il promet « Un mariage entre égaux »…Lol! Quel être sensé peut le croire, l’Etat se désengageant totalement du groupe en renonçant à ses 20% du capital d’Alstom…
    Bizarrement, le mot « égalité » n’est plus un « gros mot » quand les ultra-libéraux parle « gros sou »…Ah! « Les eaux glacées du calcul égoïste » Kant.

  3. Robert Spire dit :

    Dans son cours de « Linguistique générale », Ferdinand Saussure écrivait: « Ce qui fixe la prononciation d’un mot, ce n’est pas son orthographe, c’est son histoire. » Depuis 40 ans, sur nos ondes passent en boucle cette novlangue des adeptes du néo-libéralisme afin de « fabriquer une histoire où les émotions sont sollicitées, non pour pouvoir faire expérience de l’histoire, mais pour empêcher d’accéder à la vérité du conflit politique » selon Sophie Wahnich dans un article de 2010 où elle parle de falsification historique, d’omissions permanentes dans les cours d’histoire des écoles, cours qui disparaissent ou diminuent fortement au gré des « réformes ». Les nouvelles générations sont de plus en plus façonnées à la répétition des « sons » de ces mots dont l’objectif avoué est d’inculquer le seul « pragmatisme entrepreneurial » comme « conscience politique » consensuelle. Et qui a abouti à ce Todd appelle « la crétinisation des mieux éduqués » dont font partis ces « éditocrates ».

  4. BiBi dit :

    @RobertSpire.
    Tu dis tout en rapportant : « empêcher d’accéder à la vérité du conflit politique ».
    Sur les censures à proposde l’Histoire, il te faut écouter l’historienne Annie Lacroix-Riz sur ses interventions You Tube.Ou sur son site.

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