Elle me disait… (6).

 Elle me disait 6

Suite du dialogue engagé depuis la Nuit des temps (ou depuis les Temps de la Nuit).

Sixième partie où ces échos ont fait une nouvelle fois… écho, écho, écho, ECHO. ECHO…

Éloignées du bavardage, plus proches du murmure, voici ces marques ramassées en un billet, voici ces remarques lancées au grand hasard de la Vie, de la Prière et de la Parole.

 *

Elle disait : «Quand deux personnes se parlent, elles ne sont pas deux mais trois. Entre elles, il y a toujours l’état du monde».

Elle disait : «Les idées précises naissent sur les terrains vagues».

: «Pensons et raisonnons car nous entrons dans une épreuve où sont indissociablement liés le personnel et l’historique».

Elle disait : «Le courage, c’est de continuer de mettre un pied devant l’autre même quand la terre s’ouvre sous tes pas».

Elle disait : «Le contraire de l’Amour n’est pas la Haine. Plutôt l’indifférence».

 

Peintures BiBi

Elle disait : «Retiens ces deux paroles.  : «Les hauteurs ne sont que duperies» et  : «La gloire, cette vermine».

Elle disait : «Lecteur glouton, tu te crois malin à dire que tu dévores les livres. Plus intéressant serait de dire en quoi ils te nourrissent».

Elle me disait : «Dans la vie et dans l’écriture, certains s’accomplissent, d’autres ébauchent. Toi, tu n’es pas encore né».

Elle disait : «Tu souffres de ce peu de reconnaissance ? Sois heureux : tu as un immense champ libre devant toi».

Elle disait : «En Amour, fuis les preuves d’amour. Privilégie les signes».

Elle disait : « «Tout va bien» : voilà bien une phrase catastrophique».

 

Pascale Petit

Elle disait : «Oui je crois être courageuse mais d’un courage stupide. Et suis aussi têtue. D’un entêtement lamentable».

Elle disait : «Trois lignes de valent mieux que trois heures de ».

Elle disait : «L’être humain ? Un triangle. Avec le Social, le Sexe et l’Inconnu en pierres angulaires».

Elle disait : «Bien écrire ? Mal écrire ? Rien de tout cela. Que tu sois mort ou que tu ressuscites, sache que le lecteur, seul, répondra».

Elle disait : «Avant de donner la parole à ton miroir, sois sûr qu’il réfléchisse».

Elle me disait : «Il faut cultiver ses rêves, jardiner ses pensées avant de faire son trou».

Elle disait : «Curieux artichauts les types du FN : des saloperies feuille par feuille et, au bout, même pas de cœur».

Elle disait : «Un rien affole souvent celui qui répète que rien ne l’atteint».

 

Marieke 5

Elle disait : «Peut-être que le bonheur ne se trouve pas mais qu’il se cherche ? Et que c’est dans cette recherche que se trouve ton bonheur».

Elle me disait : «Je slalome entre les infos qui me tuent et les paroles poétiques qui me ressuscitent».

Elle me disait : «Puissent tes soleils intérieurs finir par percer mes nuages de surface».

Elle me disait : «Les écrivains qu’on remarque et qui marquent. Les écrivains qui veulent se faire remarquer. Pas les mêmes».

Elle disait: «Ce que j’écris m’enchante. Dix jours après, tu relis, tu es prêt à tout jeter. Dix ans après, tu trouves que ce n’était pas si mal».

Elle disait : «Je l’ai entendu dire qu’il n’y avait pas de biographie possible sur lui. Mais un homme sans histoire, ça n’existe pas».

 

BiBi 4

Elle me disait : «Fais en sorte que tes mots ne soient pas appelés par le Mystère mais par l’Inconnu».

Elle me disait : «Bizarrerie de la Mode contemporaine : sur chaque Chemise Brune, on trouve une poche-revolver».

Elle disait : «Même dans le doute, ne t’abstiens pas».

Elle disait : «Quand j’te cause, j’te cause pas des livres mais de la lumière qu’il y a dedans».

Elle disait : «Ah cette terrible mélancolie qui descend en nous lorsque nous ne sommes plus dupes de notre propre théâtre !»

 

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Si vous voulez partager ce qu’Elle me disait, reportez-vous aux billets précédents :

BiBi-billet 1.

Billet 2.

Billet 3.

Billet 4.

Billet 5.

Nuit-Ridicule

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