New New-York.

New New York.

Les étudiants de la University ont fêté leurs grades. Revenus du Geant Stadium où a loué leur grande sagesse de futurs administrateurs de la Nation, ils ont fêté leur intronisation dans la future élite, tout autour de Washington Square. Derniers moments collectifs avant la séparation, ils ont mangé saucisses et poulet, dansé dans les rues, pleuré dans les bras de Maman, fumé un pétard hors la présence de Daddy. Le Monde qui les attend sera moins rigolo.

Dans la partie d’Harlem où vit Zoé, il faut débourser 1200 dollars pour un logement de 30 mètres carrés. Pas de vie de quartier hors le bénévolat et les Associations caritatives cloisonnées en ethnies. Pas de bistros, pas de cinémas mais de la bouffe en épicerie, en self-services, en pizzerias.
L’amie de Zoé doit dépenser 300 euros par mois pour une couverture sociale et Zoé 400 dollars pour un détartrage. La santé, passée la quarantaine, reste le grand souci de la petite classe moyenne. On craint la moindre fièvre, la moindre rage de dents, le moindre vertige. Les Français ne savent pas assez combien la Conquête de la Sécurité Sociale en 1945 fût un très très sérieux acquis démocratique (évidemment à défendre).

A New York, on fume beaucoup moins mais l’angoisse à ne pas fumer fait… grossir. Les 68 kgs de font de lui un poids coq (gaulois évidemment) ou – au choix – poids plume (acérée éventuellement).

Deux artistes rencontrés :
. Américain, sosie de Léon Trotski, il explique à BiBi sa technique-photo avec des projections de diapositives sur des corps féminins nus. Joël a eu sa quinzaine de gloire parisienne lorsqu’en juin 2008, il a exposé ses travaux au Musée de l’Erotisme. (www.joelsimpsonart.com).
A l’exposition de 60 créateurs new yorkais sur le Projet de www.onebrooklin.com, BiBi n’a retenu que le travail de Luis da Cruz, décorateur sensible (www.luisdacruz.com) et de . Une tenture avec un bouddha garni de feuillets d’or, un sol jonché de fleurs en boites métalliques ouvertes en corolle d’un bel effet. Pour le reste, les artistes américains sont confinés dans un individualisme forcené et un ego surdimensionné. BiBi a noté une absence de rage dans leur art, une permanence bien soft dans la dénonciation. Les «Œuvres» tournent beaucoup autour du Sexe, de la Méditation et de l’Exotisme. Ne pas compter y voir une joie de vivre là-dedans, ne pas compter non plus une évocation en formes originales d’un quelconque lien social.

Les New-Yorkais ne s’embrassent pas lorsqu’ils se rencontrent. Ils se serrent dans les bras avec, à peine, un joue-contre-joue. Le toucher sans frein, la bourrade, la bise, le bisou, l’étreinte, le corps-à-corps ne sont pas new-yorkais. Dans la rue, l’habitude est de se frôler sans jamais se toucher (même dans les rues souvent noires de monde). Et même si c’est BiBi qui fait le faux-pas, c’est toujours l’Américain qui se fend en excuses. 

7 Responses to New New-York.

  1. Wam dit :

    C’est la premiere a NYC de Bibi ?

  2. BiBi dit :

    Première fois ? Oui. Et toi, tu connais ?
    Sur les autres « promenades », voir la Catégorie « Les Voyages de BiBi »…

  3. Wam dit :

    Disons que ce drapeau violet me rappelle des choses.

  4. BiBi dit :

    Tu étais étudiant à NYU ? (Il n’y a pas de sot métier).

  5. Wam dit :

    Bingo.

    Pas de sot metier c’est vrai (sauf caissiere).

  6. BiBi dit :

    Sauf caissière ? Avec des reflexions de ce genre, BiBi te botterait bien le tiroir-fesse.

  7. Wam dit :

    Pourquoi Bibi part au quart de tour ?

    Je ne critique pas les caissieres en tant que telles (au contraire, combien je les plains !), mais la fonction qu’elles occupent qui, a mon sens, n’a vraiment rien de palpitant… Je prefererais mille fois etre enseignant.

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