Le Crépuscule des Idoles (Berlusconi et Johnny).

 

Dessin de Ghertman

Bon assez parlé de Chouchou, de Chochotte, de Grégoire Verdeaux et de la Stratégie du Pouvoir dans l’Humanitaire. Les médias comme les bloggeurs n’ont pas l’air très intéressé ( pour l’instant) mais BiBi, lui, continuera plus tard (il est têtu). Parlons plutôt de ce .

La Séduction-Berlusconi.

Certes le Grand Séducteur people a reçu un vilain coup sur le museau mais ça fait longtemps qu’il avait gagné son combat. Pourquoi ? Pour comprendre sa large victoire, BiBi s’est appuyé sur l’intervention de du Monde ( 15 décembre). Son article apporte plein de choses sur l’explication du Règne de Sua Emittenza. L’auteur y dépasse «les analyses simplistes comme la télécratie, la pipolisation ou la diabolisation du personnage» pour percer le mystère.

Il retient trois angles d’attaque dans son analyse.

1. SB est apparu dans le vide politique des années 1990-1991.

2. SB a réussi à conquérir une hégémonie culturelle par un travail permanent sur les symboles et les valeurs (valeurs-Travail-Famille-Eglise pour un Président qui se présente en «Président-entrepreneur» et/ou «Président ouvrier»). Dans cette logique, tout ce qui est dit Anti- est bon à mettre sur la place publique et rapporte gros : anti-étatisme, anti-médias, anti-partitocratie. Façon habile (et hélas guère combattue par la Gauche italienne) de «recycler la critique populaire des Pouvoirs». Seule exception de taille : une Pro-Italianité exacerbée.

3. Le Marketing médiatique et la mise en spectacle télévisuel de Son Eminence via la TV Réalité et le Talk-Show, deux formes qui conviennent à merveille avec le Slogan (l’opposé de l’argumentation).

Pour BiBi , la violence d’Etat est là : dans cette séduction, dans ces peurs à peine refoulées, recyclées en adhésions, dans cette fascination pour les Héros du Pauvre. C’est vrai par ailleurs, qu’il y a des analogies avec les campagnes de pub de Chouchou et Chochotte… Faudrait bien entendu creuser similtudes et différences.

De la finesse de l’analyse de Pierre Musso, BiBi retient enfin cette dernière phrase pleine de justesse : « Silvio Berlusconi gagne en politique grâce à sa maitrise des technologies de l’entreprise télévisuelle plus que par le contrôle des médias». Comme quoi, un plan ou un plan-séquence sur Silvio fait (presque) plus de mal que… sa main mise réelle sur les réseaux médiatiques.

L’autre Idole – la  nôtre – : Johnny.

Drôle de ramdam à l’Hôpital Cedars-Sinaï de Los Angeles. On y notait la présence pas forcément discrète de médecins français dépêchés par les Assureurs. C’est que pour ces derniers, l’enjeu est énorme. Si la responsabilité du neurochirurgien, Monsieur D., et/ou celle de la Clinique internationale Monceau sont engagées, les Assurances de la se retourneront contre le médecin ou la Clinique… ou les deux.

Inutile de souligner que l’enjeu financier autour de est colossal. Une annulation des spectacles devrait coûter au bas mot jusqu’à 30 millions d’euros ! Rappelons que pour 1,2 millions de probables spectateurs, le chiffre global des affaires financières de la Tournée 66 grimperait au-delà de 100 millions d’euros.

Le dessin initial est de Ghertman ( Le Canard Enchaîné du 16 décembre). Il a été retravaillé par BiBi.

One Response to Le Crépuscule des Idoles (Berlusconi et Johnny).

  1. Chr. Borhen dit :

    À propos des dents en moins de Berlu, je forme des voeux pour que le désormais célèbre docteur Delajoux soit également dentiste.

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