La télévision française (TF1) a diffusé ce jeudi un épisode d’une série censée retracer le massacre perpétré par la division SS Das Reich à Oradour sur Glane le 10 juin 1940. Un téléfilm tourné sans que les habitants de la bourgade aient été mis au courant ! L’acteur, pour accompagner le drame (643 personnes tuées – dont 205 enfants)mis en fiction, est Matt Pokora, un chanteur qui a gagné ses galons via les trophées musicaux (NRJ Awards, Danse avec les Stars etc). Bah ! Tant que nous y sommes, pourquoi ne pas faire plaisir à cette star en romantisant ce massacre ?
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Il y a un an nous avions reçu Madani Alioua, auteur du roman « So Long Marianne. Les Glières 1944-68« . Il a tenu à reparler de son « héros » Jean de Vaugelas, le vrai milicien qui organisa la répression des Glières (Haute-Savoie) et qui la continua en Haute-Vienne, collaborant alors étroitement avec le Sipo-SD et la division Das Reich…responsable du massacre d’Oradour sur Glane.
Voici le billet qu’il nous a fait parvenir.
« Cher BiBi,
Si Oradour-sur-Glane me fait écho, c’est parce que mon sixième roman (« So Long Marianne ». Les Glières 1944-1968. Editions L’Harmattan) a suivi et retracé le parcours de ce Collaborateur qui, après avoir commandé la répression dans les Glières, continua en Haute-Vienne et eut des accointances avec le massacre d’Oradour. Mon roman historique se basait sur des faits avérés. Il commençait avec ce Jean de Vaugelas (renommé Jean de Vaginay) qui avait quitté Mendoza pour Bariloche (Argentine) où, après-guerre, ont continué à vivre tranquillement de nombreux nazis allemands et quelques familles françaises (dont celle de mon « héros »).
« Il est plus que probable que Jean de Vaugelas maquilla en 1950 sa disparition en accident mortel de voiture ; ceci afin de faire cesser toute recherche sur lui. En romancier, j’ai opté l’hypothèse qu’il s’agissait d’une ruse de sa part, ce qui me permit de continuer à le faire vivre dans la suite du roman. Ainsi, début mai 1968, le voilà qui revient sur le lieu même de ses exactions (à Thorens-Glières). Evidemment, il faut lire mon travail pour connaître les raisons de ce retour vingt années plus tard sur le sol français. 🙂
« C’est avec ce haut gradé, milicien français honoré par Laval et Darnand que débutait mon roman. Nous sommes à Bariloche dans une soirée argentine (deux de mes premiers chapitres) en présence de nombreux nazis qui rêvent tous d’un IVème Reich. Tout ce beau monde invité est venu de tous les pays d’Amérique du Sud. Cette nuit de fête se clôturera par l’élection « Miss Nazi 1968 ».
« Auparavant, avec ce que nous vivons en ces temps sombres et bruns, il me paraît important de donner des informations sur le parcours du s.laud, fasciste devant l’Eternel.
« Jean de Vaugelas (nommé Jean de Vaginay dans mon roman historique) et ses deux frères sont originaires d’une grande famille châtelaine de Pérouges (Rhône). A Marseille, Jean de Vaugelas sera d’abord promu au rang de chef régional de la Milice avant d’être nommé directeur de l’Ecole des cadres d’Uriage en octobre 1943. Pas rien, hein !
« Nommé ensuite chef de la Milice à Thorens-Glières, il sera impliqué en février/mars 1944 dans la répression du maquis des Glières (plus de 100 morts côté maquisards). Le 6 juillet 1944, il fut cité à l’ordre de la nation (via le Journal Officiel) récompensé par Pierre Laval pour ce « succès ».
« Entretemps, le 8 avril 1944, il avait été nommé directeur du maintien de l’ordre pour la région de Limoges par Joseph Darnand. Il a alors sous ses ordres et sa responsabilité l’homme de sang Jean Filiol, les centaines et cohortes de miliciens, les groupes mobiles de réserve et les gendarmes (environ 2000 au total). Avec tout ce beau monde, il va mener les terribles opérations de répression dans la Haute-Vienne et au-delà, dans tout le Limousin.
« A Limoges, Jean de Vaugelas était en liaison étroite avec les services allemands de l’Abwehr et de la Gestapo, avec, en particulier, le général Heinz Lammerding commandant la Deuxième Division SS Das Reich. Une opération qui mène de fait au massacre d’Oradour-sur-Glane, commis par Adolf Diekmann et ses subordonnés.
« Jean de Vaugelas n’était pas en reste : il a participé avec les forces allemandes à la bataille du Mont Gargan (non loin d’Oradour-sur-Glane) contre les maquisards (38 d’entre eux sont tués). Sentant le vent tourner, Jean de Vaugelas fuira vers l’Allemagne en novembre 1944 avec plus de 1800 miliciens et il intégrera la Division Charlemagne avec le grade SS de Hauptsturmführer.
« Capturé par les Soviétiques en mars 1945, il s’enfuira en 1946 pendant son transfert en France. Rejoignant le Vatican par la « route des Monastères », il sera envoyé à Gênes où il embarquera en 1948 pour Buenos Aires avec passeports, argent, adresses données par la Croix-Rouge suisse (Opération Odessa). Le 2 mai 1950, sa famille ou ses amis fascistes feront passer la nouvelle de sa mort dans un entrefilet d’un journal argentin. Il aurait été victime d’un accident de voiture près de Mendoza.
« Pour moi, il est plus que probable que ce Jean de Vaugelas ait maquillé sa disparition en accident mortel de voiture ; ceci afin de faire cesser toute recherche sur lui. En romancier, j’avais opté pour l’hypothèse d’une ruse et j’ai ainsi pu continuer à le faire vivre. C’est début mai 1968 que je le fais revenir sur le lieu même de ses exactions (en France, à Thorens-Glières). Evidemment, il vous faudra lire mon travail pour connaître les raisons de ce retour vingt années plus tard sur le sol français. 🙂
« Nul apitoiement évidemment sur ce salop.rd qui écuma la France occupée, obsédé par la chasse aux résistants, aux maquisards, aux juifs et autres opposants. Des faits et gestes d’hier retracés pour la première fois dans un travail fictionnel.
Bien à toi, BiBi ».
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Extrait d’une émission de Moumou Guichard (Sur le Média TV. Novembre 2024)
Pensez BiBi : Dans ta quatrième de couverture, ton livre est qualifié de «polar politique » ? Pourquoi cette insistance sur le « politique » ?
Madani ALIOUA : Parce que… (rires), le Politique est à la mode dans les fictions ! Ce matin, par exemple, j’apprends par la radio qu’Edouard Philippe a écrit un scénario pour une série politique qui passera à France 2. Telerama, lui, a fait sa Une hebdomadaire en titrant que « les Séries TV collent au plus près de la réalité politique ». Marlène Schiappa est embauchée par Bolloré pour confectionner sa propre comédie politique. Le « politique » est certes accepté, promu en tête de gondole mais seulement quand il se pare d’habits très consensuels. Lorsque ce sont des fictions à humeur plus politisée, avec couleur rouge dominante, tout change. Les Instances de promotion freinent, mettent alors la pédale douce. Mon avant-dernier livre (1), prix du Bourbonnais 2022, rare fiction à se dérouler dans Vichy, Capitale de l’Etat français, (période Pétain-Laval-Darlan) n’a pas vraiment interessé les journalistes, les professeurs d’Histoire. Et ce, jusqu’aux écrivain(e)s car ces dernièr(e)s préfèrent situer leurs fictions plutôt dans le Paris occupé. Mais heureusement, j’ai de fidèles lecteurs et lectrices, des citoyen(ne)s curieux et très ouverts qui gardent la pêche.
Pensez BiBi : C’est vrai que la fiction politique rencontre un grand succès mais on est toujours un peu dubitatif devant ces révélations sur les Puissants de ce Monde car les trames fictionnelles sont plutôt construites via le prisme de la Psychologie, du Comportementalisme, de l’Individualisme non ?
MA : Dans les fictions TV-Bolloré-CanalPlus, on entretient le suspense de jolie façon mais au fond, que veulent-elles nous dire ? C’est simple : dans ce nouveau Siècle, dans la période du Capitalisme délirant qui couvre les premières décennies de notre XXIème siècle, il faut raconter des histoires encore et toujours. Y compris le côté Politique qui a aussi un besoin vital de storytelling, de récit, de cet art de raconter des histoires. Ces séries fictionnelles et ces récits qui enveloppent toute décision politique ont besoin en permanence d’un horizon narratif pour justifier et imposer leurs mesures. Les médias, tenus par le grand patronat, sont les dispensateurs en continu de ces storytelling. Ils sont les voix porteuses de l’Histoire officielle via les thèmes de la Mort, de la Manipulation et du Mensonge. Trois fils rouges qui sont à la base de tout roman noir. Les médias l’ont bien compris : le lien est là. Et si l’on tire le fil de la pelote de laine, on a une bonne histoire, un bon fait divers. Sans ces optiques, sans ces choix, il n’y a ni pouvoir, ni gloire, ni audimat, ni, surtout, maintien de l’Ordre établi !
Pensez BiBi : Tu as des exemples de storytelling ?
MA : En voilà un de taille : Macron présenté comme un homme neuf en 2017, ni de droite ni de gauche. Autre pilonnage mensonger : la luttes de classes, c’est ringard. En corrélation avec les deux premiers cités : le RN présenterait un nouveau visage, désormais compatible avec la République. Et la pire des fictions, celle de l’immigré, de l’étranger (et, avec lui, tout opposant), qui seraient des délinquants. Dernière nouveauté : ils seraient aussi antisémites. D’autres générateurs de storytelling : le fait divers, je l’ai déjà dit mais aussi les scandales des Affaires. Une affaire succède à une autre et le Pouvoir en joue jusqu’à nous en saturer. Ce qui est visé c’est de nous empêcher de penser le Présent et ses tendances. Le but reste de nous persuader que nous vivons dans un monde qui ne peut pas changer et qu’il ne faut pas changer. L’imposition idéologique du There Is No Alternative laisse le lecteur et télespectateur sidérés, inertes, cloués au fauteuil. C’est avec cette storytelling inchangée, mille fois répétée que s’impose la roublardise quotidienne du Système.
Pensez BiBi : Venons-en à ton roman noir. Toi aussi, tu as faim de fictions ! Comme pour ta précédente sur Vichy 1940-41, tu y inclus des faits historiques avérés. Peux-tu nous résumer les principaux qui courent dans ton livre ?
M.A. : Il y a bien sûr l’épisode de l’attaque du Maquis des Glières en mars 1944 sur lequel je reviendrais. Je parle de la filière Odessa qui permit aux nazis et collaborateurs français de fuir impunément en Argentine. Je dresse aussi, en arrière-fond, un inventaire de ce qui se passa en mai 68dans les pays d’où sont originaires mes cinq personnages principaux : l’Argentine, l’Italie, l’Allemagne (Berlin Ouest et Est), la Suisse (ses banques, sa Croix-Rouge) et enfin la France (usine Renault à Billancourt et Thorens-Glières). Je suis né politiquement en 1968, entre ruralité et moyenne urbanité.
Pensez BiBi : Ton sous-titre est « Les Glières 1944-1968 ».
M.A. : Personnellement, j’ai toujours eu envie de m’attarder en fiction sur l’épisode tragique des Glières et sur cette terrible répression contre les maquisards, une opération menée conjointement par la Wehrmacht et la Milice. Je me rends régulièrement au Rassemblement annuel des Glières depuis 2011 (où – si je me souviens bien – se trouvaient Stéphane Hessel, François Ruffin, Frédéric Lordon). J’avais surtout envie de construire une histoire qui se tienne à distance des calomnies historiques très réactionnaires sur ces combats où l’on veut ignorer les adversaires (nazis allemands et fascistes français de la Milice). Mon intérêt avait commencé avec le film de Gilles Perret sur « Walter Bassan en résistance » et avec l’obscénité du comportement de Sarkozy venu parader aux Glières tout de suite après son élection 2007. Il n’avait eu alors que de faire partager au public qui se recueillait sa… nouvelle compagne d’alors (Carla Bruni) !
Pensez BiBi :Un mot sur tes personnages.
M.A : Trois d’entre eux se sont donnés rendez-vous à Thorens-Glières vingt années après 1948. A cette date de 48, ils étaient à Gênes et deux d’entre eux s’embarquaient en catimini pour Buenos Aires.
En mai 1968, Jean De Vaginay (son vrai nom était Jean de Vaugelas), exilé à Bariloche (Argentine) est de retour à Thorens-Glières. Il y était responsable de la milice de Haute-Savoie et de la répression terrible de fin mars 44 contre les maquisards du Plateau. Nommé ensuite à la franc-garde de la région de Limoges, il fut décoré par Laval en juillet 1944. Un «personnage» qui a réllement existé.
Gino Monti Constanzo, lui, est un prélat du Vatican qui a aidé les vaincus de 1944 à partir pour l’Argentine. Le personnage est fictif mais l’aide du Vatican a été réelle, indiscutable.
Albert Jewee, chef de la Wehrmacht, présent aussi à Gênes, a finalement opté pour un retour tranquilou à Berlin post-1945, choix personnel préférable à un exil argentin. Il y a récupéré son poste de professeur, s’est inscrit au Zentrum. Ce Jeewe fut vraiment le chef du Greko, la Gestapo installée à Annecy en 1944. Très « actif » et dépendant des chefs nazis de Lyon et Paris.
Enfin, lien incontournable, ce banquier genevois, Hans Kastl, venu les rencontrer à Thorens, a navigué entre les banques argentines, US (JP Morgan) et suisses. Que viennent-ils faire ensemble à l’hôtel du Parmelan de Thorens-Glières vingt années après 1948 ? Quels liens les unissent ? Quels sont les raisons de leur retour à Thorens ? Pour le savoir, il faudra lire ma fiction (Rires). Je rajouterais enfin que ma fiction est une première à simplement évoquer les Glières et son drame.
Pensez BiBi : Dans tes personnages, il y a aussi ce trio.
M.A : Julien Farge vingt-deux ans, chômeur, prolo descendu de Billancourt, vient aider sa tante Gisèle, tenante de l’hôtel Parmelan de Thorens-Glières. Son idée fixe ? Ecrire. C’est le seul de mes personnages qui parle à la première personne. Peut-être parce que j’en suis le plus proche. MarianneJeewe, elle, est tout juste arrivée d’une Allemagne encore nazifiée avec son Chancelier Kiesinger au passé hitlérien. Il y a enfin Roger Andrieu, le retraité, ancien chauffeur de car de la ligne Thorens Annecy. Tous ces personnages se croisent à Thorens et logent à l’hôtel Parmelan qui a vraiment existé puisqu’en 1944, il était le siège de la Milice. Nous sommes en mai 68 : l’hôtel existait encore mais aujourd’hui, il a été transformé depuis en appartements.
Pensez Bibi : « So Long, Marianne ». Tu peux nous expliquer ton titre ?
M.A. : Nous sommes en avril-mai 68 et les chansons d’un chanteur canadien inconnu viennent aux oreilles de mes personnages via le transistor. Cet inconnu s’appelle Léonard Cohen. L’émission du soir « Campus » d’Europe 1, animé par Michel Lancelot, passe son premier album en boucle avec ces deux chansons « Suzanne » et « So Long, Marianne« . Cette voix grave, éraillée, lancinante, cette nudité musicale furent autant de chocs pour moi qui n’écoutais alors que du rock. Son premier 33 tours, qui m’est toujours une relique, m’avait touché au cœur. Le titre de ma fiction est donc un hommage. J’insère d’ailleurs quelques-unes de ses paroles pour rythmer et soutenir mon texte. Enfin, le prénom de Marianne, figure emblématique de la France, prénom donné par un Allemand à mon héroïne, n’est pas un élément anodin.
Pensez BiBi :Tu nous a expliqué qu’il y a un va-et-vient, un entre-deux mouvant entre Fiction et Réel quand il s’agit de tes personnages. Comment as-tu préparé ta fiction et quelles sont les formes que tu as choisies pour construire ton histoire ?
M.A. : Autant sur Les Glières que pour mon livre précédent sur Vichy 1940-41, j’ai été sidéré du silence fictionnel autour de ces événements, de cette répression. Dans mes travaux de recherche sur les Glières, je me suis appuyé sur des livres d’Histoire, jamais sur des romans. Et pour cause : ils n’existent pas. Quant à mon choix littéraire, il a été de trouver des formes nouvelles, différentes à chaque fois : sur Vichy, j’avais opté pour le journal intime qui se dédoublait en intrigue. Ici, j’ai choisi lepuzzle avec une attention sur un personnage / un chapitre. Julien Farge restant le seul à parler à la première personne. J’espère aussi que la forme choisie pour le dénouement sera perçue comme « originale ». Mes livres sont des tentatives d’écriture. J’essaye, je tente, en espérant – à chaque livre – me bonifier. (2) Dans mon livre, Julien a cette réponse à Roger Andrieu que je reprends à mon compte.
Roger : – Et toi, mon garçon, c’est quoi ton style ?
Julien : – Style peu original. Dans la vie diurne, doux comme un agneau mais, en écriture de nuit, boucher de Chicago et vraie teigne. Enfin, j’essaye.
Pensezbibi : Donc, un essai de vraie teigne que les habituelles Instances de consécration continueront probablement à ignorermaisheureusement, il y a les lecteurs et lectrices du blog, les 8300 abonné(e)s du compte Twitter (@pensezbibi) et tous les Citoyen(ne)s inquiet(e)s de voir monter l’extrême-droite. Ceux-là, celles-ci continueront de te soutenir.
M.A. : Je ne jouerai pas au faux-modeste en laissant croire, en pseudo-désintéressé, que l’importance du nombre de lecteurs ne compte pas mais – a contrario – dans mes fictions, je ne choisis pas de leur dérouler le tapis rouge. Rien d’une séduction à tout prix mais un clin d’œil de connivence et de solidarité, avec cet exergue léniniste : « Prendre un livre, c’est prendre une arme ».
(2) Le roman noir « So Long, Marianne » peut se commander dans toutes les librairies de France. La fiche auteur est visible sur le site de L’Harmattan (ici) avec, pour un avant-goût de votre future lecture :-), les 10 premières pages en extrait.Et ici sur la page Amazon(choix de l’éditeur)
Bibi lisait le recueil de pensées de Picasso et les quelques anecdotes à son sujet. (« Picasso » par Picasso » aux Editions Ramsay, textes et paroles recueillis par Paul Désalmand).
Picasso était un peintre malin, un de ces rusés métèques qui aurait été expulsé aujourd’hui par Brice et ses amis. Il n’avait pas sa langue dans sa poche et, en juin 40, il ne pouvait pas voir les Allemands occupant Paris… en peinture.