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L’incroyable Propagande Macron 2022.

Nous avions été sidérés par l’avalanche inouïe d’inserts publicitaires des Medias pro-Macron en 2015-2016-2017. Hé bien, nous n’avons encore rien vu : du pipi de hanneton quand on regarde cette déferlante médiatique qui va couvrir les deux ans qui viennent (2022).Mais au-delà de ce constat désespérant, ce qui demeure interessant, c’est d’avoir une idée de « Comment ça marche tout ça ».

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Cette adhésion majoritaire au système libéral ne peut se comprendre si l’on omet de réfléchir sur la puissance de « ces trois formidables ateliers de production symbolique dont le travail, tout en s’adressant à l’entendement rationnel et à la sensibilité consciente de leurs publics, a pour effet de structurer solidement leur inconscient social (Alain Accardo)».

Au fond, ce qui est recherché – consciemment ou non – par cette triple instance que les agents du système libéral font fonctionner, c’est un « dressage » du Citoyen, c’est une approbation majoritaire constante au Systéme. Ce travail d’inculcation est à renouveler sans cesse avec les mots et les thèses pilonnés par la Novlangue (macroniste et d’extrême-droite). Toutes à vouloir faire peur. Ici quelques exemples censés expliquer leur vision du Monde : « ensauvagement», « racaille », « grand remplacement », « violence », « jeunes de banlieue », «radicalité», « complotisme » etc. Pseudo-raisonnements truffés uniquement d’ antiphrases à amplifier, à maintenir, à reproduire. Dernier en date : Charles Consigny essayant de nous persuader que « les Medias sont complaisants avec Mélenchon » alors que trente secondes sur ces écrans suffisent à en démontrer le contraire.

Pour comprendre les rouages de cette Propagande portée aujourd’hui à un degré inoui, il faut s’arrimer à l’analyse du fonctionnement de ces trois énormes institutions sur lesquelles le système-Macron s’est déjà appuyé pour tenter de faire passer ses réformes d’envergure.

Trois dispositifs que le personnel politique allié du Grand Patronat sait être décisifs dans la poursuite de sa destruction des acquis sociaux, aidé en cela par la poigne policière et par les impositions pseudo-sanitaires du Masque dans la population. En ce moment, ces impositions (sous couvert de bienveillante protection) sont les points uniques de l’Actualité quotidienne, occupant tout l’espace mediatique du Privé comme du Public. But ? Faire oublier tous les problèmes sociaux.

Enumérons les trois dispositifs déterminants :

1. Le système scolaire et universitaire. 

On a déjà assisté au démantèlement macroniste des Universités, au parcours sélectif des lycéens/étudiants, à la réforme de l’apprentissage, à la domination des diplômes des grandes écoles (Via Parcours Sup). S’y ajoute – avec la Propagande Covid19 – un musèlement quasi-total de la population scolaire : cette jeunesse – plus ou moins de 11 ans – sommée de porter des masques (d’obéir).

Pendant ce temps, on monte en épingle chaque fait divers, on les amplifie pour justifier l’encabanement de cette « racaille », tous ces mineurs de 13 ans et plus qui font si peur. Comme tant d’autres (Ségolène Royal, Ciotti), Rachida Dati, dans la même surenchère, s’en fait le chantre aujourd’hui.

Quant à la population universitaire, elle continue à essayer de suivre ses études malgré l’inique Parcours Sup, malgré la précarisation, malgré l’absence de débouchés et d’aides financières. Il faudrait – mais je n’ai pas trop de place ici – voir comment on continue de formater les consciences de la jeunesse sur des disciplines hyper-importantes. Par exemple sur la matière de l’Histoire (celle récente de la France) façonnée par les Zemmour, les Lorant Deutsch, les Stéphane Bern et aussi… par les manuels scolaires écrits par les historiens huppés de Science-Po.

2. Le système médiatique d’information/communication. 

Jetons un coup d’œil au hasard de la semaine sur cette puissance Médias (Presses, radios, télévisions). Rappelons qu’elle est aux mains de 9 milliardaires (rajoutons le proprio libanais de Valeurs Actuelles), que son pouvoir est consolidé par les sondages à la con d’Instituts de sondages à la con, par les think tanks financés par le grand patronat (Institut Montaigne, Fondapol etc), par les Agences de com’ (d’Havas de Stéphane Fouks à Image 7 d’Anne Méaux), par la main mise sur les Services publics (nomination de macronistes à Radio France, LCP, France2 et FR3) etc.

Tous les jours, les limites sont franchies. Aujourd’hui, on apprend que Le Monde, journal de Xavier Niel, financeur top-niveau de Macron 2017, livre nos données personnelles par un chemin qu’un internaute démontre implacablement. Bien entendu, ce ne sont pas les arrogants @decodeurs qui se pencheront sur ces atteintes aux libertés. On voit la Une de Valeurs Actuelles, hebdo toléré, encouragé, invité, promu depuis longtemps par les TV de la Honte, montrer une Danièle Obono en esclave via – suprême manipulation agréée par Dupond-Moretti himself – en « roman ».

Là où on attendrait « haine raciale passible des Tribunaux, notre Ministre parle de « choix de lecture romanesque ».

On écoute un larbin-animateur de BFMTV se mettre en rogne contre son invité dans un énième débat sur la supposée augmentation terrible des Violences, renvoyant aux calendes sa sérieuse argumentation : « On s’en fout de vos chiffres. Ce n’est pas le ressenti des Français ». Voilà donc comment la Journaille prétend savoir ce qu’est le ressenti de tous les Français au mépris de tout travail d’analyse sérieuse. Sans parler de ce dessous des cartes de la promotion de Benjamin Duhamel de BFMTV, la Chaine de l’évasion fiscale.

3. Le système politique de la démocratie représentative. 

Inutile d’insister ici sur la façon dont En Marche fait taire les minorités d’opposition à l’Assemblée et au Sénat, les sanctionnant même (amendes, moqueries, coupures de micros, débats tronqués, interventions intempestives non sanctionnées par un Richard Ferrand en juge hors-la-loi).

Autre croyance : plus dure celle-ci, car elle a notre approbation : celle qui nous persuade quotidiennement que le vote est le summum démocratique de notre Vie politique. Increvable autre croyance : l’Assemblée Nationale et le Sénat représenteraient les Français. Rappel : une seule ouvrière/employée dans l’hémicycle et plus de 60% d’abstention dans les votes.

Ne croyez pas qu’il ne s’agisse que de la France de Macron et de ses Medias. En Allemagne, on voit réapparaitre cette crapule de Wolfgang Schäuble, Président du Parlement allemand.

Le voilà qui cause du Coronavirus : « Cette crise du Coronavirus est une « grande chance » pour l’Union Européenne. «  La crise réduit les résistances au changement. Nous pouvons faire aboutir l’Union économique et financière, que nous n’avions pas réussi à mettre sur pied politiquement ». Très clair, non ?

Checknewsfr et Facebook : la soumission continue.

Croyez-moi, je n’ai vraiment guère envie de perdre mon temps, guère envie d’écrire ce billet. Mais une fois de plus, je vais devoir m’arrêter sur ces loulous de Checknewsfr (de Liberation-Drahi) et sur leur officine. Après un an et demi de silence, les voilà qui ont enfin daigné donner le montant de leur soumission à FaceBook : 236.000 euros reçus pour 2019. Vous avez dit… indépendance ?

Checknewsfr fait partie – avec les Decodeurs du Monde de Xavier Niel macroniste de la première heure, avec l’AFP de Fabrice Fries macroniste de la première heure – de ce grand travail de Surveillance de l’Information.

Ces trois Officines trônent tout en haut de l’affiche pour dire ce qui est une vraie information et dire ce qui relève de la fake news. En grands défenseurs de la liberté d’informer, ils incitent l’internaute à poser des questions. A Libe, il faut s’abonner pour toucher au Graal de la question sélectionnée. Leur tri (1) se fait évidemment selon les habitus de ces sélectionneurs-journalistes. On comprend vite que pour toutes questions vraiment dérangeantes (c’est-à-dire directement politiques), ces Officines fassent l’autruche. Ici en exemple, une question (datée du 5 mai 2019 !), posée et reposée sur Twitter, question pas du tout anodine sur Edouard Philippe et sa femme récompensée par un poste à Science-Po Paris. Pour la réponse, euh, allez donc voir ailleurs.

Et quand – Ô Miracle ! – ces Officines répondent, les voilà qui s’agacent de notre entêtement de simple Citoyen et nous envoient promener. Autre cas exemplaire : il touche le Bayrougate (connu pourtant avant le ralliement de Bayrou à Macron 2017) que Checknewsfr a purement et simplement écarté. « Trop de travail » avaient-ils prétexté !! Voyez d’ailleurs le sympathique tweet qu’ils m’avaient adressé !

Je continuerai mon billet uniquement sur Checknewsfr (2). Les Decodeurs, eux, suprêmement arrogants, ne s’abaissent pas à répondre à la simple question du montant en dollars que FaceBook leur alloue pour leur (pseudo) indépendance (Défense de rire). Quant à l’AFP, il suffit de lire l’article d’Acrimed sur son Boss pour savoir de quoi il en retourne de leur soumission à FaceBook.

Concernant mon différend avec Checknewsfr, résumons-en rapidement les raisons.  En 2017, je remarque leur lien… financier à FaceBook. A l’époque, les Loulous de l’Officine sont tout fiers de livrer le montant alloué par Mark Zuckerberg. Ils s’en vantent, sans voir dans quelle merdier ils vont se fourrer. Ils avouent 100.000 dollars pour 2017. Puis en 2018, ils avancent qu’ils auront 250.000 dollars. Cela leur permet d’avoir deux postes supplémentaires. Ils ne voient toujours pas le problème éthique de l’indépendance mais – petite inquiétude quand-même – ils commencent à freiner l’info pour le montant 2019. C’est là que je pose régulièrement les mêmes tweets pour demander le montant de leur soumission 2019. Bien entendu, de leur côté, ils parlent de « partenariat » en bonne docilité de manager libéral. Ils prétextent alors leur travail sur le Covid19 pour ne pas répondre. Mais – oh surprise – ce 12 aout 2020, soit un an et demi après ma première question sur le financement 2018-2019, ils livrent le chiffre : 236.000 dollars. Bizarre quand-même que le don de Mark Zuckerberg soit en baisse (3).

Reste la question de l’indépendance. Toujours dans le déni, les jeunes loulous de Checknewsfr se croient quitte avec cet aveu. Maintenant, circulez, on passe à autre chose. Ils ont livré leurs explications avec moult circonvolutions, justifications et évitement (à se tordre de rire). Bien sur, comment pourraient-ils avouer qu’ils sont assujettis au travail de propagande affiné par – entre autres choses – les rencontres 2019 entre Macron et le Boss de FaceBook (voir photo du début de mon billet) ? Et on se souviendra longtemps du titre 2017 de leur journal : « Votez ce que vous voulez mais votez Macron ».

Comment pourraient-ils ces « égoutiers du Net » (Frédéric Lordon) dire que la menace Drahi-Joffrin-Olivennes est une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes ?

Enfin, reconnaissons-le, ces jeunes loulous de Libération manient très bien l’humour (voyez avec quelle condescendance, ils ont répondu à mon tweet le 5 février 2019 !) et ils sont très experts en manipulation et en Novlangue. Ainsi, ils inventent un dégout que j’aurai eu à leur encontre pour ensuite le justifier à mon égard. Mon Dieu ! Quel traitement vis-à-vis de leur humble lecteur : ils m’ont aussi conseillé du… repos !

Enfin, ils réduisent (dernier tweet en ce 13 août 2020) la question de la soumission à FaceBook à un « relevé des compteurs », façon habile de censurer toute discussion sur leur soumission.

Bagatelles seraient ces épisodes s’ils ne mettaient en pleine lumière les liens de plus en plus forts entre le milieu médiatique et les centres du Pouvoir macroniste (et américano-trumpiste). On rappellera ici les saloperies de FaceBook, leurs achats d’électeurs, les données de 87 millions d’internautes vendues à Cambridge Analytica etc.

A l’heure où le libéralisme se fait de plus en plus violent, les bibis se doivent d’ouvrir l’œil sur ces Officines qui se targuent – avec une arrogance et un aplomb incroyables – de nous informer.

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(1). Un regard sur le tri que Checknewsfr ne fait pas. Ecartant les brûlantes questions politiques, voilà la raison qu’ils nous donnent : ils étaient en « vacances » !

(2) L’ancien nom (Libedesintox) faisant trop cucul et trop frenchy, ils ont choisi Checknewsfr, emblème épousant au mieux la novlangue des Managers et du Libéralisme.

(3) Evidemment le chiffre donné ce 13 août ne peut se vérifier. On peut juste souligner que démarrant avec un don de 100.000 euros en 2017, le montant donné par l’entreprise privée FaceBook avait culminé à 250.000 dollars en 2018. On s’attendrait à un chiffre exponentiel pour 2019 mais, bizarrement, non, il retombe à 236.000 dollars. Rien ne se finit avec cet aveu. Au contraire ! Tout commence là : c’est à partir de ce lien Checknews – Facebook que se pose la question politique décisive en ces temps de brutalités médiatico-politiques, en ces temps d’élection 2022, de l’indépendance (en fait, de la soumission réelle) des Medias.

Les Canaux de la Propagande.

On les appelait les Jaunes.

Tu te réveilles un matin et tu ouvres machinalement cette Radio-publique qui devrait être la notre : France Inter. Invité : Laurent Berger. Le voilà qui prône «le dialogue social». Je me dis : «Bah, rien de changé». Mais la veille, je m’étais penché sur la période d’entre deux guerres et je m’étais arrêté sur le parcours «exemplaire» d’un René Belin.

René BELIN,
la marionnette de Jacques Barnaud (Banque Worms)

Ce René Belin, que le Patronat et ses synarques avaient été chercher, fut propulsé par eux (en catimini) dans l’appareil ouvrier (courant du syndicat CGT réformiste). Il atteint rapidement la place de numéro Deux avec financement patronal. Sa tâche ? Diviser le mouvement syndical y compris, bien entendu, après la réunification de Toulouse (Mars 1936). Une réunification où les postes importants furent – à travers manœuvres et intimidations – occupés par des futurs traitres CGT. Les autres, syndiqués CGTU, étaient dans la bagarre sur leurs lieux de travail, bientôt emprisonnés et déclarés « terroristes » après fin 1939.

Ce René Belin, donc, fut nommé en récompense premier des Ministres du Travail du gouvernement Pétain. Il s’occupa si bien des Travailleurs qu’il rédigea la Charte du Travail, promulgua des décrets (9 novembre 1940) qui signèrent la fin de tout syndicalisme. Quant, en 1942, on n’eut plus besoin de cause syndicale à effacer, on le vira dans un poste subalterne. Il mourut dans son lit en… 1977.

Oui, rien n’a changé mais il faudrait se garder de croire que l’Histoire repasse toujours les mêmes plats. Non que le Patronat (MEDEF d’aujourd’hui) ait abandonné cette stratégie de pourrissement/division du mouvement ouvrier (Laurent Berger aujourd’hui, Nicole Notat hier). Non, mais l’époque change et il est plus qu’important de situer cette stratégie patronale dans les temps d’aujourd’hui.

Pousser au «dialogue social», continuer à prôner le partenariat, n’est pas la seule façon pour les Puissants (je parle ici du personnel politique appuyant les volontés du MEDEF) d’affronter le Réel et la contestation citoyenne en jaune ou en rouge. Cette stratégie des Classes dominantes est tout azimuth. Elle est d’autant plus facile qu’elle peut compter sur les trois ateliers de production symbolique, énormes institutions tentaculaires qui «structurent solidement  notre inconscient social».

Un dispositif à trois Têtes.

Arrêtons-nous sur ce dispositif à trois têtes, dispositif que la Crise COVID19 met en pleine lumière. Le Pouvoir sait qu’ils sont les pivots de son intervention politique :

  1. Le système scolaire (et universitaire)

Un dispositif qui est là pour inculquer/imposer les Normes (du libéralisme of course). Je prends juste appui sur cette terrible photo de bambins de maternelle parqués dans des carrés tracés à la craie sous l’œil vigilant d’une maitresse. Tout y est : d’abord, l’ombre de cette Enfance mythique dans la Cour d’école, increvable cliché du Bonheur, de l’Innocence. Sans cette idée romanesque du Paradis enfantin, la portée de la Propagande serait très largement atténuée. Mais ici, elle joue à plein car elle montre ce qu’un Pouvoir autoritaire (couple MEDEF-Macron) est capable d’imposer en profitant des circonstances sans retenue. Voyez ces carrés pour imposer la logique arithmétique avec 4 côtés égaux (Propagande au carré), pour imposer le «chacun pour soi» (Demain, chers enfants, c’est à la faveur de votre seul courage que vous réussirez – idéologie du « Self-Made-Man »), pour imposer ces parcours où le futur adulte devra piétiner l’Autre (qui, de son seul côté, fera pareil bien entendu).

Voyez, dit encore cette photo : toute votre vie, vous serez contenu, avec des limites à ne jamais dépasser. Interdiction de sortir du cadre pour rejoindre l’Autre, pour aller en manifestation avec lui. Pour cela, le Pouvoir a des délégués (et si les Maitres et Maitresses sont récalcitrants, on saura les y forcer à coups d’intimidations, de lois, de sanctions.

2. Le système mediatique Information/Communication.

Ici une halte est bienvenue. Je ne referais pas l’étalage de cette puissance Medias (puissance tellement massive qu’hier, BFMTV, auxiliaire du Ministre de l’Intérieur, ordonna à la Police de Castaner d’intervenir sur le Canal Saint-Martin sur simples grognements des animateurs de la Chaine !)

Aux Radios à genoux – celle de Sibyle Veil (RadioFrance), celle de Vincent Giret (FranceInfo) -, à la Presse-Papier et numérique (Les articles du Monde associant Mélenchon et Marine LePen dans la Colère) qui ne laisse guère de place aux discours critiques, exceptés ces témoignages citoyens (qui gomment toujours le Politique), je rajouterai :

les Think Tanks, ces Officines financées par le Medef (ici Institut Montaigne, Fondapol, Cevipof), qui prônent par exemple l’allongement de la durée du travail etc.

Je rajouterai aussi ces Instituts de sondages à la con qui fabriquent du Réel avec des mensonges quotidiens sur ce que penserait l’Opinion (avec échos amplificateurs des Medias Presse TV).

Je rajouterai enfin les dernières initiatives mortifères du Pouvoir s’attaquant aux très vilains réseaux sociaux. Conjointement et tout dernièrement, nous avons eu un sondage qui dénonce l’augmentation de la Haine sur Twitter et Facebook. Sont visés ces salopards d’internautes qui se cachent derrière des pseudos insupportables. Aussi voit-on apparaître une loi Laetitia Avia qui donne le Droit au Pouvoir de Police de qualifier de terroriste untel ou une telle, de supprimer leurs comptes, de les traduire en Justice etc. Une première tentative présentée par Sibeth Ndiaye a heureusement avorté mais elle fut suivie aussitôt d’une nouvelle proposition de loi (Loi Avia).

Atteinte aux libertés : la Loi AVIA

Complotiste que je suis, je n’hésite pas à mettre ces derniers évènements avec ce qui est existant : à savoir le rappel que Mark Zuckerberg a rencontré Macron le 10 mai 2019. Pour quelle raison ? Ben… pour mettre en place – contre ces comptes Facebook de ces calamiteux Gilets Jaunes – une gentille répression. Rappelons encore, dans notre foulée de complotiste, que le Pouvoir est très satisfait de voir l’ardeur au travail des Egoutiers du Net (Lordon) qui cachent toujours leurs coffre-forts (alimentés par l’argent de FaceBook). Nommons-les une fois de plus : ils ont pour noms, Les Decodeurs, CheckNewsfr, Afpfactuel, 20 Minutes.

Macron et le Boss de FaceBook (10 mai 2019)

3. Le système politique de la démocratie représentative.

Avec ce billet déjà bien assez long, je laisserai de côté pour cette fois le troisième dispositif, celui qui touche au système politique de la démocratie représentative où la minorité n’a que son courage à revendre et ses yeux pour pleurer.

Petit tour hebdomadaire dans nos Medias.

Question Medias, il est des semaines où l’on touche le fond. Entre le tweet de Jacques Attali, les trucages LREM à Rouen, l’ahurissante publicité faite à la Famille Attias (avec ce Louis Sarkozy qui ressemble à son papa, question Médiocrité et Bêtise crasse) et les incroyables bourdes du Monde, oui, on a touché le fond.

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Attali en toute obscénité.

Je ne sais pas comment on peut supporter Jacques Attali. Le voilà dans un grand élan de dolorisme, se lamentant sur notre monde implacable où l’on a retrouvé deux femmes mortes de faim dans un appartement à Nîmes. « Est-il « naturel » de mourir de faim en 2019 ? » clame t-il dans un tweet alors qu’il n’y a pas si longtemps notre Superstar – qui participa très activement aux politiques de disette mises en place par Sarkozy, Hollande et Macron – nous livrait cette grande analyse : « Nous aurions trop de pouvoir d’achat ».

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Propagande LREM.

Que voilà une scène touchante ! Un quidam anonyme de Rouen serre chaleureusement la main de notre Président. Sérieux, trentenaire, vêtu d’une polaire un peu usée, façon prolo, l’homme se détache dans la nuit rouennaise. Rouge sur fond noir, c’est impeccable pour se faire remarquer. Sauf que…

Sauf que ce Monsieur Maxime Boissière est un Macroniste pur jus de Seine Maritime. Admirons comment, en grand acteur, il a suivi les consignes en jetant un rapide coup d’oeil à la caméra toute proche, façon de dire « Alors, c’est OK? C’est dans la boite pour les télés ? » Ben oui, super Maxime, c’est tout bon.

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Louis et Cécilia.

Le lamentable 7/9 de France Inter a invité Louis Sarkozy et sa môman Cécilia Attias pour causer de leur livre écrit en famille. Puis ce fut le tour des gazettes (Le Figaro) et de C’est A Vous. Anne-Elisabeth Lemoine me fit rire en présentant l’ouvrage comme « parfois musclé » (Désolé, seule Madame Attias comprendra l’allusion). De son côté, le petit Louis devenu grand, celui-la même qui avait voulu pendant sa puberté entrer dans l’Armée US, a abandonné son projet militaire pour miser sur une entreprise qui fera la promotion de… mocassins ! Bref, un fiston à la petite semelle, plein de talent, de talons et talonnettes.

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Le Monde, exemplaire exemplaire !

Quelques internautes fervents du Journal de référence me faisaient remarquer que c’était Le Parisien qui avait déclaré l’arrestation de Dupont de Ligonnès et non Le Monde. Certes, certes mais que fit Le Monde pendant toute la soirée et la matinée qui suivit ce mensonge ? Hé bien, sans aucune élémentaire vérification, il bêla avec tous les quotidiens (hormis La Provence) pour accréditer la version policière. On en conclura que c’est facile de crier son indépendance contre le méchant Kretinski mais bien plus difficile de se montrer indépendant de la Police de Castaner.

Les Decodeurs déconnent.

Je rappelerai que le Service du Monde (Les @decodeurs) s’est équipé grace à l’argent de FaceBook pour faire la chasse aux fakenews. D’ailleurs, on attend toujours le montant de cette soumission annuelle (Ohé Decodeurs ! Dites-nous, c’est plus ou moins que le Checknews de Libération et les 245.000 dollars de Mark Zuckerberg ?) Nos braves Decodeurs, donc, n’ont vraiment pas de chance car ils n’ont pas repéré les deux fakenews. Oui deux mensonges médiatiques leur sont passées sous le nez : 1. l’arrestation de Dupont de Ligonnès et 2. la mort proclamée de… Bernard Tapie ! Ces deux fakenews étaient en fait dans les pages de… leur propre journal ! Je n’allais pas refuser de partager mon fou rire avec mes ami(e)s Twitter en posant cette question : « A quoi servent ces Rigolos ? »

Le boulot éreintant de Gérard Davet et Fabrice Lhomme.

On se rappelera les incroyables risques que prirent les deux grands journalistes d’investigation Gérard Davet et Fabrice Lhomme en nous tenant en haleine sur les menus des repas partagés avec François Hollande. Hélas pour eux, une malheureuse défaillance technique du Monde vient quelque peu ternir leur réputation. On a vu apparaitre en effet dans leur quotidien – Ô Surprise – un de leurs articles annonçant, avant tous les confrères, la mort de… Bernard Tapie ! Voilà un extrait de leur magnifique prose et les excuses de notre Journal de référence ! Clap ! Clap ! Clap ! Applaudissons le style et le procédé : « C’est toute une époque qui nous frappe en pleine face ! »

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France Info déraille.

Notre Radio publique s’appuie une énième fois sur le sondage qui – quelque soient les résultats – reste un objet de manipulation et d’intimidation du Citoyen. Cette fois, le sondage brandi par France Info concerne les Français et la SNCF : « Près de six Français sur dix jugent la grève du 5 décembre injustifiée » selon Odoxa. Voilà comment France Info tente de nous embarquer dans le wagon de la Propagande. Mais les bibis, eux, resteront à quai.

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Paris-Match s’insurge !

Le grand hebdomadaire Lagardère titre – compatissant – sur la colère des juifs allemands au sujet des gains électoraux de l’AFD (les fachos) en Thuringe. Comme quasiment tous les Medias français, le « score spectaculaire » de Die Linke (en toutes petites lignes dans l’article de Libération) y est passé sous silence. Pas de doute, on sent que l’hebdo Lagardère partage la même colère que celle des juifs allemands. Mais un regard sur les précédents numéros de Paris Match nous rend outrés à notre tour…. Oui, outrés devant le beau sourire de la facho bien de chez nous, impeccablement photographiée en double page d’un torchon… lui aussi, bien de chez nous.

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La valeur actuelle de Macron.

Pour apprécier la valeur de notre Président, pas besoin de longs discours. Le voilà, pleine page, bien entouré.

Dupont de Ligonnès : un désastre médiatique.

Cinquante-trois organes de presse-radio-Tv n’ont absolument eu aucune hésitation à suivre les Services de Police français et écossais pour nous rapporter que Dupont de Ligonnès, le meurtrier en cavale depuis 8 années, avait été soi-disant arrêté à Glasgow. Dès le vendredi 11 octobre aux environ de 21h, les premiers à suivre l’agence AFP furent BFMTV la chaine de la Honte puis, en presse-papier, le quotidien de Bernard Arnault (Le Parisien)

Ce fut ensuite notre Radio publique (FranceInfo) du macroniste Vincent Giret qui ne voulut pas rater cet incroyable course au scoop et qui embraya sur la (fausse) nouvelle sans absolument aucune retenue et réserve.

Cinquante-trois à bêler derrière les Services de Police. Seule La Provence fut sur ses gardes (Bravo !) en faisant suivre son titre de Une (« Arrêté ») d’un point d’interrogation.

Dans l’inventaire, on pourrait s’arrêter sur le menu fretin (du Dauphiné à L’Eclair, de la Charente Libre à la Dépêche du Midi) mais je commencerai plutôt par ceux qui se planquent derrière leur notoriété, leur objectivité dite légendaire et indiscutable, par ces deux quotidiens qui n’ont de cesse de se voir indépendants (pas des Services de Police pour cette affaire), qui se félicitent de leurs appendices chasseurs de… fakenews : les @décodeurs pour Le Monde et @Checknewsfr pour Libération. Guère besoin d’aller plus loin que d’exposer leur suivi moutonnier. Bêêê Bêêê derrière la Police (sans évidemment les précautions élémentaires de vérifications). En témoignent ces trois captures d’écran.

LIBERATION et LE MONDE
La PRESSE REGIONALE QUOTIDIENNE.

C’est par FranceInfo (lever vers 8h30) que j’appris la (fausse) nouvelle. Le journaliste Matteu Maestracci allait être aux commandes pour toute la matinée. Aucune interruption pour les quelques réclames, aucun autre titre (pourtant d’importance) n’étaient venus perturber la Machine à exhiber le scoop (jusqu’à écoeurement). On eut droit aux interventions de policiers, d’un auteur qui avait publié un livre sur l’Affaire, d’un psychiatre et de bien d’autres «experts» aux interventions (inter)minables. Jusqu’à 11 heures du matin, aucun doute n’avait été émis par la Rédaction et ses grands journalistes. L’avis des Services de Police – ici comme ailleurs – a fait loi. France Info a suivi. Bêêêê. Point.

Notons encore en passant qu’un expert, approuvé par le journaliste de FranceInfo, commença à douter du bien fondé de la source policière en mettant cette faute sur le dos des… auditeurs qui, bien naïfs, ont cru que les empreintes digitales étaient autant de preuves irréfutables ! C’etait donc, pour lui, la faute de « cette croyance populaire » (sic) !

Faut-il s’étonner du suivisme, de la soumission de la quasi-totalité des Medias à tout ce qui peut venir de ces Services de Police de Castaner, Services qui n’ont cessé de travestir les vérités sur leurs violences, qui diffusaient leurs comptages de manifestants pour les minoriser, qui déniaient continuellement le nombre d’opposants qu’ils ont blessés, meurtris à jamais ?

Rappelons-nous des titres du 22 novembre 2018, date de la seconde manifestation des gilets jaunes. La dépêche de l’AFP était lancée : elle posait que le « Mouvement s’essoufflait ». Même effet que pour l’Affaire Dupont de Ligonnes : les Medias avaient repris la dépêche dans les mêmes termes (y compris Le Monde) avec une belle unanimité. On sait ce qu’il est devenu de ce souhait de voir le Mouvement s’essouffler (dès l’Acte II) !

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Devant l’ampleur des moqueries sur les réseaux sociaux, on allait assister à la pauvre riposte de la Corporation Médiatique. Ô surprise, voilà le tweet du directeur de France Télévisions, Yannick Letranchant se fendant d’une excuse (un seul tweet, pas plus, hein, pour demander notre absolution) mais c’est aussitôt pour rajouter qu’ils ne… recommenceront pas. Il a du oublier comment, en son temps, les journalistes de sa chaine saucissonnèrent un discours de Mélenchon en y ajoutant des applaudissements au mauvais moment.

Mais le pire allait arriver avec le directeur macroniste de FranceInfo (Vincent Giret) qui déposa un thread avec ce tweet 4/5 des plus mensongers.

Notez ce gros mensonge énoncé sans vergogne : sa Radio aurait émis des doutes « dans la nuit du vendredi à samedi » ! Or je peux vous certifier qu’il n’en a pas du tout été ainsi. Ce n’est qu’aux environs de onze heures du matin que la Rédaction, via Matteu Maestracci, sentit le vent tourner. On entendit alors timidement l’adjectif « partielles » pour accompagner le mot « preuves ». Onze heures du matin. Pas avant. Faut-il s’étonner de ces mensonges lorsqu’on sait que son Directeur est un fervent groupie macroniste ? Ben, non. 

Les justifications allaient pleuvoir. La plus belle d’entre elles fut énoncée par tweet par Françoise Degois. Faisons une petite pause sur ce magnifique Collector :

L’aveu est formidable. Traduisons : pour FD si les Medias se sont trompés, c’est à cause de la «haute hiérarchie policière qui avait affirmé que cette info était sûre à 100%». Comme probablement l’affirmation policière selon laquelle Steve s’était noyé dans la Loire en prenant un bain de minuit.

Via son tweet consigné noir sur blanc, FD nous démontre à quel point les journalistes (et FD n’est pas la pire) ont intégré les méthodes de «travail» qui ont pour fondement les « infos » policières. Ils ne sont plus gênés d’être de simples caisses d’enregistrement de l’Appareil d’Etat policier. Françoise Degois ne voit pas que, assujettie aux sources policières, elle abandonne ses libertés et l’esprit critique qu’attend son lectorat. On pourrait se gausser d’une telle candeur dans l’aveu mais à y regarder de près, cette soumission a de quoi m’effrayer.

Hasard ? Non si l’on considère à quel point la majorité des Medias se donne des bons points, se vautre continuellement dans l’arrogance de l’Expert, dans le pseudo-savoir du grand Spécialiste incontesté. Ici, contrairement au vœu de FD d’arrêter le tabassage de cette Presse et les relations qu’elle entretient avec la Police, j’en rajouterai ici dans le sarcasme.

D’abord sur les syndiqués de Police-Synergie qui voulurent nous montrer leurs petits muscles et parader à vitesse grand V sur Twitter. Notre syndicat s’empressa de déposer ces deux tweets qui entreront dans la légende. Pas besoin de commenter mais on peut rire à gorges déployées. Oui, on peut.

Autre occasion de rire : Le 8 octobre, pour sa deuxième année, France Info, notre radio publique chapeautée par les macronistes Sibyle Veil et Vincent Giret et Les Echos de Bernard Arnault ont organisé les rencontres de Medias en Seine. Une journée où l’on a blablaté avec le plus grand sérieux du présent et de l’avenir des Medias. Dommage que l’affaire Dupont de Ligonnès ait éclaté trois jours plus tard car – tenez-vous bien – une des Conférences qui connut le plus grand succès avait pour thème « Comment éviter les… Fakenews« . Non je n’invente rien.

Fabienne Sintes, la journaliste de Radio-France qui ne s’excusa jamais sur son tweet accablant les gilets jaunes à propos de la soi-disant dégradation de La Salpêtrière, fut elle aussi de la partie pour défendre la Corporation. Difficile cette défense de la fake news reprise unanimement par ses confrères et consoeurs mais elle y arriva ! En deux phases : la première : « Il est faux de reprocher au Parisien une vérification zéro ». La seconde, merveilleuse façon de s’en laver les mains : « L’emballement est aussi policier ».

On peut effectivement en rire. Et j’en ris. Mais mon rire s’arrête vite car de cet énorme scandale, de cette honte, de ce désastre médiatique, je n’ai aucun doute : ils n’en feront rien.

Rien de rien.

Demain ils recommenceront et ça sera pire encore.

Pire, vous dis-je.