Une petite histoire dans la Grande (Histoire).

Feuille gelée

BiBi a bien connu Lucien, son voisin du rez-de-chaussée. Il y eut des journées très froides lors de ce dernier hiver. Jeudi 8 mai, on commémore la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il est peu de familles où ne perdure pas le souvenir terrible et douloureux des restrictions, des arrestations, des secousses et des tremblements de terre occasionnés par le passage de la Peste brune.

BiBi a recueilli ces échos avant que les brumes de l’Oubli ne les ensevelissent.

Jour de Mai : le grand 8.

Picasso et ses mains

Bibi lisait le recueil de pensées de Picasso et les quelques anecdotes à son sujet. (« Picasso » par Picasso » aux Editions Ramsay, textes et paroles recueillis par Paul Désalmand).
Picasso était un peintre malin, un de ces rusés métèques qui aurait été expulsé aujourd’hui par Brice et ses amis. Il n’avait pas sa langue dans sa poche et, en juin 40, il ne pouvait pas voir les Allemands occupant Paris… en peinture.

Les hommes invisibles.

Hommes invisibles

Quand BiBi regarde la télévision, toutes chaines confondues, il a du mal à reconnaître la France dans sa diversité sociale. Les ouvriers sont quasiment absents du petit écran. Lorsqu’ils sont évoqués ou montrés, c’est à la va-vite, à travers une interview-express d’un délégué syndical ou encore à la façon de Jean-Pierre Pernaud qui exalte la veine populiste qu’avant-c-était-mieux et qu’aujourd’hui-tout-fout-le-camp-mon-pauvre-monsieur.

Embruns… (pour Béatrice)

Océan déchainé

  Moi si ému
  Sous les vents
  Moi si mouvant
  Sur les sables
  Comme je m’étire sur tes lignes
  Et m’échoue sur tes blancs

Johnny Weissmuller sort de l’eau (1).

Johnny et ses deux carrières.

L’Amérique et le CIO aiment les icônes sportives et les chouchoutent. Dans le pays des Self-made men, l’histoire de Johnny Weissmuller, né le 2 juin1904, est racontée comme un conte de fées. On gomme les aspérités, on arrange des pans de biographie, on gomme des faits, on écarte ce qui gêne et du coup, on affadit le personnage et au final, on le trahit. BiBi, lui, aime les contradictions, les faiblesses qui font la grandeur des vies et les trajets biographiques déjantés.