Bernard Lavilliers : Samedi soir à Beyrouth. Lundi soir à Genève.

Lavilliers 3 X

Lorsque BiBi décide de « vivre musicalement » et de suivre ainsi le conseil de Vincent Van Gogh à son frère Théo, il se rend à Genève sur l’espace de la Fanzone de Plainpalais qui accueille tout au long de l’Euro 2008 les amateurs de football. Mais ce lundi, en remplacement de Cesaria Evora malade, c’est Bernard Lavilliers qui occupe le devant de la scène. L’écran géant ne servira pas à la retransmission des matches ce lundi soir puisqu’il y a relâche avant les demi-finales. BiBi a déjà vu Bernard Lavilliers plusieurs fois en live, la première à la Bourse du Travail de Lyon au temps de ce bel album que reste son préféré « Quinzième Round ». A cette période, François Bréant ( arrangeur aujourd’hui de Enzo Enzo) et Pascal Arroyo – du groupe Nemo -suivaient Bernard Lavilliers et lui composaient des morceaux forts et intenses.
BiBi était curieux de ces retrouvailles car il avait perdu de vue le Stéphanois qui chantera en point d’orgue de l’année 2009 au Brésil (avec Chico Buarque de Hollanda et Gilberto Gil).
Le concert démarre avec le dernier album « Samedi soir à Beyrouth ». L’assistance est nombreuse. Ce n’est pas la ruée mais l’assistance est nombreuse : 6000 spectateurs pour la Tribune de Genève et le Temps. Genève et les frontaliers français ( 40/50 ans surtout) sont fans.

C’était Lundi soir à Genève.

Honnêtes maris ou Marionnettes ?

La Une du JDD (22.06.08)

Mariage. Mariages. Il n’est question que de ça à la Une du Journal du Dimanche de cette semaine :
 1. Le mariage du Petit Nikos avec… Israël. (Pour les relations maritales Petit Nikos-Grande Carla en détail, chacun attend avec impatience les refrains de l’épousée et ses chansons d’Amour, de Paix et de Prospérité). Un Mariage avec Israël ? Peut-être… mais pour l’éditorialiste Nahoum Barnea, c’est plutôt « une histoire d’amour entre deux amants qui se délaissent régulièrement mais qui se retrouvent tout aussi sûrement ». Pierre Lellouche, lui, vient redorer son blason terni de Supporter auprès de son Patron en lâchant dans un élan généreux et sans arrière-pensées : « [La Communauté juive française] s’est donnée complètement à Sarkozy sans qu’il ait eu besoin de la draguer ».
Dans les pages deux et trois du Journal, tout y est. Culte de la Personnalité digne des années de la Guerre froide. Pour Paul Marcus, avec le Petit Nikos, « la France peut jouer à nouveau le rôle d’arbitre au Proche-Orient »(rien de moins !). Et toujours cette idée que dans la Communauté juive, il y a unanimité. Pas de voix dissonantes ou discordantes sur la politique menée par l’Etat d’Israël. C’est dommage que BiBi n’ait pas le temps, il aurait surement présenté à tout ce beau monde ses amis (juifs) et aurait ainsi prouvé qu’il y a quelques misérables juifs errants et sédentaires parmi les 500.000 juifs de France avec qui le Petit Nikos n’a pas du tout, du tout « consolidé sa relation ». De son côté, les journaux israéliens ne sont pas en reste. Israël attend son « Sauveur » en « Vainqueur de ce Grand Spectacle ». Il est attendu avec «enthousiasme » car il mènera « une politique équilibrée ». Il a une « côte d’amour » incroyable et il suscite « une passion qui échappe à la raison » ! Mais comme le dit Madame Carla Bruni-Sarkozy par ailleurs (1) « Personne n’est obligé de faire corps ni avec la politique ni avec mon mari ».
 2. Juste au-dessous du titre principal, une photo grande page de Ray et d’Estelle « face à leurs destins ». Relevons le mot « destins », digne d’une Tragédie grecque !
 3. Le clin d’œil de ce Dimanche porte sur un britannique, résidant en Australie. Ce Monsieur a décidé de vendre sa vie – enchères et en os – sur E-Bay. Il a constaté l’échec de son mariage «  après 12 ans de vie commune et un quinquenat de bonheur conjugal sans nuages ». Après la transaction, poursuit-il, « je franchirai le seuil de ma maison / pour la dernière fois / en n’emportant que les vêtements / que j’aurai sur moi / mon passeport dans une poche / et mon portefeuille dans l’autre. »
C’est drôle, ça insiste, ça insiste chez BiBi mais BiBi ne peut se défaire de l’idée que ce sont là les paroles d’une chanson.
Pas de doute.

Ce sont celles d’un refrain en exclusivité du prochain CD de Carla. Merci au JDD.
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 (1) Libération du 21 juin. Interview de Madame Carla Bruni-Sarkozy.

Le JDD ne met pas d’eau dans son vin.

JDD Supplément.

Dans un tout petit coin du Journal du Dimanche de ce 22 juin, BiBi a repéré ce petit encadré d’un des deux suppléments dominicaux. En titre du fascicule de 40 pages : « un dimanche rouge et blanc » suivi d’un énorme YQUEM 1er (Roi de 2007). Un joli catalogue entre publicité et infos avec de nombreuses photos couleur très soignées et des avis de grands connaisseurs de vins. Y est couronné du premier Prix du Concours des TOP 100 des Bordeaux millésime 2007, YQUEM. Tout cela serait banal et n’aurait l’air de pas grand-chose. Seulement BiBi en freudien avisé sait que derrière les détails se cachent de bien plus grandes choses. YQUEM, YQUEM, YQUEM, ça dit quelque chose à BiBi… Mais oui, bon sang mais c’est bien sur, YQUEM c’est ce Château où Bernard Arnault organisa les festivités incroyables du mariage de Delphine, sa fille. Ce 17 septembre 2005, elle prit pour époux Alessandro Vallarino Gancia (vins pétillants et apéritifs italiens).
La mémoire de BiBi se fit plus précise encore sur ce Bernard Arnault qui fut le témoin de mariage du Petit Nikos avec Cécilia. Grace à une filiale de son Groupe, ce Monsieur, patron de Louis Vuitton Moët-Hennessy, numéro Un du luxe mondial, réussit en 1996 à s’emparer de 36 % des actions de YQUEM avant d’en acquérir 64% trois ans plus tard.

La Semaine de BiBi : 13 temps forts et temps morts.

Rire & Melancolie

 BiBi fait le résumé de sa semaine en treize points.

1. Je regarde la courbe des visiteurs du site : 136 ce 18 juin. Lorsque j’en serais à 1936, je me donne un jour de congé payé et j’offre la soupe populaire à tous.

2. Finalement Domenech m’est presque sympathique… surtout après l’Euro. Les Anciens combattants de 98 lui déclarent la Guerre et se drapent dans des costumes bien trop grands pour eux. Christophe D. a du reprendre de la nandrolone, Didier D. a oublié de nous parler de son taux d’hématocrite et Marcel D. de ses affaires à Aix-en-Provence.

3. Je lis du Claude Roy. Il y a là-dedans des petites perles. Celle-ci : « Dans le Questionnaire de Proust, à la question « Quel est pour vous le comble du malheur », je crois que je répondrais aujourd’hui : « Ne plus s’étonner de rien ». La seule chose qui m’étonne, c’est qu’on ne s’étonne pas. Qu’on tienne pour acquis, pour donné. Tout. Son existence à soi, celle des autres, la « société », les règles du jeu. On peut être bien disposé. Mais posé, jamais. Il faut se retourner dans le lit de la vie, dans le lit du fleuve. Pour se maintenir en forme, en forme de vivant, il est préférable de ne pas se laisser prendre forme comme le ciment prend. Un vivant, c’est une énigme qui se pose des questions, une devinette qui se pose des devinettes, un questionneur-questionné ».
Etonnant, non ?

4. Les Grecs avaient olympiquement raison : «  Ce qui nous aide dans l’amitié n’est pas tant l’aide que nous donnent les amis que notre confiance dans cette aide. »

5. Devant les Moi qui se pavanent (Au hasard de l’Actualité : PPDA, encore et comme toujours le Petit Nikos)  ce mot de Thomas More « J’aime l’oubli de cette chose encombrante que j’appelle moi ».

6. Quelqu’un reproche à BiBi de parler des fois à la troisième personne. Comme Alain Delon. C’est vrai sauf que BiBi n’a hélas jamais enlacé Claudia Cardinale.

7. BiBi se prépare à partir visiter les Pays Baltes. La Lituanie est connue pour ses bières et si chaque village a la sienne propre, on peut aller à Utena, Panevézys, Birzai et Klaipeda pour faire un séjour découverte des différentes méthodes et secrets de fabrication.
Si BiBi est mis en bière, qui fera monter la mousse sur son site ?

8. Sur le Duo BiBi-Béatrice, il aimerait qu’on dise : « Ils furent heureux mais eurent beaucoup d’orages ».

9. BiBi a trouvé le DVD de son cinéaste préféré (Abbas Kiarostami). Il se lèche déjà les babines car elles ont « Le Goût de la Cerise ».

10. Le soleil revient. Le lac, jusqu’alors perdu dans les brumes, se montre à nouveau à BiBi en toute amitié. Il est bon de revoir son Ami et sentir ses eaux froides se réchauffer.

11. Les soirées de l’Euro-Foot sont révélatrices. BiBi s’est rendu compte combien la Communauté turque était importante dans sa ville. Il a pu compter les Portugais, les quelques Espagnols et bien entendu, les tifosi vainqueurs sur toutes les lignes. BiBi a très peu entendu les Croates. Les Suisses et les Russes qui occupent les grandes maisons de la Rivera ont été aussi muets que leurs coffre-fort. Quant aux Français, BiBi se serait cru en pays étranger.
 
12. (Euro-foot suite). Klaxons nocturnes, drapeaux accrochés aux voitures, feux d’artifices et cris de joie : que ce joyeux tintamarre se fasse entendre pendant qu’à Bruxelles, les députés européens votent en catimini l’odieuse Directive de la Honte !

13.  A l’heure où la Chine est si décriée pour ses atteintes aux Droits de l’Homme tibétain, à l’heure où la flamme olympique passe dans les rues quadrillées de Lhassa, il revient à l’esprit de BiBi cette phrase de Rosa Luxembourg dans sa prison : « Je suis étendue là toute seule, enroulée dans les plis sombres de la nuit, de l’ennui, de la captivité, et cependant mon cœur bat d’une incompréhensible joie intérieure. Et je souris à la vie dans l’ombre de mon cachot. »

L’appel du 18 juin de Mr. Jean-Claude.

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On l’avait aperçu sur nos écrans français lors du referendum sur l’Europe, joignant le doigt menaçant à la parole suave. Il nous avait déjà délivré ses messages d’espoir et de béatitude sur la construction européenne dans son costume gris très strict. Voilà que le canard d’Edmond de Rothschild a ouvert ses pages à Monsieur Jean-Claude (Juncker) pour une interview où pointe non plus de l’agacement mais une colère sourde pas exempte de menaces. C’est vrai qu’avec son ami Baroso, Monsieur Jean-Claude doit penser que les Temps sont durs. Après le peuple français et néerlandais, les Soiffards irlandais se sont engouffrés dans les interstices démocratiques et sont venus foutre la pagaille dans les Règlements peaufinés et concoctés dans la tranquillité silencieuse de la Capitale belge.