La 1ére élimination du Grand Real en Coupe d’Europe.

LE match Real Barça 23 09 60
Bien sûr, cela ne rajeunit pas BiBi. Il était encore un gosse des rues lorsque, oreilles collées au transistor, il écoutait les commentaires des grands matches sur le Normende, la radio familiale en ondes courtes. Déjà, en demi-finales de la Coupe des Clubs Champions 59/60, eut lieu cette première confrontation continentale entre le Real et le Barça. Vainqueur 3 à 1 au Stade Chamartin, les madrilènes confirmèrent au match retour sur le même score. Ils devaient remporter leur cinquième Coupe d’Europe en battant l’Eintracht de Francfort à Glasgow sur le score de 7 à 3 avec un Puskas (4 buts) et un Di Stefano (3 buts) au sommet de leur art. Des noms à faire rêver BiBi.
Evidemment tout le monde sportif s’interrogeait pour savoir qui allait battre cette équipe qui avait déjà marqué l’Histoire du Football. Cette même année, le Barça comptait dans ses rangs de très bons joueurs, Kubala, Suarez et Evaristo en tête. Le jeu du Barça était commandé par l’entraineur franco-argentin Helenio Herrera qui s’illustra plus tard avec l’Inter de Milan en  prônant un jeu ultra-défensif dans la décennie qui suivit… au grand désespoir de BiBi. H.H.,  très discuté – malgré ses deux titres consécutifs de champions de la Liga et une victoire en Coupe – allait devoir céder sa place au discret croate Lujbisa Brocic.
Un an plus tard, le 23 septembre 1960, BiBi recollait ses oreilles au transistor… car le tirage au sort avait donné de sacrées têtes d’affiche dès les huitièmes de finale : Reims-Burnley et à nouveau… Real-Barcelone.

Après un premier match à Chamartin où Suarez marqua deux buts et permit au Barça d’espérer, la fièvre gagna les deux camps. On parla longtemps de l’arbitrage anglais de Monsieur Ellis au match aller et on allait parler autant de son presque homonyme Regg Leaf qui annula trois buts aux Madrilènes dans la rencontre au Nuevo Estadio (Camp Nou), nouvellement construit mais pas encore fini d’être payé ! Le «  Miroir-Sprint » de l’époque avait titré «  Il fallait que cela arrive mais… ce soir-là, le Real n’a pas mérité de succomber ».
Revenons donc à cette folle soirée catalane qui vit la première défaite historique du Grand Real. Le stratège Ladislas Kubala avait été longtemps discuté par Herrera mais il était resté le chouchou des supporters blaugranas. Merveilleux meneur de jeu, il était bien aidé par Evaristo le Brésilien, Kocsis, le gardien Ramallets et Vergès.
Le premier but refusé au Réal fut celui qui prêta à contestation et aurait permis au Real de concrétiser une domination incontestable. Il fut marqué par Del Sol qui, après un corner, reprit à 15 mètres un ballon repoussé par un défenseur barcelonais. Stupeur : l’arbitre anglais signala une faute imaginaire de l’avant madrilène Canario. Neuf minutes plus tard, Barcelone allait prendre l’avantage : Vergès tenta sa chance de loin et le défenseur Pachin, sur la trajectoire du ballon, le dévia dans son propre but au grand dam de Vicente, le gardien du Real. La deuxième mi-temps fut très spectaculaire et la tension monta encore d’un cran lorsque la défense madrilène dut se réorganiser en faisant passer le défenseur Pachin, blessé, à l’aile droite. A la 69 ième minute, ce fut le second but du Real annulé : une passe lobée de Puskas pour Di Stefano qui égalise. Non, décida Monsieur Leaf en sifflant un hors-jeu de l’avant-centre. Plus les minutes passaient et plus le Real, énervé, s’emmêla les pinceaux. Gento multipliait les tirs lointains et sans danger, Di stefano tentait de remettre l’équipe à flot mais ce qui devait arriver arriva. Un centre d’Olivella, après une passe très bien dosée de Kubala et une reprise, tête plongeante d’Evaristo. 2-0. Le Real ne baissa pas les bras malgré un troisième but refusé… le ballon avait-il seulement longé la ligne ou l’avait-il franchi entièrement ? L’équipe madrilène revint pourtant à 2 à 1 à quatre minutes de la fin par Canario qui battit de près Ramallets. L’ultime chance madrilène s’envola à la dernière minute du temps réglementaire. Un ciseau miraculeux de Vergès dans la surface éloigna définitivement le danger.
Le Gran Estadio pouvait faire la fête. Ramallets, le gardien du Barça, devait reconnaître que le Real restait quand-même la « meilleure équipe du Monde ».

Cette soirée historique du mercredi 23 septembre 1960 marqua l’histoire du Barça et celle de la Coupe d’Europe de football. Les deux clubs étaient déjà dans le rouge financier. Le Président Miro-Sanz déclarait même… après le match « que le capital engagé n’est pas amorti et une défaite aurait été très grave pour nos finances ». Pour le Real, une page se tournait. On parlait dans les coulisses du stade du renfort pour la saison suivante : l’allemand Uwe Seeler. Il fallut attendre la saison 65/66 pour revoir le Real au plus haut niveau (victoire contre le Partizan de Belgrade à Bruxelles).
Le Barça fut moins chanceux. Il battit certes Hambourg en demi-finales mais, à Berne, il ne sut par quel bout prendre l’équipe de Benfica (défaite par 3 à 2), Benfica qui corrigea l’année suivante le… Real avec un buteur nommé Eusebio.

JDD : le Samidzat de la page 11.

Le Samidzat de la Page 11

En ouvrant le JDD de ce 14 septembre, BiBi est tombé sur un des titres de la page 11 de la rubrique Internationale. Il fut aussitôt en alerte car le bandeau qui encadrait le second article de Christian Brunel était en effet très étonnant : « Le journal de… BiBi ».
Pas de doute pour BiBi, Frère Lagardère s’irritait des Instantanés du site www.pensezbibi.com  et avait donné de la Voix en envoyant ses journalistes en première ligne. Les Samidzats (1) de BiBi devenaient gênants, ils devaient dépasser largement les colonnes de son blog et allaient jusqu’à entraver les travaux de l’équipe de journalistes en atterrissant sur leurs tables et leurs ordinateurs.
Oui, pas de doute possible, BiBi devenait insupportable avec sa façon de scruter les Unes hebdomadaires, sa manière de lancer sans arrêt ses piques du lundi, d’agacer avec son ton de donneur de leçons. Ses moqueries régulières demandaient riposte. Car, rires sous-cape, blagues clandestines commençaient à circuler à tous les étages de la Rédaction et on commençait à s’agiter en haut de la pyramide. Beaucoup ne le disaient pas mais chacun pianotait dès le lundi matin pour lire la réponse de BiBi. Dans les hautes sphères du Journal, on avait fait passer la consigne de ne pas relever les sarcasmes de BiBi, faisant mine de hausser les épaules devant la minuscule audience de son site. D’ailleurs, hein, que pesait ce plumitif d’internaute avec ses 75 visiteurs par jour en moyenne contre les 1.344.000 visiteurs uniques en juillet au jdd.fr ?
Le nez sur le titre, BiBi, lecteur numéro Un du Journal de Frère Lagardère, était très fier de compter parmi les adversaires du premier Camarade de Little Nikos. Cela comblait sa grande faille narcissique. Et pour qui voyait ses yeux brillants lisant ce titre, c’est bien à lui, Majesté BiBi, que le JDD s’adressait.
Mais il lui fallut lire l’article.
Et déchanter car pour lui, ce fut de… l’hébreu.

Douce Carla et gentil Mimi.

Carla-Mimi.

Quand BiBi détaille l’ensemble du Plan-Com Carla-Mimi, il est admiratif devant le fil rouge de cette Opération. De l’avant « Vivement-Dimanche » à l’interview long d’une heure de grande écoute sur France 2, BiBi a remarqué cette constante : l’extraordinaire modestie du Duo Intervieweur/Interviewée. Peu d’effets d’annonce, pas de campagne publicitaire ostentatoire et envahissante, une mise à l’écart des grands journaux people et des quotidiens trop connus, pas de racolage tapageur et bruyant pour ameuter le petit peuple devant la télé, juste un retrait calculé qui fait écho à un des traits de caractère partagé à la fois par Carla et par Michel : la discrétion.

Le Journal du Dimanche est devenu gauchiste !

Les titres du JDD du 7 sept 2008

Quelle ne fut pas la surprise de BiBi lorsqu’il ouvrit ce dimanche les pages 2 et 3 du JDD ! Claude Askolovitch y clamait que la « rentrée échappait » à un Little Nikos devenu subitement le « Président des Impôts », que le Chef de l’Etat était un « pragmatique dans l’impasse » et qu’il faisait « des choix irréalistes ».

Le JDD, le journal favori de BiBi, adoptait un ton à la Che Guevara. Tous les articles avaient une tonalité maoïste et jusqu’au-boutiste. Pour un peu, Claude Askolovitch et Nicolas Prissette déployaient le Drapeau Rouge et nous encourageaient à lire Le Capital. Du jamais vu ! Les deux journalistes de Frère Lagardère se faisaient porteurs de la grogne populaire et allaient même jusqu’à se moquer de Martin Hirsch qui avait pourtant doté la France d’une extraordinaire mesure.
BiBi, KO debout, chancelant, groggy, prêt à jeter l’éponge, s’enfonça dans son coin, tenta de reprendre son souffle coupé en même temps que ses esprits. Quoi ? Quoi ? Le JDD devenu gauchiste ?

Il y a 50 ans, le deuil de Manchester United.

Les photos de la catastrophe .. (Manchester United 6 février 58)

Il y a 50 ans, le 6 février 1958, les joueurs d’United conduits par l’entraîneur-manager Matt Busby s’embarquent à bord de l’avion qui doit les ramener à Manchester. Ils quittent Belgrade d’où ils sont sortis victorieux du match des quarts de finale de la Coupe d’Europe contre l’Etoile Rouge de Belgrade. Après avoir gagné 2 à 1 au match aller, Manchester réussit le nul (3 à 3) devant 80.000 spectateurs. C’est le jeune Bobby Charlton, à peine âgé de 19 ans, qui égalisa en battant le gardien Beara pour ramener un nul qui les qualifiait (Photo 2). Au tour suivant, en demi-finales, Manchester allait rencontrer le grand Real.