Quand le JDD encense « Monsieur-Tout-le-Monde »…

Bertrand, Little Nikos and Co

Incroyable : on a trouvé un supporter de B. Laporte !

          Bernard Laporte et François Rochebloine hilares.

Les Journalistes de Compagnie ne se rencontrent pas uniquement à Paris. BiBi, éberlué, a trouvé un pisse-copie provincial, supporter jusqu’à l’idolâtrie de… Bernard Laporte ! Ce « journaliste » (P.B.) a concocté un dithyrambe incroyable dans le numéro du 23 janvier du Pays Roannais. Etre un groupie de Bernard Laporte, avouons qu’il faut le faire !
En visite à Saint-Etienne, Laporte y a reçu un hommage très soviétique. BiBi a du s’y reprendre à deux fois pour comprendre que les commentaires sur le déplacement stéphanois de notre Secrétaire d’Etat étaient dépourvus de toute ironie et de tout second degré.
«Quel plaisir, s’extasie notre ami « journaliste », quel plaisir de se laisser porter par la franchise et la clarté (!) des propos de Bernard Laporte, teintés de la mélodieuse (!!) pointe de l’accent aveyronnais qu’il ne peut et ne risque pas de renier… Et de nous mettre d’emblée dans sa poche, avec une subtile flatterie : «Je suis heureux de me retrouver avec des gens qui aiment le Sport et qui savent en parler, ce qui est loin d’être toujours le cas pour certains aspects de ma fonction ». Le «Journaliste» poursuit en s’exclamant avec enthousiasme : «Bien joué et ce n’est que l’introduction à une rencontre oratoire placée sous le signe de l’offensive… à croire même que la restriction de son cabinet aux seules Affaires sportives depuis la nomination de Martin Hirsch auprès de la Jeunesse l’aurait presque soulagé, lui qui reste avant tout un homme de terrain…en herbe ».
Soulagé ? En effet, on peut le penser à le voir hilare et jovial, posant en compagnie de son ami député François Rochebloine devant les photographes du Pays Roannais.
Moins souriants, en revanche, les personnels des CREPS qui ferment, les sportifs amateurs délaissés au profit des Grands Consortiums (Team Lagardère), les postulants au professorat d’éducation physique et sportive, moins riantes les villes moyennes sans budget présent et futur («Qu’elles continuent à se battre !» lâche Bernard un brin dédaigneux)…
Allez mon petit Bernard ! Reviens-nous vite, Laporte restera toujours ouverte !

Hitler Adolf, résident de New-York.

   Hitler deux fois.

La garde-robe de Laurence Ferrari et de B.Henri Lévy.

Laurene, Bernard-Henri et Jane

Les Intellectuels du Prêt-à-Penser se confondent parfois avec les Intellectuels du Prêt-à-Porter. En examinant les garde-robes de Laurence Ferrari et de Bernard-Henri Lévy, BiBi a sorti le beau linge de leurs placards et a relevé leurs pensées bien habillées.
Bernard-Henri Levy a tombé sa chemise (blanche) pendant que Laurence a revêtu son habit de baroudeuse. Finis les planques des Intellos médiatiques ! Il faut tordre le cou à cette idée insultante qu’ils ne travaillent que le temps de leur apparition télévisée. Aujourd’hui, ils vont au cœur de l’action et l’action qui fait la meilleure recette, c’est une bonne guerre : celle de Gaza, celle d’Afghanistan.
Il y a quarante ans, dans le numéro 52 de Tel quel, Jean-Luc Godard avait enquêté sur une image de Jane Fonda au Vietnam et l’avait magistralement analysée. Au contraire de l’actrice américaine en gros plan, cachant presque un combattant vietnamien en arrière-fonds, Madame Ferrari se met légèrement en retrait avec une présence rapprochée du soldat français de l’ISAF. Grande humilité de la présentatrice qui fait discrètement et efficacement son travail de fourmi. Elle y est qualifiée de «Soldat de l’Info».

Mais contre quel ennemi ce Soldat TV est en guerre ? BiBi fait l’hypothèse que cette Combattante est en guerre contre l’Info aseptisée, contre l’Info-Pujadas-dans-son-bureau-et-qui-n’en-sort-pas. Elle est en guerre contre l’offensive de France 2. D’ailleurs, lorsqu’il s’agit de compter les gains et les pertes, cela ne se fait que par des pourcentages d’audience. Le séjour du JT de TF1 en Afghanistan de la semaine de Noël fera remonter Laurence au-dessus de la barre fatidique des 30%. Bataille gagnée (Madame a sauvé sa peau) mais la Guerre continue.
L’évènement, c’est de montrer que Ferrari est en capacité non seulement de faire oublier le bling-bling de Claire Chazal mais qu’elle est en capacité de se démarquer des plans-pantoufle des chaînes publiques. Aussi voit-on Laurence en patrouille, Laurence en déplacement, Laurence en véhicule blindé : un vrai petit Soldat. Pour que cet évènement fasse évènement, il y faut obligatoirement des a-côtés. Aussi, Laurence accordera au Supplément TV de La Tribune-Le Progrès ses commentaires exclusifs (6 pages avec 7 photos) présentés sous forme d’un journal de bord.
Capuchon avec liseré en fourrure (les hivers sont rudes dans cette Nature hostile), veste de baroudeur, veste légère en daim pour les interviews de personnalités, cheveux blonds impeccablement peignés. Négligemment aussi, un carnet de notes à spirale dépasse de sa poche de veston (elle note chaque détail car chaque détail compte dans les guerres). Madame est toujours entourée : pas d’ego surdimensionné… à l’inverse de PPDA, son prédécesseur. Elle pose avec des afghans, des enfants dans la rue, à l’école, des adultes combattants (de qui, de quoi ? Personne n’en saura rien). Tout est fait pour que Laurence apparaisse en témoin unique et en témoin objectif. D’être en Afghanistan est la preuve et la garantie qu’elle sait de quoi elle parle : toute future objection sur sa légèreté et son ignorance est déjà démontée.
Pas de chance pourtant pour Laurence : elle n’est même pas rentrée dans le Top 20 de TVScope (le Hit-Parade de ce même supplément TV de La Tribune-Le Progrès). Pire même : PPDA est à la première place et Claire Chazal à la seconde.
BHL est un habitué des Guerres. C’est un baroudeur qui sait, lui aussi, choisir sa garde-robe. Sur la photo du JDD, il discute (presque) d’égal à égal avec son interlocuteur israëlien, le Général (SVP) Yoav Galant en charge de l’Opération Plomb durci. BHL a oublié ses chemises blanches lavées par Arielle et a revêtu la tenue kaki de combattant. BHL est le nouveau Albert Londres, toujours au cœur de l’évènement ( la guerre), toujours au cœur de la bataille intellectuelle (avec ses réseaux surpuissants, il peut affronter n’importe qui). Ce guerillero des Médias est très aimé au JDD. Déjà, avec Michel Houellebecq, ils avaient eu droit aux grands Honneurs de la Une. Gageons que dans quelques semaines, le JDD ouvrira sur les «Souvenirs de Guerre »  de notre incontournable intellectuel.
La seule grande question qui taraude BiBi, c’est de savoir de quelle couleur sera la chemise sur la couverture de son prochain livre : alors Bernard-Henri, blanche ou kaki ?

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Artaud le MôMo.

Mieux que n.importe quel commentaire, BiBi placarde ce texte d’Antonin Artaud qui en crie long sur la liberté toute humaine et sur ses ennemis. A l.heure du Grand Enfermement, Artaud compta sur ses amis Marthe Robert (la traductrice de Kafka) et Arthur Adamov pour le sortir de l.hôpital de Rodez. Voilà qu.aujourd’hui, les Polices Psychiatriques veulent reprendre du Service, rendre muets les Oubliés de la Vie, les murer, les emmurer définitivement. Deux mots d.Artaud et, déjà, les verrous sautent.